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Savoie, qui, pour échapper aux mêmes persécuteurs , se réfugioient auprès de leur souveraia Daturel. De Fribourg et du Valais, où le nombre des nôtres excédoit les ressources de ces pays, il en étoit encore venu beaucoup dans les Etats romains , qui , en 1795, contenoient plus de quatre raille prêtres français , sans parler de ceux d*Avignon et du Gomtat Venaissin , à la fidélité desquels leur saint monarque ne pouvoit refuser un paternel asile, ni des saintes cohortes de reli^ gieuses qui accouroient cherchant un refuge auprès du père commua des fidèles.
Parmi les scènes attendrissantes qu'oScît ^ Ronfle la réception de tant de pieux proscrits, il en est une que nous ne.sftiurlonâ passer sous silence : c'est celle dont furent l'objet d'humbles et timides religieuses Capucines qui arrivèrent des premières à Rome. Le Saint-Père, prévoyant, avec raison, qu'à leur entrée dans cette ville, elles iroient adorer Dieu dans la basilique de Saint-Pierre, envoya pour les y recevoir avec une pieuse solennité , la duchesse Rraschi et le cardinal Zélada, secrétaire d'Etat. II voulut ensuite que, par une continuation des mêmes égards , toutes les religieuses qui arrivoient après elles , fussent reçues aux portes de Rome par des prêtres chargés de les conduire en Qgr rosse dans les mon as- .
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tères 01^ il leur avoit ménagé des retraites analogues à leur voca-tiou , et qui les accueilloient avec Tempressement de la cordialité.
Sa Sainteté alloit bientôt ellemême leur y porter des paroles consolantes, donner des éloges à leur Foi, et répandre sur leur persévérance les plus abondantes bénédictions (1).
Quelle fervente piété n'entretiennent pas, xshez toutes les personnes bannies de France à cause de leur Foi, de nouvelles indulgences dont le Saint-Père a voulu que la condition fût la récitation de quelques prières quotidiennes indiquées par lui-même, pour les besoins de ce royaume (a) ? Elles
( 1 ) L'admiration étoit si grande ches les Italiens , qu'oubliant tout sentiment de jalousie , ils célébrèrent , en 1795, cette magnanime hospitalité par une médaille qui représentoit Pie VI, assis sur son trône , et accueillant les évoques, les prôtres, les religieux et les religieuses , proscrits de la France à cause de leur attachement à la Foi.
La légende de cette médaille étoit :
Clero GiUiid puiso hospitium et ait-' merUa prctbàa.
(a) Déjà, le a4 mai 1793» Pie VI avoit accorde une indulgence plénière à chacun des prêtres d'une association de trente et quelques uns, qui, récio tant chaque jour des prières particulières approuvées par lui , les une 1 pour le matin , les autres pour le soir, cëiêbreroit, chacun à son tour, dans le courant de chaque mois , une messe sans rétribution., « pour implorer la miséricorde divine , dans les calamités quiaffligeoient le royaume de France.»
se font de toutes parts 9 selon ses intentions 9 à la suite des prières générales pour les fimes du purgpatoire y dont , suiyant un ancien usage 9 toutes les cloches donnent solennellement le signal une heura après que la nuit a commencé.
Ainsi donc , tous les soirs , sur tous les points de la capitale du monde chrétien , et au même instant, l'on se met à implorer 9 d'un commun accord , les miséricordes divines sur cette même France 9.
au sein de laquelle se machinent d'horribles attentats contre Rome . et le Saint-Pontife.
Les soins touchans de Pie VI n'auroient pu être interrompus par la tentative que les Français rérolutionnaires firent, le ai décembre 17939 avec une flotte nombreuse, sur les côtes de ses Etats; puisque Dieu Tavoit dispersée devant Oneille, parla tempête (1)9 au moment même que
L*înduU*et les prières furent publiés, en latin et en français, par Timprimerie de la Propagande (^onue MDCCXCif), Au frontispice est une gravure représentant! battue par 1^ tempête , la barque dans laquelle étoit Jésus-Christ avec ses disciples , suivant le récit de saint Mathieu c. Vil» f, xxiv). C'est saint Pierre qu'on 7 voit éveiller le Sauveur , en lui disant : Domint^sab^a nos, ptrùniu.
(x) Ce miraculeux événement fut coniacré par une médaille frappée aux dépeai d'an patricien du duché d'Urbin , l'abbé Venexianelli : on y lit ces mots : Pietaie, canstantid, pruvi"
le saint Pontife prioit pour son peuple, devant le tombeau de saint Pierre (i). L'événement le
tUruid Pii VI^ Roma iotpes. Mais cet honneur particulier étoit surpassé par celui que le peuple romain lui décernoit , dans les transports de sa reconnoissance. La première fois que Pie VI parut en public, il loi procura spontanéoicnt une sorte de marche triomphale, accompagnée de bénédictions , le proclamant Pèn de sts sw Jets, et lÂbéraUur de Home, Le Sénat , éprouvant le même enthousiasme , décréta qu'il lui scroit érigé, an Capi^ tôle, une statue en bronze, au bas de laquelle on liroit : Adsertm, seeuràatû publicœ. La modestie du Pape ne voulut pas le permettre. Il ne put néanmoins empêcher qu'on y suppléât par l'inscription suivante, gravée sur un marbre , dans la grande salle du Capitole :
D. N. A* ri.' P^nHjici Oh mnetam d^eiUimis ttm^ûrikms « Prmelarè de Re pmàficm mânf Pn Statut œnttt à»m»r* fm*m i p^puiù R. Siài pàiatmm e»nstmntistim^ rtemsmirit Mkuaâiin RtttêaicÊU, Sem. Urh. yetiOàr. EttL Amm» MDCCLXXXXm.
Tmmtam audtttim •ptimi Prmeipù Et grmtm eMum 9oimntatis memprimm Posttrilati tratUatUm cttra^.
(i) Pie VI alloit tous les jours y prier, À genoux, depuis une heure après midi jusqu'à deux heures , sur un prie - Dieu placé non loin du dea*nier pilastre ii gauche, vers le maîtreautel, ayant en face, et de l'autre côté de la nef, an bas du dernier eutrepilastre à droite, sur une base élevée , une très antique statue en bronze , représentant saint Pierre assis , et dont le pied droit se porte en avant. Quand l'oraison du Saint-Pére étoit finie j il ne sortoit jamais sans-
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plus accablant pour son cœur > est l'atroce régicide commis à Paris , sur la personne de Louis XVI ^ le ai janvier. On diroit qu'il ne peut lui sunriTre , tant il en est abattu (i); et, de cette douleur profonde naît le germe de la maladie qni s'aggravera progressivement, à mesure que les persécuteurs le feront avancer vers le terme de son martyre.
Mais 9 comme nous l'avons déjà remarqué, les coups portés à la royauté en France 9 tendent à se répéter promptement à Rome ; et c'est le i3 février suivant qu'enhardi par l'exécrable attentat commis à Paris, vingt-trois jours auparavant, les mêmes coupables provoqueront des troubles sanglans autour du Saint-Père.
venir devant cette statue infiniment vénérée; et là, achevant de découvrir ka tête auguste, il la tenoit, pendant quelques minutes , profondément courbée sous le pied du Prince des Apôtres, qu'ensuite il baisoit avec une affectueuse dévotion ; et c'étoit par cet hommage que toujours il termi^ noit sa fervente prière quotidienne.
( 1 ) On reverra cette douleur dans sa vivacité première, le 17 juin suivant, lors de son ÀUoeution sur la BMft de Louis XYI , prononcée devant le Sacré Collège. N'ayant fait que l'indiquer ci 'devant (pag- ^')^)f nous devons ajouter que son début , Quart iacrymœ ei singttUus verha nobit non tn/ercipiant? ne fut pas une simple formule oratoire de Pie VI ; mais l'expression naturelle, et comme la justiB cation des larmes qu'on lui vov^it répandre.
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Telle est donc la vertu de l'immortelle vérité que, malgré toutes les supercheries du mensonge , par lequel tant de gens ont pu d'abord être séduits, elle finit toujours par s'élever, comme d'elle-même , au-dessus des impostures. On ne croitplus maintenant aux relations qu'avec tant d'astuce firent , en 1799»^^^ assassinats de Basseville et de Dufiaux à Rome , certains Mémoires historiques et politiques sur Pie VI, écrits par un anti-religieux, diplomate révolutionnaire, sous la dictée d'un ambassadeur espagnol, ami secret de la révolution française, dans lequel ce Pontife avoit mis trop de confiance (1).
Pie VI soutenoit aussi bien que les plus grands potentats , l'autorité de sa puissance temporelle, pour l'intérêt même de la religion, o Vraiment, disoit avec admiration le ministre d'un prince protestant, écrivant à Londres, au commencement de 1793 ; vraiment ce Pontife (par la dignité de son attitude et la vigueur de ses précautions) est aujourdliui la seule puissance belligérante du Midi (2] ».£n effet, comme on le
(i) Il est étrangement vanté , comme Napoléon et Joseph Buonaparte, par l'auteur anonyme de YBùtoirt dviUy politique et religieuse de Pie Vif dont nous aTons parlé cidevant, pag. fl64-
(3) Opuscule intitulé : le Prophète Jonas; juillet 1793. Londres, sous la date de NimW.
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puttlîoit dans le courant de la feanesse impudente se dîsposoit à
même année / en Angleterre : déployer dans Rome hospitalière,
«Tandis que toutes les cours Tétendard de la rébellion fran-*
d'Italie f et même celles d'Espagne çaise ? Nous arrêterons^nous à dé-
et de Naples 9 étoîent inondées des crire l'éfénement dans lequel le
agensde la Convention, n'aTons* moins coupable peut-être de leurs
nous pas vu Pie VI , seul • soutenir , ^, . "7; : '
1 *.'-■.» 1. I nommés Chmard . eléye eu sculpture ,
la majesté du trône , braver les ^^ j^^^^j .^^^^ ^; architecture , plui
menaces des révolutionnaires fran- fougueux que les autres, ayant mani-
çais f et repousser loin de lui • avec festé au dehors leurs desseins , avoient
la fermeté de sa grande âme, le été emprisonnés. Mais, sur la seule
comte de S...., qu'elle lui en- réclamation du sieur Makau, simple
voyoilcommeambassadeur (1) ?. î?"^* ^,' ** J^^fi??,"^ ''•"-•"' ^
!.. , r .X Naples, le cardinal Zélada y ministre-
Mais, sa prévoyante fermeté secrétaire d'Etat, leur avoit déjà rendu
cédant néanmoins quelquefois à laliberté, lorsque ce consul, enhardi
son indulgence , il avoit toléré par par un tel succès, lui écrivit, le 10 jan-
respect pour les glorieux fonda- vier 1793, une lettre insolente dans la-
teurs et protecteurs de notre Aca- ^"®"* > «près s'être plaint avec mépria
*.__.!• A A tt^«^-. de ce que le Pape n avoit pas voulu re-
denue des beaux - arts à Rome , ^ ^. v j Sr j o^
^ , , , , • . cevoir pour ambassadeur M. de Séffur,
cette effrénée jeunesse révoluUon- j, i^ pr^venoit que , « sur sa raponsa-
uaire de France dont elle étoit l'a- bilité, il ordonnoà en même temps à
sile, et par laquelle nos conjurés M.Digne,consuldeFraace(àRome),
vouloient commencer l'exécution de placer, dans les vingt-quatre heures,
du projet révélé dans le rapwyrt l'f <:"«<>« d« ^ '^'"f.!* ^^"^ ^**
J17 -/j-M M, \ f \ teneure, et sur celle de 1 Académie. Si
de François (de riantes) (a). ^.^«' ». «-.*:« • * * 1
^ ^ y V y on ose y mettre opposition, a joutoit-il;
Nous appesantu-ons-nous sur .£ a„ Français est outragé , je vous
les manoeuvres par lesquelles cette promets la vengeance de la nation
* française; et je tiens toujours ma
(i) Opuscule intitulé : ie ProphèU parole ». Dans la lettre par laquelle il Jotuu ; juillet 1793. Londres, sous la enjoignoit au consul français de remdate de Nùtivt* plir ses intentions dans les vingt -
(a) Déjà ils avoient renversé, dans quatre heures, il lui prescrivoit de le palais de TAcadémie, la statue de tout employer pour IVxécution, Tas- Louis XlVy etdétruit les portraits des surant que « tous les Français qui se Papes et cardinaux protecteurs de cet trouvoient à Rome te réuniraient pour établissement , depuis son origine. Ils empêcher qu'aucune main sacerdotale s'excitoient à déplus hardies entre- ne profanât, par sonoffposùion, c^t prises, par des orgies civiques de- exercice de liberté ». Vaut un buste de Brut us qu'ils Les deux lettres étoient apportées avoient couronné et chargé de bande- par le sieur Flotte , qui , bien que ma- ^ rôles et cocardes aux trois couleurs jor de Fesicadre française dans le port de la révolte. Deux d'entr*eux , de Naples , n'avoit en cette mission
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proTOcateurs 9 deTÎDt la yictime d'un peuple irrité par leurs outrages à la puissance comme h la dignité de son souverain ? Cet infortuné Basseville^ dont nos factieux ont tant feint de déplorer la perte»
que la qualité de courrier. S*ad joignant à Rome un ami du fameux Girondin Brissot, le sieur Basseyille, qui, de* puis quelque temps , y étoit venu de Paris, en prétextant des affaires personnelles , il se présenta avec lui, Tun et Tantre décorés des marques de la rébellion, au cardinal secrétaire d'Etat, et ajouta des menaces orales à celles de la lettre qu'il reroettoit à Son Eminencc.
Elles furent connues du peuple , qui s'indignoit d'autant plus de ces atteintes à la souveraineté du Pape , qu'il savoit que les élèves de l'Académie s'animoient de plus en plus , dans leurs banquets civiques , âi réaliser, le dimanche i3, les volontés de Makau. Ce jour-l méroe, Flotte, pour braver le mécon lentement public , arriva triomphalement , sur les cinq heures du soir, dans un carrosse , avec Basseville et quelques affidés, vers la place Colonna^ lien le plus fréquenté de Rome. Le cocher et les laquais étaloient, comme eux, de larges cocardes tricolores ; et m6me Tun de ceux-ci agitoit, en dehors de la voiture, une banderole aux trois couleurs , dont le mouvement provocateur ne pouvoit laisser le peuple indifférent et paisible. Des cris d'indignation lui échappent ; et, du carrosse , on y répond par un coup de fusil. La multitude s'enflamme , l'assaillit et le force & se retirer, en le poursuivant sur les derrières du palais Chigi, jusque dans la cour de la maison du banquier Moût , chez qui se réfugient
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après TaToir eux-mêmes dévoué au sacrifice , nous a laissé des leçons et des exemples plus analogues à notre sujet, et qu'il importe à rhistoire de transmettre à nos contemporains comme à la posté- Flotte et Basseville. Le peuple y pénètre , ce dernier est atteint ; il vent se défendre avec un stylet dont il s*étoit muni; mais un barbier qu'il en blesse à la main lui porte dans le ventre un coup de rasoir. Cependant la force militaire du gouvernement, à laqutllc il n'avoit pas été possible de réprimer ce violent désordre, put enfin protéger Basseville , auquel le Pape envoya de suite son propre chirurgien, et fit prodiguer les soins les plus compatissans. Le vice - gèrent de Rome vint même , par l'ordre du Saint - Père , consoler cet infortuné, et s'assurer qu'il ne manquoit rien aux besoins de sa situation. Protégeant aussi le sieur Flotte, le gouvernement lui facilitoit les moyens de partir sans danger pour Naples, en lui donnant même soixantedix écus romains (environ 3&j fr. ) pour son voyage , attendu qu'il ne lui restoit plus d'argent. Basseville mourut, pénétré de sentimens de piété fort édifians, dans la soirée du 14 9 après avoir reçu les sacremens de l'Eglise avec une ferveur capable d'attendrir ceux qui en étoient témoins , suivant la déclaration authentique du respectable curé qui l'assista dans êea deiTiiers instans , celui de la paroisse de Saint - Laurent in Lucina , sur laquelle il avoit été trans» porté. ( Extrait de la déclaration du Pape aux Puissances de l'Europe, sur cet événement, laquelle a pour titre :
Fera ed ingenua reinzione suW accaftuto in Borna nei di iS gennaro 1 793 , datée'de Rome, le 16 du même moiSi}
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rite. Qu'on sache donc qu*éclairt sur ses fautes à la suite du coup mortel qu*il ayoîl reçu 9 Basseville se hâta de faire demander pardon en son nom au- cardinal secrétaire d'Etat) pour ses torts envers le gouvernement 9 et réclama les Se-»
cours de l'Eglise); mais» reconnoissant qu'il ne seroit digne de lés reccToir qu'autant que la contrition de ses ûiutes seroit aocom-^ pagnée d'une rétractation formelle des promesses impies par lesquelles il s'étoit lié au parti de la ré?olte» il abjura non seulement le serment civique de 17919 mais encore celui de iiberié-igaliU exigé des adeptes depuis le i4 août 179a. Suivant la déclaration par écrit et signée» qu'en fit» à sa prière» le curé qui lui avoîC administré les sacremens » v U ajouta de lui-même» dit ce pasteur»
que » quoique tout homme sensé dût reconnoitre que» puisqu'il avoit été trouvé digne de les recevoir» il avoit par conséquent fait cette abjuration et cette rétractation » qu'il s'engageoit à renoure- 1er solennellement lui-même » s'il guérissoît» il -e^tigeoit cependant que » dans le cas où il mourroit »
je les rendisse publiques (a)i.£t
(1) Quelque temps après « le consul de Fiance A Rome, M. Digne, étant atteint d'une maladie grave, fit également» ayant de rcceroir le saint viatique, une rétractation solennelle «les deux mêmes sermens : et sa mort cminemoent chrétienne pénétra de
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Pie YI» n'en déploient que plus douloureusement la mort de. ce pécheur.sincèrement converti» ne cacha point aux Puissances de l'Europe » en les instruisant de cette catastrophe» la consolation que ces actes de résipiscence avoient portée dans son Ame (1).
Il en éprouvoit de non moins sensibles à la nouvelle de chacune des rétractations qui se faisoient en France du serment de la eanstitutian cividc du eUrgL
regrets très-afi'ectoeiix le Souverain- Pontife et le peuple romain. .
(i) Dans un excellent écrit imprimé à Cahors, en 1795, sous le titre de Jugement impartial entre, etc., etc,, sur U serment de liberté , et les actes de saumisswn et de f/romessê de fidéàtéf contre les apologistes du serment de iiberté-i^alité, par lesquels étoient incriminés ceux qui en demandoientla réyactation , prétendant que le Pape ne lavoit pas condamné; l'auteur oonduoit légitimement ain«i du ihit ci-dessus : « Est-ce sans motif que le Père commun l'a consigné dans son manifeste? Si ce serment eût été légitime » le Pape se seroit gardé d'en annoncer la rétractation ; ou plutôt on ne l'eût point exigé dans la Maîtresse desEgiists (p.^)». Cet auteur venoit de faire observer qu'on ne pouvoit se préyaloir de la réponse que Pie YI avoit faite sur ce serment» le aa avril 179S» parce qu'elle ne portoit point sur la non -culpabilité de cet acte , mais sur le danger temporel d'une rétractation publique. On lui avoit ei^posé qu'un curé qui avoit pr^é ce serment^ seroit aussitôt mis à mort, s'il le rétractoit : JwductabiU morte
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Transporté de joie, il s^écrioit :
« C'est là rhommage le plus honorable à la Foi , et le témoignage le plu» lumineux en faveur de la Térité. L'aveu sincère de la foute qu'il répare de cette manière si courageuse , est un des plus beaux triomphes sur l'erreur et sur l'orgueil dont elle dérive.
Une rétractation pleine et entière cause peut-être plus de bien à l'Eglise que la plus éloquente lettre pastorale des prélats fidèles » .
Ces rétractations, ilavoit voulu qu'elles fussent non seulement pt^ Miques » mais encore faites jHir écrit 5 et accompagnées d'abdications de la part des intrus sur des sièges ou dans des cures, pour qu'on pût les absoudre, selon les décrets du premier concile de Nicée (i) ; et que chacun des
plecteretur; et le Pape, iou jours compatissant, s'étoit cou tenté de répoodi-e Aqu*il suiEsoit que les assermentés pourvussent à leur conscience : le jogement canonique de Sa Sainteté^ pour oMiger à cette rétractation , n'ayant point encore été prononcé. »
(i) Inharentes nos prœdicto con-^ cUio Nicœno , et henigmori JScdesiœ dùdpimœ, jubeimu intrusarum ah^ soùn neminem , nisi prias scripto ^'nrat^aït cMcum saeramentum , iUosqut nrom, ipti dvili constitutione deri gallicam eoniinentur,,. et nUi jurejwrando promùent se jipostoHcœ hide Sedi, Ugùùnùque episcopis obtempe' rattirum, et nisi denique pamchiam^ tjusf^ê parttm reapsè abdicat^erit , earumque ijuratio atque ahdicatio pur hUcafiuTit, perindè ac crimen quoque
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rélractans fût soumis, suivant les expressions du concile de Trente, « à des satisfactions et pénitences conyenables et salutaires a.
JDe tels retours à l'unité , si consolans pour Pie yi,ètoient, n'en doutons pas , le fruit de ses feryentes prières quotidiennes pour l'Eglise de France, soit chez lui, soit au tombeau du Prince des Apôtres, et surtout quand il celébroit la sainte messe. Une fois , entr'autres, qu'il oflicioit pooti- ■ — - — ■ — I —
puhlicum fuà, inpmctis eorum sùtgu~ Us, quantèm spiritns et prudeutia suggesseriC, lit munt Tndeniini PatrçSf pro qualitate criminum , et pœniientium facultate , salutaribus et couvenienùbus satisfactionibus ( Noua facuUoLS absoiuendi intrusos , 1 3 jwiii 179a). Il y ayoit rappelé, sans vouloir s'en écarter jt ce VIII* canon du con-^ cile de Nicée , relatif aux novatiens qui revenoient à l'unité : i/t si tfuamdà, yenerint md Eeclesiam clerici, in ciero permaneant ,etis <fm nominatur apud eos episcopuSf honorem presbyterii possideat , nisijbrtè placuerit episcopû noMiKis ewn honore censeri. Nous avions écrit, en iSoo, réfutant la brochure intitulée : Conduite de FEglise , dans la réception des ministres de la religion qui reviennent de l'hérésie et du schisme j depuis saùu C/prien jusqu'aux derniers s£^ clés ; que Van Espen , expliquant ce canon , avott fart observer que Tévêque novatien , en rentrant dans l'unité , 9t lorsque Tév^âque légitime loi per^^ mettoit de conserver le titre d'évéque ^ Fétoit seulement pour le nom et l'honneur, sans. l'être quant à tx juridic-
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ficalèment à Pautel papal , daûs la bit du cardinal Hattei y qui ne parbasilique de Saint-Pierre 9 il pro- loit jamais qu*a?ec admiration de longeoit tellement sa pause d*o-> la Foi de Pie YL raison muette 9 au MemeiUO pour Dans ces entreûdtes sunrint ej\ les YÎTans » que le cardinal prêtre France la crise jréyolutionnaire qui Tassistoit^ TOyant que les du 217 Juillet 17949 que l'on a tant chants du clergé TaToient déjà trop vantée sous le nom de Neuftherdevancé 9 crut qu'il deroit le tiret fnidor, et qu'à Rome mèmei des de cet état d'extase » en TaTertis- esprits superficiels ou perfides faisant qu'il étoit depuis asset dé soient regarder comme le terme temps en prière. «C'est vrai 9 ré- de la persécution , et l'aurore d'un plîqua le saiAt Pontife ; mais j'ai règne de justicSe. Le^sèle des préà prier pour tant d'Eglises..., et très firançais^quecette persécution pour celle de France ! > On tient ce afoit séparés de leurs ouailles ché-
ries, ou qui brûlent d'aller répa-
tion : Solo nomine et honon epùœpus, ^er les maox de l'Eglise , se laisse
ifuaUê erat qui redtbmi è novaUanig séduire par ces fausses apparen*-
(Schel.incaD.VIIINiccen.adâneiD). ces de paix. Tout en looant leur
L'auteur, dan. une seconde édition , apostolique ardeur, le Saint-Pèrc,
en 1801, donnée lonque nous étions * .1 ^ •*a-^-^ ^ -. • -.
dansles fers, nous a uié d'imposture, ^T*» *^ C^^'t j^ompetises , et craint
disant arec assurance « que ce passage P®»' '• ^» ^ ««» »»««« précieux
nVtoit point dans Van Espen ; que les du clergé gallican , tfiche de les
lecteors ponroient s'en conyaincTB feire rester OÙ ils sont y en adressant
dans ce canoniste qui est d^s toutes de suite à leurs évêques ou aux
\^ biblioth Ve» -. Mais , ^ils veulent grands-f ioaires de leurs diocèses
bien se donner la peine douTnr Je ..« • 1 . . t«x>i«éme volume de Van Espen, "»Pf«*»fcj "»« Circulaire par laits y trouveront les moU ci-dessus ^"«"^ " *«» 6on)ure de ne leur en tontes lettres, à l'endroit cité, accorder que difficilement laper* qui est au bas de la deuxième co- mission de rentrer en France , et lonne d« U page 88, et au commen- de leur montrer en perspective les cernent de la colonne pwmière de la dangers auxquels Uss'enoMaroient 89«. Us j verront encore, quelques *' \ • .
lignes pl^ haut, la même observa- pouruBSUCcèspeM(t.ôti«meertain. tion en ces termes : Dt epùcopo qui ^^^r illusion se prolonge et
nommé dunuuuu et duv^etére ( non s'augmente ; Hs insbteot : Pie Yl
juritJâaiùne ) têt ^eopuâ , quaiem craindroit de contrarier l'Esprit-
€um tUio efHêcopo in imd dtntau per- Saint qui les inspire, s'il les re*
-wteâ;^,^«c«rwi. Et voU* comme, ^^^j^ davantage. Mais, on diroU
an dix-neuvieme siècle, on combat ceux ,., J^
qui opposent la vraie doctrine aux ^ " ^®"* adnwrer ces nouveaux
innovations sucrées par les IhU- Apôtres avant leur dispersion sur
tiques! la terre d'iniquité ; car il accorde ,
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avec un affectueux empressementy à tous ceux qui la demandent , une audience avant leur départ ( V, Dohadiev) ; et , souvent même, il interrompt ses plus sérieuses affaires pour leur procurer cette indicible consolation, à l'heure même qui leur convient le mieux , suivant que nous l'affirme un des témoins de ces touchantes audiences. « Avec quelle affabilité , dit - il , ce bon Père adresse la parole à chacun des prêtres qui vont partir, dans l'espoir de ramener à la Foi tant d'âmes qui s'en sont éloignées! Avec quelle sensibilité il leur témoigne ses inquiétudes sur leur sort ! Ne pouvant en cacher la vive impression, Hélas î s'écrie-t-il devant eux , ChetB et tnaiheureux en-
fans l Quelle peine ils me
causent! Mais notre idiome ne rend pas encore assez bien ces tendres et douloureuses exclamations italiennes du Saint -Père :
« Ohitn ! Poverini /. . Povefini /.. Mi fanno pena / » « Avec quel intérêt, continue le même témoin de tant de bonté , Pie Y I s'oppose au départ de quelques uns f parce que le lieu où leur zèle les porte offre des périls trop évidens! Sa Sainteté les fait retourner dans l'asile qu'elle leur H procuré. Avec quelles instances paternelles ce Pontife suprême engage à revenir près de lui , au moindre danger, les prêtres aux saints désirs desquels il oe peut
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plus résister! Avec quelle affection il les assure qu'ils retrouveront dans ses Etats les places qu'il leur y a données! Il loue publiquement leur piété , leur courage : Oui > reprend-il dans leur langue qu'il parle très-bien , oui ; ia rûigian des prêtres français m'édifie. Ah ! comme ils recueillent avec une profonde vénération ces paroles si honorables pour notre clergé , et si propres à le dédommager de toutes ses peines ! Ceux qui partent, et à qui sa charité fournit même des moyens pécuniaires pour leur voyage , en charment la fatigue par le récit qu'ils se font les uns aux autres , non simplement des bienfaits de ce vicaire de Jésus- Christ, mais des paroles adorables qu'il vient de leur adresser.
Dans l'inexprimable satufaction de les avoir entendues , de l'avoir contemplé , d'avoir été bénis par lui, ils se disent à l'envi, comme les voyageurs d'Enunads : Estce quà chacune de ses expressions notre ectur ne s'enfiam'mait pas du saint amour qui consume le sien? Oui / notre Foi en devenait plus vive , notre espérance plus ferme^ et notre charité plus ardente. La sollicitude de Pie YI accompagne encore ces saintes cohortes ; car il les recommande à ses nonces dans les lieux où elles passeront, et il ne cesse de demander à Dieu le succès des travaux auxquels
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Toat se lÎTrer ces ouvriers évangéliques (i) ».
Mais rien an fond n*étoit changé en France ( V. notre tom. I*S pag. ;&â6 et suivantes.) ; la substitution d*un Direetaire exécutif aux fameux comités de la Con- Tention, le aS octobre 1795»
n'étoit, comme la précédente journée du Neufthùrmidor, qu'une noorelle seène de la trop longue tragédie révolutionnaire, jouée par la même faction, en rajeunissant, par ses métamorphoses, •an esprit fatigué des formes antérieures, et son crédit usé par ses précédens forfaits. Ce Directoire, stupidement imprévoyant dans ses fureurs, alloit faire marcher en Italie, à la tête d'une formidable armée, ce jeune guerrier qui, dans son ambition audacieuse, le détruira lui-même quelques an«»
nées plus tard, et se Constituera bientôt ensuite empereur des Français et roi de cette môme Italie.
Dès la fin de 1796, les Etats de Gênes sont conquis ; et le Piémont, la Lombardie sont ravagés au commencement de 1796. Pendant les négociations que le trop confiant Pie YI avoit chargé un ambassadeur espagnol , le chevar lier Azara ,/ d'entamer à Milan avec le vainqueur, pour le modérer d^ps sa course, celui-ci s'empara
( I ) JHmfaàs de N, T. S. P. k Pape A y/^ade ses EtaU (déjà cité).
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déloyalement du fort d'Urbin qui, situé sur les confins du Bolonais et du Modénais, appartenoit au Pape. Il entre même dans Bologne, Ferrare et Ancône, dipitales, dépendantes de la souveraineté du Pontife. S'il s'arrête , c'est parce que le négociateur complaisant lui cède les deux légations de Bologne et de Ferrarè , consent à une contribution de quinze millions et à la cession des plus beaux tableaux et des plus belles statues du Pape ( 1).
Mais ce n'est point assez pour l'impie autant qu'avide Direc^ toire de la République française.
Après avoir fait enlever à Borne, par ses commissaires , la rançon du Pape et de ses peuples, impatient de l'abattre lui-même , il élève de nouvelles difficultés, et lui tend des pièges dans lesquels il espère l'envelopper, d'une manière inextricable. D'autres commissaires français. Carreau et Salicetti, attendent à Florence ceux du Pape qui , dans son immuable candeur, envoie encore le chevalier Azara avec Mi'Caleppi (a); et les négo-
• (i) « Le ministre étranger , dit l'antear de VSsaai sur PAh de rendre les résolutions uUles (Paris 1801)» ser- ▼oit an mattre (le roi d'Espagne) que la |K>litiqiie avoit obligé à faire la paix avec la France (en juillet 1795) ; mais les peuples qui sont plus moralistes que politiques condamnoient hautement le traité (de Milan) «. (Tom. 11, Seclion III > c. iv.)
(a) On peut juger de la bonne foi des négociateurs du Directoire» par
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ctateurs français ieurpi^éseoteot arrogamraent 9 le 9 septembre 1 796, soixante -quatre articles à signer pour avoir la paix. Le quatrième exigeoit que le S. Père « désa* Touâty révoquât, annulât toutes bulles, rescrits, brefs, mandemens apostoliques , lettres circuculaires ou autres, monitoires, instructions pastorales, et généralement tout écrit et acte émanés de l'autorité du Saint-Siège, et de toute autre autorité en ressortissant, qui seroient relatifs aux affaires de France depuis 1789 jusqu'au susdit jour» . Lesenrojés du Pape ne pouvant rien conclure sans que l'un d'eux fût allé lui en faire part, les commissaires français n'accordèrent que six jours à fAv Caleppi pour le vojage et le retour, ou pour l'arrivée de la réponse qu'ils prévojoient sans doute. Pie YI , rejetant avec une sainte indignation les propositions que lui soumettoit le prélat, l'oblige de prendre la plume et d'é-
ce trait de Salicetti, que nous tenons de bonne source. Assis entre le chevalier Azara et Me Caleppi , celuici, croyant voir qu'il se joue de l'un d'eux, lui dit avec vivadté :
Chi tUi ë^nor cavaiitrê, o di mtéf ingatmmtB adtito ? « Qui trompes vous maintenant, ou de M. le chevalier ou de mot ?» Et Salicetti de répondre à l'instant, les regardant tour i tour d'un air ironique : TVitti due (tous les deux) ; quoique , dans le fait , il sût bien qu'il ne pouvoit tromper que le Pape.
crire sa réponse. Elle se termine par des expressions qui marquent avecénergiesa fermeté à maintenir oe qu'il avoit décrété dans l'intérêt de l'Eglise ; et comme le prélat , en lui faisant la lecture de ce qu'il venoit de tracer sou4 sa dictée, pro- Bonçoit lentement les dernières phrases, dans l'intention de lui en faire craindre les résultats.
Pie YI , à qui elle ne pouvoit échapper , reprit vivement :
«Qu'on n'y change rien , parce que telle est notre résolution ; et nous la soutiendrons , dût - il nous en coûter la vie • : La$€^ pure easi , perché ^ueHa è ta noêtra risolunantf ta iotUrremo al eatîo délia nattra vUa.
La trêve, qui lui avoit été accordée, expire le 1*' février ■797 9 et Buonaparte s'avance aussitôt avec son armée, entre dans les Etats pontificaux, s'empare d'Iraola , Forli , Césène ; et la Romagne , le duché d'Urbin , la Marche - d'Ancône , tombent en •on pouvoir. Le 18, il a son quartier-général à Tolentino, voisin de l'illustre et riobe chapelle de Notre - Dame «de - Lorette , qu'il permet à deux de ses principaux affidés, l'un français et l'autre italien, de dépouiller k leur profit, se chargeant d'attester lui-même au Directoire que les diamans de la Jlf aflfamna étoient fbux, pour que jamais on ne leur en demandât compte : plusieurs provenoient de la piété de nos rois. Ensuite
il offre air Pape une aouvelle négociatioD. Le cardinal Mattei»
Ténérable arohevêque de Ferrare »
qui loi sera envoyé, «'étoit dé)à fait précéder par une lettre 9 dans laquelle 9 parlant au nom du Pontife 9 il avoft dit au général 9 avee nne dig;nité apostolique : « Leé succès de votre armée d'Italie ont aveuglé TOire gouvernement qui , par un abus intolérable de ses avantages 9 non content d'avoir tondu la brebis fusqu'au vif 9 a en* suite voulu la dévorer; et il prétendoit encore que le Pape -fit le sacrifice de son âme et de celles des peuples dont l'administration est confiée à ses soins» puisqu'il exigeoit de lui le renversement et la destruction totale des bases qui constituent les principes de la religion chrétienne 9 de l'Evangile 9 de la morale et de la discipline de l'Eglise. Sa Sainteté 9 consternée de ces prétentions intolérables 9 s'est recueillie dans le sein de Dieu, pour demander au Seigneur qu'il lui plût de l'éclairer sur ce qu'elle devoit faire dans une si fâcheuse conjoncture* C'est sans doute l'Esprit-Saint qui l'a inspi-* rée 9 en la faisant souvenir de l'exemple des Martyrs..,.^.. La mort dont on voudroit nous effrayer, commence le bonheur de la vie étemelle des chrétiens vertueux; elle est aussi le terme des prospérités apparentes des méchans9 et le commencement de leur supplice, si les remords déjà