‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 187 sur 222 · DEB · texte numérisé non relu

DEB

se le reprochoit déjà^ quand il fut arrêté, yers la fia de i^gS, et envoyé 9 dès les premiers mots de 17949 à Rocheforty pour en être déporté au-delà des mers, aveo beaucéap de prêtres insenoeûtés (F. Roghbpoht). On l'embarqua sur le< navire (es Deux Àsso-^ dés. Nos deux historiens dsi cette déportation parlent ayantageusement de ce jeune chanoine. L'un d^uz le représente comme «rempli des plus heureuses qualités de l'esprit et du -OBur » • L'autre y notre correspondant particulier ^ après ardr dit qu'il a?oit fait le serment de iiberté - égaliU 9 ajoute : « Mais il le rétracta avant sa mort 9 et peut«être même avant sa "déportation ( V. Fohtâirb 9 Lasariste ). Il étoit bon ecclésias-* tique ,• et de grande espérance »• Sa mort, arriva le 3 septembre 179/1; ^^ n'a voit alors que 3i ans^ et fut enterré dans Hic Madame.

« La' douceur 9 l'honnêteté 9 raffa»

bilité de son caractère, dit M. de La Biche» le Diisoient chérir < de tons ses confrères. A ces qualités aimables il joignoit des lumières et un grand fond de piété. Atteint de la maladie sur le vaisseau 9 il tomba dans les plus étranges convulsions; et on eut d'abord quel* que peine à calmer les frayeurs que lui câusoient les approqhes de la o>ort : mais, comme ce n'étoit guère que Ytfkt d^une vio-* lente fièvre chaude , son esprit renU'a dan$ son assiette naturelle ,

quand l'accès eut diminué; et aWs l'abbé de Bets manifesta les sentimens ordinaires de spn cœur, qui étoient tous dirigés vers la confiance en Dieu. Il expira paisiblement dans cette heureuse disposition». {V. P. DAViLsT^et P. DsFsa.)

I>EBBONT ( Ahtoinb ) , laïc plein de piété 9 né à Mâcon, et marchand épicier à Ljon 9 sur la place du Change, étoit parvenu à Tâge de 60 ans, avec un grand xèle pour la i^ligion catholique, unie étoit l'âme de l'attachement politique qu'il manifesta pour l'antique monarchie française , lors du siège de la ville de Lyon , en 1793. Ce fut par son conseil que ses. fils, élevés chrétienne* ment , prirent les armes dans le même esprit, pour défendre la ville contre les hordes de l'impie Convention 9 en cette rencontre.

Quand elle eut aàservi la cité, et que ses proconsuls y eurent établi leur féroce commission r^ voiutionnaire ( F. Ltoh ) , ce respectable père de famille fut arrêté. L'atroce tribunal le condamna à la felne de mort, lé 3 pluviôse an II (a^janvier x 794), comme « royaliste et fanatique ».

( V. Crozbt, et C. DxLoaiiB. )

DEBRU YNE (Jeau-Baptistb) , curé de la paroisse de Saint-Quen-i tin, à Louvain où il étoit né, eoi 1754, ne fit point les sermens exigés parla révolution française, lorsqu'elle eut envahi la Belgique

(F.Belgique). Echappé aux per« sécutions homicides que le refus de ces sermens attiroit aux prêtres y il étoit en butte à celles qui s'éleyèrent contre eux, en 1 796 1%\ 797.

Elles frappèrent leur coup décisif après fe 18 fructidor (4 septembre 1797 ) , à la faveur de la barbare loi du lendemain {V, Guune). Le curé Debruyne 9 qui repoussoit arec horreur le serment de haine prescrit à cette époque » fut emprisonné, et bieiUôt conduit à Kochefort, d'où il deyoit être déporté à là Guiane. On l'em-* barqua, le ta mars 1798, sur la frégate Ut Charente; et, le a 5 ayrii^ on le ût passer sur la frégate laDécaele, qui alla le jeter dans le port de Gayenne , vers le milieu de )uin. Presque aussitôt il en fut repoussé dans le dcsert de Konanama. La peste exhalée par cette terre meurtrière l'eut bientôt inyesti : il en mourut le a 1 septembre de la même année , À Tâge de 32 ans. {F. J. F. D^iviOT , et J. i>E La C&oix>)

DEG AIX ( PiEBAE- François ) 9 curé d'Aternes, dans le diocèse de Rouen, et né à Ihral en 1755, avoit Son âge pour justification de sa 'non sortie de France, lors de là loi de la déportation , quoique rçellement il ne fût pas encore tout-à-fait sexagénaire. On l'arrêta bientôt dans le cours de 1795; et , après être resté plusieurs mois dans les prisons . de Rouen , il futenyoyé à Paris, au printemps

Page 1