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Cooreiition eurent iUbh dans cette Tille leur sanguinaire commission révatuiÛMiynre ( F.
Ltoii). Dom Mollièré fut arrêté 9 jeté dans les prisons de l*impie jibonal, et comparut de?ant lui pour être jugé» lei4 pluriose an II (9 fèTrier 1794)* L'immobilité qull montra dans sa Foi 9 et rénergie des réponses sacerdotales quli 7 fit 9 sont attestées par les tenues même de la sentence^ bien que Gongne en peu de mots ; car 00 le condamna 9 comme prêtre fimaHquei à la peine de mort. Il périt fusillé^ le même jour 9 à Tâge de 5i ans. {V* J. UiiAiiLé» et
MoSTTIOk)
MOLLIN (JBAH-Mian)» jeune prêtre du diocèse de L jon» né dans b paroisse de Ghalmazel , près de Moolbrison, en Forez 9 étoît, à i'^oque de la rérolution 9 ficaire en In petite TÎile de Feui?, dans la mtoe province. Doué d'un esprit TÎf» pénétrant^ et d'une mémoire prodigieuse 9 il faisoit admirablement servir ces dons îmelkctQeb au succès de son mi- ■iatère. La fermeté de sa Foi» et son attacbement à l'Eglise cathofiqnef se manifestèrent d'une manière plus admirable encore 9 lors de rétablissement de la conslitutianewiieducUrgi. Uen refusa le scbiamatique serment ; et 9 plein êe sèle pour les 6dèles de la paroisse â laquelle il étoit atUché, il continna de se conduire à leur égard comme le digne coopératcur
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de leur curé légitime. Les obstacles toujours croissans 9 que la persécution 7 apportoit9 trouvoient toujours le jeune vicaire prêt à les vaincre dans les intérêts de l'Eglise. Cependant il se vit obligé de sortir de France 9 par suite de la loi de déportation 9 rendue le a6 août 179a* Mais bientôt, impatient de revenir au secours des catholiques de Feurs, il profita avec empressement des fecilités qu< lui en offroit l'ascendant acquis par les bonnêtes gens de sa province, depuis la généreuse insurrection des Lyonnais ( V, Ltoh ). Pendant la terrible année 17939 il exerçoit de nouveau son ministère à Feurs etd^QS les environs, avec une ardeur vraiment apostolique. A peine9 vers l'automne, put-il être retenu par une fièvre quarte qui vint l'assaillir.
Les jours d'intannittence étoient encore consacrés au salut de^ âmes. La maladie avoit atteint sa plus forte intensité, lorsqu'après le siège de Lyon et l'asservissement de cette ville par les procon-* suis de la Convention, ils firent arrêter 9 non seulement dans le Lyonnab , mais aussi dans les provinces voisines, tous ceux qui se montroient attachés à la religion , comme tous ceux qui avoient pris parti en faveur des assiégés. Mal* gré sa maladie 9 le vicaire MoUin n'en fut pas moins jeté dans les fers, au commencement de novembre. Comme alors les procon«
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suis n*avoîent pas encore décidé et les personnes arrêtées dans le Forez seroient toutes traînées à Lyon, pour y être immolées, ou si on en ttnmoleroit quelques unes à FeUrs , où Ton parloit d'établir une espèce de tribunal de justice révolutionnaire f Mollin, dans Cette incertitude , d)emandoît trèsferremment à Dieu , chaque jour, « 1* de subir son martyre à Feurs, pour que sa Foi et son ministère fussent scellés de son san^dans la Tille même où il avofc confessé Tune et exercé F'àntrc ; a* de né pas êtt^ conduit au supplice le jour dé sa fièyre, afinr que la foiblesse corporelle dont l'accès pourroît être là cause, ne f6t pas imputée à son âme et à sa Foi » . Dieu Fexaùça sur ces deux points. Le tribunal tout à coup établi à Peurs , pa*ce qu'il y avoit à Lyon déjà trop dé victimes à égorger, fit, dès sa première séance , le ro frimaire an II (3o novembre r^gS), comparoître devant lui lé vicaire Afoliin, et le condamna sur-le-cbamp à la peine de mort, i* comme « prêtre émigré - déporté 0 : qualifications absurdes par leufincompatibllité ; car , s'il s'étoit déporté eH obéissant à la loi' du 26 août 1793 , il ne pouvoit être regardé comme un émigré sorti de France contra le gré dés législateurs ; mais* ainsi i'avoit voulu , pour la plbs grande commodité des* persécuteurs, la )oi des 99 et 3o vendémiaire (ai et
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aa octobre 1795, art. 17). a'MolIin étoit en outre condamné comme c chef de fanatiques » : motif plus franc dans le langage des tyrans , qui traitoîënt la religion de fanatisme, et vouloient faire passer les pasteurs pour des chefs de faction (F. P. BEUvÈats, et G.
CiKtow). te jeutie vîtaire, conduit au supplice ce jour-léi même , qui étoit Fun des deux où la fièvre le laissolt en repos, parut sur Téchafeud avec un ait de santé vraiment surnatut-él, safns qu'il lui restât rien de la pâléUr de lai maladie. Son teint mênie étoit vermeil , par la joie de mourir pour Jésus - Christ ; et, attaché à la planche fatale qui alloit le glisser sous le couteau de la guiHotine, il s'écria de toutes ses forces : « Vive la religion catholique «, saos pouvoir continuer, parce que le coup mortel vint aussitôt abattre sa tête.
MOMET {Pr...)\ Vicaire en la paroisse dé Lupesac, pt'ès d^Auzance, dans le diocèse de Limoges, sur lequel il étoit né , à Auxance nf^ême, né voulut poiht prêter le serment de la aMStituttofi civile du detjfi. /l fésta^ néamtiloins dans sa paroisse ou {^rès dt sa paroisse, pour Tavantagè spiri-* tuel des babitans; et, comme il se trou voit sur le territoire du département dé la CtetM, les autorités dé ce département, en 179S, lé firent emprisonner. Ensuite , dans lés premiers mois de 1794» elles l'envoyèrent à Roche-
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forti fmtr être eomj^ris dans la déportation qui alloit s'y faire d'oDc multitude de prêtres fidèles^ an-dett des mers {F, Kochefoet).
Le Tîcaire Momet fut embarqué m k ïïÊ^iit ie fVoêlnngtûn, où il sapporta d'abord asses beu-»
reiisemciit les maux que les prètmy éprouToient; ouds enfin il sucomba» Sa mort arrira cd oetoke i^ff/^ B aroit abts 4iç ans. Soa carps fut inbumé dans rJeXadftn^ ( y. G. MoLLS, et P. V. NowcnmiiAL. )
MOMCHT {N... PB), prêtre, ebaaoioe de l'égliae coUégiale de Nootfrueon, sur le diocèse de Icin», et, depaia la rérolntlony dan» h département de la If atiM, M qaitta poiar cette fille après fa ioppiMsioa de son dapitre.
Lcftaatarièés de ce département 9 vit KQiBuStfiifMfittt QAff leiv naufta cMmbreftigioD et les prêtaes, finit cttpmQimer le chanoine dtMtacliyeB wyglSt{F. Nsm, ^ont , et Novffeftaat) ; et, vers >794» tHcB eidawiéfeiit qu'il fOt tnioé à iadeforty pow en< être ^êpaité ai<AriAdtsmers (r. Rocttnif)^ On: l'embarque sur le natire iù Watfhfmgton, où, peu ^ nois après y il snocomba sous les nuux donCrJ^prêtarery* étoient ^(taUn. H monrut' caa octobre *:949 à l'âge de 5gt ans, et fut ^mnidm» VOm Maérnm. ( y.
Koan!, Yleaira; et> P.. ¥. Mosv^ 'ocnàk).
MOffCaUELB (Pi»la«-
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CsAELts-f BAKçois), prêtre bénéficier de réglîse cathédrale d'Arras , étoit resté, malgré l'effrayante loi du d6 août 179a, dans cette rilleéminemment catholique. Son fige ayancé aroit concouru, avec la Foi des habltans, à l'y retenir.
Mais le farouche et impie apostat J^ Lebon y y'mX en 179^ avec rautorîté d^u» proc<^nsul, et l'intention d'en faire disparoître la religion et les pr^res catholiques {V, Aiais). Moncomble, âgé de 66 ans, fut enroyé , le la messî* dor (3o juin 1794), par le tribunal tévatuii&rmairû du proconsul, à féehafaud d'Arras, où il périt à cause de sa Foi et de son carac« tère sacerdotal, qu'il ne youloit pa» abdiquer. {F, M. A. S. Hinve»
et F. J. MorNTACVB.)
MOND-BT (Lovis), curé dans le diocèse de Bayeox, et non loin, sans doute, de la paroisse do Saint-Jean-des-Bois, prèsCondé* sur-Moîrèau , dans laquelle étoit son asile en 1792 et 179&, aToit été retenu près de ses paroissiens , par amonr de ses devoirs de pasteur, malgré ta loi de déportation.
ExpuUsé et sa cnre à cause de son refus du serment schismatique , il youloit encore cohtinner & pourvoir à* leur salut. Yers la fin de 179^9 il fUt découvert et arrêté dtuis une de ses courses apostoliques, vei^ Gondc qui se trou* voit sur lé département du" Caitfod&th, dont le tribunal criminel négeeit à Gaen. On l'y conduisit
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prisonnier ; et , le 1 7 pluviôse an II (5 février 1794)9 ce tribunal le condamna à la peine de mort»
comme « prêtre réfractaire » . La sentence fut exécutée dans les ▼ingt-quatre heures.
MON DOT (SiBàsnEv), prêtre du diocèse d'Angers » né à La Flèche, en 17399 et retîri dans un bourg des enviroqs de Saumur, s*y croyoit à Fabrî des persécutions violentes qui s*exerçoieot contre l^s prêtres insermentés, du nombre desquels il ètoit. On lit dan3 une liste, qu'il avoit été maire de Laval, ce qui n'a voit pu être que pendant que cette ville étoit momentanément occupée par l'armée catholique ^ royatôf vers la fin d'octobre 1793 {F. Vehdéb). Il n'échappa point aux persécuteurs qui recherchoient avec tant d'ardeur ceux qui avoient mis quelque confiance en elle ; et il fut envoyé au tribunal rivaliUionnairc de Paris, qui, l'ayant fait comparoître devant lui le 6 pluviôse aq II « (a5 janvier 1794)9 le condamna de suite à la peine de mort. La sentence le disoit « convaincu d'intelligences avec les reheties de la Ftndée » ; et il fut guillotiné le même jour, à l'Âge de 65 ans.
MONGE (JEAH-AiBXAVDas), désigné le soixante- dix-septième sur le registre de Viiai-eivit de Paris, dans le tableau des prêtres massacrés aux Carmes, le a septembre 179a, y est sans aucun
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titre qui indique ses qualités. Ici, le silence est d'autant plus singulier que les noms de baptême de Honge y ont été rectifiés en 1 796, à la réquisition de sa famille , par la suppression de celui de Louis 9 qui précédoit ceux de Jean- Alexandre. Mais nous apprenons , par d'autres recherches , que cet eeclésiastique étoit né à Beaune , en Bourgogne, diocèse d'Autun; qu'il avoit été formé an sacerdoce danâ le séminaire de S. Sulpice, à Paris ; et qu'il n'étoit prêtre que dépuis peu de temps, en 1 79a. Etant connu des persécuteurs pour un prêtre fidèle à ses devoirs, et bien éloigné d'adhérer aux erreurs de la eansHttaian civUe du ctergé , il fut arrêté lorsqu'après le 10 août 1 79a , les impies se mirent à la poursuite des prêtres non-assermentés. Le sort qu'il subit, et le lieu où il fut massacré, montrent qu'en prééenoe du comité de la section du LuxemAaurg, il aroit fait, devant les tyrans , la généreuse profession de Foi qui résultoit du refus du serment de cette hétérodoxe constiiuUon civiie du clergé {V, Dulau). C*est donc pour sa constance invariable dans la Foi catholique, qu'il perdit la vie. {y. SxPTBiiBaB*)
MONGHAL (Claude), prêtra, chanoine de Billom en Auvergne, dans le diocèse de Glermont , étoit né à Saint-Bonnet , près Billom.
N'étant curé ni vicaire , il n'étoil pas légalement astreint & la près-
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MkmAiseiiDentde 1791; ilBMiifota on attacbeaieat innrâble à la Foi catholique; et m fflioUtèfe deviot odieux aux pcnéeoteon. }ls le firent arrêter CB 17939 et conduire, au coin- BCDeement de Tannée suirante 9 iVxrinaij oàdetoit se fiiire un cnbar^oement de déportation à la Gnane {V. BommAVx). On TenfcmiA, d^ fon ânÎTéc, dans le fort di Ha. Monghal , déjà avancé a%ef et épuisé par les soufteoes, ne put y résister jus- ^'âPépoque de rembarquement Tombé dangereusement malade dmk fort, il lut transporté dans rkèpiul de Saint-André. Là , ton* JOUR captif de Jésus- Christ , il vadtl son âme à Dieu, le i5juil« kl 1/^, à r%e de 56 ans. (F. 6.
Mouma, et J^h Momui.)
MONIQUE {SiBur SainU), f^ipnat. ( F. H* Lnuiuv. )
iOlTJEON (PmiJrçois m), l'ose fiunille nohie du parlement ^ Bofdeaux, employoit, ainsi fK ton épouse, la majeure partie ^ M fortone à secourir les pau* Ttts, leur portant, jusque dans ^ diaanuères et les galetas , ^ eomobtioos et des bienfaits, ^condition et son ancien état ''•Jint iiût regarder comme sus- F^t il fut arrêté dans Tasile où ^ »'éioit retiré , à Sainte - Eulalie I^Aadiarès» non loin de Bordeaux, fioiqall eftt donné une sorte de PgeaogouTememeatdes impies, (e prêtant, par foiblesae et par
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crainte, le serment de UberU^ égalM. Il en conservoit des re-* mords qui troubloient plus son âme que les dangers qu'il couroit..
Le peuple, consenrant encore de Testime et de la reconnoissance pour lui, forma, en sa fiireur, une opinion qui embarrassa les juges de la commission mUUaire ( F. BoanBAUX ). Lorsqu'il corn-»
parut devant elle , accusé d'être un ennemi du gouremement, le i3 thermidor an II ( 3i juillet 17^4) 9 elle l'acquitta de toute accusation. Il deyenoit libre; cependant sa conscience timorée ne Tétoit point; et, roulant, au risque évident de périr, raffranchir des remotds qui la tyrannisoient ( F.
FoKTAivx, Lasariste ), il dit aux juges : «Vous me renToyei absous; mais je reste coupable d'un acte contraire à lu religion; cet acte que j'ai fait est le serment de UéerU-égaiitL Je le rétracte solennellement dans cette audience , pour en réparer, autant qu'il est 'en moi, le scandale» . A ces mots, le tribunal retentit de cris de fureur contre Monjeon : les juges le condamnèrent aussitôt é la peine de mort, comme «contre-ré?olutionnaire » ; et, le même jour, il fut décapité. (F. Discouasprélim., pag. 5o, note a.)
Il y a , dans ce trait généreux de François de Monjeon, quelque chose de plus sublime, peut-être, que dans celui de sainte Biblis, arec lequel nous lui trouvons bien
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des rapports. Dans un temps où ToQ accusoit les chrétiens de se nourrir de la chair des enfans, tandis que, pour ne pas scanda** liser les Juife, ils se faiseîent une loi de s'abstenir même du sang des animaux 9 fiiblis» emprison* née, comme chrétienne ^ avec saint Pothin et d*autres confes»
seurs de la Foi, Favoit reniée. Le démon, non content de la tenir sous son empire, voulut qu'elle fût amenée derant le préfet, comme chrétienne , espérant que , pour se disculper, elle blasphé* meroit contre le Christ, dans 'la crainte du supplice; mais combien il fut confondu lorsque, reyenant tout ù coup à la pureté de sa Foi, elle déclara qu'elle ne goûteroît pas même du sang des animaux, parce qu'elle s'honoroit d'être chrétienne! Cette déclaration la fit mettre aussitôt, par le préfet, au nombre des Martjrs qu'il alloit immoler (i).
MONIN (Jsan), prêtre, simple chapelain dans ^ la paroisse de Chaux, diocèse de Besançon, élott compté, par les impies réformoK
(i) Ftrùm iila rtMÎfmU , ac udutiex miusMtmo somno txcituUt est, et eontr€tdiems ùupUB : ÇÊiiJUriposêÊi, inquà , utùt/antei comiedmtHty^iÊtibiuneMn^ guinem ^uidem onimMn^ tfegii$tare Hcet ? jibhinc chrùùanom se esse conr fessa , in consortium Mfartjrrum relata est. (Epifltola Eccleûarom Viennenais et Lagdttiieiins, m £use^. L. V, c. i et seq.)
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teurs de 1791, au nombre des prêtres qui n'avoieot pas- voulu adhérer aux erreurs de la constitution dviU du citrgé, et qui s'effbrçoient de maintenir , contre ses partisans, l'intégrité de la Foi catholique. Décidément proscrit, arec ses défenseurs , par la loi de déportation rendue & la fin d'août 1799, il se trouYoit cependant dispensé par elle de s'exiler, à raison de son âge ou de ses infir> mités , mais à la condition cruelle d'être mis en réclusion. Cette con* dition fut exécutée avec rigueur à son égard. On le traîna dans une maison de détention à Dijon, où, souffrant un long martyre , il regretta presque de ne pas le voir terminer par le glaive des persécu* teurs, lorsqu'il expira dans les chaînes, en continuant de cob* fesser la Foi de Jésus-Christ , le aa novembre 1793. {V. J. B. Li^
PBBV«B, et J. B. PXBBOll.)
MONTAGNB ( Fixais), curé de Touquia ea Brie, près Farmottticrs, dana le diocèse de Meaux , né à Pa jsac , près Joyevse, dans celui de Viviers, en ft7i6, s'éloit retiré, pendant la persécution, dans la petite ville de La FiBité<Gaucher,enBrie. Son grand âge ne put le prései^er des effets de la haine vouée au sacerdoce ; et, quoique sa vieillesse rendk iavralseaJ>lable toute accusfttloD portée coaire lui sous le rapport d'un eenplot quelconque, Û n'en lut pea moins impliqué, par
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les perséeuteursy dans une préteadue conspiration ourdie à CoolooMBiien. EnToyé, eeimpie oMnpliœ y au tribunal rlvçivh titmnairt de Panf , U y ^t çoi^damné ^ le la Tentost ^ II [% mars 1 794)9 ^ 1^ peine de rnoxi^ âfcebeaiicovp d'autres» et po^^lmeot le cuné N. A- ^my 9 comoio^ étant um» « coQTaincuf d'être fauteurs ou copipUces cfun ooipplot tendant â rençujel^r i^ae npi^veVe Vendée y et df^ns lequel le drapeau aatiooal avoit été outragé». Le coiè Montafine fut guillptiué le Oléine jour» à l'âge de 78 ans.
MONTAGNE ( P whb - Jfi4N ), lelipeiiZf pril^re d« la Belgique, %é de 70 ai|f , sç vît inhumaineméat arracbé à soi^ couvent , par les soldat» de la Conveotion , lorsquib eo¥i|bicent cette proTince.
léoDÎ à du autres religieux t fit à dnq religieuses eolerées de m^me A leur cloiCre^ ^^os h^ ipêiniç pfiys ^f". G. F. BQsoivMi^ ^t A. B»»)* il fiit eoToy^ f avec ces quinze pieax peraoï^i^ageSa #11 proconsul Leboa^ qui #e sigoaloi^ à Àrri^ par des for^i|ia hopûçù)^ contre les cathpti4oe# [V. Amas). Nous nous dî^M^n^ona d^ i^^ter ici ce fK noua ?io94 dit d^a wtr^ges ^t.
de» Uasplii^^ do^t ce proconsul «cafab f t fi^ aoc^ler ciçs s^i«^ ccnfesseors 4c^4iésus-Cbriat, avant 4t ka lîT^r à »on tribi^pal r^votoijjtfioi'rc. Les juges condamaèrent le P* Montagne , avec tous ics aoircsy à la peine de mort, le
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la messidor an II (3ojuin 1794)* Plus on les abreu voit encore d'bumîU^tions , en les faisant conduire ap supplice, plus Us paroissoient dignes de la gloire du martyre. Ce reIîgieuxétûijtné,<àRepescure, de Pierre Mpntogoe , et de Susaone- Françoise lHacrér ( T. P. C. F.
MoaGo«Bi.a, et P. i. Nov^av.)
MQNTAGNQN [N...], prêtre du diocàse d'Usés, né à Qenouillac, étoUprieur-curé de la paroisse de Talabris , fxks Bagnols x cl^> le mêw« diocèse. Le refus qu'il fit du serment de la constUutian etviU du çkrgds entraîna sa destitution , d'après les systèmes impies des novateurs. Cette destitution fut suivie d^ vexetions qui le déterminèrent â se réfugier dans la paroisse.de Naves, où les habitans , animés d'un excellent es-prit, oSroient un asile aux prêtres persécutés des alentours. Les agens de la persécution vinrent l'y saisir, avec sept autres, le g juillet 177a ; çt, après quelques jours d'emprisonnement dans ce bourg, 00 W traîna, avec eux, aux prisons de la ville des Vans.
Enfin, le 1,4 de ce mois, il fut horriblement massacré sur la principete place de cette ville, pour la cause de la Foi, de même que ^ confrères. Les circonstance»
de son martyre ont été racontée»
à l'article de Biavabd. ( F. Le- JBVNB, et Nadal.)
MONTAGNON (GascoiaE- JosB»), curé de Villers - Pater,
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au bailliage de Yesoui, dans le diocèse de Besançon, sur lequel il étoit né 9 en 1761 , à Dambenoits, près Lure, put échapper à cet immense massacre de prêtres fidèles que firent » dans leur frénétique athéisme, les tyrans de la France, en 1793 et 1794. Lorsqu'ensuite, dans leur politique hypocrisie, ib parlèrent de tolérance religieuse , Hentagnon , trompé par ces discours fallacieux, dont la perfidie étoit trop noire pour qu'il la soupçonnât, reparut à Besançon , et 8*y montra comme un digne ministre de la religion , empressé de la dédommager de ses pertes. La catastrophe du 18 fructidor (4 septembre 1 797) , éclata tout à coup ; les tyrans , libres de leur précédente contrainte , ayant fait autoriser, par une loi, leurs agens dans les proyinces, à saisir les prêtres d'une conscience timorée, et à les déporter à la Guiane (V. Gviahb), le curé Montagnon fut pris. On le conduisit à kochefort, et on Tembarqua, le la mars 1798, sur la frégate ta CharenU, d*où on le fit passer sur la frégate ta Décade, le a5 atril. GeBe-ci le jeU dans le port de Cayenne , rers le milieu de Juin ; il en fut repoussé de suite dans le désert contagieux de Konanama* La peste que cette terre homicide produisoit de toutes parts en abondance, s'empara du curé MontagQon, à qui il ne res-
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toit que des haillons, sans aucun moyen pécuniaire de subrenir aux besoin» de sa mnladie. Il mourut, le 19 norembre de la même année 1798, à l'âge de 47 ans. {V. L. HuxocasAtr, et B.
HoaBL.)
MONTBAULT {N...), chanoine d'Angers. ( F. Li Hati. )
HONTBLAMC ( BijiTBiLiitfi }, prêtre du diocèse de Béciers, né à Crusy, en 1760, et affilié à celui de Lyon, dans lequel il desservoit, à l'époque de la réyolution , une annexe de la paroisse de Gi?ors, y resta jusqu'au a fé- Trier 1791, où, ne roulant point prêter le serment de la cansiittuian civUô du clergé, il fut obligé d'en sortir. Désirant ne pas s'éloigner des catholiques de ce canton, il alla demeurer à Condrieux, chez son frère » qui y étoit établi; et, de là, il se rendoit partout où il éfift appelé pour l'administration des sacremens. En juin 17999 la persécution derenant plus ardente, il crut devoir, pour ne pas exposer son frère à des texations, se retirer dans les montagnes du Foret , où il espéroit pouvoir éluder, en foreur des catholiques , la loi de déportation. Un jour du mois d'octobre, que ses courses apostoliques l'aroient porté à Peluâsieu , près de Fenrs , des agaos de la persécution, l'y soupçonnant prêtre, l'arrêtèrent; et la municipalité de ce Tillage le fit con-
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duice à celle de Saiot-Chamond , çui reatoyn à celle de LyoO) par Uquelie il fut relégué daiia la prison des crioiioeb 9 coDoue sous leDOQdeEoaiine {F. C. Rjkgjix)- De là on le transféra dans le châ*teaa-fortde Pierre- Sc\te, dè^ trait au joord^ul (f^. Lyon).. Il y fut releou jusqu'après la victoire .
que les hoonëtes g^ns 4e cette (ille req^rtèrent, |e 29 mai i;93, sur les hommes perve^d ^ui ks opprîmoient. Les prêtres ^teuus étant alors mb en liberté par les rainqueurS; le vicaire >i(»nibbAc ^sta dans Lyon, renàfitsoomtfiistère utile aux âmes.
[ieasetf pendant le siège que Celte TiUe eut à soutenir* Quand i^k uccomba^ en octobre » Il ''jurutde DOBTeaux dangers ^jïien p>>i> terribles que les précédens ; ^ii^ û pat leur échapper en sûr-* ^t clandestinement de cette
^i>)(r, le 8 décembre. Il se ré- •bSiapour lors dans le VÎ?araiS| i JieoTironsd*Annonaj, où , pour 'i consolation des bons chrétiens, J it remit ù exercer son olinis- >f^' Des religieuses de la coçvtÇdlioQ de Saint- Joseph^ résidu à Tem^ze ^ loî en facilitnrbt les moyens; et même elles M dûonérent un asile en leur -^i^n. Il y disoit la messe, y ''inpii»oit toutes les fonctions jicrdolales, et n'en sortoit que > u«it^ pour les besoins spirituels '^ fidèles des environs. Les ex- :• Mteura de la persécution Ta-
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perçurent, l'épièrent, connurent sa retraite, et parvinrent même à savoir les jours et les heures où il.célébroit la sainte messe chez les religieuses. Le 10 juin 1794 9 mardi de la Pentecôte, à peine en étoit-il sorti pour porter les secours de l'ËgUse à quelque mori^ bond, qu'il fut arrêté à peu de distance, et livré aussitôt au corn* miâsaire national de Méiène, lequel , sur la dénonciation des satellites , ordonna de saisir les cinq religieuses qui donnoient lliospitalité au prêtre Montblanc. £n exécutant cet ordre, ils firent chez elles les plus indécentes comme les plus rigoureuses perquisitions.
Ces pieuses vierges furent ensuite conduites , avec le ministre du Seigneur , à Privas , -pour être jugées comme lui par le tribunal criminel du département de VAr^ dècAè, qui siégeoitén cette ville.
L'interrogatoire qu'il y subit renferme la profession de Foi la plus formelle, la plus courageuse, et en même temps la plus circonspecte en ce qui pouvoit compromettre leh religieuses. On admire , dans ses réponses & ce sujet, la même réserve qu'en pareil cas montrèrent saint Justin , sainte Irène et saint Sérénus ( V.
ci-devant, tom. III, pag. 474 ^^ 326). Ce dernier, interrogé sur les lieux où il s'étoit caché et comment il a voit jusques-là échappé aux recherches, s'étoit borné à répondre : « Je m'y suis soustrait
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comme il a plu à Dieu qui vouloit me conserver la vie jusqu'à ce jour; et maintenant , puisqu'il a voulu que je tombasse enfin dans les mains des persécuteurs 9 me voici prêt à souffrir pour son noin i afin de participer dans son royaume à la gloire de ses autres Saints (i) » : tel s'est montré notre sage et courageux vicaire. Quand on lui demanda ses noms et qualités 9 a Je m'appelle 9 répondit-il 9 Barthélemi Montbiancy prêtre catholique 9 apostolique et romain 9 n'ayant actuellement aucun domicile fixe. » — «As-tu été fonctionnaire public 9 en qualité de curé ou vicaire; et dans quel temps as- tu cessé tes fonctions ?» — «J'ai desservi une annexe appelée Bans (auti^ement dit Bam, près du Rhône)9 vers Givors; j'y reslaî jusqu'au a février 1791; et j'en sortis au moment où je vis que l'on alloit exiger le serment que je n'étoid pas dans l'intention de prêter, parce que je le rcgardois comme contraire à ma religion et à ma conscience. » — « Âs-tu prêté celui de maintenir la liberté et i' égalité, prescrit par la loi du 14
(x) Usque nunc, ubi latùasti, vut ijuomodo ^uhterfùgissi ? At ilU respottdU : Quomodo ftlacuk Deo , lU hue usque me reseryaret in cofpore....
Modo ififê/^ quia palùm me %/oluit esse, panuus mm pro nomine ejut paiif ut cum cœtevis stmctU (jus par-" tem habeam in regno ipsius. (lluinarl:
Pufsiio S. Sfrffti, jliariYris.)
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août 1 792?» — <r Non ; d'ailleurs , il ne m'a pas même été demandé. »
— « N'as - tu pas dit la messe le 21 du courant gjrairial (9 juin 17949 lundi^df .te ^otecôte ), et jours précédens ifflti lieu de Vernoze9 dans la maison dite des religieuses de Saint- Joseph?» — «Je Pal dite quand je l'ai pu; mais je n'indique ni le Heu 9 ni le jour, pour ne compromettre personne.» —«Veux-tu dire d'où tu sortois le jour de ton arrestation ? » — «Je ne puis pas le dire, pour la même raison; je remarquerai seulement qu'un citoyen de la garde nationale, du nombre de ceux qui m'arrêtèrent , déclara d'abord qu'il ne savoit pas d^où j'élois sorti, et prétendit ensuite que j^tois sorti de chez les sœurs, se fondant sur ce que la porte d'une maison voisine étoit fermée à son retour. Je lui démontrai l'absur^ dite de cette conséquence ; et, sur mes observations, la municipalilé refusa son témoignage : cependant j'ai appris que 9 depuis, il a été reçu : » (tant on recherchoit les moyens de perdre les prêtres ! ) — «Où prenois-tu les ornemens néeessaîres, dans tes différens lieux où tu disois la messe ?» — « Je n'en avois point en propre : les personnes chez qui je la disois me les procuroient, ou tâchoicnt de me les procurer. » — «Pourquoi t'es- tu abstenu de déclarer que tu avois dit la messe chez les sœurs deVcrnozc, le ai du courant et le^
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jours précédons , tandis qu'Antoinette Vincent, leur supérieure » a dèdaré que tu j avois dit la messe peudâBl trots ou quatre jours > et que tu j avoU couclié pendant cet ioterralle de temps ?» — ^ « La décIvatioQ d'Antoinette Vincei)t m'est iodifférente ; et , n'ayant junaîs eu l'intention de compromettre personne, je n'ai jamais dceiaré les lieux où j*ai dit la messe^ ni ceux où j'ai demeuré dans les enTiroDS d^Annonaj : je ferai okH scner que le même juge qui m'a pmrédemment interrogé, s'étoit tirj permis de dire k Antoinette YLaccnt que j'avois déclaré avoir couché et célébré la messe dans la oiai^ou des sœurs, tandis que je n*iii jamais feit cet ayeu». Dans llaterrogatoire subi devant le juge da diiliict de Meséne et d'An- Dooaj, les as et a5 prairial ( lo et i3 juin] , il étoit néanmoins contenu «d'aToîr plusieurs fois dit la messe, confessé et donné la cornmonimi 9 ajoutant qu'en cela il nivoit les impubions de sa contcience y et les préceptes de la reii|;ioQ; mais que toujours il exbôrta ceux qui lui donnoient la direction de leur conscience à se soomettre aux lois purement civiles». Tous ses interrogatoires «ont signés en ces termes : Ment- Uancw prêtre catholique. Il iui jtt^ le 30 messidor ( 8 juillet 1794 )f *^^ ^^^ <^î°4 1^''* peuses; et la sentence est ainsi i<^ue : « Considérant 1* que
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ledit 'Montbianc , prêtre, ci- devant fonctionnaire public , n'a prêté, ni le serment prescrit par la loi du 27. novembre 1790, ni celui du 14 août 179a; qu'il étoit conséquemment sujet à la déportation; qu'il ne s'est pas présenté dans la décade de la publication de la loi des 29 et 3o vendémiaire, ce qui lui fait encourir la peine de mort, tant par la déposition des témoins que par les aveux des accusés ; a* qu'il est constant que lesdites Vincent, Dumoulin et Senovert, ci-devant sœurs de Saint-Joseph, ont donné asile audit Montblanc , dans leur Viaison à Vemoze ( V, ces noms), et ont cherché à favoriser son évasion le ai prairial dernier (9 juin), époque postérieure à la publication de la loi du a a ger-> minai ( 11 avril 1794)9 qui déclare les receleurs complices des prêtres réfractaires , et les soumet aux mêmes peines; le tribunal (acquittant deux des religieuses ) ordonne que ledit Barthélemi Montblanc , prêtre ; Antoinette Yincen;; Magdeleine Dumoulin, et Marie- Anne Senovert , seront livrés , dabs les vingt-quatre heures , à l'exécuteur des jugemens criminels , pour être mis à mort sur la petite place de cette commune (Privas), et déclare leurs biens confisqués». Le supplice fut cependant différé jusqu 'au 8 thermidor ( a6 j uillet 1 ^94)9 ainsi que l'avons dit à l'articlf
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Bac 9 où Ton a tu commeot l'abbé Montblanc se prépara à la mort 9 avec quatre autres confrères, qui dévoient la subir pour la même cause {F. Bac, Dallehard, Gabdès et Eou VILLE ). Le matin du jour fixé pour ie supplice 9 un des juges vint 9 avec un grelfier, leur notifier leur sentence 9 en «'excusant sur le pénible ministère qu'ils exerçoient à leur égard.
L'abbé Montblanc leur répondit :
« C'est un vrai bonheur que vous venez 9 Messieurs , nous annoncer; nous vous pardonnons de tout notre cœur 9 et nous prions Dieu qu'il vous pardonne de faire verser le sang innocent». Le joge et le greffier 9 trop émus 9 ne pou voient achever de remplir leurs fonctions; et ils sortirent tout tremblans9 en admirant la sécurité 9 la douceur et la confiance de ces confesseurs de la Foi 9 qui.jnoururent comme de vrais Martyrs de JésUs-Christ. Les circonstances édifiantes de leur mort ont été racontées à l'article de Bac.
MONTJOURNAL(PtBKUE- Verivot de) 9 prêtre 9 chanoine de Notre-Dame de Moulins 9 dans le diocèse d' Autun 9 étant né à Moulins 9 et y ayant sa famille 9 continua d'y résider après la dispersion de son chapitre. Fidèle à la Foi catholique} il ne voulut point prêter le serment schismatique de 1 791 ; ct9 dans la suite 9 il ne démentit pas son attachement à la véritable Eglise. Les autorités du dé-
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parlement de VA Hier le firent emprisonner en 1795; et 9 dans les premiers mois de 17949 ^^^^ l'envoyèrent à Rochefort, avec soixante et treize autres prêtres 9 pour être déporté 9 comme eux 9 sur des rives lointaines et mortelles ( V. ROGHEFOIT )» Il fut embarqué sur le navire (es Deux Associés^ où il eut à souffrir particulièrement les vives douleurs d'une maladie pédiculaire dont il éloit atteint. Elle mit fin à ses jours le 1*' juin 1794* H avoit alors 57 ans. Son corps fut inhumé datis l'Ile d*Jix,, M. de La Biche raconte ses souffrances en ces termes : « La Providence 9 pour achever sans doute de purifier ce digne prêtre 9 qui jouisaoit à juste titre de la réputation d'un Saint 9 et passoit9 de plus 9 pour un excellent directeur des consciences 9 permit qu*il éprouvât une humiliation particulière, plus grande que toutes celles auxquelles nousétions journellement en proie. Il finit par une maladie pédiculaire telle que la vermine sembloit naître sous sa peau 9 à peu près comme les vers s'engendrent en des chairs corrompues. Il fallut le reléguer sous une écoutille 9 où 9 de même qu'un lépreux 9 il se trouvoittotalenient séparé du commerce de ses confrères 9 même les plus infectés de vermine (f^. ci-dev. 9 tom. II, pag. 433; et' tom. III , pag. 101).
Sa patience et sa douceur ne se démentirent jamais dans cette cruelle
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épreuve, doat il ne paroissoit pas iràne extraordinaireiDent affecté, Djeaproportionaant, sans doute »
hpkes qu*il lui accordoit aux riguears apparentes dont il usoit enTcr$||uit. ( ^. Moucht, chaooine;et Momav^ de Mâcon.)
MONTMORENCY (Mjjub- LoraE liATix de ) » reli^^euse et abbesse du monastère de Monloartre (ordre de Saint-Benoit) 9 à Paris, née .dans cette ville , en i;i3, étant , dans on âge fort sTancé) «qiidsée de son cloître pac les réformes réyolationnaires de i;9i, alla rÎTre en la petite ville et Stint-D^nis» où elle continua»
2utaDt qoe les circonstances et aoa ttat de santé pouTOieni' le lui peimettre, les exercices dé sa re- %H>a» qu'elle avoit toujours pratiqua sTecautant d'édification que <)eferrear. On a surtout beauconp r^lé, arec raison 9 la douceur de y^ caractère , fruit d'une admin^iecbârité. Respectable par tant <i«TertQs, et même par ses années, 4 ielojt encore par des kifiroités à l'a^ct desquelles toute isie seosibk ne pouToit qu'être iiSaimeiit émue. Cette yénérable Jiibesse éloil privée tout à la fois il ^m Se I4 yhç et de celui de •*ule. Cette pension modique»
'^oplatAlcett^îuimilîante aumône {ue rAsKÔaUèe Nationale avoit fromÎMaaprêtreset auxreligieu- «s, eo les dépouillant et en leur '^faot Unr état; cette pension»
^ oe se pajoit plus qu'en papier
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monnaie , dont la valeur s'anéantissoit de jour en jour » fut encore retenue , dès la fin de 1 792 , à ceux et a celles à qui leur conscience droite et éclairée défendoit de pf€lcr le serment de iiiêrtéégaiité ( T. Fohtaikb, Laxariste ; et tom. I9 pag. 5o)r L'abbesse de Montmartre, qui le repoussoit avec horreur, comme impte»ainsi qu'une religieuse, sa compagne, M*' de Surbeck, tandis que des prêtres ne craignoient pas de le prêter, et même d'en faire l'apologie, restoit sans aucun moyen de subsistance. La marquise de Crussol d'Amboise leur offrit un asile qui pourvoyoit à tout, dans le château de Bondy, dont elle étoit propriétaire ( 1) ; et l'abbesse vint y demeurer avec sa compagne. Ce fut là que les persécuteurs la firent saisir sans nulle pitié ; leurs satellites la traînèrent à Pans, où ils la jetèrent dans la piison de Saini-Lazare, Sa perte étoit jurée, à cause surtout de sa généreuse conduite et de sa perséTérante consécration à Dieu; mais les jtiges du tribunal révo^
( i ) La marquise Claude- Angélique- Louise de Crussol d'Amboise , née de Bessi^, a été guillotinée elle-même comme conspiratriee, à Tâge de64 *"**»
avec la céleste Ma^dahï, Elisabeth de France, sœur du Roi, et vingttrois autres personnes, le ai floréal an 1 1 ( 10 mai 1 794) , deux mois et dix jours avant l'abbesse de Montmartre.
{r, L. C. L. Cbam»brtra»dO
loa
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iutionnaive » par qui elle déToit être cûndamrtée, aboient beftoifi»
pour cet effet) de quelque prétexte politique. Le dîflieulté d*ei( trouver fk qu'on la laissa dans les fers pisqu*à l'époque où l'on imagina le stratagème des prétendues eonspirations simultanées des di- Terses prisons de la capitale, eontre la Gonyention^ Alocs oette abbesse^ plus que septuagénaire, sourde et aveugle, fut traduite, eomme conspiratrice, devant le tribunal^ le 5 tbennidor an II (ao pcUlet 179))- PendflBl rinterrogatûve que le préatdent lui fît subir, lee assialanfi s'aperçureût bientôt qu'elle n'enÊejidoit pas les questions qui lui étoient adressées. Gomme l'accusation de wnoit aussi trop absurde» é raison de la surdité , qui est na obstacle invincible à tout complot quelconque»
un des )ttrés le fit observer k l'accusateur public, Fo«quier-Thinville * afin qu'il changeât un peu de système pour foire périr notre abbesse. « Bh ! qu^tmporte, cèpliqua celui-ci, comme dans une autre circonslmce semUablt : elle a conspiré sourdtmieint n . Les juges ne la condamnèrent pas moips de suite A la peine de mort »
comme « ennemie do peuple, ayant provoqué le rétablissement de la royauté»; et, peu d'heures après 9 elle fut conduite à la barrière du Trône» pqur y être décapitée. «Lorsqu'elle alloit au supplice , nous dit un témoin qui ne
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sauroit nous être suspect , elle paroissoit un Ange qui s'envole vers les Cieux». Elle reçut ainsi la récompense d'une longue vie de vertus, à 1 âge de 71 aois. Ce meurtre excita rlans le public une indignation toute particulière , qui ne se pouvoit contenir. Ck)mme elle étoit encore très-vive après k fameux Neufthcrtnifdmr, qui arriva quatre jours après, les partisans des Thùtmidariens cberchèrent à la faire tourner €0«tre Reberspierre, qmi n'a voit eu auetme part à cette atrocité {V. tom. I*', pag. 349)- l^^uis une brochure intitulée , l'Agonie de Smni'iAKZwrê^ smês ia tffrwn/Mt de Ro6er9pierre; par J. F. N.
DvsAULcaoT , où Roberspierre éieit formellement accusé «d'avoir voulu détruire la république et se faire roi (i)«, il est dit, avec
une fou6seté calculée : «L'abbesse
(i) L*auteur de la brochure dont il 8*agity avoît été arrêté et mis dans U prison de Saint- Lazare depuis le 27 germinal (f^. feom. I , pag. ^3S) ^ et si OTi ne l'en fit p*s- sortir après le 94 pni* rial {Aid., pag. a49) » on «abstint de U oomprendce parmi cette iiuineiisité de prisonniers que , jusqu'au Nettf thgrvudor, on envoyoit en masse à la gnilloline , sons le prétexte de cette conspiration des prisons. Apréc cette époque, il fut des premien k qui les Tknmùiai'itms rendirent 1» liberté. Il n'éloitsaBS doute pas plasda la faction de Roberspierre> qu'il n'étoitroyaliste.
A laquelle appartenoit-il donc cet écrivain , qui, dansJcs principes de Ca* mille-Desmoulins, en «roit oontinné
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de Montmartre, âgée de 80 ans 9 fut coadamnée^omme con vaintue d'aroîr teolé de s'évader de sa prîêon , en passaat d'una fenêtre à on tCHt, sarnnepbnehede dix pouces delarge, à quarante pied» de tefre, poiirs*é!ancef daos un jarcBn dont elle aaroit esoabdé les murs».
Maâs laTérHè estqu*îl n'y eut rien de pareil dans l'acte d'accusation de cette -«bbesae* Voici tout ce qve Fouqaiér • TbinTille y aroit écrit ; et la copie que nous en donnons peut être legardéecomme hHe suFTantograplie. « La femme LaTal , ez-abbesse de Montmartre 9 disott-il, a été, en cette qualité, nne des pins cf oeUes ennel^s da peuple, en éserçant^ sous le prétexte des pri¥iléges de sa ddevant abbaye, une foule d'exactions et de concussions envers tés citoyens qu'elle avoit l'audaéé d'appeler ses vassaux (1); elle a refusé de fviur aueuii sermmt à b nation, croyant que son nom et son état de religieuse dévoient rempécber de i^eefnnoitre jamais
fépoovftotable journal ies Méiwkuion$ du Brabant , d'abord sous le titre de Semaine PoUtique, et ensuite dans roQvrage périodique intitulé /e Sar" tat^e ? ( Voy. £d Biographie Moderni de 1806 y «tt Diaianimire BùfgntffhAfitê de iouM-iet hommeâ motts et vivàn$ qmé ont marqaé à la fin du Xyil^ àèck , pag. 1^3 du tom. II.)
(1) La fausseté de cette imputation est démentie par le càractèi*e et la vcitu de celte abbesse. On sait d'ailleurs qu'elle ae percevoit les revenus de son
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loS
VégaUU des hommes entre eux (1) ; enfin, elle est encore pré venued'a voir entretenu des intelligences avec les conapirateurs d'outre- Rhin»; c'est !-à-dire ses parens émigrés.
MONTYIOL ( AftToiHv Govabords), jeune olefc da diocèse do Lyon, sur lequel il éloit né, è Saint -Etienne en Forez, vers 177a, n'avok encore pu s'enga* §er dans les saints ordres, quand les Lyonnais se virent assiégés par les troupes de la Convention.
Obligé de se réfugier alors dans cette ville, il fut mis en réquisition ponr coopérer forcément à sa dé« fense^ Lorsqu'au commencement d'octobre 179&, elle se troura réduite par kx famine, à ouvrir ses portes aux as^gèans, et que ceux des 'assiégés qui s'étoient le plus distingués par leurs bons prineipes efaerehèrént à fuir, le clerc Montviol, qui ètoit parmi etfx, fut pris et traduit devant nue. commission nUOiaire, qui envoyoit ses.psjsonniers à la mort
abbaye que par l'ontremise des gens d'affaires y et que les redevances qu'ils exigeaient étoient une dette à laquelle les redeviincîers , comme les fermiers»
tté pcruvoiént se sooslraii^ sans in* jtttttce.
(y) Ainsi donc Fotoqaier-Thinville a lui-ra^me attesté que l'abbesse ne ▼oulnt jamais charger sa conscience du seraient de liberté -égaiité, et que le refus qu'elle en fit détint la prin* eipale cause de sa mort. (KM. G..
Liaoïva. )
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par centaines ( V, Ltow ). Le frère de ce jeune ecclésiastique lui fit conseiller de oier qu'il eût porté les armes pendant le siège, en l'assurant que déjà il s'étoit pourvu d'un certificat qui attestçit «qu'à raison de sa vue courte 9 Antoine Courbon ayoît été dispensé du service militaire». Mais celui-ci conservoit trop de piété pour racheter sa vie par un mensonge. Quand les juges lui demandèrent s'il étoit vrai qu'il eût porté les armes pcRdant le siège 9 il en convint avec franchise , quoiqu'il sût bien que cet aveu ne pou voit qu'attirer sur lui une sentence de mortJ Il fil t effectivement condamné aussitôt À la peine capitale 9 à l'âge de 24 ans , le a5 frimaire an II ( 1 5 décembre 1795); et, comme il mourut pour l'amour de la vérité , par principe de religion, saint Thomas nous autorise à le mettre au rang des Martyrs, lorsqu'il dit (()\JUBSt.
1 249 ad a*. V. ci-devant, tom. II, pag. 86 ) que , « tout mensonge étant un péché , quelle que soit la chose vraie qu'il nie; dès que la vérité que l'on confesse, pour éviter de le commettre (en tant qu'il est défendu par la loi de Dieu, et par conséquent un péché], attire la mort, l'aveu généreux qu'on a faitdc cette vérité procure la gloire du martyre. (F. J.
MoLLiBEE, et MovaiEB, d'Arçon.) MONTZ ( Fbançois-Lovis de), chanoine. {V, F. L. CAHAifTiLiT.)
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MORAND ( Joseph -M aiie), prêtre du diocèse d'Annecy, né en la paroisse du Biot , près Thonon, dans le Ghablais, en 1762, remplissoit les fonctions de vicaire au lieu de sa naissance , quand le»
troupes de la révolution introduisirent nos persécuteurs dans la Savoie [V, Savoie). Le serment anti-catholique exigé par eux fut refusé par le vicaire Morand, qui , voué pour ce refus -là même à la mort, se crut obligé de s'exiler de son pays , comme l'a voient été naguère les prêtres de France.
Cependant , pour ne pas trop s'éloigner des fidèles dont le salut lui étoit cher, il n'alla que dans le Bas- Valais, et se fixa au bailliage de Montey, que les Subies avoient détaché de la Savoie, et s'étoient approprié , depuis 1 536.
Mais il s'y jugeoit encore trop éloigné de ses ouailles ; et son zèle souffroit infiniment de n'être pas auprès d'elles pour les soutenir dans .les critiques oiit^oos^ tances où se trouv.oit leur Foi. Il revint au milieu de ses paroissiens vers la fin de 1793; et, en obser— vant autant de précautions que les besoins spirituels des habitans pouvoient en permettre ^ sa prudence , il s'y remit à exercer, les fonctions de son ministère. Ses travaux apostoliques , non seulement au Biot, mais encore dans les paroisses voisines y produisirent d'abondans fruits de salut. Les persécuteurs ne par—
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Tiorent à se saisir de sa personne qu'en mai 1794? ^^^' '® livrèrent à une commissîon militaire qui s^étoîC formée à Thonon. Elle nliésita point à le condamner à être foslllé , comme « prêtre ré* fraetaire*; et il le fat le lendemain. On n'a pu eonnoître au joste le jour de sa mort, ni les particularités de la procédure qui le concemoi t y parce que, là comme aOlenrs, les persécuteurs ou leurs adhérens ont fait détruire les registres et actes publics de leurs infâmes barbaries; mais ce qui nous reste de consolant, c'est le témoignage solennel rendu par les supérieurs ecclésiastiques du diocèse d'Annecy, au vicaire Morand , dans leurs Etrennes ttU^ ffimiseg aux fidèies du diocèse de Genève, pouri*an 1800^ où ils le présentent comme un vrai Martyr de la Foi de Jésus-Christ.
( f^. C. JotfOET, et F. M. Ebvs-
VAX. )
MOIANDIÈRB ( MonasTB m la), religieuse de Vezins, prés Chemillé , dans le diocèse d'Angers, fut rd[>jet delà plus furieuse haine des impies. Après leurs succès contre l'armée catholique et royate près d'Angers , au com«meiMsement de décembre 17^ {y. VEHuiB), lorsqu'ils firent arrêter tant de prêtres et de religieuses, ils n'épargnèrent point la sœur Modeste, file fut traînée dans les prisons d'Angers, où elle Hiourut de misère , au milieu des
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io«^
plus cruelles souffrances. A peine ezpiroit - elle , que son cadavre, comme ceux des trois autres re-' ligieuses mortes de la même manière, dans le même cachot, fut jeté sur un fumier, sans qu'on daignât leur accorder la sépulture
( V. J. GOBB , F. GAVTlOirif EAV ,
et M' Jahan). Mais nous aperce- TOUS ici, non sans beaucoup de regrets, que nous avons oublié de consacrer un article particulier à Marie Jahait, aussi religieuse de Vezins: nous prions le lecteur d'y suppléer en reportant à sa mort^ toutes les circonstances de celle de la sœur Modeste de La Morandière.
MOR^AU (iV...]9 curé de la paroisse du Pé, dans le diocèse d'jkngers , se trouva disfKnaé par son âge avancé de sortir de France, lors de la loi de déportation du 96 août 179a; mais elle le condamnoit, cornsne insermenté, à la réclusion. Il subissoit avec résignation cette pénible et inquiétante captivité, lorsqu'en 1793 1 les persécuteurs voulurent se débarrasser de la présence de tout prêtre quelconque. Le proconsul Carrier leur en offrit un moyen ezpéditîf dans l'invention de ses noyades à Nantes ; et ce moyen convenoit d'autant mieux que l'on n'avoit que l'air d'embarquer les prêtres pour leur déportation dans les îles ( V, Nantes ). Les révolutionnaires d'Angers , et le proconsul de la Convention en cette
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ville (F. AiTGEBs)) se hâtèrent Gaspard - François 9 ctoit curé,
d'envojer à Nantes les cinquante- Taidoît dans les fonctions de son
huit prêtres qui étoient dans la ministère pastoral ; et le bien qu*y
même maison de réclusion. Le faisoient ces deux ezcellens ou*
curé Moreatf arrÎTa, avecsescon* rriers éfangéltques ne pou voit
frères 9 dans le port de Nantes 9 manquer d'attirer sur eux des
BU commencement de décembre rigueurs toutes particulières de la
1793; et 9 dans la nuit du 9 au part des persécatcurs. Quoique
10 de ce mois 9 la gabarre oà il» tous les deux fassent insermentés ,
étoient entassés 9 avec seize autres la loi de déportatloQ, rendue le
venus d'ailleurs^ fut submergée. aÔaoOt 179a, ne devoît^ à ie bien
Le Martyrologe romarin bous prendre, frapper que le eu ré» parce
montre , au mois d'anîl spéciale- que son frère il'étoit pas fonction*
menty que les anciens confissseurS' naire public eu titre; mais corn-
qui périrent de cette manière 5 sont ment épargner un prêtre aussi
honorée par TEglrse comme de zélé 9 aussi vertueux? Tous deux
vrais Martyrs. C'est bien ici le cas avorent atteint Fâge où la peine
de nous écrier avec l'historieir de de déportation se conimuoît en
plusieurs Martyrs de la Perse ( 1 ) : ime récinsrwi 9 sous la surveillance
* Qu'eHe est glorieuse cette heore des autorité» ciriles. On les amena
de leur mort qui les a fait accueillir donc l'un et l'autre à Nevers, pour
dans les fêtes de l'iminortalité , y être reclus (K. Nbtees). Toutes
puisqu'aidrs » étatit la?éa dans un les vexations qu'ils partagèrent
second baptême^ ils ont été créés atec leurs compagnons de captî-
de nouveau pour une vte où ils vite» dans cette renoontre, sont
n'auront plus désormais aucune impossibles à décrire. Enfin 9 au
souillure à redouter! » ( F. Ma- mépris des lois, ils furent enlevés
TATtR, Récolle!; et le Père M. brusquement, le 14 février 17^49
Papiau.) et embarqués pour Nantes 9 oA
MO RE AU Taiflé ( Pttitirri'- l'on aToit inventé les ncyadeê
GASPAHiir), èx- Jésuite 9 retiré à afin de se débarrasser des prêtres
Chatei^U'-Cbtiion^ où son frère, sexagénaires ou infirmes. Philippe*
' ■ ■ ■■ — ■■■> — — Gaspard Moreau , qui avoh 68 ans*
(i) O ffrœclanm horam , Hfudm suppk)rta, aveo le nhême courage
magnum eeUifetrintum^uefiétum ejf- comiiM avec la même vertu que
cepit ! In ea qwppe ^teU spomsi, ^j^ f^^^ «gé de ©4 ahs , les
secundo baptismale tincu, mnt re- ^^^ hofribles de Cette doolou-
creatt, ne peccati laoem m potterum ^ . ^. » % \
limèrent, (Asscman : Pars I , pag. 48: «'«"•^ *»tlgallOn ; mais, dans Ic
Ceriamen pùmmàrum Marlyttm an, ^^^ de eile infect de la galîme du