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nudn. Il marcha yers le liea du supplice a\ec le courage d'un vrai soldat de Jésus - Christ Etant arrivé au pied de réchafaud5 il y monta aiec une fermeté qui étonna tous les spectateurs. Il Toolut parler ûa peuple ; mais le bruit du tambour, que Ton fit battre à l'instant 9 couvrit sa toiz.
On ne put entendre que ces mots:
^e méwê pour ma religion ».
Tel fut Je récit du saint prêtre Dubayfe. Que pouTons - nous y ajouter y si ce n'est la réflesiôn par laquelle récrîyain qui acheta celui de saint Flarien le terminoit y en considérant que Flavien aT6it péri de la même manière; ce qui est arriré à Thistorien de Damberges : « Oh ! qu'elles sont admirables les leçons que nous donnent ces Martyrs I Combien ils sont glorieux les modèles qu'ils nous offrent.! Notre devoir n'étoît-il pas d'en transmettre la mém<m« ^ la postérité 9 afin que , de même que nous avons appris, dans les exemples offerts par les anciennes écritures > comment nous deyions QOQs conduire en des cas semblables 9 tK>s neveux apprennent quelque chose de pareil dans les écrits de noire âge P O* Martyrumi g4oriasa documenta t 0 tesUum Dei expérimenta prœekMTa k ^quœ ad memoriam posterorum^seripta eunt merUà 5 tU quemadtiiodufn de icripiuris veterihus exempta, Umm diecimue, éumi^
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mus; etiam de novis atiqua discamus, {Kum, : Passio sanctorufn Montani, Ludi, etc.) DANCE& (Feânçois-Amablb) , vicaire-général. ( y. F. A. Brvne-
VAt. )
DANEL (MiaiB- Anhb), religieuse Hospitalière d'Arras, refusa 9 comme sa supérieure , et de concert vayec deux autres sœurs 9 le serment' schîsmatique de 1791.
L'hospice où elles servoient les pauvres étoit la maison de charité; et elles rendoient encore à ceux de la ville 5 les services les plus essentiels. Le ^proconsuI J^ Lebon y au milieu de ses plus grandes (breurs athéistes et sanguinaires dans la ville d'Arras » en 1794 (^- AiRis), n'osa pas d'abord frapper ces quatre généreuses filles. Il craignoit d'irriter le peuple 9 qui oonservoit encore de l'estime et de la reconnoissance pour elles. Cepetidant il brûloit du désir de les immoler , à cause de leurs vertus. Lorsqu'il alla transporter à Cambrai son tribunal révolutionnaire, semblable à cet Antoine , évêque arien d'Afrique, lequel «, « comme une bête féroce insatiable, ayant une inextinj^uible soif- du sang des catholiques 9' couroit de part et d'autre pour s Vn repaître (1)», il se fit envoyer d'Arras à Cambrai,
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(i) Qui, ut bestia ùisatiabilis , catholicorum sitiens sanguinem , hùc iUùcque:..,, exfiûrrehat { Vict. de Pers* yantUL L. UI}.
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les quatre pieuses Hospitalières; et f diaprés ses ordres , son tribunal les condarpqatpufçs au dernier supplice ( V. G. FçKtAiiirB, H. FiulON, et fi. (^fiAiip)» Elles allèrent à la mort avec dés sentimens bé* roîques de Foiatd*amoiir de Dieu.
En montfuit suif r^chafaiidy ell(}9 prièrent, surtout pour obtenir d^ Dieu qu'il daignât disposer les éy énçmens de manière à cç qu'elles fussent les dernières yictimes d^s fureurs du proçonsuj. En mourant avec résignation t elles de^andolent ainsi grâce ppi^r leurs cpmpatriote^. Ces prières Ciirent escauoéesy du moins* pour Cambrai; car, à peine le sacrifice de oea saintes QU^s 4toi|ri( acheyi » qu^ J^ I^ebon délîTra cette Tille de sa présence sanguinaire. Marie- Anne Daael avoit Soansloesqu'eUe fut ioftmoJée) dans l'été de 1794* {F. P. J. CÙts 9 etP^ A,DA«JfiBBs«) DANOEY&OJK ( Jear - Feah*çois), prêtre 9 né à Aloe, prèa Saint-Girons, dans le diocèse de Couserans, département de VAr* Hége, mérjtoit la haine des perr* sécutQ«irs>9 et paiicf qu'il n'avoit pas fait le serment de i^iiOi» et parce qM-il avoit mieux aimé exposer sa vie pour les besoins des fidèles 9 .que* de sortir de France, après la loi de déporta* ^oa rendue le 9fi aoât i^qs. Les agens de la persécution l'arrêté- Vent et le firent conduire , en 1 794, à Bordeaux, pour en être déporté, avec une infinité d'autoes» au-delà
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des mars ( F. Bobi>eâvx ). Il 9e fut cependant pas compris dans le gr^nd qoiDbre de ceux qu'on em« h^qm v^ la fia de l'automne #eule|pent, trois mais après la ehutd de tlol>erspierre. Il restoit enfermé dans la prison qu'on ap« pelQJt le tUpàt^nii^tionai* Une O^^iladie mortelle vint l'assaillir; et on le fit passer dt^^ rhôpitalde 3.aipt-André où ij mouci^, louf iaurs captif pour la Foi de J.-C. , le 19 janvier 1795, à l'âge de 36 ans. ( F. G. Daccbexe, et F.
DANGMI (fiB«i)> prêtre da diocèse du Mans, né à Auvers^e- Hamon, près Sablé, ètoit vicaire en cet endroit-là même. Il refnsa constanunent le serment de la conr êtituHot» civile du Uergdy'etf pour continuer à veiUer au salut des cathûtiques de la parmse, il ne 66 soumît pointa la loi .de déportation. Il se tint caché dans hu ettvirona du bourg ; et sa retraite n'étoit connue que des fidèles.
Cependant un impie ladéoouwii; et le vipaire Dangrai j fut anrêlé par deft • soldats , le 19 . sepAend^re 1795. Us le conduisirent dans les prisonade Stable. Le trîbtmal criminel du département de k^SaT" the s'étoit transporté du Mans A Sablé ; et le proconsul qui étolt en misaion dans ces coqtfsée*, lui ordonna de condamner oe vicaire.
II coipparut devant le tribunal, pour être fugé, le 99 septembre»
et y plaida sa. cause de tàlle.^m»*
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nière, que les juges mêmes ea dessi»r?.oU9 et obligé de sVxfler^ ea
parurent émus un instant. Oaçrut Vertu du décret du d6 août %^%*
voir, dans ebacun de ces homoie» Il revint 9 pour eiçe^per sod voir
naguère si terribles, ce gouver-» nistère dans la. province». quand
neur Féli^qjui trembla au discours les trp^pes autricbjeunes reurent
de saint Paul. Mais bientôt, reye« dé)i¥rëe d^, fureurs inipies de la
nus à leur cruelle impiété , ils CoayeQtion » ei) prêchât Yalen*
condamnèrent Dangrai à la peine ciennes , le ir août 1795^ Mais *
de mort, comme «prêtre réfrac- qM^nd ils ffire^t forpé^ de féya«-
taire». Quand on aUoit Iç r^pOQ'" cuer , )e x^* ^ptQitpl^ife. 1794» ^^
duire en prison 9 il vit^ à pe¥ de que les proconsuls de la Gonven-
distance , celifi qui TaTOÎt dénopf^é; ^f)^ 7 entrèi?çi)f , le. Ticalre DaiiJoQ
et livré : aussitôt il s^ava^a e^ Ç|it rechercti^, a^êté e| sunené
vint l'embrasser 9 en luipro^3|;^nt d^s les pnsqn^: dç YaleOiCieiinet
qu'il lui pardonnoit de tout.soii (Jr<.c^n^). Uvfé 4 un^ com*
cœur, et qu'il priqroit Dipu pouf ipii^îoi^ mi^iiétiùc^., H oomparot
lui. Rentré daqs.Ia prison, pour y ^^vanl (çllfs av«c q^i^tre aiutrea
attendre l 'ep^Léçution de la sentencui^ pfersonae^ .<^ns^çré«9 à I^u ( F.
il fit son tiestament ^piritue^^ et luxai^v, K>^ansaiit, L^vfCQVB,
quelque? lettres d'adieuac touchans et HiDvai.1.9}^ fe i^bfWisiîre m HI
à sa fanaille, la pon^urant dfi par- {j^ no?em|»jre, içg^)» trpis mois ei
donner à se» persécuteurs , ^\ lu^ dQiixe \QWfs #pr^s l4^ <^ute de Ro-
iaisdnt conçidé^ s^ mort coni^ufif^ heiraplerre. Doci)^ aui vu^ bypo-
le triofp^be de sa Foi* Ift lender çrites de h fà^çtsk Thefrmidù^
main, à trois I^e^r^^ après midi.» rUn/nu, alors régnante $ la corn*
il fut conduit Ji récha^fidf II y v(iis»jk>n,Cisrtain9.4epe<ilroîf faira
marcha et miofkta ay^c \xm par- périr Dai^l^ç^aime émigré-rei^n
faite assurance, ^t une résignation {ré| se félicita d^ n'airoir pas. à
courageuse qjAfi ^'jsxécuteur lui-, i^ndre ma^ifeçlte., par U procé-*
même i^a puf s'^tppêpber d'ac^i- ^ure , sa haine d€f la reKgipji , déjà
rer. Son co^ps fut tnhuii^é d^u^l^; diçn a§sez év^4^^ j^ltr 1^ chois
cimetière de la ville de 34blé. (F. ^9 victimes. \^ jpig^ deman-
f. J. Co^ç^if^N, e^ P4tit^. du Récent à cet çoelé^insUqw s'il
Mans.) , iiKnf, sorti 4e Frmtis; €^» k)>n de
DANJfON^v^^..), prêtre^ vicairq fjbfirçbeir à s^tiv^J sa vie par pH
en la ville de Condé, né à Moi^t^i^ mensonges > il rc^t m» géaéi^uft
près Cambrai 4 en 1760, n'ayant témoigaagjç à \à vérifié,, et S^
point cQXisenti à latre le sennenrt aussitôt condamné, fiatnme.Ménû**
schisBQiattque de .1791, f^t^ pour gr^-rentré » , à la peine de mort
cela même, écarté de l'église qu'il {V> A^h»}ii Soft supplice euf
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lieu le lendemain ; et !I y marcha dés prêtres , que le comité de
avec la Foi et Tespérahce 9 comme êurvtitiance de la Commune Ve-
avec ie courage des aticietiÀ Mar- noit d*y envoyer. L'abbé Danois
tjrs. Son âge étôit de 54 ans, et ses deux confrères , en Bescen-
lorsqu'il périt ainsi pour la cause dant de voiture dans une cour du
de la vérité et delà religion.- (F. cloître 9 éprouvèrent aussitôt le
L. P. Cachot, et M: M. !•»• Db- même sort, et partagèrent avec
JimBiH.) eux la même couronne.
DANNIER ( Luc-AffToiNE- Jo- DANTHEN Y (Louis), prêtre et
SBPfl), curé. {F". L. A. J^ Piv- chanoine de la cathédrale de Laon,
KiEB. ) étoit né à Brissy, près de La Fère ,
DANOIS (2V... ), prêtre , atta- en i'734. Il fut, pendant plusieurs ché à une église paroissiale dé années, trésorier et directeur- Paris, avoit perdu la plupart des général de la chapelle de Nôtreressources qu'il f iroit de son mi- Dame de Liesse , à trois fieues de nistère pour subsister; et il Ae Laon, chapelle célèbre par les deVoit sa détresse qu'à sa fidélité pèlerinages , et qui reçut de lui à la Foi de Jésus - Christ , quil plusieurs embeïïissemens. Il en fit n'avoit pas voulu trahir* par la aussi dans l'église dont il étoit prestation du serment de la conS' chanoine. On n'avoit pas de motif Htutien civiie du clergés Sa légal d'exiger de lui le serment dé pénible 8ituatît>n étoit encore de- la constitution dviiedu clergé; venue plus fâchedse par une mala- maïs le ferme attachement qu'H dîe très -grave.'» Deux confrères montroït alors pour la toi le fit afors,poiif*subVenirà ses besoins, regarder comme un prêtre non- Miivant leurs facultés , le firent assermenté , des plus zélés pour apporter au logement qu'ils la défense de l'Eglise' càthofîque. avoient pris en commun , dans Sa généreuse conduite à cet égard la rue de la Heaumerie, près de porta les administrateurs ^ du dèl'Apport-Paris. ( V. Fontaine, et partement de V Aisne à lié bannir MiftTiN). Ils y vivoient comme de la Tille de Laon, dèà 1^ prindans un séminaire. Tandis cpie, le temps de 1792. Il n'alla d^abord b septembre, Ters deux heures de qu'à Lille ; mais, quahd'là loi de raprès-midi, ils faisoiént ensemble déportation eut été rendue, il se un modeste dîner, leurs portes réfugia dans la Belgique. L'armée furent forcées par les frénétiques franipaise étant bientôt entrée dans envoyés à la recherche des prêtres ; cette province , il s'enfuit au-delà et Danois fut conduit , avec ses du Rhin , et y resta jusqife' vers la deux confrères, à VAhényt {V. fin de l'hiver de t^gS. Séduit par SEPTEimB). Déjà l'an y égorgeoit les apparences de justice et de
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modération que la CdOTentioB aycit prises depuis la chute de Roberspierre^ il crut que la persécution étoit finie , et reyint en France » pour y trayailler i réparer {es maux que la religion ayoit soufferts. Pendant environ huit mois 9 il exerça^ dans le diocèse de Laon 9 les fonctions de son mi« nistère de la manière la plus heu* r^use 9 sous tous les rapports; mais eniin^le a4décembjre lygSf il fut arrêté dans une paroisse où il renoit de faire communier ^ pour la première fois 9 plusieurs enfans. On l'amena dans la >?ille de Laon. A ^^^ entrée dans le iaulfourg, il fut assailli par les outrages et les blasphèmes d'une populace impie qu'on y ayoit ameutée contre lui. Ce jour -là même , on le fit comparoître de- Tant le tribunal criminel du dépai'tement de V Aisne; et il y.
subit un premier interrogatoire»
après lequel on le mit au cachot.
Le lendemain 9 a 5 décembre ^ il fut ramené deyant les juges , qui le condamnèrent de suite à' la peine de mort 9 comme «émigréjrentré». A cinq heures du soir, oh le conduisit au supplice. ArriTé au pied de l'échafaud , il y monta avec assurance , embrassa cordialement l'exécuteur, en lui disant qu'il lui pardonnoit sa mort , et le lui prouva en lui donnant tout ce que des spoliateurs lui ayoient laissé. Quand sa tjite eut été abattre, pijusieurs fidèles vinrent trem-