BUN
rayager h province {F. Abrâs), et 8*efforçantd*aDéaatir la religion par la destruction des prêtres, se donnoit quelquefois la peine d'alléguer contre eux des niotifs politiques ; mais , à l'égard de Buissy, il ne pouYoit en trouver qui fussent étrangers à la religion; et celui qu'il ne put se dispenser de choisir, devoit nécessairement attester sa haine pour elle. La déclaration du chapitre d'Arras, signée le ai décembre 1790 par le chanoine de Buissy, devint le prétexte de sa mort, comme de celle de ses cinq confrères, suivant ce que nous avons raconté à l'article de P. H. Bovc^ qvEU II fut condamné avec eux au dernier suppKce, le 17 germinal an II (6 avril 1794) > A périt ainsi pour la cause de la religion, à Tôge de 64 ans. [V. H.
BucHT , et- H. "W. C AnoN. )
BUNEL (JBiir) , prêtre du diocèse de Bennes^ n'en étoit pas sorti, quoiqu'il fût insermenté, imaginant, sur la foi des lois, que , n'ayant point été fonctionnaire public, il ne pouvoit être puni pour ne s'être pas conformé à celle de la déportation. On l'arrêta en 1793; et le la germinal an II (i" avril 1794), il fut traduit devant le tribunal criminel du département d'IUe^et^Fiiome, qui le condamna à Ja peine de mort comme « réfractaire ». Il subit sa sentence le lendemain.
BXJNNE VILLE (Emilie),
BUR demoiselle. ( Vay. E* et A. ti-
EOT.)
BUQUET ( FEAifçois) , curé de Cttgny, pris Livry, diocèse de Paris, né à Congis, enr Brie, fut pris à la fin de 1793, et enfermé & Paris dans la prison dite de Saint' Lazare, Gomme , depuis le mois de prairial, onévitoit, autant qu'on le pouvoit, d'alléguer des motifs anti-religieux en faisant périr les prêtres, on imagina, pour atteindre le même but à l'égard du curé Buquet, de l'impliquer dans une prétendue conspiration des prisonniers de Saii/kt' Lazare; et e,e fut sous ce prétexte que le tribunal révdutiavmabre l'envoya à l'échafaud le 7 thermidor an II (a5 juillet 1794)9 ^^^o sept autres prêtres [^F. J. Raoul). Il avoit 43 ans, lorsque sa tête tomba sous le fer de la guillotine.
BUBEL (MioHEL-GBOKes-FftAirçois d'Anfbbnbt i>b) , prêtre du diocèse de Rouen , s'étoit retiré , pour éviter la persécution, dans la paroisse de Rouraare, en Normandie. Il y fbt atteint par les agens de la persécution, en 1794 ; et on le conduisit à Rouen comme un insermenté qui n'avoit pas obéi à la loi de déportation. Il y avoit un mois et demi que Roberspierre n'exisloit plus, lorsque le tribunal criminel du département de la Seine-Inférieure fit comparoitre devant lui le prêtre Burel, le ai fructidor an II (7 sept^nbre