‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 120 sur 222 · BU · texte numérisé non relu

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geans; mais le chanoine tomba entre leurs mains. Traduit en-^ suite 9 comme prêtre , à l'affreuse commmionrivotuUonnaire établie vers la fin de l'année, pour décimer les Lyonnais {V. Ltoh}, il fut condamné au dernier supplice, ÙL l'âge de Sy ans, le la pluviôse an II (3i janvier 1794}»

en qualité de « prêtre réfractaire» , et comme s'il eût été « pris les armes à la main , lors de la sortie ». Son frère, père d'une nombreuse famille , mourut des suites de sa blessure , et avec l^s dispositions d'un Martyr, au village* de Saint-Cyr, près de Lyon. Pendant sa maladie , qui ne dura que trois joufs, il demanda souvent à conrioître ses assassins, pot» leur déclarer qu'il leur pardonnoit, et qu'il s'empresseroit de leur don«»

ner des secours pécuniaires , s'ils en avoient besoin. Il refusa les soins des prêtres schismatîques, et fit connoître à ceux qui l'entou^ roient , qu'il étoitconso^é de toutes ses peines terrestres , par des grâces extraordinaires et particulières. Il recevoit ainsi la récom-»

pense de sa Foi, qui lui avoit fait déclarer, au commencement des troubles, que, lors même que tous ses amis céderoient aux er^ reurs du temps, etroudroient l'y entraîner, il leur résisteroit cons-tamment , voulant toujours obéir aux décisions de l'Eglise catholique, (r. BauTAs , et Gastii<loii.) BURLOT(iV...), prêtrijde

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Tune de ces paroisses du diocèse de Quimper, qui se trouvent maintenant enclayées dans celui de Saint-Brieue 9, fut l'une des yictimes sacerdotales qu'en haine de la religion, le- tribunal criminel du département des Càtes-du- Nord 9 siégeant en cette yillè, fit décapiter. Burlot le fut le i" jour complémentaire an II (17 septembre 1 794) 9 près de deux mois après le neuf thermidor. La cause de sa mort , exprimée dans la sentence 9 montre que nous ne devons pas l'exclure du nombre de nos Martjrrs : il périt pour, avoir «refusé de prêter le serment ^ et n'être pas sorti de France » . Le tribunal étoit trop pressé de sacrifier un prêti^ fidèle y pour niettre d'autres formalités dans la sen* tence.

BURTÉ {Le Pire, Jean-Fràitçois) 9 prêtre et docteur de la maison de Sorbonne, religieux de l'ordre des Frères Mineurs conventuels, et procureur de la maison des Gordeliers, à Paris, signa, avec le P. Besson, ex-gardien, le P.' d'Haisen, ex - provincial , le P. Dujardîn, professeur de théologie, le P. Devoysins, et trois autres, le 20 avril 1790, une lettre latine au Père Général de leur ordre, à Rome , dans laquelle, déplorant, comme eux, la suppression des ordres monastiques , faite par l'Assemblée Constituante, ils imploroient ses conseils et ses consolations. Mais, ensuite, le 27

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