‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 6 sur 242 · MAI S · texte numérisé non relu

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messe et leur administroit les sa-; cremensy Blagnier, jugeant d'à»

près les lois d'alors qui accordoient la liberté de culte, ne fut point fayorable aux prétentions yexatoires de Lebon. Geloi-ci en conserva un ressentiment cruel, semblable à celui qu'il noiirrissoit contre J. F. Paten ( F, ce nom}.

11 put enfin se yenger de la même manière, et pour les mêmes rai* sons, à l'égard de l'un comme de l'autre 9 pendant son proconsulat à Arras (^. Aeeas); mais ee fut à Cambrai qu'il fit amener Magnier pour l'immoler, ne l'osant pas dans la première de ces villes , où ses yertus étoient couilues; et»

dans le courant de juin 1794» lo tribunal révoltUiannatre du proconsul, qu'il avoit fait venir à Cambrai, envoya ce vertueux père de doute enfans à la guillotine* Magnier, comme le saint Martyr Cassien, greffier d'un juge impie (1), périt aussi pour s'être refusé, en vue de Dieu, à des actes d'injustice, et pour son attachement à la Foi catholique. ( F, A. C. Malbavx, et N. Maillet.) MAIGNIEN (Gisfaed-Glaude), curé dans le diocèse de Rouen , fut

(1) Exsecraiionem sut clarA yoee contestons , graphium tt eodicem pro»

jeeU in terrd^^. Aespondù Castmnus (judid) iniquam eum dictasse senienr tiam, Quare ut ne se ampiiiu redar^ gueret, jussit eum abripi, eic, (Ruinart : Passio S, Cassiani Dingàani; et Âfart/rolog. Rom., 3 décemb,)

d*abord forcé de s'éloîgner de sa paroisse, parce qu'il avoit refusé le serment de . la constitution civile du dtrgé ; et les persécutions des sacrilèges révolutionnaires de sa contrée TaToient déterminé ù venir chercher un refuge à Paris. L'espèce de liberté de culte dont y jouissoient les catholiques 9 lui en fatsoit préférer le sé|our : mais cette liberté devint une perfidie ; et Maignien , qui en a voit profité selon son zèle et sa conscience, acheva d'être cruellement détrompé à Fépoque fi^tale du 10 aoOt 179a- Peu de jours après 9 lorsque les persécuteurs faisoient rechercher partout les prêtres non -assermenté s 9 pour les sacrifier à leur haine in^pie, il fut arrêté. Conduit au comité de la section du Luxembout^y il s'y vit sommé de nouveau de prêter le serment qu'il avoit déjà refusé dans sa paroisse. La même Foi qui lui avoit dicté le. premier refus lui en prescrivit un second 9 malgré les périls qui alioient en résulter pour sa personne. Cette constance lui valut d'être enfermé dans l'église des Carmes, où déjà étoient amoncelés tant d'autres confesseurs de Jésus-Christ destinés à la même immolation. Maignien fut massacré comme eux., et pour la même cause, le 2 septembre suivant. Tel autrefois ce saint évêque Stanislas, Martyr ( 1 ],

qui 9 pour s'être montré contraire aux criminelles actions d'un Souverain pervers 9 fut tué par lui dans une chapelle. ( V, Septembre. )

MAILLARD (iV... ), vicaire de Saint- Fraimbâult-de-Lassay y dans le diocèse du Mans^ se rendit coupable du serment de la constitution civile du clergé. Continuant se» fonctions, en prêtre schisma tique , sur le départemeat de VOme, il se vit arrêté en haine de toute religion, vers la fin de 1795; et, dès le commencement de l'année suivante 9 on le conduisit à Rocbeforty pour, y subir la même déportation maritime à laqu^Ie étoient dévoués les prêtre»

constamment fidèles {V, Rochetfort). Ilfutembarqué sur le navire ie Washington , où l'exemple de ses confrères éveilla dans son âme de cuisans remords. Il voulut procurer à ses souffrances le même mérite qu'avoient les leurs , et rétracta son serment. La mort , qui l'avoit épargné jusqu'à ce qu'il se fût élevé au rang des confesseurs de Jésus- Christ 9 le frappa le a6 octobre i794« H avoit environ 4^ âQS. Son corps fut enterré dans l'île Madame. ( V. G. I.

Magusson, et M. B. Maichand. )

MAILLARDI£RË(iV... delà), chanoine de la cathédrale d'Angers, avoit continué d'habiter la ville de ce. nom 9 après la desti'uo-

(4) Nefarid ipsiusmet principis manu Martyr occuhiut. (Martyrolog. A utû" în captUà Beau Jfichaeiis trucùfatus, fiodorcnse • 18 mars. )

tioa des chapitres, et même après rétablissement du schisme coostitotioimel. Quoiqu'il fût très - notoirement resté idèle à l'Eglise catholique, et qu'il pftt craindre d'être compté parmi les prêtres insermentés 9 il ne sortit point de France j après la loi portée contre eux le 36 août 1792. Son fige et ses infirmités le rangeoîent dans la classe de ceui à qui cette loi permettoit de rester, à la condition d'être enfermes sous la sur^ Teillanee des autorités réyolutionnaires, et on le mit en réclusion.

Maie , quand l'idée Tint aux persécateurs de ne plus laisser Titre aucun prêtre quelconque ; et lors« que le. proconsul Carrier eut es»

êa^yè son affreux moyen d'en faire périr un grand nombre à la fois ( V. Nâktbs ) , notre chanoine lui fut eoToyé ayec ses compagnons de captÎTÎté. Carrier le fit submerger aTec eux , dans la nuit du 9 au to décembre 1793* {V» eu dcTant, tom. III, pag. 1 16. ) Par là ,^ il se trouva dans la classe des Urbain, des Théodore, des Menedème , et autres que l'Eglise honore comme Martjrr9, le 5 septembre. ( V. Lb TiisLx DB Kei Bebhabd; et Maltsibb, de Che-^ mUlé. )

MAILLÉ (FiAiiçois-RE»i- AcEXi.9i>iB db) , prêtre du diocèse d'Angers, né à Vemantes, près Saumur, 7 étoit resté, malgré la loi de déportation qui le menaçoit de trèa-graTes peines , comme

insermenté. Les revers de l'armée eaihotiqtieet roi/aie, près d'Angers , à la fin de 1 793 , ayant donné aux ennemis des prêtres plusd^audace et de rage ( V. Ybmdéc ) , Maillé fut du grand nombre de ceux qu'ils arrêtèrent alors en ces contrées. On l'enToya, 4e printemps suivant, à Paris, pour y être jugé par le tribunal révoiu^ tiannaire ; mais , .comme , en mettant de côté , suivant son usage d'alors , tout prétexte de religion , il n'avoitNplus de griefs à alléguer eontre cet ecclésiastique, on le laissoit dans la prison de Saint- Lazare, où il a voit été enfermé.* Le stratagème des prétendues conspirations de prisonniers ne fut pas plus tôt inventé , que l'on comprit Maillé au nombre des conspirateurs. Traduit dcTant le tribunal , le 5 thermidor an II (a3 juillet 1794)9 îl fut condamné à la peine de mort , comme complice de cette conspiration imaginaire, et périt le même jour, à l'âge de 37 ans.

MAILLET (Nobl), religieux et prêtre de Cambrai, parut digne de mort aux yeux de l'impie et féroce Lebon, lors de son proconsulat dans l'Artois et le Carabrésis, au printemps de 1794 {V\ A bras); c'est dire qu'attaché fermement à sa Foi, il ne l'avoit point démentie , et qu'il avoit la réputation méritée de bon prêtre et de digne ministre de l'Eglise catholique. Le proconsul

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