‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 61 sur 242 · NOI · texte numérisé non relu

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cré pour la même cause, le a sep« tembre suirant. (f^. SsminâB.) NOf RON (HiLiLiM-AucusTiv) , prêtre du diocèse de Laon 9 né à ftlartigny, Ters^ 17609 étoit, à l'époque de la réyolution 9 curé de Mortier et Crécy, dans le même diocèse. Il échappa aux persécutions de 1793 et 1794» dont les fureurs éclatantes aTertissoieot au moins de se garantir. La modération traîtresse que les persécuteurs affectèrent pendant les années sui- Tantes, inspira quelque confiance au curé Noiron. Il reparut dans la ville de Laon 9 y manifestant son attachement à l'Ëglise catbo- Uque et aux devoirs de son sacerdoce. Ce fut un délit politique irrémissible aux yeux des tyrans .

qui reprirent leur précédent caractère, à la journée fatale du 18 fructidor (4 septembre 1 797). La loi de déportation , rendue le lendemain contre les prêtres soi-disant réfractaires 9 fit arrêter ce curé ( F, Gciave}. On l'envoya bientôt à Rochefurt, pour y être embarqué. Il le fut le 12 mars 1798, sur la frégate la Charente, et, le a 5 avril 9 sur la frégate ia Di^ code. Celle-ci le jeta dans le port de Cayenott au milieu de juin ; et de suite il en fut relégué dans le déseit de Konanama. Homme instruit 9 suivant le témoignage d'un de ses compagnons d'exil, il avoit contracté, dans ses malheurs 9 une habitude d'inquiétude naturelle que cependant la religion

Tenoitdompter. Dansla pénurie où il se trouToit^ Comme les autres exilés ) il s'associa a?ec six d'entre eux, pour aller au canton de K.oujTOUy gagner sa nie dans une espèce de commerce ^ sans avoir aucun fonds pour le commencer.

Là, toujours occupé de pensées religieuses 9 il se chargea de sanctîfler le mariage de la fiUe d'un colon 9 et lui donna la bénédiction nup<^ tiale en présence de témoins 9 suivant les formes voulues par l'Eglise. Cet acte sacerdotal ayant été connu des agens de la persécution à la Guiane 9 ils firent arrl^ter le curé Noiron 9 pour le conduire à Cajenne9 où il en fut puni par un rigoureux emprisonnement.

Ensuite on l'envoya dans le canton d'Aprouague, où 9 manquant de vivres 9 il alla dans les bois 9 chercher à s'en procurer. La fatigue qu'il en ressentit 9 faisant développer en lui les germes de mort que le climat y avoit déjà comme inoculés 9 il tomba gravement malade 9 etmooruten novembre 1797. ( F, N. MoLusB, et L. V.

?iOVAILLSS.)

NOLHAG (A1TT0121E) 9 curé de la paroisse de Saint-Symphorien dans la viOe d'Avignon » doit être compté au nombre de nos Marlyrs9 bien qu'il ait été victime d'un massacre dont le but tenoit à une cause politique 94a réunion d'Avignon et du comtat Venaissin à la France {f^. Avignon). G 'étoit par ses principes religieux qu'H méritoit d'dtre

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