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de i^gS et 1794; mais rappelé pour être déporté sur des plages par son zèle pour ses parois- . lointaines. Il fut embarqué sur le
jlens, et mettant trop de con- nayire ieê Deux Associés (F.
fiance dans la modération feinte Eochefort). Les souffrances qu'on
du gouyemwfetït y en 1796 et y endurcit surpassèrent ses forces^
^797' ^ ^>nt ^ Besançon. La ca- quoiqu'il se trourât dans la vigueur
tastrophe du 18 fructidor ( 4 sep- de l'âge. Il mourut à 56 ans, le 8
tembre 1797) éclata bientôt; et, septembre 1794* ^^^ confrères
en yertu de la barbare loi de dé- l'inbumèrent dans l'île Madame.
portation. qu'elle produisit le len- {F. P. Cuskt, et... CoIiUGHoh, de
demain, le curé Colard fut ar« Grimaucourt. )
rôté pour être déporté à la Guiane COLLET (JY...) , curé de Voi-
{F'. Guukb). On l'envoya au nemont, dans le duché de Lor-
printemps de 1798 à Rochefort, raine, au diocèse de Nanci» fut
Qà i| devoit être embarqué. Il le expulsé de sa cure pour avoir
fut , le 1** août , sur la corvette (a refusé de prêter le serment schis-
Bayatmaisef qui le jeta dans le matique de 1791. La loi du a6
port de Cayenne le %Q sep- août 179a le fit ensuite sortir de
tembre. Dès son arrivée dans cette France, cooune insermenté. li
ville, on le relégua dans le dé- crutpouvoiryrentrersanstropde
Sert de Konanam^i. La contagion risque, pour exercer, son ȏle,
qu'exhale cette terre dévorante après ce fameux événement du
investît presque aussitôt x^e curé, fieuf thermidor {2^ yxiUetiyg^),
H cj^ira le ai octobre 1798^ à à la suite duquel les factieux triom-
l'âge de 6b ans. {F. A. Chollet, phateurs se vantoient d'avoir dé*
et J. N. C01.VS. ) truit l'auteur de toutes les tyran-
COLLAS-DU-LONOCHAMPS nies et de toutes les persécutions.
( Jàcqubs - PniLippi - GviLLACMB- A la faveur de la feinte modération
FxÂKÇOis), prêtre de la ville de qu'ils affichèrent, le curé Collet put
Vimoutiers , en Normandie , dans s'occuper du salut de ses parois-
le diocèse de Lisieux, étant né à siens , et de beaucoup d'autres
Vimoutiers même, continua d'y catholiques des environs; mais la
demeurer après l'établissement du modération étant trop pénible aux
schisme de 1791* C(Mnme il en dominateurs , ils revinrent à leur
repoussoit les principes , et n'en précédente fureur contre les prê-
partageoit pas les actes, il fut si- très non-assermentés, et la légué*»
gnalé auxpersécuteurs qui, voyant rent au Directoire , qui la ranima
en lui une Foi invincible, se dé- d'une manière affreuse après son
terminèrent è l'arrêter en 1795, iS fructidor (4 septembre 1797).
et ensuite à l'envoyer à Rochefort Le curé Collet fut alors arrêté et
livré au tribunal criminel du dé-> partetnent de Ip Meurthe, siégeant à Nancî) qui sembloit ne Touloir le condamner ((ue comme «émigré-rentré ». Une sorte de voix publique 9 officieusement mensongère , tendoît à faire croire aux juges qu'il n'étoit pas sorti de France; mais on exigeoit qu'il trahît de même la yérité. Ici Ton vit se renouveler ce qui s'étoit passé à la condamnation de saint Flavien 9 que le juge de Carthage ne devoit condamner qu'autant qu'il seroit certain que Flavien étoit diacre. Plusieurs citojens^ qui Touloîent le sauver, signèrent une déclaration par laquelle ils attestoient le contraire, a Avouez la vérité, dit le juge. —La vérité, reprit aussitôt Flavien , est que je fuis diacre ». Et il fut sur-le-champ condamné à la mort ( Ruinart , Âcta Martyr. ). Tels furent la conduite et le sort du curé Collet ( F. Anecd. Chrét., a" édition , 1801.] La peine capitale fut portée contre lui le 1 1 nivôse an VI (3i décembre 1797); et il la subit le 1*' janvier 1798. {F'. Angrand d'Alleray.)
COLLET ( Bernard ) , prêtre , religieux Récollet du diocèse d'Orange , retiré , depuis ^abolition de son ordre, dans la paroisse de Gamaret, près de la ville épiscopale , y pratiquoit sa religion , et exerçoit encore son sacerdoce, lorsqu'à la fin de 1793 y la persécution fondit avec toutes ses fu-
reurs sur le comtat Venaissîn. Le P. Collet fut saisi et amené dans les prisons d'Orange. La sanguinaire commission papiUaire qui s'établit bientôt dans cette ville ( F. Orange ) , ayant fait comparoître devant elle ce religieux, âgé de 66 ans, l'accusa vaguement d'être un « contre - révolutionnaire » , par cela seul qu'il étett prêtre ; et le condamna, eomfûe tel, à périr sur l'échafaud. Cette condamnation, portée le 14 thermidor an II ( i*' août 1794) 9 fut exécutée le lendemain. ( F, A.
COMRETTE.)
COLLET (Jean-Marcellin), curé de la pafoisse de Montfauoon, près d'Issengeaux , dans le diocèse du Puy , ayant été dépouillé de sa cure pour son refus du serment de 1791 ; et se trouvant trop persécuté dans sa province, où , malgré la loi de la déportation, il étoit resté pour les besoins spirituels de ses paroissiens, vint à Lyon, où la contenance de cette ville contre la Convention promettoit quelque sûreté aux prêtres catholiques. Alais, lorsque Lyon iuccomba , et que la Convention en fit décimer les habitans {F.
Lton), le curé Collet fut arrêté 9 comme tant d'autres prêtres et personnes consacrées à Dieu. Traduit, le 5 pluviôse an II (24 janvier 1794)9 devant la Êu*ouche commission révoitUionnaire ^ il y fut de suite condamné à périr sur l'échafaud, comme «fana-*
tique, et, comme conlïe^réTolutioQoaire » , suivant l'esprit de^ persécuteur» de cette 4ppque.
. COLLIGNON (iV...)>curéd6 Grîmaucourt y; paroisse du diocèse de Verdun, natif des environs d'JËtaing;, dans le même diocèse»
conserva l'amour de ses devoirs y lors des persécutions de 1791, et r^ta près de ses paroissiens, dans la même province, alg^s nommée le département de la M€U$e* U devint la victime de son aèle pastond, en 1795. On le jeta dans Içs prisons de Verdun; et, quand les prêtres non- assermentés qui y étgient avec lui furent envoyés à Rochefort pour être déportés à. la Guiane , Collignon partit forcément avec eux. Il fut ^l>arqué sqr le navire le fVa-s^ngtan ( V» EocHAPoaT) ; mais il ne put supporter long - temps les maux qu'on y çnduroit. Il mourut le 3^ août 1794, à l'âge 4e 45 ans , et fut enterré dans l'île Madame. {F. J. P, G. F. Coujlsi^v-LoNGCHÀMPS, et Collignon > d'Heudicourt.)
COLUGNON (iV...)> oncl« ^^ précédent, curé d'Heudicourt, paroisse du diocèse de Xoul, et né aux environs d'Etaîng, dans le diocèse de Verdun, en 1711, ne pouvoit, à raîsoix de son grand âge , être condamné qu'à la réclusion par les ennemis de la Foi eX de Son ministère.
Après êtr« resté quelque temps enfermé à Verdun^ il n'en fut pas
moins coiidamné à être déporté «u-delà des mers; et, rers la fin de 1795, on le fit partir à cet effet pour Aochefort {F. RoGHBro&T).
Il y fut embarqué, au printemps de 1794, sur le navire (e Washmg* ton, et ne put résister aux soufr frances de l'entrepont de ce bâti-* ment. Il rendit son dernkr soupir dans le mois d'août suivant à.rdge de 8a ou 84 ans ; et son cbrps fut inhumé dans l'Ue d'^i». ,( F.
CoLUGNON, de Grimaueoqrt» et J. CoLLnr, curé.)
COLLIN (iV. . . ) 5 curé dan« lé diocèse de Langres, dont on n«< «trouve que le nom de famille, sur Iç registre de l'état civil de l^^ris, où il est inscrit parmi If s^iiQptfanes sacerdotales immolées daQft la maison des Carmen r. ^ ^ ^pr tembre 179a, nous paroit s'être.
réfugié dans la capi||ta^, ^prèji avoir été expulsé de sa cure pourle refus du serment de )a çonstir^ tution dviie du cUrgé. Il est évident, par la marche connuedes persécuteurs d'alors, qu'à Parris même il étoit connu pour n'avoir pas voulu trahir sa Foi' pap^ un tel acte, puisqu'il fut arrêté comme prêtre insermenté, dany les jours qui suivirent le fatal 10 août 1792. Comme oq n'emprisonnoit les prêtres qu'après 1^ nouveau refus qu'ils faisoient du sernient devant le comité, iji d^yient certain que le curé CoUin y donna cette seconde preuve de la fermeté de sa Foi, puisqu'il fl|t
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ensuite enfe^rmé dans Téglise deV Carmes (f^. Dttie). Le motif de ton emprisonnement fut celui de »a mortî et fl est justement présu^ mable que, lorsqu'il fut massacré parles assassins, avec tant d'autres conftisieurS de Jésus -Christ, le ^ Be^tetnbré suivant, il mouruti arec ia* Tolonté de périr plutôt que ilé li^ahir sa Foi. (r. SK^-
'CjbLLÎN (Jeah), curé de Landfemont, paroisse du diocèse de Trères, dans le cercle du Basfthîn^f'ayàflt Refusé le serment achîèmaUque -de 1791, et n^étant ptyîbt sorti de Fi'ance après la loi de déportation, fut arrêté en ijgS: On' l'envoya de suite dans les prisons de Metz. Après y Stte resté quelques mois 9 il fut con<ifàmné à être déporté' au-delà des ifiers ; et on - le fit traverser pénlblèmérittoutela France , pour l'embarquer à Bochèfort. Il j fut mis sûr ienavîreïe Washingiorij au supplice duquel il ne résista pas long-temps (f^. Rochbfoet). Dans le céilt^ni de septembre 1794» il rendit àon dernier soupir, à Tâge de 4' ans, et fut enterré dans l*!le Madame. {F. Collignon, d'Heudicéurt, et J. Colun, CordeTier: )
COLLIN (IV... )j prêtre de la ooni^régatîon des Missions de Sainit-Lazare, dans la maison de Versailles , ayant conservé sa cons« cience pure des erreurs schismatiiiuès 6t du serment de 1791, fut
arrêté inbùmamement comme prêtre réfractaire, après Thorrible attentat du 10 août 1792. On l'enferma, avec huit autres, dans le bâtiment des écuries de là Reine [V. J. (ÎALtois, et OaeTE») ; et , le? 8 septembre suivant, les assassins chargés d^immoler les prêtres vinrent l'y massacrer, ainsi que Bes confrères, de la même manière que l'avéient été, quelques jours auparavant, les prêtres de Paris qui avoient i^efusé le ferment.
[V. Septbmbâb.')
C OLLIN (Gabriel), prêt^ , né à Clermont en Auvergne , n'étoit point sorti de France à la fin de 179a , malgré la loi de déporlatioa rendue contre les- prêtres non*^ assermentés, du nombre desquels il étoit. Les besoins des fidèle^ revoient reténu dans son diocèse.
Il y fut arrêté en 1795; et. Tan* née suivante, on le fit conduire à Bordeaux, d^oû il devoit être déporté à la Guiane ( F. Boa- Aeaux). Le fort du Ha fut la prison dans laquelle on l'enferma pendant que se faisoient les préparatifs de l'embarquement, qui ne furent achevés que vers la fin de Tau* tomne. Dans l'intervalle, le prêtre Collin dont le Ciel vouloit abréger les souffrances , approcha du terme de la vie ; et, quand on le vit expirant, on le transporta & l'Hôpital de Saint -André, où, continuant d'être captif pour la cause de Jésus-Christ, il cessa de vivre, A l'âge de 37 ans, le a6 août 1794*