GON
cadiolique de lapardisede Pkmee, dans le diocèse de Satnt-Brieuc, rendoit abondamment à sa famiUe les exemptes de 'religion qu'il eu receyoit.1 Lorsqu'il vit son curé chassé eu 1791, par suite du re*fus que celui-ci ayoit fait de prêter serment à la constitution dvi/U dueiergéj ilaecourut pour luidemander comment il deyoit se coU'^ duire en son absence , dans les circonstances d'alors. Le curé lui répondit: «Votre devoir est de ne jamais assister à aucune fonction d'un prêtre jureur; cle ne prendre aucune part aux affidres civiles; et surtout d'éviter de faire aucun des sermens qu'on vous proposera. »
— c Mais , reprit l'ingénu Gongrételle, s'il y va de ma vie , que fautil que je fosse P » — « Mourir , répliqua le curé ; mourir plutôt que de pécher. » — « Eh bien , ajouta ce bon paysan , Dieu nous en donnera la force.» On verra qu'en effet Dieu la lui donna. Gongrételle étôit, par sa piété, par son inflexible attachement à la Foi catholique , le modèle de tout le canton. Ge fut par principe de xeligion qu'il se rendit utile aux royalistes qut-fiiîsoient la guerre aux républicains, dans cette psnrtie de la Bretagne. En servant la causé du Rei) il croyoit servir celle de Dieu. Çengrételle étoit en prières dans un champ , lorsqu'une colonne de soldats républicains, qui passoit dans^ le voisinage, donna perfidement un sigûsd qui la
il praidre^MMirroyaliste. Cosgrételle se lère , et se rapproche d'elle. U ne s'est pas encore aperçu de sa iiiépnse, que déjà les soldats l'ont saisi y et l'emmènent. A peine est-il sous la halle de Piemec, qu'ils l'y fusillent. Trois balles l'ont frappé sans le faire mourir. Les assassins le portent dans un jardin du ▼oiskiage» et le jettent dans un fossé où son corps 9 posant inégalement 9 souffre de cruelles douleurs. |1 les supplie de lui étendre les jambes: et, au lieu de lui rendre ce service , les monstres les lui cassent & coups de bêches, et le oouyrent de terre. Pendant ce -dernier supplice , il ne cessoit de demander à Dieu miséricorde pour lui-même, et grâce pour ses bourreaux. Le curé de Plemec,de qui il ayoit si généreusement suivi les conseils jusqu'à la mort, regrette encore aujourd'hui ce digne paroissien. Quand même Congre* teUe sembleroit à quelques roja^ listes, n'avoir été viit^ime que de leur cause, il ne l'est pas moins ^ au fond, et très - essentieUemenl de celle de la religion, qu'il eut en vue dans toute sa conduite.
CONIN (Louis -Muiib), chaiàoine. (K. L. M. Goukàit.)
CONSOLIER (TniAisB}^ qu'ailleurs on trouye nommée, tantôt Consolen, et tantôt Gon* aolon, étoit née en i^Sg, à Cour- ■teson, non loin d'Orange, et s'étoit iait religieuse dans la maison ides.UiaaSaes de Sistéron, où son