‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 150 sur 222 · CIA · texte numérisé non relu

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t'alites parts pour être mis à mort:

£lle n'eut pas moins de mérite que lui dans l'asile qu'il leur offrit en sa maison. Quand on arrêta le braye GlaTel 9 pour cette bonne œuTre, sa femme partagea son sort comme elle partageoit ses vertus. Traduite ayoc lui et son beau - frère , le yicaire Antoine Clarel^ derant le tribunal criminel du département de la Hautù- Loire, le a messidor an II (20 juin 1794)9 elle y fut condamnée .aussi à la peine de mort, comme « receleuse de prêtres réfractaires»^ Sa tête tomba avec celle de son mari et celle du yicaire Glayel»

sous la hache de la guillotine. {F.

J* Aux. )

CLAYEL (Louis) 5 prêtre du diocèse d'Ayignon, vicaire en la paroisse du Thor, près d'Avignoa, ne s'étoit laissé ni séduire pav la constitiuian civUt du elergi, ni déconcerter dans l'exercice du saint ministère par la loi de déportation. Il continuoit à le rendre profitable aux catholiques de la contrée 9 lorsque la persécution y deyint si violente , à la fin de 1793 (f^. Orange ).« Cette violence s'augmentant chaque jour»

le yicaire Glayel fut arrêté et livré au tribunal criminel du département de Vauduse, siégeant à Avignon. Ce tribunal le condamna^ le 14 prairial an II (a juin 1794)9 à périr sur l'échafaud, en qualité de « prêtre réfractaire » ; et le jour même il fut décapité.

CLAVIÈRE (Jear-Piebee), curé de la ville de Caussade 9 en Quercy,. diocèse de Montauban^ né en 1 730 , à Castelnau-de- Mont- Raltier, également en Quercy^ mais au diocèse deCahorS; avoit acquis par ses vertus et par uq long exercice de» fonctions pastorales > l'amour et la vénération de ses paroissiens. Ils ne lui permirent pas de s'éloigner d'eux, lors de la loi de déportation ; et il );;ontinuoit encore, en 1795, à leur administrer les secours de son ministère. Un concert très -courageux de piété entre le curé et les habitans, devenoit ua spectacle aussi révoltani pour les révolutionnaires, qu'il étoit édifiant pour les amid de la religion» Dans une tristesse commune de l'assassinat de Louis XYI, les pacoiâsicns du curé Clayière avoient arboré la cocarde noire, en déposant celle de la réyolution et de l'impiété.

C'étoit plus qu'il n'en falloit pour .que les persécuteurs les accusassent d'être en état de contrerévolution ; et ils firent arrêter le curé avec dix-sept de ses. paroissiens. Ces dix-huit victimes furent amenée» à Paris», d'après la loi du 27 germinal ( 16 avril 1 794)9 pour être jugées sur leur prétendue conspiration par le tribunal vévoiutionnmrc de la capitale.

Toutes. comparurent ensemble devant lui, le 5 messidor an II (21 juin 1794); elles furent de suite condamnées à périr le même jour

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sur réchafaud. La sentence , com- bre^ comme on peut le voir dans

posée des formules du temps » les Martyrologes d'Adon, d'U*

porte que ces dix-huit individus suard 9 etc. , sous le nom de Jean

étoient « tous conyaincus de s'être dans les uns, et de Georges dans les

rendus les ennemis du peuple , en autres. Ce trait est encore cité par ^

provoquant ravîlissement' et la Lactance : De Mortilma Fe/rst^

dissolution de la représentation tutorumy c. X1119 et par Boluze:

nationale 9 et le rétablissement de Hotœ ad LaetatUium. Quand

la royauté ; en arrachant la co- les administrateurs et juges du

cardeiricolore ^ la déchirant et la département du Lot ayoient été

foulant aux pieds y y substituant forcés par la loi du 27 germinal ,

la cocarde noire 9 et voulant forcer de se dessaisir des dix -sept vic-

des citoyens à l'arborer; en exci- times dont nous venons de parler,

tant par leurs discours, propos et ils avoient déjà fait périr des prê^

manœuvres , à la guerre civile ', en très sur leur échafaud de Cahors

faisant des rassemblemens de ci- {V\ F. Be&con , Jammes) , et ib

toyens sous prétexte de cérémo- «n avoient envoyé cent quatre-

nies religieuses, et se servant du vingts du seul^ diocèse de Cahors,

fanatisme pour appitoyer sur le à Bordeaux et à Blaye , pour être

sort du tyran ^ etc. etc. » Les déportés à la Guiane. Ceux-là

dix-sept autres victimes furent : furent non seulement maltraités ,

L. Làgboix , R. et J. Deipeghe bb mais encore dévalisés en route

Saint -Tov, J. Sàvit-Labàt, J. par leurs conductetirs. L'embar-

BoiEis, B. Genibre, p. Houles, quement de tous ne put avoir lieu,

A. TiTBSÀN-i>*EsPAGNAT, J. F. Pi- quand il s'en fit un, qui fut le pre-

CHOLiEB, F. FovssAGBivB, R. Bo- micr et Tunique, à la fin de Tau-

BiE , J. RiETîE , M. Calmettb , tomuc suivant. Il en mourut trois

A. A. Basïie, j. et J<i« Ca8sei6Ke à Blaye (F« J^ Bessi&be. £* Hbl-

dit Cauvin, j. Fobiek {V. ces vbbt, P. Labvavdy^, etdix àBor-

noms). Il en fut de l'indignation deaux {V. J. Bbssier, Jv Boteb,

avec laquelle, à cette époque, ils F. Camboh, P. Delsol, F. Gatet,

déchirèrent leur cocarde natio- J. P. Havtbbibb, P. Labbibe, J*.

nale, comme de l'action de ce Lavbbdon, J. Malbt, H' Yiseait.

saint Martyr de Nicomédie, dont • — V, aussi H. i^ G"^ Baudvs,

parle Eusèbe {Histor. Eectes.9 J. Molïvieb, etc.) Les juges de

1. VIII, c. 5), et qui, mû par un Cahors immolèrent encore un

Bêle divin, arracha, mit en pièces prêtre dans leur ville , deux mois

un édit impie dé Dioclétien, fut après la chute de Roberspîerre.

pour cela mis à mort, et se trouve {V. J. P. M£alet.) honoré par l'Eglise, le ^septem- CLAYREUL (JY... ), ancien

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duré de la paroisse de la Trinité 5 dans la yille d'Angers 5 et frère de Clavreul^ curé de Saint-Pierre-de- Preâsigné ( V. l'article soiTant) ^ s^étoH retiré des fonctions pastorales, à cause de son ^and fige 9 en 1791. S'il ne fut pas appelé 9 comme curé, à prêter le serment schismatique de cette époque , il n'en étoit pas moins fortement détourné y par sa Foi 9 d'adhérer aux maximes hétérodoxes qui s'y rattachoient; et l'on n'eut pas tort de )e compter au nombre des prêtres insermentés. Etant plus que sexagénaire , lors ' de la loi de déportation du 96 août 17929 il se trouToit dispensé de sortir de France; mais il restoit condamné à la réclusion. Il subissoit cette peiiie ayec beau- ;coup d'autres prêtres Angeyins , vieillards ou infirmes 9 lorsqu'en novembre 1 795 9 les persécuteurs^ ne pourant plus souifrir la présence 9 l'existence même d'un ministre de la religion (f^. Aii6SX8)9 apprirent que Garrier9 proconsul à Nantes 9 avoit trouvé un moyen expéditif d'en faire périr un grand nombre d'une seule fois (F. Nantis). Le vénérable Glavreul lui fut envoyé, avec ses compagnonsy vers la fin de novembre ; et il les noya tous 9 au nombre de cinquante-huit, avec seize autres 9 dans la nuit du 9 au 10 décembre suivant. Ainsi périrent tant de Saints dont parle Eusèbe, HisU ^cdeSf , 1. YIII9 c. XV )» et que

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l'Eglise honore comme Martyrs.

G 'étoit le suj^lice que les Romains avoient autrefois imaginé pour les parricides. Gicéron en parle dans son Oratio proR&sc. jimer.

Ils y renoncèrent 9 à cause de sa trop grande atrocité ; et cepen»* dant, ajoute Gallonius : (Decru^ eiatHms Martyrum , pag. ao4 de l'édition in-4'' de Paris, 1659) 1 Christia/norufn tamen aiiqui , eo tUràm adhihUo, martyrii eoronâ donaii fuiêre^

GLAVREUL ( iV... ), curé de Saint-Etienne-de-Pressigné , dans le diocèse d'Angers , et frère du précédent 9 ne sortit point de France 9 aprèsia menaçante loi du a6 août 17929 quoiqu'il n'eût pas fait le serment schismatique de 1 791 . Se trouvant, par son fige ou ses inficmités, dans le cas de la réclusion infligée par cette loi, aux vieillards et aux infirmes , il fut enfermé 9 avec son frère et nombre d'autres prêtres 9 à Angers. On l'en fit partir avec eux»

vers la fin de novembil^e 1795 9 pour aller périr dans une de ces submersions dont Garrier venoit de foire l'essai à Nantes 9 sur quatrevingt-seiie prêtres {V. Nautbs).

Il fut compris dans la seconde noyade, qui eut lieu la nuit du 9 eu 10 décembre; et sa mort devint celle de ces confesseurs de la Foi que l'Eglise honore comme Martyrs, le 5 septembre. (F.^ci-deTant9 pag. 2o5 et 5 1 7; GHAVviGViè, d'An- Çers9etY. GoiT.)

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CLECH {Augustin ), prêtre da diocèse de Tréguier» né à Plesteln, exerçant ses fonctions sacerdotales dans la petite ville de Lannion 9 ne youlut point souiller sa conscience par le serment de la constitution civile du cierge* La persécution que ce refus 9 joint à sa conduite édifiante et zélée 9 lui attira, ne l'empêcha point de rester dans la contrée où il s^etoît dévoué aux besoins spi* rituels des catholiques. Au plus fort des violences exercées contre les prêtres , étant recherché avec fureur '9 il trouva un asile secret chez une charitable femme du peuple, à Morlaix ( V. A* Leblutc).

Il y fut découvert; on l'arrêta ^ avec cette pieuse femme et sa fille.

Tous les trois furent traînés à Brest ; et le tribunal réijolutianr' naire de cette ville ( V. h Abas- QUE ) condamna comme « réfrac* taire» cet ecclésiastique , avec ses deux généreuses .hôtesses, le i3 messidor an II (i""' juillet 1794)- H fut exécuté, comme elles, le même )our, à l'âge de 56 ans. {V> J. M.

Bbunblléc, et M. £. Fobçan.)

CLEMENCEAU (2V...), curé de l'église paroissiale de Saint- Castor, à Nismes, et vicaire-général du diocèse, étoit né en Bretagne» Dépouillé de sa cure , parée qu'il àvoit refusé le serment de la constitution civiiedu clergé^ il devenoit d'autant plus odieux aux novateurs, qu'indépendamment de ce qu'il ne cessoit d'en-

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tretenir les fidèles du diocèse ^ dans la Foi catholique, il afifer-^ missoit la constance des prêtres qui ne l'avoient point trahie par ce serment. La persécution le força de sortir de Nismes ; et il vint se réfugier dans la paisible et dévote paroisse de Naves. Il y fut arrêté le 9 juillet 1792, avec sept autres qui s'étoient retirés comme lui dans ce village, pour le même motif. Le récit de ce qui leur arriva, dans cette rencontre, est ailleurs (f^. Bbavard). On y voit que ces prêtres venoient de célébrer les saints mystères, quand ils> furent saisis , et transférés ensuite dans la prison des Vans. Une âme compatissante déplorant en leur présence les mauvais traitement qu'on leur faisoit éprouver, et paroissant surprise de ce qu'ils avoient la force de les soutenir , Clemenceau lui dit aussitôt : « Ne soyez pas étonnée de notre courage : nous sortions de dire la messe quand on nous a arrêtés » :

Ah iUa mensa tanguant ieones ignem spirantes surgwmus, facti diaéolo fcrvnidotosi, ( &»

Joan. Chry sost , in cap» vi, Joan^ Hom. 4^)* ^ P^in eucharistique suflisoit pour leur donner l'ardent courage dont ib avoient besoin.

Enfin , le 14 juillet 1792, le curé Clemenceau fut massacré, à l'âge de 5o ans, avec les sept autres prêtres, sur la place des Yans, pour la cause de la Foi. (F. Boiruoi.^ et Djlomb.)

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CLEMENT (Le Père), Carme.

(^. C. J. Lallemand.)

CLÉMENT (Jeanne Tbegabot, femme ), animée d'une Foi Tire et courageuse, ne s'étoit point laissé ébranler par tes apôtres de 4'erreur ; et, touchée des malheurs qu'éprouToîent les ministres catholiques , poursoivis de toutes parts, sans trouTer où reposer leur tête , elle en accueillit un dans sa maison, à Serent, près de Ploermel , dans le diocèse de Yannes. Cette action admirable et courageuse fut dccourerte ; et la pieuse femme Clément fut arrêtée.

On la conduisit à Vannes , où siégeoit le tribunal criminel du département du Morbihan. Traduite devant lui pour être jugée, le 7 prairial an II (a6 mai 1794)9 elle fut de suite condamnée à la peine de mort, comme «receleuse de prêtres réfractaires ». (V. J* Aux. )

CLÉMENT ( Etienne ) , prêtre du diocèse de Lyon, né à Saint- Bonnet-des-Bruyères , en Beaujolais , n'ayant point £adt le serment schismatique , exerpoit encore i en 1795, le saint ministère dans la paroisse d'Aigueperse en Beaujolais. Il y fut arrêté immédiatement après le siège de Lyon [V, Lton). On le conduisit dans les prisons de cette ville ; et , le 16 germinal an II (5 avril 1794)1 il fut amené devant Timpie et sanguinaire commission qui décimoit les Lyonnais. En vain elle le

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somma de prêter le serment de iiierté-égadùé 9 et de livrer ses lettres de prêtrise, pour être brûlées, c'est-à-dire d'abdiquer son sacerdoce : le prêtre Clément se montra un intrépide confesseur de Jésus-Christ, et un courageux ministre de son Evangile. Il fut condamné à la peine de mort, comme «prêtre fanatique, qui ne vouloit pas se conformer aux loiç » ; et il périt le lendemain , à l'âge de 46 ans.

CLÉMENT (Jacques), curé dç Yervant , dans le diocèse de La Rochelle, et né dans une paroisse voisine, en 1764 9 n'abandonna point ses paroissiens aux dangers du schisme, quoique son refus du serment de la constitution civile du clergé l'eût fait priver de son titre de curé. Son attar chement pour eux le détourna de se soumettre à l'inique loi de la déportation. Mais il fut arrêté et amené dans les prisons d'Angoulême. Quand la Convenu tion, supprimant les tribunaux extraordinaires de province, au printemps de 1794» <^ut ordonna que tous ceux que , dans les départcmens , on accuseroit de quelque délit contre la révolution , seroient conduits à Paris , le curé Clément y fut traîné. Le tribunal révolutionnaire, devant lequel il comparut, le 16 prairial an II (4 juin 1794)9 le condamna à la peine de mort, sous l'accusation vague, alors employée contre

presque toutes ses victimes 9 celle « d'avoir conspiré contre le peuple français 9 en provoquant la dissolution de la représentation nationale 9 et le rétablissement de la royauté». C'étoit ainsi que 9 sous l'empereur Maximien 9 les chrétiens avoient été envoyés à la mort comme ennemis des lois 9 et perturbateurs de la tranquillité publique. Le curé Clément périt le même jour.

CLÉMENT (Ren£)9 prêtre du diocèse d'Angers 9 et vicaire à Breîl 9 y resta pour l'utilité spirituelle des catholiques 9 quoiqu'il fût proscrit 9 comme insermenté 9 par la loi de déportation. On l'arrêta au commencement de 1794 9 et il fut conduit dans les prisons de Rennes. Le tribunal criminel d'IUô et yiUainôf siégeant en cette ville 9 le fit comparoitre devant lui pour le juger, le 16 germinal an II ( 5 avril 1794 )9 en même temps qu'à Paris 9 le tribunal révottUionnaire envoyoit à l'échafaud, Danton et d'autres ennemis des plus furieux du sacerdoce. Le vicaire Clément fut condamné 9 le même jour 9 à la même peine 9 en qualité de « prêtre réfractaire » ; et la sentence s'exécuta le lendemain.

CLERET (iV...)9 que les listes Imprimées ne nous font connoître que èomme aumônier d'un hôpital de la capitale 9 massacré dans la maison des Carmes, le 2 septembre 17929 nous laisse le regret

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de n'avoir pu trouver d'autres renseignemens sur son compté.

L'humble poste dans lequel il exerpoit son ministère ne lui permettoit pas d'acquérir de la célébrité ; mais il lui fournissoit plus d'occasions que bien d'autres d'acquérir beaucoup de mérite aux yeux de Dieu. Ce qui devient certain par le sort qu'il eut, c'est qu^il n'avoit pas voulu charger sa conscience du serment de la constitua tian civile du clergé 9 et que 9 ferme dans sa Foi devant les tyrans du comité de la section auxquels il fut amené par les satellites des persécuteurs 9 il mérita 9 par sa constance invariable dans son refus du serment 9 et par consé* quent dans l'intégrité de sa Foi 9 d'être compris au nombre de ceux qui alloient en être les Martyrs.

(V. DuLAu et Septembre.)

CLEYS ( Pierre - Jacques ) 9 prêtre 9 l'un de ces dix religieux de la .Belgique dont nous avons 4éjà parlé 9 et que nous avons tous nommés à l'article de G. F. Bovc- QUART9 Tun d'eux 9 fut enlevé 9 comme eux 9 de son couvent 9 par les soldats de la Convention 9 lorsqu'ils envahirent cette contrée.

Cinq religieuses {V. R. Beck) 9 ar* rachées de même à leur cloître 9 furent réunies à ces captifs de Jésus-Christ; e^ on les envoya au proconsul Lebon9 qui déployait toutes les fureurs sanguinaires de l'athéisme dans la ville d'Àrras (F. Arbas ). U se plut à les acca-

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bler d'outrages, ayant de les en-* de douleur^, et que Dieu 9 tôt ou Tojer à la mort. Son tribunal tard, mettroit fin aux calamités révoiutionnaire condamna à publiques». Cette brochure aroit cette peine le vénérable Gleys , pour titre : Jux û/mis de ta vé^ alors figé de 60 ans, avec ses dix rite* On ne sait pas au juste si confrères et les cinq religieuses , Tabbé de Glincbamp en étoit Taule 1 a messidor an II (3o juin 1794)* teur; mais on sait bien qu'il en Le touchant spectacle d'édification aroit les sentimens, qu'il en proqu'ils donnèrent en allant au sup- clamoit les principes , et qu'il tou* plice,égalaceuxqu'aToient offerts loit qu'elle se répandit pour la les Martyrs de la primitire Eglise, gloire de la religion et le salut de Le P. Cleys étoit né à Turde- la France. Arrêté à raison de cet gheim. Son père se nommoit Jean- écrit , dicté par la Foi la plus vive, BaptisteCleys; et sa mère, Marie- il en professa la doctrine devant Jeanne Dewicque. {F. S. Gra&- ses juges. Gomme un des témoins, T&Ei, et M. A. Daksl.) appelés pour déposer en sa cause, GLINGHAMP ( Antoine -Jean tâchoit de justifier ses intentions, be), prêtre insermenté du dio* il l'interrompit avec dignité, en cèse du Mans, prieur de Saint- disant : « Ge sont des impies qui André, à Glisson près Nantes, et jugent les chrétiens , comme audemeurant depuis la révolution trefois des misérables ont jugé le à Beaumont-sur- Sarthe , venu à Fils de Dieu »; et aussitôt la sen-^ Paris en 179a, condamné à mort lence de mort fut portée contre comme « contre-révolutionnaire » lu!. Il marcha avec le courage par le tribunal révoitUiannaire d'un Martyr au lieu du supplice ; de la capitale , le 20 avril 1793 , et et quand il fut monté sur l'échaexécuté le même jour , mérite une faud , il leva les yeux au ciel , faiplace dans nos diptyques, en sant très -ostensiblement à Dieu qualité. de prêtre catholique, et le sacrifice de sa vie. -v., comme attaché à la royauté par GLUNY (Pieebb de), prêtre et principe de religion. Il étoit religieux. Minime, de la maison si vivement affecté des malheurs de Moulins , province monastique de l'une et de l'autre, que, sans de Lyon, et diocèse d'Autun, étoit penser aux dangers qu'il cou- né à Moulins en 1756. Il résista roit, il fit imprimer et publier un aux séductions du schisme constiécrit dans lequel il étoit dit que « la tutîonnel ; mais les épouvantables religion relèveroit le trône comme événemens d'août et de septembre elle l'a voit élevé sous Glovis ; que 1 79a , ébranlèrent son courage ; et l'impiété étoit un torrent qui en- croyant acquérir par là un moyen traineroît les impies dans une mer de sûreté , il fit le serment de ti^

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éerté" égalité, prescrit à Celte époque. Son illusion se dissipa lorsque les persécuteurs 9 Toyaut qu'il n'ayoit pas entendu sacrifier sa croyance , l'arrêtèrent en- 1 793 9 et Je condamnèrent à être déporté au-delà des mers. On le traînoit à Hochefort, où il devoit être embarqué {y. Roghbfobt), lorsqu'il tomba dangereusement malade à Saintes. €e voyage étoit déjà uii cruel martyre. Pour en mériter pleinement la palme, il rétracta le serment qu'il a voit fait 9 et mourut en digne confesseur de Jésus-Christ 9 le 16 janvier 1794»

dans la maison de réclusion où il étoit resté. Ses ossemens reposent à Saintes ( Vk pag. 276). Il avoit alors 58 ans. (F. N. Claude 9 et J.

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