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qui resta comme une arohe de salat au milieu du déluge de sang par lequel fut inoiidée la capitale ( V.
S^^bohhb). Il ne restoit plusà l'abbé de Thorame) comme à aon frère et à son oncle, que le parti de la résignialion à la Tolontéde Dieu ; et ils a'exhortoient ensemble à se soumettre couiageusèment à ce qu'il lui plairoit de permettre contre eux auxennemi^ de son Eglise. On ne tarda paa4 les arrêter ; ils furent conduits devant le comité civil à% la section du Luxeméourg; et 9 par le refus de tout serment criminely ils s*y montrèrent dignes du martyre qui les attendoit(f^. Sbptn»a^). Le comité les fit enfermer dans l'église des Carmes, où Thorame le jeune retrouva un de ses intimes amis ( F. Ratiav } , et pnt s'encourager encore par la présence du saint archevêque d'Arles ( F, DoLào ). Il sentit augmenter sa ferveur à mesure que les circonstances rapprochoient des jeux de sa Foi les récompenses étemelles. Le jour du massacre arriva ; et Thorame 9 loin d'en être troublé p le contemploit avec une douce joie, comme, celui où la religion alloit triompher par le martyre de ses ministres. Il reçut le coup de la mort plein d'une sorte de reconnoissance , parce qu'il y trouvoit k iionheur de perdre la vie pour la cause de Jésus-Christ et de soa Eglise.
PAZERY DE THORAME (JosBPH-TflOMAs db)» prêtre» doc-
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teur de Sorbonne , sous-doyen de la'cathédrale de Bloîs 9 et frère aine du précédent , exerçoit le ministère de la prédication avec autant de succès pour le salut des âmes que pour la gloire de l'Eglise. OnJe vit en 1788» prononcer le Jeudi-Saint devant le Roi , ce sermon de la Cène que la touchante cérémonie du lavement des pieds , par des mains royales» rendoit si auguste ; et son discours fut digne de la circonstance. Nous venons de dire comment 9 insermenté de même que son frère 9 il al}a demeurer aveo lui chez leur oncle dans la rue du Pot-dù-Fer, près de l'égljse de Saint-SuIpieCy et comment ib y furent arrêtés tous les trois, peu de jours après la fatale journée du 10 août 179a. Enfermé pareillement dans, l'église des Carmes ( K SBPTB]iJ9aB)yavec tant d'autres illustres confesseurs de la Foi {F* LvhÂv) ; distingué par les mêmes vertus 9 le même caractère et les mêiaes talens que son frère et son oncle 9 il eut <faroit à la même récompense, après avoir souffert la même captivité ; et reçut avec eux la palme du martyre.
P A2CRY (PnafiB-FaÀHçois d?}, oncle des deux précédens, étoit vicaire-général du très-vénérable archevêque d'Arles (^. Dulav), dignitaire sacristain de sa cathédrale, et n^embre du bureau diocésain de cette métropole. Collègue de l'abbé de Foucauld auprès du même prélat 9 il rédigea
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et signa cothme lui , le 26 no- iiôn dvite du clergé. Yooé dès Yembre 1790^ cette réponse déjji lors à une persécution toujours funt admirée que le chapitre croissante, il ne s*en crut pas d'Arles fit à son vénérable arche- moins obligé de yeiller au salut Têque, après avoir reçu de lui des catholiques. Se trouvant , par VExposition des principes des hi nouvelle division de la France, évêques membres de l'Assemblée sur le département de la Dordonationale, sur la constitution ci~ gne, il fut arrêté et conduit aux vi(educlergé,{F. Ar^Fovckvhù). prisons de Périgueux, en 1793. La persécution Tayant forcé de On FenToya, dans les premiers s'éloigner d'Arles , il étoit venu mois de l'année 'suivante, à Roprendre un domicile près de l'égfise cbefort , pour être déporté au^elà de Saint-Sulpice , dans la rue du des mers ( F, RocHEroBr). II se Pot-dè-Fer, où il recueillit ses vit embarquer sur le navire les deux neveux avec leur sttur. On Deux Associés. Les maux que sait déjà , par les articles précédent , les déportés y soutFroient l'eurent qu'il fut arrêté comme eux, en bientôt accablé. Il mourut le 90 qualité de prêtre insermenté peu août 1 794 , à l'âge dé 38 ans ; et de jours après le fatal 10 août fVit enterré dans l'fld Madame^ 1792 , et qu'enfermé avec eux ( V* G. PitmâD, et J. P. Pbludans l'église des Carmes, it s'y tier , Récollet. ) trouva réutii à son digUè firéhevê- PÈCHEDR ( Jeah ), curé de que, pour recevoir ensemble la l'a paroisse de Florimont, près palme du martyre. C'est pareHe Béfbrt, dans le diocèse de Besanqne , le a septembre suivant , fîit çon , après y avoir été vicaire récompensé leur intrépide dévoue- dans celle de Cbateney, près de ment à la causé de l'Eglise càtko- Lure , où soil sèle lui avoit déjà tique. Ces trois Martyrs étoient occasionné quelques vexations , d'une famille de Provence qui avoit ne voulut point, en 1791, prêter foumide très-honorablés membres le serment de la eoifUtUtition dau parlement de cette province, vite du etergé, -Lès administra- On y comptoit encore , en 1 788 , teurs du département du Dou6s , au nombre des conseillers, Pierre- manquant de prêtres schismati- Symphorien , et François-Pierre- ques pour remplacer tons les cu- Joseph de Paiery de Thorame. rés qui nvofent refusé ce ser- PSBEYRE ( GilAVD ), prêtre, ment, laissèrent Pèéheur auprès de V icaire de Boissières , dans le dio- ses ouailles. Il profita de cet avancèse de Cahors sur lequel il étoit tage pour les affermir dans la Poi né,ao &0C, paroissedeMarenily conti^ laquelle il voyoit croître refusa le serment dé la eon$Htfih |ès persécivtions. Les excès aux-
q«eb 86 portèreat ensuite les impie») lui furent en quelque sorte réTéliBA) car il eut un pressentiment qu'il en seroit la viotioae; et il se hâta dès lors de mettre plus que jamais son âme eo état de paroîtve devant Dieu.
Il fit de suite une confession générale au respectable curé de Concourt 9 et disposa ses affaires temporelles comme s'il eût été sur le point de quitter ce bas monde. Etant encore dans sa cure lorsque fut publiée la loi de déportation du a6 apût i^ga» il écrivit à ceux de ses confrères qu'il sayoit eacbés dans la ville de Béfort, pour leor offk'îr l'hospitalité, si , en obéissant à cette loi, ilsvouleient sortir de France par le passage de Porentrui. Cçux-ci hii ajant répondu que 9 ce passage étant déjà inondé de troupes furibondes, ils treuToient plus de sûreté à prendre la route dé Bâle» et l'ayant invité à venir les rejoindre, pour sortir de France avec eux» le curé Pécheur leur répondit que « des devoirs de charité l'appelant dans le pays de Porentrui, voisin de sa paroisse, il se croyoit obligé d'y passer, quoi qu'il pût lui arriver» • Il ajoutott : c Je reaaets entièrement mon sort entre les mains de la Providence; et je me recommande aux prières de mes arob, que je n'oublierai pas devant IMett ». En partant, il s'arrêta chea les religieux Prémontrés du prieuré de Grandgour, dépendant
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de. l'abbaye de Bellelay ,. pieux solitaires que la révolution n'avoit point encore expulsés de leur cloître ; et, s'il s'aordtoit ohe4 eux, c'étoit principalement pour \tur recon^manderses paroissiens pendant son exiL Pendant qu'il y prcr noit uoi^ frugale réfection, l'approche d'un bataillon de volontaires effrénés répand l'alarme dans le cloître. On a vu, é notre article DipoxTATiex, quelle fureuj? sanguinaire ces espèqeis^ de soldats déployoientalorscontEe les prêtres non-assermentés. Pécheur, effrayé s'enfuit dans un bois du voisinage ; mais UQ o0iciçr de œ bataillon l'aperçoit; et, prenant un fusil, il tire sur lui: le curé de Florimont tombe mort et baigné dans son sang. Ce meurtre eut lieu le a4 septambre 1799. On nous croira sans peine quand nous ajouterons que les soldats, fondant aloss sur le cadavre, s'approprièrent sa dépouille, et que, dans leur fureur, ils pillèrent le prieuré, en reprochant aux religieux qui l'habïtoient «d'accueillir des prêtres réfractaires».
(F. J. F. PAnvAiUB, et A« PéeaoT. )
PÉGier (Anaimr), prêtre, religieax Capucin de la maison.de Dole, au diocèse de Besançon, né en 1761 , à Soye, même diocèse , étoit entffé , dès l'âge de 19 ans , dans l'ordre de Saint-François, y avoit fait profesaion deux ans après» sens le nom de Pèn