‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 82 sur 242 · PAZ · texte numérisé non relu

PAZ

soit qu'entraînés par un sentiment naturel bien légitime , ils voulussent se réunir à un oncle respectable, vicaire-général d* Arles , qui demeoroit près de Téglise de Saint- Sulpîce , dans la rue du Pot^de- Fer, auprès duquel étoit déjà leur sœur , ils vinrent s'établir en son domicile. «Tous les trois, dit un de leurs contemporains , Tabbé Barniel,étoientestimables par leurs ta- Ien.i,comme extrêmement aimables par la douceur de leur caractère ; et tous les trois étoient également édifians par leur cèle et par leur piété. » Mais cet historien s'est trompé quand il les a appelés les trois frères: un ami particulier de Jules- Honoré -Cyprien de Thorame, qui est aussi le nôtre, ayant su, peu de jours après la terrible journée du 10 août 179a, qu'on recherchoit et qu'on emprisonnât les prêtres non-assermentés , se bâta, après s'être déguisé en laïc, d'aller le voir, afin de l'avertir du péril ; et , comme pour en j uger «lans ce qui le concemoit pe rsonnellement , il commença par lui demander s'il étoit connu pour prêtre dans la section où il se trouvoît. Thorame ayant répondu affirmativement , notre ami le pressa de ne pas rester dans ce domicile.

« Eh ! que voulez - tous que je fiisae, répliqua Thorame? je ne sais où aller ». S'il eût pu prévoir desèvénemens incompréhensibles au premier abord, il seroît retourné dans la maison de Sorbonne

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