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lors des massacres de seple&ibre 17929 la crainte d'être forcé de s'expatrier ou d'être mis en réclusion 9 d'après la loi de déportation , et plus encore la fallaeieuse justi-^ âcation que quelques docteurs d'une morale flexible au gré des circonstances ( F, T. M. GASTILL0N9 et M* E* PBUssiBx),répandoient alors du serment à^ égalité - Uéerté y récemment prescrit 9 le déterminèrent à le prêter. Sa conscience en eut cependant des remords ; et 9 tandis que 9 pour les calmer 9 il recouroit à tous les subterfuge* des commodes partisans du fro-^ hahiiisme, lesadministrateursdu département de la Meuse le fireut emprisonner 9 comme non-assermenté. Vers la fin de 1793 9 il fut condamné 9 par le tribunal criminel de ce département, à la déportation au-delÀ des mers. On le fit partir à cet efiîet pour Rochefart9 où il devoit Ctre embarqué (^. Rochefort). II le fut au printemps de 1794 9 sur lo navire lefVa^hington, où, se trouvant d'un tempérament pins robuste que la plupart des autres déportés 9 il ne périt point n pendant les onze mois qu'il relata en mer.
Cependant il y avoit aspiré le germe de la mort; et il étoit déjà fort malade lorsqu'on le mit \ terre 9 au commencement de février 1795. Manquant de forces pour dtre transporté dans sa province 9 il resta dans la ville de Rochefort. Comme il avoit per-
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sisié dans son malheureux système de prabaéiiisme , par trop de confiance aux apologiMes du serment de iiéertéégaillé, il n'en avoit pas encore fait la rétractation lors de son débarquement, se fondant d'ailleurs sur ce que ce serment n'empêchoit point, comme celui de la cofhstitution civile du clergé, qu'il ne fût demeuré dans l'unité de l'Eglise. Mais 9 ne voulant pas que sa conscience restât chargée d'un acte plus que ftabaiftement criminel ( V. Fontaine, Lazariste), il le rétracta, et l'expia lorsqu'ilse ?itsur le point de paroitre devant Dieu ; et cette rétractation , faisant revivre ses précédens mérites, rendit aux souffrances qu'il avoit endurées pour la Foi, tout le prix qu'elles dévoient avoir. Il mourut à Rochefort, dans le courant de février, à l'âge de 65 ans. Il étoit né en 1730, à Pierreville, sur le dio- <;è8e de Metz. ( V. Pellbtiea, curé ; et G. Pbagavd.)
P£RG AUD ( Gabriel ) , prêtre , chanoine régulier de la congrégation de France , dite de SahUe^ Geneviève i né à Saint-Priest-la- Plaine, dans le diocèse de Limoges, en 1753, et prieur en l'abbaye de Beaulieu y près Dlnan , sur celui de Saint-Malo , continua d'y résider après la destruction des congrégations religieuses. Ne s'étant pas regardé comme astreint au serment de la constitiuiaii civile du clergé, il ne crut point l'être à la
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déportation prescrite à ceux qui l'avoient refusé ; et il resta dans la même province , devenue le département des Câtes-du-Nord' Comme il y manifestoit , par l'invariabilité de sa Foi, son éluignement du schisme, et parconséquent des impiétés que la révolution enfantoit chaque jour, les administrateurs le firent arrêter vers la fin de 1793; et, en mars 1794* ils l'envoyèrent, avec vingt-deux autres prêtres, à Nantes, où Carrier submergeoit un si grand nombre de ministres du Seigneur ( y, Nantes ). Quand il y arriva, Carrier venoit d'être rappelé à la Convention , et ses tioyades a voient cessé ( F. Ne- VEBs). Pergaud, et ses confrères du même département , furent alors embarqués de nouveau pour être conduits aux vaisseaux partis de Rochefort en ^ars précédent ( y. RocHEPOBT ). Quand on les eut atteints en mer, on fit monter le prieurdeBeauIieu,sur ie«Z>et/a:
Associés, où bientôt il succomba sous les maux auxquels les déportés y étoient en proie. Il expira le ai juillet en 1794 > n'ayant qu«; 41 ans. Son corps fut inhumé dans nie d*Aix. M. de La Biche, qui se trouvoitprèsde lui dans ses derniers instans, dit : «Le courage etla fermeté paroissoient faire le fond du caractère de notre confrère Pergfcud. Il ^int assez tard sur nos navires, et fut presqu'aussitôt emporté par la mort , quoique sa
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stature et sa coroplexion annonçassent un tempérament très-robuste : la longueur de son agonie 9 où il parut lutter contre la mort , a justifié cette conjecture. Malgré Taffreux privilège que la maladie commune parmi nous nroit de nous interdire, dès son début, l'exercice de nos facultés mentales , et quoiqu'il fût déjà comme atterré par elle, il conserfoit néanmoins encore toute sa présence d'esprit. Il en eut asseï 9 même en ses derniers momens, pour témoigner qu'il sentoit le prix des discours édifians^qu'on lui adressoît, et qu'il ratifioit tout ce que lui disoit le confrère qui l'assistoit dans son passage du temps à l'éternité ».
[ V. i. PÂaivrr.)
PERILI.IER ( FaAVÇots ) , citoyen de Nismes, avoit signé la courageuse profession de Foi contenue dans l'adresse du 30 avril 1790, et la déclaration du 1*' juin suivant ( F. Nisves). Quand les protestans commencèrent à s'en venger, le 1 3 du même mois, Perillier fuld'abord grièvement blessé dans sa propre maison , d'où on le conduisit à l'amphithéâtre , du haut duquel on le précipita dans la rue. De là on le traîna dans le fossé, oA il fut assommé ù coups de pierre.
{y. Avtirt.)
PÉRINET (Jian), curé de Bfoulins-en- Puisa je, dans le diocèse d'Auxerre, sur les confins du Nivemois» et né à Reims ^ paroît
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être resté près de sa paroisse après l'établissement du schisme constitutionnel de 1791; car ce fut sur le département de V Y orme, dans lequel elle se trouvait, qu'il fut arrêté en 1 793. Les autorités de ce département le condamnèrent à la déportation au-delà des mers ; et il fut envoyé à Rochefort , pour y être embarqué (K.Rochefobt).
On le fit monter le navire (e TV a- • shingt&fi : il mourut des souffrances de cette déportation en octobre 1794» à l'âge d'environ 5o ans. Son corps fut inhumé dans l'île Madame, (F. G. Pergaud, et Perrbaclt, curé. ] '
PÉRISIER(Abma5d), curé de Cnymères, près Langon, dans le diocèse de Baziis, sur le quel ilétoit né en 1717» re^ta i-rts de ses paroissiens , sans avoir faif le serment schi!«matique , et malgré la terrible loi de déportation du a6 août 179a, qui, au surplus »
ne le condamnoit qu'à la réclusion, vu son fige. Emprisonné en 1 793, il fut envoyé à Blaye , pour être de là déporté à la Guiane ( K Bordeaux). On l'y plongea d'ans le souterrain du fort de Pile du Pâté de Blaye, où il devoît attendre l'époque de rembarquement y qui n'eut lien qu'à la fin de l'automne 1 794 9 trois mois après le Neuf thermidor. Dans l'intervalle , le curé Périsier avoit eu tant à souffrir en cet horrible cachot^ que le long martyre de sa situation le rapprochoit du terme de sa TÎe
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