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soldats qui le conduisoient le firent Vant), le 27 messidor an II ( 1 5 juil-
entrer ches un prêtre assermenté let 1794) 9 le condamna ainsi que
des plus fameux du pays, qui lui lui à la peine de mort, comme
dit: «Faites le serment, et je TOUS « prêtre réfractaire »; et Jean-
assure la yie. » — « Non , non , Antoine Coing fut décapité le len-
répliqua notre saint prêtre , je n'ai demain.
pas tant souffert jusqu'à cette heure COING (Jbav-Lovis), prêtre
pour me damner à ce moment » . du diocèse de Mende , frère du
Les soldats l'emmènent ; et à quel- précédent , et vicaire en la paroisse
que distance de là, ils le criblent de Mirabel-des-Granges, près Yil-
de coups de fusil. Son corps fut leneuye-de-Berg,n'aToit pas quitté
porté au cimetière de Plémy : les sa paroisse, malgré la loi de dé-
habttans de cette paroisse et ceux portation rendue contre les prêtres*
des paroisses voisines ayorent tant insermentés, du nombre desquels
de yénération pour lui , qu'ils vin- il étoit. Surpris dans l'exercice de
rentprieret l'invoquer sur la fosse son ministère au printemps de
où il étoit déposé. (F. Nvi&âtb. ) 1794 9 ^^ même temps que son
CŒUR-DE-JESUS {Sasur frère l'étoit à Coux-Lubillac, U
du) , religieuse. ( F* Th. Con*^ lui fut réuni dans les prisons de
6OUBB. ) Privas. Le tribunal du départe»
CŒUR- DE -MARIE {Scour ment de ï'Àrdèdte, siégeantes
<£u), religieuse. (f^« AI* A* Ha- cette ville, les fit comparoître tous
RissBT. ) les deux devant lui, le 27 messi-
CŒUR-DE- MARIE (Simtr dor an II (i5 juillet 1794) ; et il
ifii), religieuse. {V. M* F* Jvs- le condamna comme son frère à
tâmovt. ) la peine de mort, en qualité de
COING (JBAV-AHTOiirB), prêtre «pirêtre réfractaire », Le lende-
éa diocèse de M«nde , vicaire en main , ils reçurent ensemble I4
la paroisse de Coux-Lubillac, près récompense de leur fermeté dan»
Privas, j étoit resté, quoiqu'il la Foi, et de leur zèle pour les
fût dans le cas des prêtres inser- devoirs du saint ministère, mentes que la lei du 26 août 1 79a COLARD (J bân) , né vers 1 yZS,
avoit bannis de France. Lesagens à Dornan, en Franche -Comté,
de la persécution s'emparèrent de étoit curé de Chambornay, dans
sa personne au printemps de 1794» le diocèse de Besançon. Il refusa
et le livrèrent au tribunal criminel le serment de la constitution ei-*
du département de VÂrdiche, viie du clergé, en 1791; et les
établi dans la yille de Privas. Ce persécutions que ce refus lui attira
tribunal, devant lequel on l'amena le forcèrent à sortir de France,
avec son frère {V. l'article sui- Par là il échappa aux supplices