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ne Pont commencé » . Ainsi pai*-* loient les évêques, animés de l'esprit divin autant que Pie YL Malheureusement tous n'étoîent pas capables de cet héroïsme évangélique , quoique naturel aux vrais croyafis des beaux jours de l'Eglise. Quelques-uns même 9 dans leur foibfesae ou leur firayeur, avoient9 par des lettres pastorales el des mandemens9 adhéré aux entreprises ré»
volutionnaires 9 et favorisé les principes et les progrès du conquérant (1). Il fout dire, à la décharge de Buonaparte, qucj loin de demander au Pape ceuxlà pour négociateurs, il préférîi l'intrépide cardinal Mattei, el que le résultat de la négociation , tout en devenant extrêmement onéreux, au Pape, neutralisa les vues du Directoire sur Rome,
(i) «Je m'abstiendrai, disoit à Rome, en 1797 , Tabbé Marche tti , dans 8on ouvrage indiqué ci - devant , tome III , page 607 , de dter ici quelques naee de eee lettns pastorales que l'oa a vn porter» sor leur fironlispioe» cette épigraphe qui, dans le senu qu'on vent lui donner aujourd'hui, est bien peu apostolique :
Idhtrté^ égaUté f fraUnuUé , avec les dates de Père révolutionnaire; et oà 1 on enliepreiid de persuaderas peu^ que m ooeaeience est en sûreté ; que cette Ubmêi est dans les règles de la juitice^ etc. etc... Je n'en dirai pus davantage ; mais on en a vu de pareilles, et mime en Italie. » (C&'mil>orfa ai pmti^ psg- lifi de la tra* duction. )
dgé PIB
eo accordant la paix à dès conditious exorbitantes y dont les principalea étoient une contribu* tion de trente et un millions y la cession de quantité de chefs-d'œuvre en peiuture et sculpture 9 la soustraction de la Romagne à robâaaance du Pape y etc. etc.
Après avoir signé ce traité 9 Buonaparte prit la route du Tjroly en menaçant la capitale de l'Autriche»
comme s'il eût craint que le Directoire mécontent ne le forçât à marcher lui-même contre Rome.
Cette conquête échappe donc au Directoire lorsqu'il croit la sai'sir; et 11 brûle de voir le trône du Pape renversé. Tout ce qui va se faire de révolutionnaire à Rome 9 selon l'impatience' de ses désirs 9 pourra-t-il provenir d'antres que de ses agens? et c'est même sous les auspices d'un frère du pacificateur de Tolentino 9 de Joseph Buonaparte envoyé comme ambassadeur 9 c'est par lui qu'il veut qu'enfin ses projets s'accomplissent ^u moyen d'une insurrection populaire contre le Saint - Père.
Quoique tous ces détails et quelques uns des suivans semblent appartenir à l'ordre politique» nousne saurions les passer sous silence 9 puisque toutes les manœuvres infernales qu'ils dévoilent tendoient à détruire la religion jusque dans son centre 9 et que Pie ¥19 accablé de douleur par les événemeas9 et déjà gisant sur un
lit de souffrances 9 au palais du Vatican» étoit poussé par eux» de plus en plus 9 dans la carrière du martyre.
Yoyec donc comme» du quartier des Transteverins» au sudouest de Rome 9 où l'ambassadeur Joseph s'est logé dans le somptueux palais Cor8ini9 l'on attise à l'extrémité nord'eBt de la grande cité» l'ancien ferment d'insurrection parmi les élèves français de l'Académie des Beaux- Arts »
dans la Villa Medids. C'est à l'entour de cette habitation que»
dans l'après-midi du dimanche a8 décembre 17979 se réunissent d'autres artisans de troubles que salarioit l'ambassadeur (1). Une
(i) Ce fait est affirmé par un récit authentique et véridique, imprimé à Rome , en 1 799 , dans le RagguagUo di ifuanto auuenne in Roma nel 1798»
corne cagione délia pmteraa del Pon^ tefice, formant le premier chapitre de l'opuscule intitulé : fiaggio del pert' grino apostolico , Pio f^I, da Roma a Valema di Francia , par un des personnages qui accompagnèrent le Pape à Valence ( pnsso Pietro Paolo Mfontagnani). On y lit ces mots : Ed aiiora Ju che alquanti maluagi e ribaUU pagati da esso amhascialore ^ cominâarono a radunarsi nella villa Mediciy maehinando una insurrezionê.
Quand le Pape apprit l'événement, il ordonna une enquête dans tontes les paroisses ; elle fut dirigée f>ar Tintègre cardinal de la Somaglia , vicaire de Sa Sainteté; et il en résulta la certitude des faits que nous racontons. Le Pape TOttloit qu'on U rendit
garde de sûreté les disperse; et et leur distribuent des cocardes trileur point de ralliement naturel colores. Joseph Buonaparte se étant le palais d*où Joseph les di- présehte ^ faisant marcher en rige» ils y accourent par difierentes avant, et les armes blanches à là Toies. Ceux qui y parriennent par main 9 plusieurs militaires français le pont Saint-Ange sont en moin- réunis chez lui, à la tête desquels dre nombre que ceux qui se pré- est DufTaux, cet adjudant-géné* cipitent par le pont Sixte, vers la rai ( 1) qui se yante d'avoir révoluporte Sepiimianai en y entra!- tionné, par un semblable moyen » nant les forcenés du faubourg. La plusieurs autres villes d'Italie, nocavalerie qui la garde empêche la tamment Gênes, et doit épouser réunion nécessaire au succès du une des sœurs du futur empereur complot. Mais cette jonction est Buonaparte. Le général Scher* chaudement réclamée par ceux lock , et quelques autres Taccomqui , inondant le yaste portique du pagnent. Ils conduisent cette porpalals de l'ambassadeur, ou qui, tion de révoltés, impatiens de rese répandant le long de la rue joindre les aflidés que sépare la Lfângara , sur laquelle il est situé , porte Septimiana. Duffaux veut arrêtent les passans , les excitent en forcer le passage, malgré la déà s'enrôler dans leur conjuration , fense des cavaliers, qui se voient
obligés de tirer enfin sur les viola-»
publique; maif l'espèce de politique teursdeleurconsigne.il est atteint
tîmideiiient tortueuse du secrétaire d'une balle ; elle impose à sa rage
d'Eut, le cardinal Doria, contraria rimpmssance de la mort; et voilà
rj"^:;^ 'tïï^R^^'^/'lT cequ'aveuglémentenlraînésparle aulenx de Joseph Buonaparte et du ^ ^ ^
Directoire , sont les seuls qui , jusqu'à .
pi'ésent, aient été connus hors de (1) L'on mit une certaine impor-
Rome; mais ces rédts-là même, bien tance à l'illustrer sous le nom de
médités, ponrroient convaincre ^ue Duphoif quoique, dans un bulletin
rinsnrreètion a voit été dirigée par de l'année, daté du quartier -général
Tambassade. Quand Joseph eut vu la de Mantone , le 16 ventôse an V
détermination des gardes de la porte ( 6 mars 1797 }, et qu'on lit dans
SfpUmiana , il rétrograda avec tc% ie Moniuur du a germinal suivant
autres oifiders , et se sauva en grande (aa mars de la même année 1 797 ), cet
bâte , par la ruelle qui conduit à une adjudant - général ne fût appelé que
grille latérale de U FiU» ConinL Elle Jh^fmtx, Il étoit de Lyon , où existoit
se trouvoit ouverte ; et le jardinier une famille de ce nom , dans la classe
cnt soin de la fermer à l'instant. Les des ouvriers sur métaux. Un tel re-
insurgés , poursuivis par la troupe , se niement d'origine n'est pas le seul
réfugioient dans son palais , en la pro- qu'on ait vu dans la révolution des
voqnant : elle fit sur eux une décharge îgiaUuurt Nous conserverons i ce
qoi ne tua qu'un seul des révoltés. . militaire son nom patrimonial.
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langage des factieux 9 les gens irré- implora l'interrention d'Azara, fléchis appellent si improprement pour. le ramener à Rome. La ré- <i l'assassinat de Duphot (i)»l ponse dédaigneusement négatire ht cardinal'Secrétaire d'Etat , de celui - ci explique l'obliquité «au-dessous des circonstances » de sa conduite en cette affaire ayant tremblé au lieu de regarder comme dans les précédentes ( i )• la conduite de Duphoî comme Le comble de l'abaissement du un attentat contre la souTerai- cardinal étoit d'ayoir prié l'am-r neté du Pape y et d'en demander bassadeur de se rendre le porune réparation 9 sa conduite pu- teur d'une lettre ouverte qu'il siiJanime servit de base aux écrivoit , en sa qualité de aecré^ mensongères conjectures de Fam* taire d'Etat» au marquis de Masbassadeur pour tourner rêvé- simi , chargé d'affaires du Pape nement contre le gouverne- à Paris, pour diriger sa conduite ment pontifical (a)». Joseph à l'égard du Dlreotoire(i): «lettre Buonaparte partit en grande hâle »
pour Florence; et le cardinal (OU écrivoit à JoMph Boona^ * I I ■ paru, le n^ décembre 1797 : « Quoi-
( I ) «I Le général Duphot ayant été que cette proposition n*ait pas le sens ssMouiné à Rome , dans une émmite commun , je me sois contenté de réfKipu/a»ie,efc.»9ditrautenr de l'article pondre qu'il m'étoit défendu de me Sur Pie VI V à la pag^ 309 da tome IV mêler dorénavant àt^ affaires de des Confiâteun de la Foi. Rome ». (^. ci-devant, pag. 293. )
(3) Essai sur F Art de rendre Us (a) « Voasconnoissez, lui diâoifc^l, r^Zutibnj ii£il!ef, en 1801, Cbap. VI, retendue de nos sentimens d'amitié Sect. III du tom. II. L'auteur, J,.L. pour la République française, ainsi que Bonnet, prêtre de Fréjus, est d'au** î'intérét que nom tous, et moi en partant plus croyable, qu'il étoit l'un des ticulier , noua prenons à ce qui la replus grands admirateurs da Buona- garde , ainsi qu'à ce qui concerne le parte, et qu'à Rome même, où il citeycn miidslre Buonaparte , homme alla présenter ensuite son ouvrage, respecteblaà toaalestitres...Cestàlniil passa pour avoir eu lea meil- mêmcquaîa m'en rapporte pleinement leurs renseignemens. — Joseph Buo-» pour vous instruire de l'événement et naparte fut si content de la conduite des cireonslancet qui l'ont aocompa-* du cardinal , qu'en partent* il lui gné; et \e anis tellement convaincu de écrivit « qu'il conservoit le souvenir sa probité et de sa véracité , que je ne le plus touchant de son caractère , puis pas plus que {e ne le dois , douter 4e ttB procédés, et de ses manières de tout et qu'il exposera au Direc-
polies et amicales ; que sa bonté toire. .Le but de ma lettre est de vous
crame se trouvoit déplacée parmi les cbarger de voua présenter au Direc-
irréconcUiables emiemis du nom fran» toire , pour lui exprimer que le Saintr
cais qui gouveraoient encore la cour Père ( qui ne a'en doutoit pas ) est
de Rome ». (Billet du 8 nivôse an VI pénétré du plus vif regret pour ce qui
T-*a8 décembre 1797. } est arrivé, et qu'il na été possible ni
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qui» dit un 'auteur non MMpect, sera à jamais remarquaàU dans les fastes de la diplomatie (i)».
Ce n'éloit donc plus le ma^^* nime Pie VI ipii gouvernoit : tout se faisoit à son insu , parce qu'on le jugeoit trop malade pour lui demander ses conseils. «Rome» dit le même écnyain» nVût peut-être pas étérévolutionnée» si d'ailleurs ce Pontife aroit opposé moins de droiture à Tîntrigue qui nour* rissoit différentes fiictions dans son cabinet (a) » •
Déjà le général Alexandre Berthler » qui est A Milan 9 a reçu du Directoire l'ordre de marcher sur Eorae avec un gros corps de trou* pes. U excite ses scddats par une proclaipation violente 9 dans laquelle il ne manque pas de leur dire que « le gouTemement de Rome a fait massacrer le compagnon de leur gloire 9 le brâye Du^
de prévoir » ni d'empêcher. Voas ne deTea pss tous homer à offrir one 0aticfaction po«r eet incident, dont le Stint-Père et nous tous, sommes inconsolshWi ; mais hien plutôt vous devez prîtr le Directoire de demander telle aatisiaolioii qui lui plaira le plus. La demander et robteair seront, de sa part, une mime chose, parce que ni Sa Sainteté» ni moi» ni la eoor romaine, novs ne serons jamais tranquilles jusqu'à ce que nous soyions sûrs que le 'Directoire est satisfait.
(Rome, aS décemhre 1797.) »
(1) £Bsm êur VJn de r«a4nr iei rAfoititùms utiU$, ( Ibîil., uisyprà.)
(3)/é«/.,Sect.UI,Ch.i.
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phiOi ( 1}» . Déjà son quartier-géné« rai est à Ancône, d'où* le 29 jan« yier 17989 il publie la plus outrageante déclaration degu erre contre la cour de Rome» en ayant soin de mettre dans ses intérêts la populace de la grande capitale (2)*
(i) Il est bon de conserver à Thistoire cette proclamation : « Le gouvernement de Rome s'est rendu coupable du plus lAche de tous les crimes, disoit le général ; il a fait massaorer le compagnon de notre gloire, Iç brave Dufhot. n a méconnu le respect dû à l'ambassadeur de la république française qui se trouvoit à Rome.. . Marchez , braves soldats , afin seulement de venger un si herrible dâit , pour punir le gouvernement de Rome et ses vib assassins. Le peuple romain est innocent; il n'a point pris part à de si grands désordres : il trouvera , dans rarmée , protection et amitié. Il admirera en même temps le courage et la sagesse du soldat-cieo/'en. Le gouvernement français veut, et rhonnenr le commande, que les personnes, lés propriétés , h cuAe et ses temples • soinnt respectés. Le pillage seroit sévèrement puni... De si courageux frères d'armes seront dignes de nonsmêmes. Signé Alex. Berthier ».
(a) En Toiei le texte oublié : « Du quartier-général d'Ancêne , le 10 pluviôse sn VI ( 99 fanvier 1798 ).
Alexandre Berthier, gMttd en elwj de l'aroiiée dltalie. -^ Les rives du Tibre voyoîent succéder les douceurs de la paix an fléau de la guerre ; mais Tastncieux et implacable gouvernement de Ronw veÛloit , en cherchant à tronhier la ti«nqnilliié des nations ^ en se rendant coupable du plus lèche des attentais. Il a insulté è la modération et A la générosité que loi avoit
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Le Toilà même campé deTftnt les murs de Rome, sur le monte Mario, dans la seconde semaine de février 9 assurant sa protection aux réyolutionnaires de l'intérieur qui, après s'être réunis dans le Campo Vaocino sous l'influence de l'arocat Riganti , du duc Bonelli et d'un Napolitain nommé Pignatelli , neveu du marquis de Gallo , proclamant leur indépendance du Pape, le i5 février, font planter à l'instant l'arbre de la tiéerté sur le Capitole , à l'heure même où les cardinaux célébroient , par une messe solennelle dans la chapelle Sixtine, le jour anniversaire de l'exaltation de Pie VI , que les factieux détr|5noicnt. (i) Les signes
montrées la nation françaiso, dans le traité de Tolentino. Il doit nne satiafaction égale à sa perfidie. Une année française s'avance aor Rome. Je déclare néanmoins qae sa marche n'a pas d'antre motif que de punir les assassins du brave Duphût , les mêmes qui trempèrent leurs mains dans le sang de Basseville; en nn mot, pour punir ceux qui ont oublié le respect dû à r^mbassadeur de la république française. Le peuple romain, étranger à de si grandes atrocités et à nne telle perfidie, trouvera , danà Farmée française , protection et amitié ».
(i) Les Hémoirea pour servir à thiâtoire tccUsieutique , pendant k dix-huitième siècle ( Paria, i8i5 ) , et ceux qui les ont copiés , ont dit trop aveuglément (tom. III, pag. SaS), que « le Souverain -Pontife, assis sur son trône, recevoit, suivant Tu&ige,
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du paganisme , ou plutôt d'une cynique impiété , se déploient de toutes parts (i). Les principaux rebelles adressent, sur le Capitole comme sur les places publiques , des harangues de félieitation au peuple accouru pour voir cet étrange spectacle ; mais ses pieuses habitudes ne l'ont point abandonné. Les orateurs de l'Insurrection parlent encore lorsque , la cloche des églises sonnant VAn-»
gêlus de midi , une grande partie des écoutans découvre sa tête; et, selon son religieux usage, se met à réciter cette prière.
La licencieuse déesse de la <sherté n'en est pas moins inau*gurée sur un arc de triomphe, érigé à l'entrée du pont Sainl^ Ange : elle y' foule aux piedi la Tiare sacrée et les autres attri* buts du suprême sacerdoce ; tandis que la toile de l'avant -scène du principal théAtre offre à la dérision publique les clefs de saint Pierre, les omçmens pontificaux, et même la croix du Sau-r veur, couverts d'immondices (a).
les Complimens des cardinaux, pour Tanniversaire de , etc. • Le Saiat^ Père étott alors si malade qu'il ne pottvoit sortir de son lit.
(i) On attacha la cocarde tricolore française à l'oreille du cheval de la statue équestre de Marc- Aurèle, au Capitole ; et la mâme cocarde fat mise à la statue en bronxe de l'archang»
Saint-Michel, placée au sommet du château Stùnt^Ange,
(a) Qaelqoas semaines après y sur
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D'après ane députatioD solennelle da Campa Vaceino qu'il a reçue dans son camp à midi, Berthîer entré triomphalement dans Rome sur le soir, arec Masséna, et le cortège d'une ca- Talerie splendidement Têtue , pour y consommer la réyolutlon. Il marche en pompe vers le Capitole; et, quand il y est monté , s'éleyant encore sur des tréteaux ajustés en estrade près de Parbre infâme, il adresse à la populace f qu'une stupide curiosité amenoit sur ses pas, une burlesque harangue, par laquelle , s'eflbrçant de lui faire croire qu'il Toit en elle l'ancien Peuple Eomain , il la félicite de.
ce qite le trône pontifical est renrersé , et'le gouyemement pa« temel du Pape remplacé par celui des plus yiolens tribuns de Rome païenne (i).
le grand théâtre de Milan ^ fut Joué, en mémoire de cette révolution impie, an ballet pantomimtque où Ton voyoît des saltimbanques rétus, l'un en pape et les antres en cardinaux, se démener comme des énergumènes, et danser arec des Bacchantes. Et qu'on dise donc encore que, depuis le décret rendu par la Gonyention, le ag septembre 1795 ( 7 yendémiaire an IV), on ne laisoit plus la guerre à la religion I (y. ci-deyant, tom, I«% pag.
(1 ) Il s'ècrioît : « Mânes des Caton , des Pompée, des Bru tus, des Cioéron , éca Hortenisius , recevez l'hommage des Français libres, dans le Capitole oà wms ayiex tant de fois
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le général Berthîer, et son armée deyieonent ainsi les yrais souyerains de la capilale du monde catholique (i). Ils^ poussent l'impudence jusqu'à inyiter.
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défendu les droits du peuple, et illustré la république romaine . Ces enfans des Gaulois, l'olivier de la paix à la main, viennent dans ce lieu auguste, y rétablir les autels delà liberté « dres^ses par lé premier des Bmtus. Et vous. Peuple Romttn , qui venex de reprendre vos droits légitimes, rappelezyous ce sang qui coule dans vos veines I jetez les yeux sur les monumens de gloire qui vous environnent! reprenez votre antique grandeur et les vertus de vos pères I » ( A^. ci-devant , p. ado J (1) C'est pour leur complaire que, sur la place publique, on brûle les signes des ordres dont le Pape avoit décoré des hommes de mérite, et que , sur une estrade dressée à la place d'JSspagnê , l'un des plus illustres princes romains vient livrer aux flammes tons ses ordres, avec leurs diplômes , tous ses titres de noblesse , et décorations de cours étrangère».
L'architecte même du gouvernement pontifical , nommé Barberi , que Pie VI ayoii comblé de bienfaits, donna, sur ces tréteaux , un plus grand scandale; car, en annonçant qu'il désirait (s'il étott possible) efiacer jusqu'aux traces de son bsptéme, il se frotta la tète avec de l'eau, abjura le nom du saint qu'il avoit pour patron, loi substituant celui de la plus fnxiease des Euméiiides, et s'écria : « Désormais, on ne m'appellera plus qbe Ttf^Aonc». On frappe, en l'honneur do Berthier, une médaille où il est appelé BeHùutor ur^ U$ , et la France révolutionnante , Guià'a, saiuê Geaens Humam,
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c'est-à-dire à forcer les cardinaux de TeDÎrdans la Basilique de Sainte Pierre chanter le Te ^eu?n^ pour rendre grâces à Dieu de ce que le trône pontifical est abattu , et .
le Sacré Collège détruit (i). La vengeance du yafnqueur s'exerce ensuite contre eux: plusieurs sont^ arrêtés et emprisonnés ; mais la plupart fuient ; « quelques uns néanmoins , dit l'auteur des Mémoires phiiosophiquea sur Pie VI, ayoient droit à l'indulgence , parce qu'ils en aroient conservé à l'estime des conquérans (a)».
(i) L'aateur de VEsâoisur F Art de rendre Us réifoludant utiUs^ regardant comme une suite de la timidité dn cardinal Doria, aecrétaire d'Ëtat, lei humiliationa auxquelles le général rédttisoit les cardinaux , disoit : « $*i] eût pris une contenance conTenable à sa place > s'il eût agi comme ai son mattre avoit élé puissant, il n*eùt pas« à la Térité, empêché la chute da trône; mais il auroit montré que ce gouvernement, qui cédoit à la force, survivoit à Tiniustice. On n*eût pas alon osé contraindre les cardinaux è chanter un Te /hum sur les débris dr la royauté papale ; et le 9«cré Collège n'eût pas été exposé à ce rapprochement désavantageux pour lui , que firent les officiers français républicains, lorsqu'ils le virent, dans l'église de Saint -^ Pierre , entonner oe chant de triomphe. Ils se di^oient ent/enx :
iVbf Mtftêe» d^jfonéê ttteuMêent pm$ fmt eeue figure ». (Scct. III, cb. vni.)
(a) «Tebéloientycoiitinae ce détracteur y philosophe , tels étoient Âreheui, qui n'avoit pas démenti l'idée qu'avotent donnée de sa sâgvfit, des mis-