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ALDEBERT f iV.... )» pi^tre et chanoine de l'église cathédrale de La Rochelle ^ l'un des deux grands --vicaires de Févêque^ e|
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membre du bureau diocésain 5 de- ▼oit toutes ces digpiités à son mérite et à ses vertus. A la dissolution de son ebapitre 5 et à rétablisse-ment du clergé scbismatique en cette contrée 9 les vexations exer»
cées envers ceux qui s'étoîent distingués par leur attachement à la Foi catholique , déterminèrent le chanoine Aldebert à se réfugier en la vîUe de Bordeaux 9 où 9 étant moins connu, il jsspéroit jouir de plus de tranquillité. Son espoir fut dépu par l'ardeur inquisitoriale des agens de la persécution.
Reconnu pour ecclésiastique et pour prêtre non assermenté, il fut emprisonné comme suspect, en 1795. Les événemens d'alors ne lui laissoient pas douter qu'il ne fût destiné sk périr sur l'échafaud.
Résigné à mourir pour la même ssdnte cause qui l'avoit fait persécuter et emprisonnier, il mérita la couronne du martyre, en mourant captif dans l'attente de son dernier supplice. ( F. J. Aliiout et B. AvDRAn).
AIi£]ILANDRE (Gérard), ancien curé de Chaveaux, et cha* noine de Péglise collégiale ()e Saînt-Symphorien , dans la ville de Reims 9 âgé de 4^ ans , y étoit encore à la fin d'août 1 792 , malgré la persécution excitée contre les prêtres fidèles à la Foi de l'Eglise catholique. Ilfut désigné aux^ssassins que la Commune de Paris envoyoitàReims, aucommencement de septembre, pour y répéter les
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massacres qui s'exécutoient dans la capitale ( V. Septshbre). Sous le prétexte que le chanoine Alexandre ne devoit pas être exempt de monter la garde, les impies vont l'enlever de son domicile ; et le voilà placé, avec un autre prêtre vénérable ( F, J. Romain ) , dans les rangs de la garde nationale. Mais les assassins s'apercevaut que ces prêtres pouvoient y trouver un abri contre leurs coups, demandent qu'on les mette en prison^^ Alexandre y est conduit avec son confrère); ils n'y sont pas plutôt entrés l'un et l'autre, que le^ meurtriers viennent les y prendre , pour les conduire à l'hôtel-devilljs où siégeoit la municipalité.
A peine ces deux prêtres sont-ils arrivés sur la place de cet hôtel-deville où les abbés de LEScrRE et DE Vachères venoient d'être égorgés (F. ces noms), que le chanoine Alexandre voit le curé Romain, percé d'un coup de sabre, tomber à ses pieds. Déjà lui-même est blessé par la même arme; il croit qu'un pareil sort plane sur sa tête ; mais la cruauté des assassins trouve le supplice trop doux pour la victime. Ils conçoivent le dessein infernal de le brûler vif^ avant de terminer cette horrible journée, déjà marquée par tant de massacres. La proposition en est faite à haute voix ; les assassins y applaudissent avecVureur ; plusieurs d'entre eux courent aussitôt dansâtes maisons voisines^ afin
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d*«a enlever le bois nécessaire pour former un bûcher. Il est dressé; on y étend le yertueuz Alexandre 9 aux cris perçans d'une multitude ivre de la nouveauté de cet affreux spectacle. Déjà les flammes enveloppent la victime , encore pleine de vie; mais on trouve qu'elles ne sont point assez ardentes; la populace va continuellement chercher du bois où elle peut en trou fer y pour rani* mer et alimenter le feu 5 qui ne consume ^e lentement ce ministre du Seigneur. Trois fois le chanoine Alexandre, cédant au sentiment de la douleur 9 essaie , par un mouvement naturel > presque involontaire 9 d'éqhapper à la flamme 9 qui ne le dévore que lentement; et trois fois ses bourreaux.
le repoussent dans le bûcher. Il y. expire ainsi purifié par le feu 9 et plus digne encore de la pahne du martyre» le 3 septembre 1792.
Que de circonstances de cette mort auroient pu être décrites avec les paroles de . saint Léon j pape 9 racontant le supplice d'un illustre Martyr du m* siècle! a Ce fut 9 disoit-il, lorsque la fureur des impies se décbalnoit surtout contre l'élite des membres de Jésus*-Christ qui appartenoîent à Tordre sacerdotal, ce fut alors qu'ils attaquèrent celui-ci 9 comme étant un de ceux dont l'âme avoit le plus de force 9 cherchant à la vaincre par des supplice sextraordinaires. La trouvant invincible
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dans les tortures communes , il^ imaginent celle du feu. Impies trop féroces, vous n'en obtiendrez pas davantage. Ce qu'il y a de mortel en lui, se soustrait par la consomption à votre atroce bûcher; et son âme , en s'envolant dans les cieux, vous laisse dans la confusion de la défaite. En augmentant avec tant de cruauté ses, tourmens, vous n'avez fait qu'ajouter à sa gloire , et rendre sa couronne plus brillante. » Cûm furor potestatutn in eiectiS" sitna Christi memifrasœviret, ac prœdptU eos qui ordinis era/nt sacerdotaiis impeteret^ in (eum) imjdus persécuter effer^ huit,.»» soiidissimam iliam ievitici a/nirnifortitudinentdiri»
parât urgere suppOdis : quorumuffi prima nihii oùtinentj vehemetUiora succedunt , iace^ ros arPus suhjecto prœaipit
igné forreri , ut fieret cru^
ciatus vefwmentior, et pœna productior. Nihii ohtines , nihii profids , sœva crudeiitas !
Suétrahitur irpventis tuis materia nwrtaiis ; et (Uio) in^ cœlos ojbeunte tu deficis... Sœvisti , persécuter 9 in Martyreni; sœvisti^ et auxisti pat-mam, ditn^ aggeras pœnatn ( Serm. LXXXIII , in Natati S, Laurentii),
ALEXANDRE (Jean-Josepa) , prêtre du diocèse d'Orange, y étoit curé à l'époque de la révolution. Le refus qu'il fit du ser-
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ment schismatique entraîna sa destitution ; il résidoît à Morenas , d*où il pouYoit rendre encore 'sonministère utile à ses paroissiens.
Après avoir échappé à bien des dangers, il ne put éviter ceax dont l'année 1795 menaça les prêtres fidèles d*une manière si violente. Le curé Alexandre fut arrêté j et traîné dans les prisons d'Avignon» chef-lieu du départe-.
« ment de P^aueiuse ( K Oranob).
Le tribunal criminel de ce. dépar* tement, siégeant en cette ville , et jugeant suivant les lois révolu-t tionnaires d'alors ( F. Lois) , condamna ce pasteur à- la peine de mort, «comme réfractaire\»9 le 25 nivôse an II (14 janvier 1794)* La sentence fat exécutée le lendemain.
ALEXANDRE (Louis), frère convers de l'ordre des Capucins, dans leur maison de Morlaix, diocèse de Tréguler , où il étoit appelé frère L&uiêf avoit vu le jour dans cette ville, en 1 744* Quoiqu'il n'eût pu être assujéti au serment de 1791, ni soumis aux rigueurs de la loi du %6 août 179a, il n'en fut pas n^oins saisi comme insermenté, en 1795, et condamné à être déporté au delà des mers. On le traîna à Rochefort , où il fut embarqué sur la fiûte^ Washington {F. Rogbbfobt). Il avoil toutes les vertus d'un bon religieux* Sa complexion ne put soutenir tant de souffrances. Il monrut à l'âge de. 5q ans , en
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octobre de 17949 et fût enterre dans l'île Madame,
ALEXIS {Le Père) 9 capucin de Rouen. {F. P. A. Lalovettb.)
ALEXIS {Sceur Saint), religieuse. {F. k* MiNUTTE.)
ALIGRE (Chirlbs d'), chanoine de la collégiale de Saint- Sauveur, en la ville de Metz, étoit hé à Sours en Beauce , dans le diocèse de Chartres. Il se tint éloigné du schisme de 1791, et n'en prêta point le serment. Après la loi du aé août 179a, il ne sortit pas de France, et ci*ut se mettre à l'abri des persécutions , en faisantle stTmentdeiiéerti'égatitéf prescrit à cette époque. Cette foiblesse ne put le sauver. Il fut arrêté dans le département de la Mo-^ seiie, en 1795, conmie n'ayant pas fait le serment de la constitution civile du dergé , ou plutôt parce qu'il étoit prêtre. On le condamna à la déportation au delà des mers. Il fut conduit à Rochefort {F. Roghefobt). Embarqué sur le navire ie Washington , il succomba sous le poids des souffrances , et mourut à l'âge de 5o ans , dans le courant d'octobre 1 794. Ses confrères l'inhumèrent dans l'île Madame. L'un d'eux , en nous transmettant son nom, observoît qu'il « mourut avec les sentimens d'un bon prêtre, désavouant bien sincèrement celui des sermens qu'il avoit eu la lâcheté de prêter, » {F. h, Albxaudbe et C. N. A» Arcbl. )
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ALINGRIN 9 et non Alingun (Jean-Pierre); né en 1 749* '^ I-»" caune^ dans le diocèse de La- Taur^ montra dès l'âge le plus tendre une disposition très-marquée à Fétat ecclésiastique. Ses parens le mirent dans les collèges et les séminaires qui dévoient le préparer au sacerdoce; et on Vj yit constamment partager ses )ours entre l'étude et les esereiees de piété. Il fut ordonné prêtre à l'âge de 24 ^"^ ^ quelques jours.
Ses sapérieurs l'envoyèrent desservir une annexe de la paroisse de Graulhet II y exerça le saint ministère avec beaucoup de fruit pendant cinq ans, après lesquels il fut pourvu d'une prébende appelée heidomadey au chapitre de Lavaur, et en même temps nommé vicaire dans la même ville. Cinq ans après, on lui conféra la cure de Bel-Castel, d'où, cinq ans plus tard , il passa comme archiprêtre à Graulhet. Il fut en ce dernier endroit ce qu'il avoit été dans tous les précédens; ses ouailles le regardèrent comme leur père et leur ami. Son attachement pour elles l'empêcha de s'expatrier avec les autres prêtres que l'jQn persécutoit, quoiqu'il eût, ainsi qu'eux, mérité de l'être par le même refus d'adhésion aux impiétés révolutionnaires. Il fut pris à Lavaur, pendant qu'il y administroit un malade. Conduit au tribunal criminel du département du Tam^ siégeant à Castres,, il y
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vit pour accusateur public un ié ses anciens condisciples, par qui l'on espéra qu'il pourroit être sauvé. Mais il auroit fallu qu'Alingrln niât qu'il étoit prêtre ; et cette espèce d'apostasie lui faisoit horreur. Il déclara courageuse-* ment cette qualité si. honorable, et fut ea cooséqaeneK coodamnft eoBHPe a prêtre réfractaire » à la peine de mort qu'il subit le même jour, 18 pluviôse an III (6 février 1705), six mois neuf jour»
après lé renversement de Roberspîerre. {V* Jv Sudre et iv Bar-*