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dans le c^ucant de juillet suivant ( V. Oa^v OB ). Elle étoit née à Saint - Laurent 5 près le Comtat, en 1741- Sa vocaliop bien manifeste pour l'état religieux, l'a voit (ait entrer jeune dans le. couvent des Ursulines du Pont-Saint-Es-:
prit, où elle avoit. prononcé ses vœux ; elle continua d'y vivre en fervente religieuse , sous le nom de sœur Sainte Sophiie, jusqu'à la destruction des cloîtres, en 1791.
Alors elle vint, avec dix -huit autres, tant de son couvent que de ceux d'Avignon, se réunir aux Ursulines de Boulè^e, qui s'étoient arrangées entre elle» ^ et douze autres du couvent du SahU^Sc^ crememtf pour continuera vivre en communauté. On peut voir, à l'article Orange ,. comment elles furent enlevées de leur pieuse retraite, à la fin d'avril, par les ordres du féroce procoqsul Maignet, et. quelle édification elles donnèrent dans leur prison et sur l'écbafaud. La 9œur Sainte Sophie fut eavojée au damier supplice, comme « fanatique et contre-r révolutionnaire » , avec deu:^ de ses compagnes (F. M. E. PxussiSR, et ]M[. G. BiiANc^ , le a3 messidor an II (11 juillet 1794), à r$ge de 54 ans^ Les trente-deux religieuses qui, amenées de Boulène, furept immolées à Orange 5 dans cette conjoncture, étoient, avec Marguerite d'Albàièd^, Marie Beovin, Rosalie Bas, Marie-> Claire Blanc, Maiguerite Boue-
ALÈ
%vt, AnneCiBTiER, Marie-Thérèse ChahâksoL) Louise Clvsb, Thérèse GoNSOLiEA^ Marie -Gertrude d'Alavsibb, Suianne- Agathe Dégage, Marie-Anne Doux, Marie- Claire DvBAG, Henriette Faubié^ Suzanne Gaillard 9 Marguerite- Rose Garuom, Marie -Madeleine GviLBERMUsa 9 Madeleine - Françoise DE JvsTAMovT, Eléonore de JusTAMONT , Julie - Madeleine de JvsTÀMovT , Madeleine de Justa- MONT, Marie-Anne Lambeit, Anne MinuTTE, Marie-Elisabeth Feus- SIEE 9 Marie - Anne Petre , Marie- Anastasie Rocard, Marie -Anne- Marguerite RoGHiER , Jeanne Ro- HiLLOKt, Sylvie-Agnès Romiixoh, Marie Sage, Thérèse- Marguerite Talliend , et Elisabeth Yercbère {y. ces noms).
ALBOUY (Jean), prêtre du diocèse de Rhodez, né à Fraissignes en Rouergne , près Saint- Céré, arrêté, en 1793, comme insermenté qui ne s'étoit pas déporté lui-même, et deyoît l'être à la Guiane, fut traîné yers Bordeaux , pour y être embarqué { V. BoRDEAvz ). II ne put l'être des premiers , qui pourtant ne le furent que trois mois après la chute de Roberspierre. Succombant déjà sous le poids de sa captivité, dans le fort du Ha,. il alloit y périr, lorsqu^on le transporta dans l'hôpital de Saint-André, de Bordeaux. Il y mourut sans Cesser d'être captif de Jésus- Gbrist^ le 25 octobre 1794? à Tâge