‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 172 sur 222 · COT COT · texte numérisé non relu

COT COT

et les autres cpaâaB|né8 à Jt dé- k 16 thermidor an II ( 5 août

lention |uaqa'à ia paix. La sen- 1794)9 e^pt joun après la chute

tence j que nous avoua cppiée »oii( da KohepspieKre $ il le coudamna

rimpiimé «de rmpnmerie révo* à.Ia peine. ^ mort j comme a prêtre

luttonoaire de Montpellier 9 che» véfractaire n^ L^ sent^ce tut ej^é-

Bonnariq », y eat si^aée» cc^nme eu^ée le même jour,

sur le. K^istre : « SaMfis Gas , , COTTON (Simorw) 9 l'un des

préaideiH ; BeUeravô Dévié ; pcêftres les plu% édifians et les plus

Tournesol JËscudier ; Roidn modestes de la ville de Lyon^ap*»

Peytal, juges; et Ji^nsicf Jean* partenaîtàm^famîUe.reQomman*

Jean 9 greffier d, Elisabeth Qoste 4able qui faispit une profession

entendit sa sentence avec la rési« particulière de piété » et semhloit

gnation d'une chrétienne ^ et alla toute entière Qonsacrée à la reli-'

au su[^lice avec le courage d'une gion* Deux de sas sfisura étoieut

Sainte qui va rocevoir sa réicKim^ reUgieusesdelayisitatipn'^etdeux

pense, ne pouvant se dissimuler» autros^ r^atées 4a^s le monde» y

malpré son humilité , qu'elle étoit vi voient, suiviant lelangage de saint

immf(>lée à cause de ses bonnes PauI,eommnn'yi^Qip^* ^éuni

œuvres et de sajiîété. Une fut pas aveooeUes-^^l'abbédeCotlonyà

un haUtant de la ville qui ne la qui sa santé n'aîToit paaper>mis de

regardât comno» une vraie BlaiH porter diea charges eoclésiaatiifues»

tyrei de Ja religion. paroisêoit êf re. dlms leur commun

GOTINEAU (lAmus-* Gx^iaa ] , domicile > commftle^^hef d'une asr

femme* {V. A« Gl Siijuais. ) sociatiDnde.sajntsidoAtlaconvei^

C0TTIR£(T«mP4»}>prétffedu sation. étoil toute dana Im cieux.

diocèse de B«ane49. et q»^ aaus II exerj^oit ceipendant le^miai^ère

paroit avoir été vicaim e&«la par de la eonf^çMAn d«ns «me égUse

roisse de Eipriac, prèe Bédon> y de la viUe^î autant que sea foro^

étoit i?est4» malgré la laide dé^ pcM.veâent le Jbil peroMittse^ S^m

portation, quoiqu'il eût gcnéreu* fonctions puhUqnes. phU^aeSii U

sèment relius4 le serment de la n'étoitpoint aatreint àJi.prestIk-

conHUution civUe du etergé: tion du sQrmenlLdb la Cfffi^titm-

L'utilité dont son ministère étoit tian oivUê. 4m #(ei^,:. .qu'an

auxçatholiques du canton, l'avoit roate il n'aufUiîft' jamais CaiD,; laAt

décidé k n^ pas sortir de France* U il étoit at^ÉcbéiÀlft.f «ei oaAoliqui.

fut arrêté et conduit' dans lespri-^ Lors de Ilblo^idlii'aô aosftt %79fli,

sons de ftennes. Le tribunal cri- quifo«çattà're«îiLi9Ap«êili^ft;M»*

imnfAà^ïUeret'Viilaine^ qui sié- assermen|é»> l'abbé do Ci^o^mp

geoit en cette ville, le fit compar retira avec lii.seule anus ^^iS( toi

roître devant fui pour le juger; et restpit , dans . ime. maisQU; -43

campagne qu'il av^eit au Tillaife dlrignj) près Lyén. Oa Tint Vj arrêter peu après que la férocecom* mission rivoiuHannaire de cette Tille , étid>]ie au commencement de noTembre i^gS» fut mise en exercice. Elle TenToya à la mort , le a6 frimaire an II f 16 décembre 1794)9 comme « prêtre réfractaire à la loi et contre «réTolutionnaire». II fiyoit alors 5i ans.

(y. GoKTBT, et Geobbt. )

GOUASNON DE LA BAftIL- LÈRE ( Fainçois ^ JÉaôME m) 9 Ttoaire-généFai du diocèse de Li« moges s et preT6t du chapitre de Çaînt-Junien j^ d^ns \p même diocèse (f^f J, II- Aijzavbt) 9 né à La Croisillei près Ernée^ dans celui da-MiinS) le i3 juini 1756, s'jéfoit retiré auprès de sa mère, depuis la suppression deschaj^tres. Comme il étoit inassermenté, et que sa fermeté d»)s la Foi catholique étoit connue, des agens de la persécution Tiiirent d*£rnée à Croiaille pour le saisir en féyrier 1 794* ^Quoiqu'il fût alors malade, et 'gisant dans son lit> ils l'en tirèrent avec brutalité^ et le conduisirent à Srnée dcTant une commission révatutiamudre , qui tenoit ses inffimes et sacrilèges séances dans l'église paroissiale de ce lieu^ Il y fut condamné i lai peine de •aiort comme « piètre réfractaire » , -et encore oommè noble, le 3oTentosè an II (aa mars 1794)* La sentence fut exéoutée de suite.

Ii'^ndroitctt l'onentemà soncorpa,

ayant été bien remarqué par de pieux babitans, ils obtinrent, dix ans après ^ la permission d'exhumer les précieux restes de cet ecclésiastique , et les transportèrent dans la chapelle de Chamé-Emée, le 16 juillet 18 14* Leurs padteurs leur disoient alors aTCc saint Ambroise (1) : « Voilà donc qu'enfin dMHustres reliques sont tirées d'une tombe abjecte , et que nous pou-t TOUS les présenter au Ciel comme des trophées de notre Foi. Elles ont été reconnues telles qu'elles dcToient être dans le lieu où elles aToient été enfouies, la tête s'j trouTant détachée des épaules, et les signes de la Tictoireacquise au prix du sang s'y montrant éTÎ* demment à vos yeux. La Tîctinpiç arriTe où J.-C. s'offre en' holocauste; mais, pubquHl y règne sur l'autel par ce qu'il a souffert pour tous , la plaoe de cehii qu'il a racheté parca Passion, doit être à ses pieds ». {F.V. Covtols , et R. BAKicaé. )

COUDtERT (Josbvb), prêtre, religieux de l'ordre de» Carmes,

(1) £ruwiWr mobiles rektfuiœ è piUcro igtiiibili ; ostenduruur çcelo tro^ phcea ; apparent çruojjf triumphalis nota ; inuiolatœ reliffuice loco suo et ordHne repertce', at^utsum kuméris ca^ put : suecedunt' t*AAùnœ triwkphaks ùbi Chriâtus kostia est : sed Uk super afyare guipro omnikus passus est ; isU suh adtanqui iUius redemptisun/^ Passione ( S. Ambr. : De SS. Cervas. et Protas. y in Epist, xa ad Jffarcetlinam 'sQrçrem, )

cou cou 493

dans leur maison d'Angoulêmey icoiisoktion très *- sensible : 41 se né en 1751 , à Ambasat ou Gnma- trouToitparfaitementrevenuàluimont 9 au diocèse de Limogées , même 9 sans aucun yestige de son reyiut dans son pays natal après état précédent, si ce n*est un peu la suppression^ des ordres monas- d'exaltation^ et beaucoup de crainte tiques. Sa Foi ne lui permit point de retomber dans un accès pareil de faire le serment scbismatique au premier « Cette crainte n'étoit de la censtitttHan dviic du que trop bien fondée. En effet, clergés et il se montra zélé pour quelque temps après 9 il me fait r£glise catbolîque. Les persécu* appeler derecbef. Je me traîne , teurs s'en vengèrent pleinement comme je peux, auprès de lui; et en i7g5. Us l'arrêtèrent et le )etè- m'agenouillant à ses côtêls, je me rent dans les prisons de Limoges^ penche vers sa tête pour entendre d'où, peu de temps après, ils le ce qu'il ayoit à me dire Mais, firent partir pour la déportation hélas f déjà le délire du mal s'en maritime qui se (H'éparôit à Ko- emparoit de nouveau , et je conchefort. Le P. Coudert y fut em- nus bientôt au désordre extrême barque sur le navire ies D^ux de ses paroles, qu'on n'y pou voit Aaêoeiù {V. Roghbfobt). L'air pas remédier. Pour ne point le infect que les déporté» respiroient chagriner, j'eus l'air d'écouter dan» l'entrepont de ce bfiliment, quelque temps un langage que je alluma dans le sang de ce religieux ne pouvois comprendre; mai» une fièvre chaude extrêmement enfin je crus, après lui avoir pro* violente , qui autorisa les officiers mis de revenir dans un autre mo* de l'équipage à le mettre aux fers, ment , pouvoir prendre congé de Malgré cet état de gêne, il donna lui : Ohl mon ami, s'écria-t-il, encore à ses confrères une alarme tu ne t'en iras pm y et en même terrible, que M. de La Biche ra- temps il me saisit la main avec un conte en ces termes dans sa i{eto<« poing d'autant plus vigoureux, tian de la déportation : « Déjà le P. qu'il* jouissoit d'un tempérament Coudert, d'ailleurs religieux plein extrêmement robuste , et que sa de zèle, se trouvant, en proie à force naturelle étoit prodigieusecette horrible fièvre , avoit causé ment augmentée par celle que lui dans notre cachot un désordre donnoit la fièvre ardente dont il épouvantable, malgré ses fers, et étoit dévoré. Je fis quelques efr s'étoit fait à lui-même d'horribles forts pour me débarrasser ; mais meurtrissures. On profita de l'un ils furent impuissans , et ne serde ses momens de calme, pour le virent qu*à l'irriter et à le rendre porter à l'hôpital. Je l'entendis en furieux. Ses yeux, qui portoient confession, et même avec une encore les marques des coups qu'il

s*étoit donnés 9 s'enflammèrcrM et parurent se remplir de sang. Toute sa figure prit un caractère effroyable.... J'appelai quelques in** firmiers que la Proritfence aroit) ce semble ^ enyoyés exprès à deux pas de là. Ils accoururent : alors eux et moi 9 nous raisonnâmes 9 nous flattâmes tellement le ma-^ kde 9 que je sentis enfin ses nerfs se détendre insensiblement) et son poing s*entr'ouTrir » . Nous n*a- Tons donné ces détails affligeans^ que pour faire comprendre toute l'horreur de la situation des déportés. Elle leur procuroit des maladieS) qui derenoient peureux des tourmens éga^ix à ceux par lesquels ayoient été longuement torturés les anciens Martyrs. Nous avons déjà montré » à l'article de BovEi>ON9 que dé pareils accès d'un si TÎolent délire ne pou- Toient altérer en rien le mérite de celui qui n'étoit réduit à cet afr freux état, qu'à cause de sa Foi et de ses Tertus. Enfin le père Coudert y succomba : il rendit son dernier soupir le 39 juillet 1 794 9 à l'âge de 43 ans. Son corps fut inhumé dans Hle à'Aix. ( F.

P. GosTB^ frère RéçoUet; et Govx- BiR 9 curé. )

GOULLON (JosE?H-]ttATHnv)9 prêtre 9 inscrit sur les registres mortuaires de Bordeaux 9 comme chanoine, et natif de Tours 9 sous le nom de Coulauimf étoit sousdoyen du chapitre de Saint*Martin de cette Tille. Il avoit été amené

prisomifer 9 dès 17959 eomme prêtre insermenté/ et destiné à la déportation au-delà des mers (F, BoanBAVx). En attejudant que les préparatifs de l'embarquement se fissent, il fut enfermé dans l'ancien cloître des religieuses Carmélites 9 transfoni(é en prison.

Comme les embarquemens ne commencèrent que fers la fin de l'automne de l'année suivante, trois mois après lachnte de Boberspierre ; et comme la Providence Touloit le soustraire à de nouveaux supplices 9 elle permit que ses forces achevassent de s'épuiser dans celui qu'il enduroit. On le transporta dans l'hôpital de SaiîiVAndré ; et il y cessa de souffrir et de vivre 9 le a8 septembre 1793, à l'âge de 5i ans. {F> B.

C0111HET9 et ComrtRiEa.)

COUNAN DES JARDINS (Louis-MAaiB)j prêtre 9 chanoine de l'égKse de Notre -Dame -du- Mur, à MorlaiXy dans le diocèse de Tréguier, étant forcé de fuir tie Morlaix, son pays natal, à raison des persécutions qu'alloit lui susciter son attachement à la Foi lors de l'établissement de la eonstUtUion dviU du cierge, se réfugia dans la paroisse de Bothoa, prés de la petite viUe de Quintin. Il y fut accueilli par une dame respectable, qui le logea dans sa maison, et lui rendit tous les services que sa situation pouvoit exiger. Bientôt, persécutée elle-même, cette bienfoitrice fut

cou

obligée de foir; et le chanoine Coonan se Tit réduit à chercher an autre asile. Il se rapprocha davantage de Saint^Brieuc; et se fixa an tiliage de Plaintel* Les autorités révolutionnaires de Quîntin auxqueBes il fut dénoncé peu de temps après , enToyèrent un détachement de la garde nationale .

de cette ville pour le saisir. Lorsqu'elle entra dans la maison où il étoit 9 il la vit sans émotion , la reçut arec affabilité, et partit ayec elle pour Saint -Brieuc, causant pendant la route d'un ton calme et même amical. Il n'ignoroit cependant pas qu'il étoit conduit à la mort. Les gardes admiroient sa sérénité et sa' résignation , dont la cause ne pouroit leur échapper, car il suspendoit la conversation parintervalle ponr adress/er au Ciel quelques prières, et offrir son âme i\ Dieu. Arrivé à Saint-Brieuc , il fut bientôt traduit au tribunal criminel du département des Câteê^ dU'Nardf siégeant en cette ville , et qui n'avoit point encore envoyé de prôtre à l'écfaafaud :

c'étoit la première victime sacerdotale qu'on lui amenoit. Gounan fut néanmoins condamné sans délai à la peine capitale , comme « prêtre réfractaire 9 , le 2 pluviôse an II ( 3i janvier 1794 }• Mais les juges craignirent que l'exécution ne portât l'indignation publique à quelque émeute. 'Pour ne pas courir ce danger et contenter les impies» les diverses autorités

COU 4gS

de Saint-Brieuc décidèrent, après quelques jours de délai, que l'exécution da chanoine Counan se feroit à huit heures du soir^ attendu qu'en janvier la nuit alors est déjà avancée , et que dans cette ville , les habitans sont tous à cette heure rentrés et ren-^ fermés chez eux. Cette exécution qu'ils n'avoient point prévue , fut tellement faite sans qu'ils s'en doutassent, qu'ils n'en eurent connoissance que le lendemain.

Tous ceux qui avoient connu le chanoine Connan , s'accordoient à louer ses vertus apostoliques et ses qualités sociales. Partout ùù il avoit passé , il avoît laissé d^ trèsédifians souvenirs. On y raconte encore les actes de son zèle et de sa piété ; et la mémoire que l'on y conserve de ce Martyr de la Foi, ne contribue pas médiocrement à faire chérir la religion aux habitans de cette contrée.

COURANDE (RoSAtiE) , religieuse d'un couvent de Bordeaux, née, à Goumac, près d'Ambès, en 1736, étant mise hors de son cloître par les réformateurs de 1791, resta avec quelques unes de Ses compagnes dans la ville de Bordeaux. Comme elle persévéroit dans ses pratiques de religion , elle n'en étoit que plus odieuse aux persécuteurs. Sa charité l'ayant portée à donner un asile secret à des prêtres catholiques poursuivis par enx; et cette action, généreuse autant que sainte ^

4g6 COO

ajaat été découverte (F. J* Aux)»

elle fut arrêtée a? ec deux de ses compagnes , complices de la m^me bonne œuvre (r. M»'* et W'^ Gixàvd). Traduite, avec elles devant la commission tnilitairù établie à Bordeaux (f^. ce mot) > elle y fut condamnée à la peine de mort, comme « convaincue d'être /anatiquôs et d'avoir recelé des prêtres réfractaires ». Le même jour 9 elle périt, avec les deux autres religieuses , sous le fer de la guillotine.

COU&BIM (EnBimB), curé d'Igneville, prés Ajrpajon, dans le diocèse de Sens 9 fut éloigné de sa paroisse , et n'avoît pu l'être qu'à raison du refus du serment schismatîque de 1791* 11 ne se réfugia point à Paris où il étoit né, sur la paroisse de Saint-£ustacbe, parce que les persécuteurs Pauroient trop facilement découvert : il s'étoit retiré dans la basse Normandie , au département du Caivadas- La sûreté qu'il crut trouver, lui manqua en 1795.

Son ministère, qu'il y exerçoit, le fit reconnoître ; il fut arrêté et envoyé à Rochefort pour Ttre déporté au-delà des mers (f^. Eo- CHBFoaT). On l'embarqua sur le navire (e ff^ashingtan. Il soutint d'abord avec assez de succès les. souffrances qu'on y enduroit; mais elles finirent par l'accabler.

Il mourut le 10 décembre 1794»

à l'âge de 58 ans, et fut enterré prés du fort Vaseux, sur les

eou

bords de la Charente. (F. J. Cov- DMT, et P. £. CovavoisiEH.)

COURCIÈEË (JxAH-BAPTlStE),

né en 1758, à Gbampagnay, dan»

le diocèse d'Albi, étoit vicaire à Valence, en Albigeois. Il ne fit aucun des sermens anti-religieux de la révolution , et put échapper au fer des persécuteurs, quoiqu'il se rendît toujours utile aux catholiques de la contrée dans les terribles années de 1795 et 1794* Il continuoit d'exercer son ministère avec plus d'assurance en 1797, dans la ville d'Albi, quand fut rendue l'impie et barbare loi du 19 fructidor ( 5 septembre 1 797). On l'arrêta ; il fut conduit à Rochefort, et embarqué pour la déportation sur la corvette ia Bayovmaise^ le 1*' août 1798 ( V. GuiANB ). A son arrivée à Cayenne, vers la fin de septembre , on le relégua dans le désert de Synnamari, où bientôt il se trouva en proie à la peste et à la consomption. Transporté à l'hospice , il y mourut le 17 janvier 1799, à l'âge de 4<> ^"8* {V. J* C4OMBAUT, et H. Dabmànt.)

COURTl N (Jean - Baptiste) , prêtre et religieux de l'urore de saint Benoit, dans la maison de Saint - Martin - des - Champs , à Paris, né en 1715, à Rouanne, en Forez , se voyant jeté hors de son cloître par la suppression des ordres monastiques , demanda , conjointement avec deux autres Bénédictins y à demeurer dans le

cou cou 497

monastère en payant, et ib y de prêtre fidèle à l'Ëgliae catho-

loiièrent quelques chambres pour lique , dont il étoit le ministre,

en faire leur domicile purement ci- Les persécutions furent à la vérité

Til. Là^endépitdesmanœuTresda tout le prix qu^il en retira; mais

l'athéisme, ils pratiquoient la règle ce prix étoit pour sa piété bien

de leur ordre , se procuroient la au-dessus des récompenses réTO-

consolation de célébrer le saint lutionnaires. Il fut arrêté dans la

sacrifice , et admettoient à leur profince même où ayoit existé sa

messe, dans les temps les plus congrégation, et qui s'appeloit

critiques, ceux des catholiques du déjà le département de la Meur-

quartier qui désiroient d'y assister, the. On décida bientôt qu'il se-

lis furent dénoncés et jetés dans roit livré aux chances cruelles

les prisons de Paris, vers la fin de d'une déportation maritime qui

1793. Le tribunal révoitUian^ devoit s'effectuer à Rochefort ; et

noire les fit comparoitre devant on le fit traîner dans cette ville

lui, le 9 germinal an II (29 mars pour y être embarqué. Il le fut

1794)9 et les envoya à l'écha- sur le narire tes Deux Associés

faud, comme «convaincus de ma- {F. Roghbfoet). Les premiers

nœuVres fanatiques, pratiquées à mois de son séjour dans l'entre-

Paris en 1792 et 1795, rue Saint- pont de ce bâtiment ne purent

Martin » . Ils furent immolés quel- abattre entièrement ses forces ;

ques heures après la sentence. (^. mais ce mois d'août 1794 qiii vit

J. N. ÂBAM, et A. Mbffbb.) périr la plupart des prêtres de la

GOURVOISIER (PiBHiB- même déportation, mit le der-

Etibnitb), prêtre, né à Besançon, nier sceau au martyre de dom

en 1760, étoit un religieux de Courvoisier. Il mourut dans la

l'ordre de saint Benoît, qui avoit nuit du ai au 22, à l'âge de 44

la charge de procureur en la mai- ans, et fut enterré dans l'île Ma-

8on*abbaye de Saint- Léopold, dame. (^. Covbbih, curé, et M.

congrégatiQU de Saint- Vannes et Gbamouzbavd.)

de Saint-Hidulphe, à Nanci. Il COUTURIER (iV...), prêtre,

ne tergiversa nullement dans sa religieux à La Réole , près Bor-

Foi, lors du schisme de 1791. deaux, n'échappa point aux per-

Aucun intérêt mondain ne put le sécuteurs de 1793. Ils le firent

faire flotter entre le parti qui dis- arrêter comme. attaché à sa Foi et

tribuoit des faveurs , et celui qui à ses devoirs , et l'envoyèrent à

ne ptocuroit que la jouissance Blaye pour y être compris dans

dont se contente l'âme droite et une déportation de prêtres à la

loyale d'un vrai chrétien. Il per- Guiane [F. Boedeavx). Quand

sévéra dans sa conduite honorable l'embarquement se fit à la fin de

4g8 CftA CRA

l'automne 1794 seulement, trois les principes et le serment arec la mois après le neuf thermidor, fermeté d'un bon catholique. Sa le nombre des déportés étoit si conduite fut celle d'un zélé miconsidérable y qu'on ne put les nistre de la yéritable Eglise 9 malembarquer tous. Le religieux Cou- gré les dangers toujours croissans ; turier fut de ceux qu'on lais- et il ne se départit point de ses soit emprisonnés ; et il étoit dans sentimens , lorsqu'il se yit arrêté cet affreux souterrain du fort de et jeté dans les prisons de Li- Tile du Pâté-de-Blaye, où tous moges, en 1793. La même consles tourmens se trouTOÎent réunis tance évangélique l'accompagna sur la tête des prisonniers. Quoi- dans la déportation maritime à que avancé en êi^e , il les supporta laquelle il fut condamné. On Fenatec une fermeté égale à sa rési- Toya à Eochefort pour être em- , gnation ; mais enfin les forces na* barque , et il le fut sur la flûte les turelles lui manquèrent On le fit Deux Associés (F. Rochefobt). transporter mourant à l'hôpital de Ses souffrances j furent grandes : Blaye; et il y expira le 1" ven- elles l'accablèrent tout-à-fait, après tose an II (19 février 1795)9 à quelques mois d'embarquement; l'âge de 62 ans. ( V. J. M. Covl- et il mourut le 3i juillet 1794» à i,0N9 et.... GvLTv&E. ) l'âge de 52 ans. Son corps fut in-' COUVECEILLE (iV.i.), prêtre humé dans l'île à'Aix. ( F. PrÈ, et chanoine de Sillé, dans le dio- Gou&TOisiKa, et L. J. Ckauov-» cèse du Mans 9 n'ayant point fait xsàud.)

le serment de la constitution ci" GRAMOUZEAUD ( L£okardvile du cUrgé, et manifestant Joseph »e ) 9 chanoine d'Eymouson attachement Invariable à la tiers 9 dans le diocèse de Limoges 9 Foi catholique 9 fut du nombre de et natif d'Eymoutiers 9 n'étoit, ces prêtres 9 que les zélateurs du dans la hiérarchie de l'Eglise 9 schisme et de l'impiété firent en- que simple clerc tonsuré 9 lors-> fermer en 1792. Il mourut dans qu'arriva la révolution. Son âge les prisons d'Angers 9 en septembre déjà avancé comportoit cepende cette même année. ( V. An- dant un grade bien supérieur ; et GERS 9 et DiSGOVES prél.9 pag. 34*) il l'eût mérité y si l'on en juge par GRAMOUZEAUD (Melchioe l'attachement vraiment sacerdotal de) 9 prêtre 9 chanoine théologal qu'il montra pour la Foi cathode l'église collégiale de Saint- liqucy lors du schisme de 1791 9 Martial 9 en la ville de Limoges, et des systèmes de plus en plus oO il avoit vu le jour, ne voulut impies qu'accréditèrent les peradhérer en rien à la constitution sécuteurs de la religion. Le chac^viie du clergé , et il en repoussa noine d'Eymoutiers fut arrêté

pour cela même en 1793 ; et après, l'avoir retenu quelque temps dans kâ prisons de Limoges 9 on le fil partir pour Aochefort, d'où il deToit être déporté sur des pla^s lointaines ( V, RoonsFomT). il fut embarqué sur le navire 4es Deux Associés 9 et succomba dans le supplice de l'entrepont de oe bâtiment. Il expira le ag juillet 1794 9 à l'âge de 55 ans ; et fut enterré dans l'île d'Aix. ( V, M. GiA-

MOVZBAVD, et.... GaBITTB. )

CRAMOUZEAUD (Psalmet)»

curé de Beaumont, dans le dio^ cése de Limoges 9 n'avoit point fait le serment de la constitution eiviU du cierge f et la loi de déportation du 26 août 179a le fit sortir de France. Le besoin des catholiques l'y ramenai bientôt, et il fut arrêté dans sa paroisse en 1 795. Le tribunal criminel du dé* partement de la Hautc^Fienne , siégeant à Limoges 9 le traita comme « émigré -rentré »; mais ce n'en fut pas moins en haine de la religion et des prêtres 9 qu'il le condamna à la peine de mort 9 le 1*' frimaire an II (ai novembre 1793). (F. F. C0AHETTB9 et P. Es-

MOIRT. )

CRAN (Piemee), prêtre du dio* cèse de Nantes 9 né dans la paroisse de Cambon, près Pont-Château 9 en 17589 étoit, à l'époque de la révolution9 vicaire dans la paroisse de Boue 9 près Savenay. Il n'y fit point le serment de la constitua tion civile du cierge; et 9 malgré

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