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le fit eoToyerà la mort , le i4 prai- matîfement 9 quoiqu'il pût croire
rial an II (2 juin 1794)9 P^ ^^^ qu^un peu de dissimulation sur
tribunal révoitUionnairc , alors ce point lui sauveroit la yie«
siégeant à Cambrai. ( V. J. Ma- « Plutôt mourir que de dire le
cniBE^et F. M. Maechand.) moindre mensonge»» disoit - il
MALANSAG (MAair), veuve, avec ses confrères. Condamné 9
( r. M* GoDAED. ) comme eux 9 pour cela même^ à la
MALAQUIN (iV...), curé peine de mort 9 il marcha » le lende«
d*£scarmâin, près le Quesnoy, main , avec fermeté au supplice »
diocèse de Cambrai ^ et né «^ Ber- chantant avec eux le Te Deum
mcrain, même province, en 171^8, i4xudafnu9 { V, ci-dev, 9 tom. II,
refusa le serment schismatique de pag. io3 et io5). Gomme il fut
1791 9 fut, pour cela, expulsé de guillotiné le dernier, il le chantoit
sa cure, et ensuite de France, encore lorsque la tète du cin-
par la loi de déportation du 26 quième étoit déjà tombée ; et il ne
aeût 1792.' Il y rentra pour rendre cessa de rendre grâces à Dieu de
utile son ministère , et vint à Va- la faveur de mourir pour lui , qu*à
lenciennes, quand les Autrichiens l'instant où il périt lui-même, à
curent délivré cette ville du joug l'âge de 66 ans. Ces exécutions
de la Convention, le 1" août eurent lieu deux mois vingt-quatre
1793; mais il s'y trouva surpris, jours après le (Ameux Neuf thev"
avec beaucoup d'autres prêtres, et nùdor. ( J^. Mabillb , et M. C.
nombre de religieuses , lorsqu'en* J^* Paillot. ) suite,. le 1*' septembre 1794, les MALBAUX ( AvTonix - Chbis-
troupes et les proconsuls de la topub ) , chanoine , prêtre de la
Convention furent libres d'y ren- cathédrale d'Arras» étoit né dans
trer. On le jeta dans les prisons » cette ville,en i725.Ilavoitdonc69
pour être la proie d'une commis- ans lorsqu*en 17949 le proconsul
sion militaire qui devoit faire athéiste Lebon exerpoit ses plus
périr ces prêtres et religieuses , grandes fureurs dans l'Artois et le
sous le faux prétexte qu'ils avoient Cambrésis ( F. AâBAs). Malbaux,
émigré. Le curé Malaquin, tra- à raison de son âge, n'étoit point
duit devant ce tribunal, avec cinq sorti de France, lors de la loi de
autres prêtres ( V, Aocanc, J. B. déportation du 16 août 1792; mais
Dubois, Mabillb, P. J^ Pohtois, il-subissoit la douloureuse condi-
GossBAij),le 28 vendémiaire an III tion delà réclusion imposée par
(19 octobre 1794)9 n'hésita point cette loi aux prêtres sexagénaires
à 'rendre hommage à la vérité, ou inQrmes. Cinq autres chanoines
lorsqu'on lui demanda s'il étoit de la même église étoient pareil-
sorti de France. Il répondit aflii^ lement enfermés ( F. P. H. Bovc-
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fjvsL). !■« procoDsal» cherchant des prétextes pour les envoyer à Ja mort, en trouTa un particulier contre MalbauZ) indépendamment de ceini que foumissoît la ppotes* tation du chapitre d*Arras, en 1790, contre les Tues anti-reKi:îeafes de l'Assemblée Consti* tnaote. Lors des perquisitions f^es par les révolutionnaires, d'après ses ordres, dans le domicile de ce chanoine , ils y avoient déeoaTert cette protestation, accompagnée des brefs de Pie TI, etdesmandemens d'érêques françab contre la c4m$$ituHan civUe du etergé. Lebon en fit un crime '^écial à Halbaux, dans l'arrêté dont nous aToiis parlé à l'article de BovcQVBL. Ce chanofne*fut envoyé à la mokt par le tribunal révoUuionnairù d'Arras, avec ses cinq collègues, le 17 germinal an II (6 ayril 1794 ). Il le fut par conséquent pour des actes qui attestoîent la constance de sa Foi, et qui déficient , en quelque sorte , les persécuteurs de l'y faire renoncer. ( V. A. F. Lbeot-d'Hubtebisb»
et I. Machibi.)
MALDAGNE (Jbah-Baptistb) , curé de Lourres , dans le diocèse de Paris, et né à Polgney, dans celui de Toul, en 1756, fut arrêté à Lourres, en 1793, pour cause de religion. Elle n'étoit déjà plus alléguée contre les yiôtimes, quand son tour vint d'être présenté au tribunal révoituionnairô ; et, faute d'autres motifs de condam-
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nation, les juges l'impliquèrent dans la conspiration supposée des captifs de la prison de Sain^LO' zart, où il étoit détenu. Ce fut com me complice de cette conspiration imaginaire qu'ils l'envoyèrent à l'échafaud , le 7 thermidor an II (a5 juillet 1794) ; et il fut décapité le même jour , à l'âge de 58 ans (r. J. Ràodl, p. Hbbbbt, g. J.
G. ASST, F. BCQVBT, T. MECNtBBy
J. N. yoTOT,et L. Sbllos). Fou* quier - Thinville avoit dit, dans son acte d'accusation, d'une manière générale, contre lui et ses compagnons de supplice : « Ges prêtres se sont cinutommenf prononcés contre le peuple , dont ils n'ont cesstf d'être les ennemis. Ne pouvant fonder l'esclavage des peuples que sur Cimposture, U mensonge, et les prestiges du fanatisme, ils ont, soîl par kurs intrigues avec les conspirateurs du dedans, soit par leurs correspondances avec ceux d'outre-Rhtn , voulu rétablir le règne de la tyrannieetde h superstition, pour opprimer de nouveau le peuple p sous le double joug du pouvoir et du mensonge».
MALHERBAUT (AvBBi), prêtre du diocèse de Limoges, fut surpris, dans sa fuite, par des gendannes qui le conduisirent aux prisons de Niort, où il fut égorgé par eux-mêmes, en 1795.
Nous regrettons que cette notice, envoyée de Poitiers, en 1816, nous laisse à désirer d'autres dé-
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lui proposa de choisir entre la prestation de ce serment et la mort. Malle t répondit « qu*il ne feroit jamais un acte aussi contraire à la religion qu*au gouvemement monarchique» (F. Foftaive» Lazariste) ; et le président irrité pro« nonça contre lui la peine de mort, le déclarant « ennemi de la patrie et contre-rév^olutionnaii'e». L'écha* faud étoit déjà dressé quand cette sentence fut rendue; MalletTavoit aperçu avant d'aller au tribunal , et il a voit dit : « J'at vu le marchepied qui va me servir pour monter au Ciel » . Aussitôt après cette sentence prononcée le aS ventôse an II (i5mars 1794)9 on le conduisit au martyre 9 qu'il subit à l'âge de 36 ans. ( V. Gigot , diacre, et N. Massilliav. )
MALLET (Jean), prêtre, né dans le diocèse de Montauban , fut arrêté en 1793, et conduit en 1794 à Bordeaux, où on l'enferma dans le fort du Ha, en attendant que les préparatifs d'un embarquement de prêtres pour la Guiane fussent achevés ( V. Boadbaox). Gomme on les termina seulement vers la fin de l'automne , et qae ce ne fut qu'alors , trois mois après la chute de Koberspierre , qu'on embarqua des prêtres détenus à Bordeaux , les souffrances de la captivité dans le fort ne permirent pas à Mallet de vivre jusqu'à cette époque. Etant devenu dangereusement malade dans l'intervalle, en juillet 179^9 et ayant
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été transporté à l'hôpital de Saint* André, il y mourut le 7 août 1794 9 à l'âge de 54 ans. (1^. L.
LovpiAS, et P. Mabgou.)
MALTERRE ( iV... )» curé de Notre-Dame, au bourg de Che«> mille, dans le diocèse d* Angers 9 ne sortit point de France , malgré la loi de \iéportation du 26 août 1792, contre les prêtres non* assermentés,' du nombre desquels 11 étoit. Son lâge avancé le plaçoit dans l'exception quMfe avoit accordée aux seiagénaires ou in* firmes , à la rigoureuse condition de vivre enfermés dans une mai* son commune, sous la surveillance des autorités révolutionnaires. Le curé Malterre fut, en conséquence^ mis dans un lieu de détention 9 d'où on le tira , avec ses confrères de captivité , quand les persécu* teurs voulurent faire périr tout ce qui restoit de prêtres en France 9 quels que fussent et leur d^e , et leurs pacifiques dispositions. Carrier, proconsul à Nantes, yenoit de vanter la facilité avec laquelle il y avoit noyé quatre-vingt-seize ministres des autels^ au commencement de novembre 1793 (f^.
Navtbs). Le curé Maherre, arrivé dans cette ville, avec cinquantesept autres prêtres sexagénaires ou infirmes, Ait submergé avec eux , pendant la nuit du 9 au 10 décembre suivant. La gabarre étroite dans laquelle ils furent engloutis par la LotreV tkt dilTéroit gu^re de ces cercueils de plomb dans les-