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même de ceux qui auroient pu hii être le plus nécessaires. Il mourut victime de sa charité et de 8#a sékr pour le secours de «es confrères , au soulagement desquels il s'étoit sacrifié > en qualité d'infirmier, d'abord sur les vaisseaux, et ensuite dans l'hôpital qu'on avoit étabR pour eux, sous des tentes , dans HXe Madame 9 . M. de la Biche, de son cdté , en parie en ces termes : « Cet ecclésiastique sembloil être né pour faire aimer la vertu , et pour réconeMier les gens du monde arec la piété, dont sa conduite toute seule étoit une apologie complète». U expira le 5 septembre 1794» À l'Age de 47 ans, et fut enterré dans l'ile Madame, {V. J. F. Caacanot, et J* B. Gi.i-
QVBT.)
GARDINE (Jbàn-Bâptistb), né à Goumion, dans le diocèse de Gaen, vers 1756, étoit, à l'époque de la révolution, curé de Vilaine « dans celui de Paris. Il se laissa séduire par la eonstiiutian civiie du ctergé, et en fit le serment, en 1.791* Cette coupable condescendance aux vues des réformar teurs., peut expliquer pourquoi il échappa aux terribles persécutions de 1795. Il n'évitacelle? de l'année suivante, qu'en se cachant avec beaucoup de soin ; et, dans sa retraite , il eut le temps de comr prendre comment l'athéisme qui régnoit alors avoit été introduit par le schisme constitutionnel de i79i« Ou and l'Eglise parut jouir
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de quelque paix, en 1796, Cardtiie rétracta solennellement son germent, que déjà il ayoit rétracté dans son cœur; et il donna courageusement à sa rétractation , la plus grande publicité. L'évêque schismatique de Versailles, en 1 ygy , s'obstinant néanmoins , par besoin de sujets, à regarder le curé Cardine comme étant toujours des siens, lui écrivit une lettre de convocation , pour un soi-disant synode, où devoit être nommé le député ecclésiastique de son prétendu diocèse, à une espèce de concile que les évêques constitutionnels alloient tenir dans l'église de Notre-Dame, à Paris. Cardine lui fit une réponse noblement catholique, dans laquelle il lui disoit, entre autres choses : «J'ai été surpris de la lettre que vous m'avez écrite , pour me faire part de votre prétendu synode , et m'invîter à m'y rendre... J'ai eu le malheur de faire le^ serment constitutionnel; mais, pressé par les remords, je me suis hâté de le rétracter. Il faut donc
vous l'apprendre Je prends
cette occasion pour donner ici une nouvelle authenticité à la condamnation que je fais de la cons-' titution prétendue dviie du clergé, par laquelle vous existei; et, pour que vous ne veniez plus me fatiguer de vos documens et de vos circulaires, je vous déclare que votre prétendu synode , ainsi que vos prétendus conciles natio-
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naux, me seront toujours étran-^ gers, comme ils seront toujours étrangers à l'Eglise». Cette lettre^ beaucoup plus étendue , fut insérée en entier dans le n"* 19 de la Politique Chrétienne de 17979 le la juillet, avec un^ décla-*ration de divers curés, portant que « la rétractation de Cardine étoit, depuis plusieurs années 9 entre les mains des supérieurs légitimes , dépositaires de l'autorité spirituelle de M. de Juigné , encore alors archevêque de Paris. La catastrophe anti-religieuse du 18 fructidor (4 septembre 1791) arriva ; et, par une loi du lendemain , les prêtres dits réfra>ctaires furent condamnés à être déportés à la Guiane {V, Gvïane). Cardine fut bientôt arrêté; on l'envoya, dès le commencement de 1798, à Rochefort pour y être embarqué.
Il le fut le 12 mars, sur la frégate la Charente, d'où, le 25 avril, il passa sur la frégate la Décade, qui le jeta dans le port de Cayenne, vers le milieu de juin. De là, il fut de suite relégué dans le désert pestilentiel et brûlant de Konanama.
Doué d'une grande activité , il se plut à croire que l'état d'inertie donnoit beaucoup de prise aux fiéaux du climat , et il obtint de s'établir, avec six autres déportés^ au canton de Corou , dans une case de deux colons, Trabaudet Bonnefoi , pour y vivre du commerce qu'ils y feroîent. Ils n'avoient aucuns fonds pour le commencer;
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ti déjà, en septembre, Cardîne, trompé par ses calculs , étoit d'ailleurs atteint cruellement par les fléaux du climat. Transporté chez un colon nommé Colin , il y mourut après un mois de maladie , le lO octobre 1 798 , à l'âge de 4» ans.
{F. P. Gaupfoat, et J. C. Càe-
RBT.)
. CAREL (Bertrahd), prêtre du diocèse de Vannes, vicaire à Guegon , près Josselin , ne fit point le serment , et brava l'impie loi de déportation pour continuer à rendre son ministère utile aux catholiques du canton. Il échappa aux persécuteurs jusqu'au commencement de i794> roais alors il fut arrêté et livré au tribunal criminel du département du Morhihan, siégeant à Vannes. Ce tribunal le condamna à la peine de mort comme « prêtre réfractaire » , le 23 prairial an II ( 1 1 juin 1794)5 et la sentence s'exécuta le même jour.
CARON (Jean- Hyacinthe), prêtre du diocèse de Troyes , né à Ruvîgny, près Troyes, et curé de Moulins, près Mouzon, dans le diocèse de Nancy, y résidoit encore en 1 793 , lorsqu'on fit une guerre d'extermination contre les prêtres. Il fut amené à Paris en avril 1794? pour Être jugé par le tribunal révolutionnaire qui^ le faisant comparoître devant lui , le 12 prairial an II (3i mai 1 794)?
le condamna sur-le-champ à périr ^ur réchafaud. Le vague des mo-
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tifs de la sentence montre qu'il ne fut condamné qu'à raison de son sacerdoce. £lle porte qu'il étoit convaincu d'être « auteur ou complice de complots contre-révolutionnaires propres à opérer la dissolution de la représentation nationale, et le rétablissement de la royauté ». Le prêtre Caron fut immolé le même jour, à l'âge de 36 ans.
CARON (HippoLYTE Wagow, femme de Pierre- Roger -Eloi Josse), dont le mari étoit marchand à Arras, où elle résidoit avec lui , avoit , de son aveu , et par principe de religion , pris part à la bonne œuvre de la veuve Bataille , en faveur des prêtres catholiques dépouillés et proscrits {V, M. J. D. Bataille). Inscrite sur le registre des contribuables , elle fut livrée par le proconsul J^ Lebon à son tribunal révolutionnaire {V. Arras); et, le 25 germinal an II (14 avril 1794)»
ce tribunal l'envoya à la mort avec les dix-neuf autres prétendus complices de la charitable et pieuse veuve. Ainsi, Hippolyte Wagon |)érit pour une œuvre de charité faite bien formellement en vue de Dieu , et par attachement à la Foi catholique. La sentence qui la condamnoit portoit encore ce motif : « Qu'elle étoit ennemie du, gouvernement, puisqu'elle lui avoit résisté', en ce qu'elle avoit reçu en outre des sommes données par des aristocrates (c'est-à-
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dire des catholiques) 9 pour Tac- ^ quisition d'un autel et de Téglise de Saînt-Géry, afin d'y faire célébrer les saints mystères et les offices divins » . £IIe n'avoit que 5g ans lorsqu'elle périt. {F. F.