‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 59 sur 242 · MIO · texte numérisé non relu

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seraient de 1791. Il resta nêanmoios dans sa paroisse , 00 à Gué- K(, qoi se trootoît sous la verge impie des autorités du départeneot de la Creuse* Elles le firent imprisonner; et, au commence-

mnt de 1794» ^U^^ 1® condam*

sèreat à être déporté au-delà des

ZDf^ Il fut conduit, pour cet effet,

àlocherort(f^. KocaspotT). On

l'j embarqua sur le na?îre fe

Wiuhingîaii. Les tortures de l'en-

Ucpootloi causèrent bientôt u ne de

ces maiadîea yiolentes qu'on y con-

tnctoit; et il fut enSn porté dans

t*c9pèoe d'hôpital que les prêtres

obtinrent dans l'âe Madame, Là,

voyant approcher sa fin , il se con-

fesia ao rertueux de Loqueasie,

cnnd-vicaire de Sarlat. Quelques

■Mmens après, sentant le corn-

Dencement d*une fièvre chaude,

d pria instamment les infirmiers

k rattacher sur son lit pendant la

iMiâ. Ib ne le purent que bien

ioqnrCiftement, parce qu'on n'a-

voit pour cela que de mauvais

nsochoirs. Niort se détacha; on

le troQTa tapi sous le lit d'un

«Ire ; et on le ramena au sien»

Breprocfaoit à ses confrères de ne

hftÀr pas bien lié. Ils l'atta-

càcrent de nouveau , plus étroite-

aeat, mais pas assez. Dans le

^uoxjsme de son mal, il se délia

«as qu'on s'en aperçût; et, le

lendemain matin, au reflux de la

aer, il fat trouvé nojé sur le

nrage. On Tenterra dans cette île.

y. F. Hksovai» et Ml. Niteloic.}

NIYELON (Michel), curé de Suuv^nny-le-Comtat, dans le diocèse de Bourges, sur 'equel il étoit né, à Doyet, en 172a, refusa le serment de la constitution civile du clergé. Quels que fussent les dangers qui le poursui voient, il resta près de ses paroissiens^pour leur administrer les secours spirituels. Se trouvant sur le dépar*tement de VJiUer, il fut arrêté par les autorités qui le tyrannisoient, en 1793, et envoyé par elles , malgré aon grand âge , à la déportation maritime qui se préparoit à Rochefort. On l'embarqua sur le navire ies Deux Asso* dés, où il ne put supporter longtemps les maux que les prêtres y enduroient. Il mourut le 16 juillet >794f âgé de 7a ans. Son corps fut enterré dans l'île à'Àix. ( V. .

NioaT,curé; etP. M. Nobl.)

NOAILLES DE MOUCHY (Philippe et Chaelottb - Antoi- VETTB*LouisB db) , maréchal de France, et son épouse. ( V.

PhP» et C* A* L« MoucHT. )

NOAILLES ( Anne-Jean-Bap-

TISTE - ADRIENIIE-PAULIirE-LoUISB- CATBBaiRB-DOMIIfIQlFB DE NoAlL-

LBS, épouse du vicomte de), née à Paris, en 1759, se rendit trèsrecommandable par sa piété et ses vertus. Elle fut d'abord enfermée en 1793, comme suspecte, dans Ja prison du Luxembourg. Il n'existoit contre elle aucun motif politique pour la condamner à l'échafaud; mais, quand on eut

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imagiûé > pouf faire vider les prisons par Tinstrument de «lortf la supposition de conspirations que les détenus y auroient ourdies 9 la vicomtesse de Noailles fut associée à ces prétendus conspirateurs ^ et traduite 9 le 4 thermidor an II (aa juillet 1794)9 devant le tribunal révoiutùmnaire, qui la condamna 9 ce jour-là même, à la peine de mort 9 comme « com-* plice de cette conspiration » . Elle fut immolée peu d'heures après 9 à la barrière du Trône. L'accusateur public n'avoit pu alléguer contre elle rien de positif, ni même de personnel. Il s'étoit borné à dire vaguement : « Les conjurés sont des ex-nobles , des prêtres ; on remarque surtout les suppôts de la tyrannie , les esclaves du tyran, et tout à la fois les oppresseurs du peuple » • Mais nous avons ' un témoignage direct en faveur de la vicomtesse de Noail* les : « Dans les prisons et jusqu'au pied de Téchafaud, dit un écrivain moderne (1)» elle paroissoit moins une victime destinée à la mort , qu'un ange consolateur. Ses discours et son exemple remplissoient de résignation et d'espérance ses compagnons de supplice.

La veille de sa mort 9 déjà prévue 9 d'autres prisonniers l'ayant sollicitée de prendre quelque repos , elle leur avoit répondu : Cotn"

(i) Voyet P Héroïsme de la Pieté /raievnelle , par Treneuil, à la pAÇe97.

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