‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 149 sur 222 · CIS · texte numérisé non relu

CIS

ayec les honorables insermentés 9 ils le condamnèrent à être déporté comme euzau-<lelàdes mers. Il fat donc enyoyé à Rochefort pour €tre embarqué {V. RocHBFomT).

On l'y fit monter le navire le Wof^ shington. Quand il se yit au milieu de tant de prêtres 9 illustrés par la fermeté de leur Foi et de leur rertu , il rougit de ses foi-* blesses 9 en fit une sincère péni* tence, rétracta ses deux sermens.

Devenu par là dès lors semblable en tout à ses compagnons de souffrances 9 il en fut sans doute ré-* compensé par le Ciel 9 quand il mourut dans le courant d'octobre 9 à Tâge d'environ 65 ans. On Tinhuma dans Pile Madafne.

{y. P. H.'Cholbt, et N. Glavab.} CHRISTOPHE {Le Frère), des Ecoles chrétiennes. {V. G^

SCHAIK.)

G I S S O N (Hbnhi) 9 curé de Berre, dans le diocèse d'Aix, j étoit encore en 17959 sous les auspices de l'esprit anti- conventionnel qui distinguoit alors la Provence!. Elle fut bientôt subjuguée; et tous ceux que les proconsuls de la Gonvention y vouoient à la mort 9 étoient vaguement qualifiés par eux de « contre-révolutionnaires». Ce fbt sous ce titre que le curé Gisson fut envoyé à Téchafoud, le 37 frimaire an II ( 1 7 décembre 1 795)9 par le tribunal criminel du département des BaucheS'dU'Rhâne , siégeant à Marelle.

GLAT {U Frère Citê$Hn)p né à Nismes9 en 17669 attaché à l'ordre des Capucins dans lequel il étoit clerc tonsuré, et n'ayant encore que 24 ans 9 faisoit son noviciat dans leur maison de Nismes9 lorsqu'eut lieu dans cette ville ^ le 14 juin 1790 9 cette insurrection sanglante qui coûta la vie à tant de catholiques.

On a pu voir à l'article du P. Be-^ NoÎT comment leurs ennemis fondirent sur le cou ventdcs Capucins»

le carnage qu'ils y firent 9 et les dévastations dont ik s^y rendirent coupables. Le frère Cékstin lut un des cinq qui 9 se rencontrant sur les pas de ces furieux 9 reçurent la mort pour prix de leur attachemeiit à la Foi catholique , de leur fidélité à leur règle et de leur zèle pour le salut des fimes (f^.

BBN0iT9 FIDISLB9 RBBOUL9 S1MB09

et Glas).' Ramenés souvent aux massacres de Nismes 9 il nous est bien difficile de n'être pas reporté par la mémoire à ce que Nicolas Coeffeteau9 savant Dominicain »

évêque de Dardanie, et nommé à l'évêché de Marseille 9 disoit au XVII* siècle 9 dans la préface da sa MonarcMa Ecderiœ Caxha-^ iicœ. On ne peut se dispenser que de le traduire : Successit Lu»

thero Calvmus, proceiia Ga4' iiœy turbo paciê.,.. SangtUna^ riant Uie condidit sectam » qum ftorentiétu GoMiœ reims cristas erigere haud ausa, tandem per tenera/m Francisd II et

GLA

Carôli IX askuem grassaïuU occasianem nacta^ christianisa sifntun regnum hettis civUi- 1ff40 attrivii, Uéi emm in flo^ renHssimo regno ilia desœvii$ tempestas, œqunta soto l«mpla, eversa altaria, effass^ seputchra, irtuddcUi Dei sa^ cerdotes, stupratœ sacrœ Vir-^ gineSi suppiicia cathoiicis ii^ iata, êttages editm^ et rex ips»

Curottu IX, non soiûm m-»

sidiis appeitUus» sed et apertâ vi appugnciius est.

CLAUDE (NicoiAs), [n'être»

prébende de la cathédrale de^ Naoci) né danç cette yllle, se garda bien d'adhérer en aucua« manière au schisme constitution- Del. Très-conséquent aux principes de sa Foi) il montra dans la suite que rien ne pourroit le détacher de ses deyoirs ecclésiastiques» Cette constance 9 qui sem« bloit se fortifier à mesure que les épreures deyenoient plus terribles 9 lui yaîut- d'être arrêté en 1 793. D'abord jeté dans les prisons 4e Nanci, il fut ensuite envoyé à Hochefort pour y, être déporté au-delà des mers ( V. Rochbfobt).

On l'embarqua sur le nayire ies Deux Associés; et il succomba dans les «ou£frances de cette déportation 9 le 16 août 1 794; à l'âge de 49 ^^^' Ses confrères l'inhumèrent dans l'île d*Aix. { F. CnaiSTUivi) et P. Clvrt.)

CLAUDEL (DoMiNiQVB-NicOf- \ lÀs) f prêtre du diocèse de Saint-

Diei où il ayoityu le jour 9 dans la paroisse dite La Bresse 9 .étoit yicaire en celle du Mesnil 9 près Remiremont. Il fut obligé de s'en éloigner, parce qu'il ayoit refusé le schismatique serment de 1791. Les yexations qu'il éprou- Toit pour cette cause 9 allant toujours en croissant 9 et contrariant de plus en plus son zèle, il sortit de France 9 lors de la barbare loi de déportation, en août 179a.

Mais son ardeur pour le salut des âmes 9 ne tarda guère à l'y ramener; et il s'associa aux trayaux apostoliques d'un yén^r^l^le curé du même diocèse {V. JK. Antoine).

Lorsqu'en 17949 dans une de leurs saintes courses par les montagnes,, ils entrèrent pourpi^ndre quelque repos dans une auberge à Plombières, il y fut arrêté ayec lui, le 6 ayril9 yers sept. heures du soir. On a écrit quelque part , ayec un éloge sans réserye, que les agens de persécution qui les saisirent, ayant youlu faire subir le même sort à l'aubergiste et à sa femme, leur seryante s'oifrit pour l'un et l'autre, disant qu'elle seule étoit coupable d'ayoir logé ces deux prêtres 9 et que ces maîtres n'en ayoient nulla connoissance. Le déyouement de o^tte fille est magnanime; mai^ aie offensoit Dieu par un menstk^.

Le yicaire Claudel fut conduit ayec l'autre prêtre 9 à MjrecQurt; et le tribunal criminel du département des Vosges 9 qui siégeoit

en cette ville, Payant fait comparoître devant lui avec son confrère, qu'il alloît faire mourir comme «prêtre réfractaire », condamna celuî-^i comme « émigrérentré », à la même peine de mort qu'il subit avec lui le même jour, en déployant la mêine sérénité et le niême héroïsme. L'exécution , comme la sentence ; eut lieu le ^4 germinal an II (i3 avril 1794)9 ^^^9 «ette année -là, se trouvoit être le -dimanche <te$ Rameausû.

GLAY£L (AvTonrB) , prêtre dudiocèse du Puy, oO il étoit vicaire, étant écarté de son poste à cause de son refus du sennent de 1791^ s'étoit retiré chez son frère , cultivateur à Graponne, près de la Tille du Puy; et de là, il allott porter lefs secours de son ministère aux catholiques de la contrée {V, J. B« Abeillon). Il fut épié dans ses courses apostoliques par les agens de la persécution; et Toii sut que son asile éfoit chez son frère* Celui-ci et sa femme furent arrêtés en même temps que luin On les conduisit tous les trois dans les prisons du Puy. Le tri« bunal criminel du département de la Haute-L&iref siégeant en cette ville, les fit comparoître ensemble, le a messidor an II ( ao juin 1794); ^^ 1^ même sentence qui condamna les deux autres comme nous allons le voir ci -après, envoya le prêtre Clavel périr sur Téchafoud »

comme «réfractaire». {V. J, B.

Abbillon.)

C X A y E L ( Jeàit - Baptistb) , simple, mais pieux cultivateur, en la paroisse de Craponne , dans le diocèse da Puy, contribua beaucoup, en -ce qui le concernoit, à la gloire que ce diocèse acquit sous le rapport de la piété en 1793 et i794{^« J. B. Abei]:.i.on). Il donna asile chez lui, non seulement à son frère, vicaire, poursuivi par les persécuteurs , mais encore, en passant, à d'autres prêtres dont la tête étoit menacée. Cette généreuse et sainte hospitalité, dont sa femme partageoit le mérite arec lui , fut découverte aux persécuteurs. Ils firent arrêter, et conduire dans les prisons du Puy, le cultivateur* Clavel , avec sa femme et son frère. Tous les trois furent appelés ensemble , le a messidor an II (20 juin 1794)9 devant le tribunal criminel de la SatUe-Loirey siégeant au Puy; et, tandis que les juges envoyoient le vicaire à la mort comme «prêtre réfractaire » , ils prononçoient aussi la peine capitale contre son frère et sa belle -sœur, les qualifiant de « receleurs de prêtres réfractaîres». (^. J* Atix.)

CLAYëL (Cathebivb Bovtiit, femme du cultivateur), demeurant avec lui à Craponne , dans le dio* cèse du Puy, égaloit son mari en zèle pour la religion , et en charité comme en respect envers les prêtres sans asile et poursuivis de

Page 1