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alors quelque sécurité , Gantât n'auroit pas dû craindre d'autre supplice que celui des vexation^ qu'on éprouvoit dans le lieu de sa détention. Mais les tyrans vouloteot, à tout prix, qu'il ne restât pas uq prêtre dans toute l'étendue de la France. G'étoit comme au temps de la persécution des Vandales en Afirique : on vouloit que les ecclésiastiques qu'on n'osoit pas égorger fussent poussés dans un cruel exil : Addiditadkueut et fJKMire cU/incaTuraquiB venym^, seratf pcenaii eadiio truéere^.
tur (Y ici, DePerseoutione Vaur datica. L. I). Gantât fut donc enlevé, avec ses compagnons de réclusion, et.conduit, comme eux, à Nantes, pour y être submergé (V. Nantes). Les tourmens que les conducteurs féroces des prêtres de la Nièvre leur firent éprouver, dans le trajet, ne purent pas mieux que les infirmités du curé Gantai , vaincre le courage que lui donnoit sa Foi. Jeté , à Nantes , dans le fond de cale infect de la galiote hollandaise qui.devint leur prison f sa Foi ne lui servit plus qu'à mériter une glorieuse compensation à ses maux. Il ne put résister .à ceux de tous genres qui , dans ee lieu abominable, faisoient mourir les prêtres plus cruellement que par le glaive. Il y succomba, le 6 avril 1794, le même jour que l'ex- Jésuite Philippe-Gaspard Moreau , et 'l'héroïque pénitent Ghézeau {F> Cjps noms, avec ceux de
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Baunbav^ d'Angers, et Gasbav^ de Nerers). Le martyre du curé Can tat et de ses compagnons , ne . différa guère, quant aux souffrances, de celui des quarante soldats de Gappadoce , qui furent jetés nus sur un étangglacé, etquer£gIiseinroque le 9 mars. Priyés de la majeure partie de leurs yêtemens , dans une situation non moins cruelle, ces prêtres méritent, à beaucoup d*é* gards , réloge que S. Basile faisoit des Martyrs précédens. Gomipe eux , ils s'écrioient : « C'est à vous , JSeigneur , que nous faisons le sacrifice de notre vie ; et vous nous recevrez près de vous , comme des victimes qui s'immolent pour être admises dans le sein de votre miséricorde » : Fmt scLcrifidum nostrum corani te. Domine; et veitU hostiœ viventes nosniet immoiarUes abs te recipia/mur.
(Homilia : DeSS. Quadraginta Ma^tyrihus,)
G APON (Ause-iPieeee) , prêtre du diocèse de Besançon, né dans cette ville, en 1769, eut, pour Je sacerdoce, une vocation telle .qu'on auroit pu la regarder comme J'indice de ses dispositions prochaines au martyre. Les dangers qui déjà menaçoîent les ministres .de l'Eglise, en 1791 9 lorsqu'il .n'étoit encore que diacre , ne l'effrayèrent point,; et, se dévouant : aux besoins de l'Eglise dans ces périlleuses circonstances , il alla . demander lui-même l'ordre de la «prêtrise à son archevêque^ Ray-
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mond de Durfort. Le prélat, ravi dé ce dévouement presque surnaturel , serra dans ses bras le jei^ne lévite, en l'arrosant de ses larmes, et lui conféra la dignité sacerdotale. Il l'envoya de suite , comme vicaire , dans la paroisse de Lanthène, près Marnay, et non loin de Besançon. Comme ce jeune vicaire , en refusant le ser-^ ment de la constitution civile du clergé, déployoit un zèle par* ticulier contre les erreurs qu'elle alloit répandre dans la province , il fut plus spécialement persécuté par les autorités du département du DouhSn Un décret de prise de corps fut porté contre lui ; et il ne put se dispenser de sortir de France, dès le mois de juin 179a. Passant au comté de Neuchâtel^ en Suisse , il se fixa dans le bourg du Landeron , qui étoit catholique.
Le curé de ce bourg profita de son zèle , en l'associant aux fonctions de sa charge pastorale. Mais le jeune prêtre conservoit une affec-* tion de préférence pour les paroissiens de Lanthène , dont le curé avoit été pareillenxent mis en fuite ; et il brûloit' du désir de revenir près d*eux, afin qu'ils ne restassent pas plus long-temps prives ^des secours de l'Eglise. Avec l'agrément des grands- vicaires , il rentra en France , vere la fin d*a vril 1793, et s'arrêta quelques jours dans la montagne, chez de pauvres habitans auxquels il procura la .consolation d'entendre la messo^
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et de receroîr la sainte Eucharistie. Partant de là pour la porter à des malades , il fut arrêté' en tratersant une forêt raisiné du village de THôpital de Grosboîs, à trois lieues de Besançon; et ce furent de stnpides bûcherons quî le saisirent. Les représentations qu'il leur fît pour qu'ils le laissassent en liberté, furent moins dic- V tées par l'intention de ménager sa vie 9 que par celle de soustraire à de sacrilèges profanations la sainte Eucharistie qu'il avoit sur la poitrine. Amené à Besançon, il y fut jeté dans les prisons du tribunal criminel du département du Doués; et, le 7 novembre, il comparut devant ce tribunal pour être jugé. Le président ayant commencé par lui demander si les hosties que renfermoit la boîte trouvée sur lui éloient consacrées , et le jeune vicaire ayant répondu affirmativement, il donna l'ordre d'aller chercher un prêtre , pour qu'il vînt en surplis les prendre.
Elles ne purent être enlevées que par gn prêtre schismatique, mais enfin elles le furent avec un grand respect; et Ton doit des éloges au magistrat qui eu prévint ainsi / une plus scandaleuse profanation. Dans la suite de Tînterroga-, toîrc du jeune vicaire , quî déclaroit avoir exercé son ministère, malgré les décrets de la Convention, le président lui dit : «Vous saviez bien que vous désobéissiez aux lois.» — «J6 l'avoue, répoti*
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dit le jeune prêtre ; maî^r je imi pouvois m'y sounietlre sans enfreindre une loi bien supérieure.»'
— « Mais, puisque vous fKiHe* d'une loi supérieure, c'est-ô-dire de la religion , ne vous prescrlvoil-»
elle pas de respecter et de suivre les lois de votre pays*?» — «Non, quand elles sont contraires aux loi| établies par Dieu même. » -^ «Vous êtes resté quelque temps dans le$ montagnes ; chez qtii étiez^vous ?»
— «Je ne puis vous satisfaire «ur ce point, ne devant compromettre personne : » réponse non moins admirable que celle de la sainte Martyre Irène de Thessalonique à pareille question ! « Où voua êles-vous cachée » ? lui disoit son juge. « Où Dieu l'a voulu , ràpondit-eile ; il le sait , et cela suffit ». — « Mais qui sont ceux qui vous fournissoient des alimens?»
- — « Dieu, qui en fournit à toutes seiS créatures » . Uùinam vos îatuU^
lis ? -^ Vhi Deus voluit in
numtihy^ ; $cit Dominus, — ^ Quinam erant quivohis jhi^ nem suppeditaéant ? -*- Deus 9 qui omnibus escain suppedirtat ( Ruinart : Acta S, Irenes, eœ Baronio et Surio). Quand rinterrogatoire de notre vicaine fut achevé, et que Taccusateitr public eut requis la peine de mort contre lui, le président troublé 'hésitoit à la prononcer; et la douleur dont le pénétroit l'obligation que lui en imposoit sa 6harg«| se manifestait par quelquf s
larmes. « Rassurez-vous , lui dit le jeune ministre de Jésus-Christ; |e connoissois la loi ayant de rei^trer en France : c'est elle qui me condamne; tous n'en êles que l'organe ; n'hésite& plus ». — Un écriTain qui nous a dcTancés dans la publication de cette circons* tance, blâmoit ce discours, prétendant que « le jeune apôtre fut, dans cet instant, égaré par son sèle; et qu'il ne deroitpas même, par cette seule parole, paroître encourager ses juges au plus lâche, au plus injuste homicide». Mais, d'abord, le censeur ne prenoit pas garde que « le lâche attentat , l'injuste homicide », étoient le crime de la loi plutôt que des juges ; que les juges n'étoient plus les maîtres de ne pas le commettre, dés qu'ils n'gyoient pas la rertu d'abdiquer leurs fonctions ; et que, tout coupables qu'ils étoient de les exercer, ils ne se trou voient ici que les iniîtrmnens forcés d'une législation atroee autant que sacrilège, à laquelle ils s'étotent criminellement engagés. Le jeune apôtire ne penchoit donc point vers l'erreur des Marcionites : il ne disoit au président que ce que smnt Cyprien, dans un cas semblable, aroit dit au proconsul Pa* terne. Celuin^i lui ayant cité l'édit impérial qui i'oblîgeoit à le punir de mort : « Si ijuis iia^fûs hoe fraueipêunt non oêèervuvwit , capàe pUetetur; saint Cyprieiî iui répliqua Mir-le-*champ : Cy-*
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prianus epùcopus re$pandit :
Fae quod tibi prœoeptum est :
«Faites ce qui vous est ordonné».
{J cta procansuiaria aancti Cypriani apost. et Martyris).
Quel magnifique éloge saint Basile-le-Grand n'a-t-il pas fait de ce courageux saint Gorde de Gésarée, qui, en présence du supplice, et lorsqu'on cherchoit encore à faire plier sa Foi , pour le soustraire aux souffrances, se mit à les invoquer lui-même , e|^ disant aux jugés comme aux bourreaux : « Pourquoi tardez-* vous? Que rien ne vous arrêté.
Déchirez mon corps, disloques mes membres; faites-moi souffrir tous les tourmens que vous pour^ rez inventer; mais, de grâce, ne m'enviez pas ma bienheureuse es* pérance , en retardant son accomplissement » . Tantûmfue aéfuit tu intentaias horreret pœnas , ut eas tiUrd in 9e prpvocaret , mppiieiigtié nuiras vehemeh^ ter inerepcuret : Quid, inguit^ tardatis? Quidstatia? Corpus tanietur, mefnbta torquean^ fur ; denigue quodcunque de nie suppiiciwm voiueritis, sU' mite, NoUtemihiéeatamspem invidére, etc. etc. (S. Basil, magn. : Oratio de S. Gordio, Martyre). Notre jeune vicaire étoit animé du même esprit que le saint Martyr M aharsapor , de Perse, lequel., voyant le regret que le juge avoit de le condamner, lui dit : K Je ne suis point effrayé
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des supplices, puisqu'il doit en résulter, pour moi, le salut re mon âme et une très - grande gloire. Vous êtes esclave , et forcé d*obéir; vous êtes soumis au commandement d'un maître terrestre ; quant à moi, je n'en ai pas d'autre parmi ks hommes en cette circonstance, que le Seigneur qui est dansles cieuz, et pour le nom duquel je souffre; ache- Tes de faire ce qui vous est prescrit » : Non me perturiat qtiàd suppUeio addicor, quando quidem hae pcena satus tnihi, et ingens glaria tribuUur,., Ser^ vus eninh eSj et heriU imperio sutj&ottu; mihi verd adest in eœioDominuSf pro eujus Fide et nondne patior» aiium prceter hune inter hommes domi^ ntsm non haéeo» . . Tu verd im^ perataperfice (Asseman., pars i, pag. a35. Martyrium heati atque inclyti Maharsaporis ).
V Histoire Ecclésiastique nous foumiroit quantité d'autres exemples , si nous en avions besoin ( V. encore Asseraan. , pa/rs i , pag. gi, pars a, pag. 6a). Nous avons déjà traité ce sujet aux pages 114» 119 et ia3.
Il est temps de revenir à notre jeune vicaire , contre lequel çnfin , et quoique à regret , le président du tribunal prononça une sentence de mort, attendu qu'aux yeux de ce qu'on appeloit €a^^j il étoit «prêtre réfractair&, et même encore émigré -rentré »;
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Après que ce jugement eut ét^ rendu , le vicaire Capon % adressant la parole aux juges et à l'auditoire, témoigna qu'il se faîsoit honneur d'être immolé pour la cause de la Foi. « Dans cette commune proscription de la monarchie et de la religion, dit-il, le prêtre doit mourir pour son Dieu , comme le soldat pour son roi».
Il fut ramené en prison , pour j attendre l'heure d'être conduit au supplice. Vers trois heures de l'après-midi, on le fit marcher vers le lieu de l'exécution. En y allant à pied , il étonna les spec« tateurs par le calme et l'assurance de sa démarche; et il monta* sur l'échafaud de la même manière.
De là, comme d'une chaire évangélique , il voulut adresser au peuple quelques paroles d'édifî-* cation; mais le tambour qu'on battit aussitôt pour couvrir sa voix, le fit renoncera parler; et, livrant sa tête au bourreau, il périt à l'âge d'environ a7 ans , ie 17 brumaire an II ( 7 novembre 1 793)9 et non le 8 octobre, comme on le di( ailleurs. ( V. , pour la série des Martyrs du diocèse de Be^nçon, G. F. Gopee-Schmit.) C APPEAU (jY...), prêtre, attaché au service de l'une des paroisses de Paris, en fut écarté , par suite de son refus du serment de la constitution civiie du dergé* Lorsqu'après le &tal 10 août 179a > les ennemis des prêtres firent rechercher tous ceux qu'ils appe^r
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loient rifiuaaires, Tabbé Cappeau fut arrêté j conduit (Tabord à la prison de la Mairie, et ensuite jeté dans celle ûe V Abbaye , le 1*' septembre 179a* H prévit dès lors, ainsi que les confrères avec lesquels il s'y trouYoit, que tous étoient destinés à une mort prochaine f à raison de leur fidélité à la cause de la religion. Il se prépara , ayec eux 9 au sort qui Tattendoit ( F. Rotbe ), et fut massacré, comme eux, le lendemain. {F. Septbmbeb.)
CAPY ( iV... ) , prêtre du diocèse de Meauz, retiré en cette Tille, et odieux aux révolutionnaires, parce qu'il n'ayoit pas Toulu prêter le serment de la eonS" HttUion dvUe du clergé, fut enfermé , comme réfractaire , dans la prison de Meaux, en août 1792.
Dans la nuit du 5 au 4 septembre 179a {V. Septembkk), des scélérats de la ville , que les commissaires de la Commune de Paris étoient venus s'adjoindre, pour répéter à Meaux les massacres exécutés par ses ordres dans la capitale, égorgèrent Capy avec six autres prêtres. Cet événement et leurs noms se trouvent à l'article de P. Dvghbsnb, l'un d'eux.
CAR (Jkar-Baptiste), chanoine de l'une des collégiales du diocèse de Poitiers, résidoit en cette ville, en 1793, sans avoir cru qu'il dût sortir de France , en vertu de la loi de déportation du a6 août 1 79a,
CAR
quoiqu'ileûtrepoussé notoirement les erreurs et le schisme de la constitution civile du clergé.
On se saisit de sa personne en 179^9 et on le jeta dans les pri-* sons. Le a8 ventôse an II ( 18 mars 1794)9 il fut traduit devant le tribunal du départen^ent de la Vien/ne, siégeant à Poitiers; et les juges le condamnèrent, comme « prêtre réfractaire », à la peine de mort. Il la subit, avec les seize autres prêtres que le tribunal fit périr le même jour, pour cause de religion. {F. F. A. O. de Biiik-
KEVÀli, et M* CHEMUffiAV.)
CARANTILLY (Frahçois- Loms DE MoNTz de), prêtre, chanoine de la cathédrale de Coutances , né à Carantilly , près Saint-Lo , en Normandie , l'an 1 760 , ne crut pas devoir sortir de France, lors de la loi de déportation, quoiqu'il n'eût fait aucun des coupables sermens exigés par les assemblées dites nationales. Il tomba, vers la fin de 1793; entre les mains des agens de la persécution , lesquels, au printemps de l'année suivante , l'envoyèrent au tribunal révolutionnaire de Paris. Ce tribunal, devant, lequel il comparut, le 3 thermidor an II (ai juillet 1794)5 suivi de M. L.
L. Cussy, grand -chantre honoraire, et archidiacre de la. même église, le condamna de suite, avec lui, à la peine de mort, comme « ennemi du peuple » , sans autre accusation plus précise ; et il fut
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exécuté le même jour, à Page de
£B» M^f prêtfe èa diocèse de Li^ moges, né à BousMu)» en 1736, et chanoine de l'une^des collégiales de ce diocèse 9 ne se voyant pas exjMressépient compris dans le nom* bre des prêtres qui deroient sortir deFranèe» comme non-assermentés , quoiqu'il le fût lui-même ^ resta dans sa province. Son carao»
1ère sacerdotal, et sa conduite éminemment ecclésiastique , le firent arrêter en i^gS, Quand la Convention eut ordonné que le»
prisonniers , soi-disant politiques desdépartemens, seroient envoyés au tribunal rivohUianruUre de Paris 9 le chanoine Carbonnières y fut amené. Il languit long^temps dans les prisons de la capitale, parce qu'on ne pouvoit alléguer contre lui aucun prétexte autorisé parles* lois. Comme il se trouvoit détenuau LuxmiAourg, lorsqu'on sup-*:
posa une conspiration des prisonniers de cette maison de déten-^ tion j il fut condamné à mort 9 en qualité de « complice de cette conspiration » , à l'âge de 58 ans. La sentence 9 rendue le ai messidor an II (g juillet 1 794)> fut exécutée le même jour.
CARCANOT (Jban-Fkahçois), jeune prêtre , chanoine de l'une des collégiales de Verdun , sentit 1^ Foi se raffermir lors de l'établissement de la constitution ci^ vile du ckrgip en 1 79 1 ; et il lui
CAR
£t ànathème» Mais sa vertu màn* qua de cotusÉgs-:» en voyant le^ mtmsMct» ée sqptem^iie i^gsuil prêta le serment de UiertA^chiiti, prescrit à cette époque 9 par des législateurs dont les intentions anti - religieuses n'étoient point équivoques* Cet acte de foiblesse ne le sauta point des peitaécutions ultérieures. On l'arrêta en 1795$ et 9 après quelques mois de séjour^ dans les prisons de Verdun , étant envoyé à Rochefort pour être déporté sar quelque plage lointaine ( y. ROGHBFORT ) , U fut
embarqué sur le navire (es Deux Associés. Au milieu des maux que souffroîent,' dans l'entrepont de ce bôtiment, tant de confesseurs de Jésus-Christ, qui n'avoientpas à se reprocher ce serment ô^égon Uti-^Uberté , dont le chanoine 1 Caircanot ne se dissîmuloit plus le sens criminel , il le rétracta avec beaucoup d'édification. Il suocomba enfin sous le poids des souffrances, et mourut avec lé même honneur que la plupart de ses confrères de déportation. Sa mort arriva le 16 août 1794* Il n'a voit alors que 54&ns i^on corps fut inhumé dans l'île A'Aix. {V.
J. CÀLV£2»etF. DE CABDAILLàG.)
CARDAILLAC ( Floeent Dv- MOKTBC de), chanoine et vicairegénéral de Castres , aumônier de MoNsiEVB (maintenant roi df France) , avoit vu le jour à Echiz»dour, dans la paroisse de Saint- Mers, au diocèse deLimoges. Ils'é*
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toit retiré dans sa famille 9 lors des Informes anti-religieuses de 1792 ; et plein de l'esprit ainsi que des eonnoissances de son état, il aTolt repoussé , comme un énorme péché ooptre la Foi ^ le serment de la constittuion civiU du cUrgi.
Fermement attaché à l'Eglise ca- Uiolique , il se montroit digne d'elle en tout. Ses yertus furent ifisupportables aux impies qui régissaient sa proTince, devenue le dé* partement de la Haute- Fiennei et ils le firent mettre en réclusion à Limoges , comme insermenté f en 1795. Sa famille sollicita son élargissement, et espéroit l'obte* nir au commencement de 1794- Mais, au moment où il sembloit prés de recouvrer sa liberté , les persécuteurs prétextèrent qu'ayant été attaché à la cour , il en étoit plus dangereux; et, ce )our-là même, ils le firent partir, avec beaucoup d'autres, pour Rochefort Il y fut embarqué , pour la déportation , sur le navire ies Deux Associés. Deux de ses compagnons d'infortune qui en sont revenus^ lui ont rendu, chacun en particulier, des témoignages bîçn honorables \ l'un nous a écrit , en p^rlant de lui : u C'étoit un homme d'esprit, et qui avoit le cœur excellent Gomme il ayoit trouvé . moyen de sauver quelques fonds de la rapacité des spoliateurs, il les employa tous aux besoins les plus pres^ans des malades, se privant ppur lui-