‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 68 sur 242 · OLI 1G · texte numérisé non relu

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nade du Cours 9 peu fréquentée à cette heure , n'eut pour témoins de ce meurtre que ceux qui lo commirent ; et , dans la ville , personne ^ excepté les municipaux , ne se doutoit de cet^affreux événement. L'arrivée de ce digne curé ne fut connue dans Marseille que par l'annonce de son martyre. Tous ces faits nous ont été attestés par un parent du Père Nuiratte , M. le chevalier de Grosson de Troc y allié du vénérable Olive; par M. l'abbé de Sinéty, curé à Marseille , et aumônier de S. A. R. MoNsiem; enfin , par M. le comte de Demandolx, ancien lieutenant-généralcivil en la sénéchaussée de Marseille, doyen de Tacadémie des belles-lettres, sciences et arts de cette ville.

OLIVIER (iV...), curé de la paroisse d'Oppio , dans le diocèse de Grasse, refusa le serment schismafique de 1791; et, obligé de s'éloigner de ses paroissiens, il vint demeurera Grasse. Le besoin que les catholiques avoient de ministres fidèles A la Foi, l'empêcha de sortir de France lors de la loi de déportation : il se dévoua pour eux aux plus grandes fatigues, et aux plus imminens périls , malgré son âge avancé.

Quelques précautions qu'il prît pour échapper aux espions des persécuteurs , il fut découvert , et on l'emprisonna. Une maladie très-sérieuse qui lui survint dans

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sa captÎTÎté, fit craindre aux impies qu'une mort naturelle ne leur en- IcTat le féroce plaisir de lui arracher la vie. Ils le firent porter à rhôpital pour qu'il y fût guéri ; mafs, dès qu'il fut convalescent, ils le mirent sur une charrette pour le conduire à Toulon , où il devoit être jugé etexccuté. Celte charrette devint pour lui comme un éehafaud de mort : il alloit y expirer y lorsque les barbares conducteurs, craignant encore une fois qu'il n'échappât à la guillotine, le déposèrent dans un hôpital sur la route pour qu'il y guérît ; mais il y mourut presqu'aussitôt avec la sincère volonté de répandre son sang pour la cause de Jésus- Christ. 11 a voit 67 ans; et sa mort eut lieu dans le mois de janvier

OLIVIER^ chanoine à Lyon.

{F. E. Oluvibr.)

OLIVIER (JsAïf), prêtre du diocèse de Vannes , voyant le besoin des fidèles lors de la dépor-* tation des prêtres insermentés , voulut rester dans son canton , pour y maintenir la Foi et y répandre les secours de l'Eglise.

N 'ayant pas voulu prêter le serment schismatique, il restoit exposé par son zèle à de très- grands dangers.

Le lieu où il se reposoit de ses courses apostoliques étqit la paroisse de Quistinic , près d'Hennebon. Les agens de la persécution l'atteignirent au commencement ^P '794> ^t îl fut conduit par eux

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dans les prisons dv Lorient. C'étoit en cette ville que siégeoit alors le tribunal criminel du département du Morbihan, Ce tribunal, l'ayant fait comparokre à son tour, le condamna, le 2.1 ventôse an II ( i4 mars 1794)9 à la peine de mort , comme « prêtre réfracta ire » ; et , le lendemain, il fut décapité.

OLIVIER ( Michel-Ighace), prêtre et religieux du diocèse d'Avignon, né en 1725, montra que dans sa vieillesse il conservoit toute la vigueur de la Foi. Ce fut avec force qu'il repoussa les séductions de l'hétérodoxe canêti^ tution civile du clergé. Son grand âge ne lui permettoit point de sortir de France , lors de la loi de déportation, qui, d'ailleurs, paroissoit l'en dispenser ; et il resta dans la ville d'Avignon, y vivant fort retiré , et comme ignoré. La persécution l'épargna jusqu'à répoque où le proconsul Maignet vint, au printemps de 1 794 , établir sa féroce commission populaire ( V, Orange). Le P. Olivier fut alors enlevé de sa paisible demeure, et transporté dans les prisons d'Orange. Il comparut devant l'atroce commission, qui, le 5 thermidor an II (a3 juillet 1794)9 prononça contre lui une sentence de mort, en le qualifiant de ocontre-rcvolutioanaire», ùl l'âge de 69 ans. Le même jour vit tomber sa tête sur l'échafaud. ( F. M* Peussies.)

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