DAD DAU
SiOuSiridseat sa présence. Ils le de Matic, établie 9 â^fmè iyo^f
firent emprisonner en 1 793 ; et le à Saint-Laurenl-suiviSàvFes y près
livrèrent au tribunal criminel du Mortagne, en Poitou , diocèse de-
département des Basses -^ Pyré-* Luçon .{F- \EthiE)\ ayoit , aux-
néesp siégeant à Pau* Ce tribu*, jeux des réToiutionnaires 9 le tort
nal le condamna , le 10 pluviôse de n'avoir pas voulu trahir sa f ei
an II (29 janvier 1794) > à. la peine en prêtant le serment de la conS"
de mort, comme « prêtre réfrae- tkution civile du cierge* La lot
taire » ; et il fut immolé dans les du 26 août 1792 vint autoriser les
vingt-quatre heures. ■ administrateurs républicains du
])ARU(iV...)9 prêtre 9 religieux district des Sables d'OIonne à le de l'ordre de saint Benoît , ^t conr faire saisir et transférer à Tîle d'Oventuel de larmaison de Cluny, lonne, d'où il devoit passera La dans le diocèse 4^ Maçon, avoit Rochelle, afin- d'y être embarqué eontinué d'habité cette province pour la Guiane , avec un confrère après la suppression des ordres destiné au même soft, pour la mon^istiques. €omine il n'avoit même cause {y, YBRcé). Il abor-* point été fonctionnaire public* doit, le 21 mars 1795, au port avant la révolution, les persécu- de La Rochelle > où quatre prêtres %&ursn'e,urent pas de prétexte pour; également purs du coupable ser^ le tourmenter en 1791 et 1792; mentétoient massacrés pour cette mais, attaché à la rdi^igion et au raison , lorsqu'ille fut lui-même, sacerdoce , il ne put qu'être im- avec son compagnon , de la maportun à Ceux qui vouloient ache* nîère la plus atroce > afi moment ver de détruire l'un et l'autre , en oà il descendoit de la barque pour 1793. Ils firent donc emprisonner mettre pied à terre. Son covps fut ce religieux, et le condamnèrent trahie dans les rues«, et>sB tête à être déporté au-delà d^ mers*' promenée sur une pique. On l'in*- On le trama bîebtôt à Rochefort, huma ensuite dans le cimetière de où il fut, à cet efiet, embarqué Saint- Jean, ré uni à celui de Saintesur, le navire <6j^«»4ii^;^on( F. Barthéleniûjparoisse de La Ro- Rocbepoit). Les souffrances qu'on chelle ; etITjuge de p^ix , dont le 7 enduroit sui^aasèrent en lui les procè»-verbal fut consigné dans lé fprces.de la nature. U expira en registre mortuaire de l'état civil^ septembre 17949 à l'âge d'envîrou se contenta d'écrire « qjuHl étoit 47 ans , et fut enterré dans l'île condamné à la déportation , et Madame {F. DAaarxirsEC, et P. qu'il étoit décédé à La Rochelle , J. Davbbcxb. ) par suite d'une émeute populaire » .
DAUGII£ (iV.*.), prêtre de la II ne se donna pas même la peine
congrégation des MisHonnaireê de consigner, dans son acte> 1^
55o DÀU . DAU
nom de. liaptême ni l'âge du res- «»n«a£^i^i£mvefiettiiUfuinu<to
pecUble piôtre Dauche. Les ctr-* judicii forma , fmdlâ défera
oonatances de ce masaiiiere sont aione, à mUerd haefiuxâqtic
nicontèss à rartick de G. Cqb^ vUà juêii erant aédueere.
kvâvia. Si lé mî$«o0naiiie Dauche Père d'une famille nombreuse
n'est pas cili dans la belle lettre qu'il élevoit dans la loi du Sei-
pastorale de M*' l'évêque de gneur^ Pierre - Adrien Dauchez
La Rochelle 9 qu^n j a lue » c'est, ne pouroit consentir à oe que son
qu'il a^^toit pas de son diocèse, fils, âgé de 2a ahs^luifût enleTè
(F. L. Hvii.) par la réquisition des ooiiTention->
DAUCHEZ (PiBBKE- Anaïc») 9 nels, pour aller combattre sur les
simple jardinier^ né à Watlly 9 non frontières , en &Teur d'une assem-
loin de Soissons» et y'exerpant Uée qui inondoit la France d(i
son hmnble profession > noua re«, omîmes et de sang. Par divers stra*
traoe ce samt Martjr Pbocas f de tagèmes^ il Var^t sdustraitàcette
la TÎUe de SjFnope 9 dont tout le odieuse obligation. Hais, quand le
patrimoine oonsistoit en un yaatdln proconsul J^ Lebon yint déployer
qu'il cultiToit, et dont il partageoit ses fureurs 4 Arras, il fit enfin
les firuits «Tec les pauvres (1). enleTerle féunehomme, et vou-
« Sa condition peu relevée et sa. lut qu'on lui amepflt en n>ênit
profession de jardinier 5 dit Fhisr. temps son père , sa mère et ses
torien, ne purent le dérober à deux jeunes sœurs. Suspendant
la conaoiss^nctt des délateurs : il iei la narration de ce qui se passa
fut dénoncé 5 .enleré et condamné, d'horrible en cette occasion 9 nous
au dernier aupfkllce 9 comme dis- en renvoyons la suite à l'article
ciple de Jéaus-Cbrist. Qtuereéa-^ ào jeune OAvcm» qni va suivre.
tuTauttvf^qydMhetchài^HamM^ l\ nous suffit, pour le moment 9
taoMiuwm maUficm , œ qui dedirecpie le tribunal dç procon-
fTOfè. €Staâ funieh^wt ; fui g^jl envoya le véûérâble jardinier,
verâfLfMuferaCj i)»v«s^jfaÂa^. figé de 55 ans, avec sa femme,
tùr. Qiuim ob rem Phocam son fils et sesdeux filles, à l'écha-
gua^lHfitu^idcmviUsi¥4i¥im9 fiBud.,Cette abominableexéoution,
é(n'Putamqua ctmdiUo cie4avi$9 faîte en hàfane de )eur Foi, eut
$eA iê fuoqw ut vems ChrUti lieu le 5o pi-dirial an II ( 18 juin
discijmim denim^&tfit^e^l ; ckc 1794). Tous lësicinq lurent immo-
'^ lés comme famai^/ues, ( V, M.
•7i«ww*7
rem Phoçam. auctore beaio Asteno , FAUCHEZ ( PUu>^ JoeB» )
Lara hiblioth. Takrum Gracorum «S, néà Waîlly,'^:en 1773, d un n» III).' ^^ -• • jardinier de cette petite viJle ,
DAU DAU 53t
Fîerrc- Adrien Dauêhez 9 ayant été fépartit : « Coupez - moi la ' tête 9
èleyé suiyant la loi de Dieu et les )é ne combats point pour le siècle;
-préceptes de l'Evtinglle, «s'éloi- ma milice est cette «lu Aieu qua
gnoit, des enr^lemèns de la réqui- |è sers» .Dtûn{proiDtmsiii)dÙDi$:
sition pa^ principe de religionn j Milita ne pereoê. MaaAniéia*
comme Prudhomme lui-même nuê retpefuHt : Non vmiiios
en convient {HisU àes-^Cfinuià eaput tnihi pr^peide; iwn mi^
de la Revota tom.VI, "pag. 36o). €Uo sœèui» 9 ëed mUUo Dea
Toute sa famille 9 c^est-â^îre^ soti meo, . . . . ClMfi$îitmus fumt^ et
père', sa mè^é, avec les deux non jnmwi/n miêdvfiicete, Bien
sœurs de ce jeune homme 9 étoit dixit : Qui fniiiêajnit, ^4»mata
animée des mêmei» sentimens. faemntf MaabimUilknUi Te$^
Ce n'est pas qu'un catholique ne pandit : Tu eftint^aiê'tjWB fo^
doive, lorquMl en est requis, eêtttH. D^Êipfoekngisâ ^dimt''^
prendre les artnèis pour la défense Milita , np^Ê&nkefmptâ^miHtiàf
de sa patrie ;- mais quand le tné- ineipiM mmtè mtôi^re. Metaci^
tter de là giieh^ entraîne néceà<> tniUanus tespùndH : Ego non
saifement la nécessité d'oiBenser peteo; ef H de sceeut&eœieroi
Dieu et de compromettre sa Foi, vivii anima mea omntH^netà
le refu^ d'aller' dans les camps est Domino meo» (MabiilOn-: Ana*
louable, 11 est inême de devoii*. léct, , %om. IV ^ in'uifppèndiee.)
Ainsi le décidoit le grand pape L'antiquité e^clésiftstique offre
Benoît XlV(i), à propos de la d'autres exemples de' ^ genre $
résistance de ce geiire faite par te tels qiie celui de saint Vartin dans
-martyr saint Maximilien de Te^ le récit de Sttlptôè SêV^^e' (i)j|
geste, en Mumidie^ l'an 2g5. Le ceux de saint 'Marcel^ lié «ain^
préfet des ehrôlemehs Touloit qu^ Taraqoe ^ éé 4âlUt MëftÂaarEgyp*
fût toisé, pour être envoyé dans tien (fl). •••*..
les armées d'un empereur païen Réprenant maintehant notre
et persécuteur du christianîslme: réëit, èl disant ^ue -le proconsul
— «Non, rép6ndit Maximilien , il Leboii fit arrêter êcfeto le jeune ne m'est pas pehnis de combattre
sc/iis ses étendards «.--cf Enrôle*- • (,) JU {^jffarUnui) ": CkrtsU egù
TOUS , si vous né roulei paB périr » , mÛes sunt ; pu^narif wâd non Ueit,
répliqua le préfet; et MéxlbaiReti * (a)^oy. ^^aS, MunÈOi een^mo^
— r- — ^ u ■ ■ — »— * tfis et Mm'prif. — ^eUi' «pR Âfany-^
{i)\ffon if ma. cettsekak n^Uiiam «^f- rum Tarachiy Prolbi et y^ndronid, —
titam oftnstianùp,,^. Sed ob oecasiones Et dans Métaphraste^ tom.V^ de Âfi-*
peccandi qiias ipsi militantes Jre-^ raculis S. Timotheù — ^oj^. encore \^
quenter expariebantur {de Serv. Dei Martyrologe Romain auX il ti Bo 00^
Béatifie. L. II , e: xni ^ ti« 6 ad 4"* }. tobre , au 1 1 novembre. •
DAU
Dauchex, âgé de aa ans 9 son père 9 sa mère et s^ deux sœurs »
nousricôntinteerons en nous servant des.pai>oles mêmes du présidentidif tribunal d'Amiens , par qui ce firoconsul* ftit enfin conr damné Ift* 5 oelp.brê 1795. «Le jeuDe^hommey diaoit-il aux assistans'^en présence de Lebon , le jeune . homme , ses père et mère et ses wiirs5 furent traînés de "WaîUj ,à ^rras. Lebon fit une conTOcatiotaT/^olenneUe du peuple dans le temide'diÉ ^la /ioMon, ILy parut armé de alîi grand satoe eide deux* pistolets à la ceinture 9 et suiyi de ses satellites afireusement coetumés. Ces infortunés furent exposés aux regards du peuple , iiilir .nne estrade élevée , et j subireèit. un ioterrogatoire.
Lebon commença par apostro* pher le |eune bomme, en lui disant z.F.a^ûMs 9i ton Jésus-* Christ \ifi soMVera de cette affaire; et, en riaterrogea^t,. il le qualifiôit. ironiquement de saint.
La mère du jeune bomme gai^ doit • le sileno^ji et levoit les yeux au Ctiel, «an^ daiguor ré-* pondis aux^qoe^tipus blasphéiua" toires du proconsul. On eût dit qu'elle ayoît perdu Tusage de la parole: Jevaisfhireun nwta^sUf «'écria Lebon ;^e vaiSifaire parier ceUeviMie. Il tire iki de ses pistolets 9 et lé dirîgeant sur elle 3 il lui crie : Parie; ou je tétrûle ia cervelle. Elle se taisoit, reportant ses regards fers Dieu à
DAU
qui elle faisoit le sacrifice de sa yie : Foyez-vous, ajoute le proconsul, voyez-vous cette fanatique qui ose iever les yeux au Ciel 1 Foiià comme ILS SONT TOUS (Magnifique témoignage rendu pay l'enfer à toutes les yictimes d'Arras !). Et Lebon achève en disant : Qtûmd ils sont dans Vemiba/tra>s , Us s* adressent taujours ià-haut, comme s* Us pouvoient en. obtenir queiqtte chose. Le lendemain de cet ^odieux interrogatoire]; il fait publier à son de trompe que toute la famille Dauchez sera guillotinée dans la jqumée; et en efiet, le 3o prairial an II ( 18 juin 1794)9 son tribunalr^t;^<«cliannatreen- Toja le pieux jeune homme, sa mère, son père et se£^ deux jeunes sœurs, au supplice*. L'exécution se fit le soir même aut flambeaux, pour qu'elle eût toute l'infernale solennité que l'athéisme du proconsul pouYoit lui dcHuien (V. P.
A. Daugh^z, et F. Djlvqreëu)
DÀUCHEZ (PaançoisePâtoit, épouse de Pierre-Adrien), avoit ^ans lorsque le proconsul Lebon la fit arrêter avec son mari, son jQJfr, ses deux filles, à Waillj, la fit traîner à Arras, et lui tint les prof^os outrageana. et sacrilèges 4ont nou^ yepoas de parler. Elle fut, comme nous l'avons déjà dit , envoyée à i'éehafaud , le 5o prairial an II (18 juin 1794)9 atec son mari et sed trois epfans, parce qu'elle les avoit élevés dans les
DAU
DAU
prinéipeA de la religion 9 qu'elle en avoit fait en quelque sorte des saints. Douée du même courage que la mère des Machabées» elle élit le mérite dea Félicité et des Sjmphorose (i). Saint Jean Gl)rysostôme disoiC que sainte Domaine 9 périssant arec ses deux filles^ aroit souffert un triple martyre.
La pieuse mère Dauches en a souffert un quintuple, puisqu'elle a TU périr avec elle et ses deax filles 9 et son fils et son mari : lU^ que duptêx fuit muUeriê mar" iyrium, immd verd tripUx, nom "per se ipsatn semei, per fitiasnuM^martf^riufnpasêa est. ( Homil. De SS* Dcmmnà, Bemiee et Prodesce» Martyr' riéus, ) Le martyre des deux filles de cette sainte femme sera l'objet des deux articles suiTans; (F. P. J. Dadchbz, et M. S. Dau-
CBXC. )
DAUGHEZ (MARiB-SiBàraims ) 9 sœur du pienx jeune homme Pierre-Joseph Dauchez9 et non moins pieuse que lui 9 avoit %y ans lorsqu'elle fut arrachée à la maison paternelle ayeclui, son père 9 sa mère et sa soeur. On a TU dans les trois articles précédens 9 tout ce que le proconsul Lebon lui fit souffrir dlnsubes, et combien il outragea sa piété. Elle expira sur l'échaûiad btcc toute
(i) yayr. Huinart i Passio sanctœ '
Sytnphorosœ etjiliorum ejus. — PùS'- (1) Rainart : Manyrium S» CjrrilH sio sortes Felicitatis et Jiiiorum efur,' puen,n^S» ■ -
sa famille 9 le 5o prairial an II (18 fuin 1794). (F. P. A. Dau- CHBZ9 P. J. DAVCIIBZ9 F. DAVCIISZ9 et M. A. Davchbz.)
DAU CHEZ (Maub^-Avgvs^ tiiib)9 sœur de la précédente 9 et conserrant cooomei^^Ue dans son cœur les principes de religion que leurs père et> mère aToient ioeulqués à leurs en&ns9 les manisfestoit dans toute sa oon« duite. Nous avons déjà dit qu'ensemble ib formoient une famille de saints dans une condition p«i\^:
relevée. Marie-Aug^stine atteignoit à peine sa a4* Année 9 lorsque le proconsul Lebon la fit enlever avec son père 9 sa mère 9 sa sœur et son frère de la maison, paternelle 9 et l'envoya ayec eux à réohafaud comme fanatique Le martyre de cette jeune fille eut donc lieu le 3o prairial an II (18 jaiWi7g4)* Les témoins honnêtes et ^nsibles s'attendrîssoient sur son sort ; mais dans son ftme9 elle leur disoit) ainsi que sa soeur»
av^ K jeune Cyrille de Césarée :
« Yons "devez J>ten plutôt vous réjouir que vous attrister en me TOyant marcher au supplice 9 si TOUS pensez à la patrie céleste que Je vais habiter (1)». On peut appliquer à la mort de ces deux vertueuses filles ce qu'Eusèbeécri-s voit à propos de ces deux vierges d'Antioèhe 9 qu'en 3o3 les tyrans