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sermcns anti- religieux <;xîgéâ en 1791, 179a et 1793. La persécution des temps de la terreur ne put l'atteindre ; mais le bonheur qu'il avoit eu d'échapper à la faulx révolutionnaire, ne fut point un garantpourlui, quand survint l'atroce loi du 19 fructidor ( 5 septembre 1794). S'étant fait remarquer par son zèle, dans les mois quiavoient précédé , il fut arrêté et conduit à Rochefort, pour être déporté à la Guiane ( F. Guiane). On l'embarqua, le 1" août 1798, sur la corvette ia Bayonnaise , dont le séjour devint mortel pour lui 9 dans la traversée. Il y mourut; et son corps fut jeté à la mer. ( F. P. Bbunegat, et G. Gâilhiât. )
BUGHY (Henriette de), religieuse Ursuline de Gassel , fut une des cinq religieuses de la Belgique amenées à Arras , pendant le proconsulat qu'y exerçoit le féroce Lebon, en 1794* Elles avoient été Saisies par les troupes de la Gonvention, avec onze religieux, lors de la conquête de cette province.
Henriette de Buchy étoit encore au printemps de sa vie. Les outrages qu'elle eut à souffrir, ainsi que ses compagnes, durent être infiniment pénibles pour sa pudeur comme pour sa Foi. Nous les avons racontés à l'article de Reine Begk, auquel nous renvoyons , ainsi qu^à celui de leur supérieure.
Barbe G&isoif. Henriette de Buchy comparut , avec elle et deux autres religieuses, devant Timpiç tribu?
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Bal réiwtuSiannaire (fArras^ lé la messidor an II (5o juin 1794) {F. Arkas) ; et elle fut envoyée à l'échafaud 9 le même jour, comme « fanatiqtie n y ayec ses compagnes. £ile n'étoit âgée que de 5o ans. tiée à Lille , elle a?oit eu pour père Jean -Baptiste de Buchy, et pour mère, Angélique d'Anneulin. ( F. A. I. B&iois ds Sableux, et F. L, Buissi.)
BUCQUET ( Jean- Jacques-Nicolas ) , prêtre , chapelain de Tabbaye de Saint- Amand de Rouen , et né dans cette Tille, mérita par 8a constance dans la Foi la même persécution , à laquelle étoient en proie tous les prêtres qui n'ayoient pa% voulu faire le serment schismatique de 1791* II n'en resta pas moins dans sa province pour l'utilité des fidèles, et y fut arrêté en 1 793 , lorsque la persécution devenoit de plus en plus meurtrière, lorsqu'elle en vint jusqu'à ne pouvoir plus souffrir la présence , l'existence même d'aucun prêtre, le chapelain Bucquet fut envoyé avec beaucoup d'autres à Rochefort, pour être déporté au-delà des mers ( V» JRochefobt). On l'embarqua sur la flûte ies Deux Associés; et il finit par succomber sous les maux affreux qu'ony enduroit.
Il rendit son dernier soupir le
i5 septembre 1794 9 ^ l'^g^ ^^ 40 ans, et fut enterré dans l'ile Madame. ( V, P. Bbi7xeli.es, et G. M. Caja^.) BUISSON (ViqioE), curé de
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la paroisse de NeouHes, près Brignolies, dans le diocèse d'Aix, n'étoit point sorti de France à la fin de 1 79a ; et , comptant sur le bon esprit de la Provence, en 1 793, il continuoit d'habiter sa paroisse.
Mais la persécution ayant fait subitement une vive irruption daiis le pays, ce curé fut arrêté et conduit dans les prisons de Draguignan , où résidoit le tribunal criminel du département du Var, On le traduisit devant ce tribunal le a4 ventôse an II (14 mai 1794); et comme les juges , empressés de condamner, a voient imaginé, pour simplifier et accélérer les procédures contre les Victimes^ de les qualifier indistinctement de « contre-révolutionnaires » • ce fut avec "fcette vague accusation qu'ils envoyèrent à la mort le curé Buisson , pour la seule véritable raison qu'il étoit ministre de J.-C.
BUISSY (Feahçois Lamoeal bb), né à Douai, vers 1730, prêtre, et l'un des anciens chanoines de la cathédrale d'Arras, avoitdonné des témoignages de son opposition aux erreurs constitutionnelles , dans une déclaration de son chapitre à la fin de 1 790. Son Ôge ne le dispensoit de sortir de France , lors de la loi de déportation du 26 août 1 792 9 qu'à la condition qu'il seroit mis en réclusion. Cinq autres chanoines de la même église étoient dans le même cas (^. P. H. Boucquel) ; et il fut enfermé avec eux.
Le proconsul J^ Lebon étant venu