DAT DAY 5SS
prison , aggravant le poids de aei oonfessè la Foi ^ il s'écria lorsqu'il précédentes souffrances ^ le je* y mourut i J'en reimk gràcêê ^ daisit à la dernière extrémilèi On Dieu; et par là» dft lluslorien » lé fit porter à l'hôpital de Saint* mm combat fiit couronné de la André 0(\ il mourut le 4 féyrier yietoire (i). L'Eglise la célèbre 179S9 toujours captif de Jésus- le 11 février» . . Christ, à l'âge de 57 ans. ( V. J. F. DATANTE ( AT*.. ) > curé de BiHCsnoHy et P. Db&soi..) Remîlly-«> sur •? lieuse^ aroâk eu la DAVAINE (iV.;.), religieuse foiblesse» en 1791 , de prdter le Ursultnn d'un monaslère de Nan^- serment de hLemuêiêuriam dviéô tes 9 et supérieure de sa commu- du ei&rgéy par attacheolent pour nanté, continuant à virre selon ses ouailles > et par sèle pour son sa règle y aree cinq autres du même ministère. Comme un abîme inordre, ne pottToit échapper aux ^oque un autre. abîme, suivant recherches des agens de rimpie l'expression de l'Ecriturç- Sainte, Carrier (V. Nmnta.) Toutes les cette première faute disposott.ee six furent arrêtées, et jetées «?ec pasteur à une seconde encore plus une infinité d'autre» captifs dans grave ; et c'étoit par la grsrrité de une prison où l'en ne respiroit ceUe-ei, ou plutôt par lu tioqu'un air empesté. Les alimens lence des remords que la seconde même lesplusconmrans leurman^ ajouteroit à ceux de la première , quoient; et toutes onduroient leurs que la Pirovidence devoît le faire soulfrances avec rédgnatÎDn , et rentrer dans le chemin de la Foi même avec une sainte |oie, re- et du devoir. En 1794, les anto-^ gardant comme un bonheur de ntés civiles de son canton, se soufTiîr pour J.-C Elles étoient conformante ce qui se pratiquolt tiisposées au martjrre , lorsqu'une dans presque toute la France, deépidémie mortelle vint tenniner mandèrent à ce curé la remise leurs jours dans les ffers« Jalouses impie de ses lett^s de prêtrise : en mourant dé mériter la pidme «igné convenu de l'abdication du réservée 'à ceux qui confessent sacerdoce. Effrayé par les atro^ leur Fol devant les tyrans r elles atés d'dors contre les psêtr^ , il en fiiisoient encore ono eonra'i- ^ ^ qu'on voulut. Maie sa cons* geuse profes^on , quand lemr âme oience ftil aussUêt en pols à des abandonna leur corps^ pour passer ^^
dans le sein de ^Eternel. Ainal (0 -«i»' *« earoerem rec^i etiam
avoit acquis la palme da martjie *?'• >î*.fr ^ ingmtique mm studio
le plus jeune des fils de S. Satmv gr-atias : Hic certaminù magni btigna
nin, c est -à -dire S. HUaneor peificiiur.{KuinBn:€t.SS. Martyr.
« Jeté dans les fer», après avoir Sausrmiùf I^atM^ HiimiMt etc. ) :
DAV
tourmens qui àè lui permirent même pluft.de supporter le regret d'aToir fait le serment de 1791.
Plein d'un Tif repentir de toutes ces infidélités, il veut courir à l'étranger pour s'y réconcilier arec Dicru et son devoir. Conduit par un guide ^qui connoissoit mal la ligne des frontières deFsance, il j arrÎTe pendant la nuit» espérant qu'à la faveur des ténèbres, il franchira cette ligne arec plus de sûreté. Une ' sentinelle l'entend, et crie lé fui vive d*usage ; Da«vanne , qui se croit déjà dans l'étranger, répond avec confiance par le mot émigté. M alheureuse*ment la sentinelle faisoit partie d'une troupe révolutionnaire campée dans les environs. £lle appelle; on le saisit : il est entraîné.
Après l'avoir outragé de toutes les manières, comme prêtre, on lui met du feu sous les pieds, et on les lui brûle prbgfessivement €e supplice cruel auroit continué jusqu'à ce que le reste de son corps eût été consumé, si un homme de la troupe, moins inhumain peut-être que les aur très, ne lui eût tiré un coup de fusil qui mit fin à ses souffirances » en terminant sa vie. Les dlsposir tions d^âme dans lesquelles il étoit 9 le plaçoient dans la situation de ces nouveaux convertis de la primitive Eglise^ qui, n'ayant pas encqrç.été baptisés , trouvoîent dans le. baptême de sang 9. dont les païens punissoient leur con-
DAV
version à la Foi, la grâce et la gloire du martyre. Saint Jean- Ghrysostôme , parlant de saint Lucien, auquel il avouoit qu'on pou voit, faiiie quelques réproches, et qui mourut pour la Foi , s'écrioit le jour de sa fête : Hûdie Sêrvus (peccati) sanguine ^ofiizartttr ; infetùrum portœ âunt eoHcuicatœ,... ifuenuuhnâdum a qui éapUzantur aquis , ita qui nhartyrtum fHaiuntuT i proprio sanguine aMuuntur :
qtwd utique et in isio evtnit, ( Homil. de S* Luiian» presbytero Antiocheno. )
D AY£RGN£ .(PiBERE-JiBOn)^ prêtre, né en Picardie, dans la paroisse de Feuquère, au diocèse d'Amiens, et admis dans celui de Sarlat, y exerçoit le saint ministère avec beaucoup.de «èle et de fruit. La cohsUttUian dviie du etergéle trouva intraitable dans sa Foi; il en refusa généreusemeitf le serment schismatîque , et continua de se rendre utile aux ca-^ tholiques de. ce diocèse. Le mo*^ ment arriva en.i 793 où les impies s'en vengèrent :. Daverglie fut ar-' rêié et jeté dans les prisons du dépactement de la Dordogne »
dont les administrateurs le vouèrent bientôt à la déportation maritime qui se préparoit à Ro(Àefort pour les prêtres non «r assermentés. On y traîna Davergne au commencement de 1794 ; et il lîit embarqué sur la flûte tes EleuQii jâssodés {V. EQOBBroKT). Les
DAV
souffrances qu'on j éprooToit étoient si cruelles > que, malgré son jeune âge, il ne put les supporter. Il expira le ai juin 1794»
âgé^ 3i ans, et fut enterré dans l'île d'Jix. {F. DAmu, Bénédictin, et P. Dayid, curé de MoUes. ) DÀYI (Jacques) , curé de Forges, près Doué, dans le diocèse d'Angers, étoit resté dans sa paroisse, sous lesauspioesderarniée cathatù/ue e$ royaU ( V. Y er- 4>be). Dan» un des échecs qu'elle essuya -vers la fin de 1793, ce curé fut pris par les soldats de la république. On le conduisit à Angers , pour y être une des yictimes de ^ jeommisston nUUtaire de luette ville. Employant. à l'égard 4e Davi la même formule d'accusation qu'à l'égard de toutes ses i^ictimes, cette commission l'en- Toya à kl mort comme « brigand ideia Vendée », le 16 nivôse an II (5 janvier 1794).
. DAVID (Lovis^Gboege) , curé de . YiUers- sur- Marne , obligé, de s'éloigner de sa paroisse, pour n'avoir pas voulu se souiller du serment de la constitution dviU du4>tergé» s'étoit retiré à Meaux, où il vaquoit paisiblement aux devoirs de son état. Il y fut emprisonné comme réfractaire, à la suite du duc ctoAt 1 7911 , et devint dans les prisons de cette ville une ^es victimes que les assassins, envoyés par la Commune de Paris , y massacrèrent le 4 septembre I9«tvwt ( V. Septembre ). Sept
DAV 537
autres Jirétres, que les municipaux avoient emprisonnés avec lui , sous le même prétexte , et comme pour les soustraire à la fureur du peuple, eurent le «ort de Louis- George David {V» P.
DvGBESifE , L. P. Gavdih , J. Hb- EEET, J. L. Meignbif, H. Pasquiee). Leurs lettres de prêtrise furent portées, en triomphe de leur immolation, dans les rues de Meaux, et particulièrement dans le faubourg de Saint-Nicolas, « quartier considérablement peuplé , et. presque entièrement de protestans b, selpn la remarque de L. Prudhomme.
DAVID (iV...)^ prêtre zélé du diocèse d'Aogers, né à Ghâteau- Gonthier^ étoit resté dans son pays pour le salut des catholiques, quoiqu'à raison de son refus du serment de la constitution dvUe du cUrgé, il eût été condamné 4 sortir de France par l'horrible loi du a6 août 1793. Au milieu des dangers innombrables que les prêtres couroient dans cette contrée, David continua jusqu'en 1 798 à se rendre où la piété des fidèles pouvoit l'appeler. Un jour de cette ' année, qu'il se trouvoit pour celte fin dans le bourg deQuelaines, près de Château- Gonthier, et qu'une de ces hordes qu'on appeloit colonnes mobUês passoit près de là, un infâme transfuge de l'armée catholique et royadô le dénonça aux soldats de cette horde. Ih vinrent l'enlever , et le
DAV
taillèrent en pièces à rinstant.
Nous ajouterons à ce martyre y celai d*un autre prêtre, dont lé nom nous est encore inconnu, et qui, après le passage de Tarmée royatô au Mans , yers Pâques de la même année, fut saisi par un réTolutionnaire armé. II le traîna à la municipalité des Mués , près le Mans. D'autres assassins â'étant feints au premier, ils conduisirent le lendemain ce prêtre à peu de distance du bourg, et Vy fusillèrent. (F. Dârgrâi, d*Au- ▼ers*le~Ihimen> et Depât, du Mans.)
DAVID (AifTOW*) , prêtre, bénêficiet de régKse eathédrale de Mficon, natif de cette tille, resta attaché à la religion et à son sacerdoce après la suppression de son chapitre, miJgré les impiétés toujours croissantes qu*autorisoient les législations de 179a et 1 793. Il fut en conséquence mis en prison; et les administrateurs du département de Saâne~e$'^ Ltrirôf le condamnèrent & cette déportation maritime qui se préparoit à Rochefort pour la perte des prêtres non- assermentés. Il est à présumer qu'il étoit de ce nombre, quoique, dans sa craîMe d'affirmer ce qu'il ne sayoit pas très-positivement, notre corres^ pondant rerenU de cette déportation nous ait écrit qu'il ignoroit si cet eccléstestique « étoît nssermenté ou non». Notre con<»
^ance à cef égard se fonde sur ce
DAV
que BOUS disons des déportés dé Mâeon, dans l'article Rochefort.
Le prêtre Dayid, arrivé à Rochefort, fut embarqué sur le navire ie J^iuMngton^ où les souffrances qi^'on j éprouToit le firent périr graduellement. Il rendit son dernier soupir le'6 octobre 1 794 9 k l'âge de 49 ^ns, et fat enterré dans l'île Madame, Notre Dis- GouES prélim. , pag. 4^ 9 achèvera de justifier nnscription de cet ecclésiastique , parmi ceux que llmpiété fit périr en haine de la religion. {F. P. David, et P. Di-
VILBT.)
DAVID (MiEevEEiTE) , religieuse Carmélite de Bordeiuz, née en cette ville, j étoît restée après la suppression des ordres religieux. Rendue malgré die à la société , elle fut uft sujet d^édification dont la présence ne pouvoit qu'être odieuse aux ennemis de la Foi. Son grand âge ne la rendit pas pla& respectable à leurs yeux; et, décidéf à l'immoler comme fanoHfues ils commencèrent par la* ÂiFe ren«fermer dans la maison des OrpheUnes , transformée en prison de mort. Ils n'eurent pas fe temps de l'égorger : une maladie grave la vînt assaillir; on ne puise dis^ penser de la porter à l'faOpital de Saint -André, oA elle mourut bientôt, le a8 janvier 1796, à l'dge dé 70 ans. (F. B. Audeav, et P. AiieiiAnB.)
DAVID (P18EEB), curé de
BAV DA? 53o
AfoIIeS} pa]N>ie96 du dioeèst de mit afin ' que veooaiio dartt
Clermont en Aurergoe y natif intelUctvm; car^ ét^nt sur le
de Champewx» près Moulina» yaisseau» les bons exemples qu'il
dans le même diocèse j a fourni eut sous les yeux^ et la mort qui
la plus éclatante preuTe, que r de l'euvironnoit de toutes parts, le
nos jours encore, le Seigneur lait firent rentrer en lui-même. Il
surabonder la grâee où le crime a rétracta tous ses serthens aussi
surabondé. La pusiUaniœité du publiquement qu'il fût possible ,
caractère de ce curé le fit céder è^ fit la plus édifiante pénitence de
tout ce que les persécuteurs.exi* sou mariage, et mourût comme
gèrent successiirement <Ie luL II tous les autres incorruptibles con*
prêta d'abord le serment de la fesseurs de la Foi. Sa mort arriva
canttUiiHoa civile du clergé ^ le 7 septembre 1794. Il avoit alors
ensuite celui de UéèrU-dgatUé ; 44 ^ns; et son corps fut enterré
et il ne sut pas brayer la menace dans l'île Madame. Que si quel-
qu'on lui fit de le traiter conune qu'un plus sévère qu'instruit s'é-*
suspect, c'est-à-dire de le Youer à tonnoit de nous Toir regarder
la mort s'il ne se marioit pas. Ce- comme martjr cet ecclésiastique
pendant, même après s'être ma* nt^uère si coupable, qu'il lise ce
rié, il étoit encore suspect aux que. nous ayons dit aux pages 39
impies ; et leur suspicion n'étoijt et 40 de notre Discours prélim.
pas sana honneur pour lui : elle (^. P. J* Datbiigiib, et A. Datib ,
tourna à la gloire die l'Eglise et au de Mflcon.)
salut de ce curé si coupable. Il DAVID (Picirb), prêtre du
fut jeté par ces impies dans les diocèse d'Angoulême, et né dans
prisons de Moulins, et même en* cette i^illCf en 1^53, 7 étoit cha*
core condaip^é par eux h la dépor- noîne régulier de la congrégation
tation maritinfte^ imaginée pour la de Sainte**GéneyièTe. Après avoir
perte des prêtres dont rien n'a*- échappé aux terribles, dangers des
iroit pu ébranler l$i fidélité et la plus affreuses années de la révo-
Tertu* On l'enroya ayec eux à ïution sans ayoir fait aucun de
Eochefort, et on l'embarqua sur ses sermens, il-exer^îoit avec une
le navire 4e$ Deim Jesodée sorte de sécurité son ministère à
(F. &0CBXF0BT). Notre oorres- Aiigoulême, en 1797, lorsque
pondant, qui fut un.de sfiê comr surviarent et la. catastrophe dii
pagnons de. déportation 9 nous &8 fructidor (4 septembre 1797)
écrivoit au sujet de ce prêtre infi* et la terrible loi. de déportation f
dèle^ mêlé parmi tant d'autres que rendue le lendemain {F. Gvias s),
l'on punissoit ainsi de leur fidé- Ses exécuteurs, dana le dépars
lité. : « Dieu, sans 4oute, le per- temeut de la Charente, par^
54o DAV
Tinrent à se saisir du cdanoine David , au' commencement dé
1798, et l'envoyèrent à Rochéfort pour être embarqué. On l'y fit monter la corvette ta Bayon^ naise, le 1" août suivant. Dans la traversée, il fut atteint de l'épidémie qui se manifesta sur cette frégate ; et 9 quoiqu'il en fût malade encore à son arrivée à .Cayenne> le 29 septembre y on le relégua dans le dél^ert de Synnamari. Il eut cependant l'avantage d'y être reçu dans l'habitation du colon Konrad-Lillebat ; mais il n'y nàou« rut pas moins des suites de l'épidémie qui s'étoit amalgamée avec son existence, abord de iaBayor^ naise. Sa mort arriva le 2 février
1799. Il avoit alors 4^ ans. (^/H.
DiAMAND, et J. F. DiiVIOT.)
DA YILET ( PiEBRB ) , prêtre , religieux de l'ordre des Prémon-* très, dans leur maison dé TEtanche s en Benoîtveaux , près de Saint-Mihiel , au diocèse de Verdun, étoit destiné à devenir un vase de miséricorde et de gloire , lors même qu'il se seroit dégradé jusqu'à être momentanément un vase d'ignominie et de colère :
Quûd si Deus sustinuit iri
vnuttâpatiefUiâi vasa irœ^ apta ininteritufn, utostenderetdivîtias glariœ 9uœ in vasa mi^ serieordiœfiitiœpra9parai)itin gUmam (Ad Rom. c. 9). Il fit d'abord le serment schisntatîqué de 1791 9 consentit à êtré^ vicairef conHitutionnel du curé intrus de
DAV
la paroisse d' Aviller, dans le méàie diocèse, et ne se fît nul* scrupule de prêter, en septembre 1 792 , le serment de Uéerté^égatité. I!
crut pouvoir, malgré cela, conserver les honneurs du sacerdoce ; et ce fut par les impies eux-mêmes qu'il apprit que ces honneurs étoient incompatibles avec le système antî- religieux, d'après lequel ils avoient exigé de lui ces divers actes de dégradation sacer* dotale. Davilet ne voulut pas la consommer, et fut arrêté par eux en 1793. Jeté dans les prisons de Verdun avec d'autres prêtres dont rien n'avoit obscurci la glorieuse fidélité, et qu^on se disposoît à faire déporter au-delà des mers, il fut envoyé comme eux à Roche-' fort pour être embarqué. Le navire qu'il y monta étoit celui des Deux Associés (F. Roghefokt).
Ici, nous laisserons parier les témoins de sa conversion et de son repentir dans l'entrepont de ce bâtiment, au* milieu de ses confrères, et lorsqu'il jouissoît encore d'une pleine santé. «G'étoit, dit M. de Labiche , un homme simple et droit. Ayant été vivement touché de La grâce à la vue d*un s!
grand nombre de confesseurs de la Foi ,' mourant avec joie pour le maintien des vrais principes dont il avoit eu le malheur de méCon^^^ noître l'autorité, il nous édifia singulièrement' par ' ses rétract£(tions et son esprit de pénitence » .
Davilet vendit d'être envoyé pour
seryîrd'îiifirinier afo: prêtres malades qu'on ayoit mis sur un petit bâtiment qui teaoit lieu d'hôpital.
« Là, poursoî* notre correspoftdant particulier, Davilet se prosteiTpa ajrec ferveur au milieu de reiitrepont, où étoient étendu^ les malades et les mourans , et fit à haute yoix la rétractation de tous les sermeus qu'il ayoit prêtés, demandant pardon à Dieu et à ses confrères présens , de tous les scandales qu'il a voit donnés jus* qu'alors. J'en ai été le témoin oculaire». Quelques jours plus tard, il tomba malade lui-même, et fut transféré à l'île Madame, dans les tentes qu'on j ayoit construites pour joyir d'ua hôpital moins in-»
commode ; et , après quelques semaines de souffrances , il expira dans les mêmes sentimens, en partageant, la gloire cp^ime la Foi de ses copfrères. Sa naort arriva le 2^2 août 1794 : il avoit alors 5o ans; et son corps fut enterré dans l'ile Madame. ( F. David > d^ Mâcon, et de Bbts.)
DAVIOT (Dehis) , prêtre , né à Villeneuve j près Besançon, en I ^49 9 ét*oi^ religieux de la maison des Bernardins de cette ville. Pur de tous les sermens anti-religieux de la révolution, il avoit cependant échappé à ses plu4 grandes fureurs en 1793 et 1794; mais il ùhit par devenir la prol^ des exécuteurs de la farouche loi du 19 fructidor (5 septembre 1797). îls l'arrêtèrent, ainsi que son cpusin dont
DAV 541
nous allon» parler, et le firent conduire à Rochefort pour être déporté à la Guiane {F* Guiane).
On l'embarqua le 12 mars 1798 sur la frégate la Vharente; puis, le 25 avril 9 sur la frégate ia Dé^ code, qui le jeta à Gajenne au milieu de juin. Il fut de là envoyé au canton d'Yrocoubo, non moins homicide que les autres ; et il y mourut bientôt des effets, meurtrîers du climat, le 5 décembre de la même année. Son âge étoit de 49 ans. {V, P. David , et J, F.
Dàviot.)
JD A y 1 0 T (Jean - François) , prêtre, cousin du précédent, étoit né à Besançon, en 1748. Il entra dans l'ordre des Gapucins; mais la révolution le priva d'un état cher à sa piété, quand elle supprima les ordres monastiques. Il put se soustraire aux fureurs impies de 1793 et. 1794, sans avoir fait aucun des sermens anti-religieux exigés par les réformateurs ; et en 1797^ il exerçoît.paisiblepient le ministère sacerdotal à Besançon , lorsque la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797) vint donner prétexte aux ennemis de la religion de le faire déporter avec son cousin Denis, et un autre cousin, Nicolas Daviot, Bénédictin à Besançon même {V. Guiane)* Jl fut traîné avec eux à Roche-^ fort, et embarqué sur )a frégate ia Charente, le 12 mars 1798, d'où il passa, le 25 avril, sur la frégate (a Décade. Celle-ci le dé-
54a BSA D£B
posa Aif» le port ée Cayenne rers gieuse Marie - Madeleine - Jeanne
le milien ie^ttln. De suite , on le re- Deau , se montra digne d'elle par
légoffdansIedésertdeSynnamari» son zèle pour la Foi, et les autres
adilsouffritbeaucoup et très-long- dispositions sacerdotales dont il
temps. Succombant enfin à ses étoitpourv^u. Il fut arrêté en 1795,
maux 9 il fut porté à Thospice ; et et jeté dans les prisons de La Ro-
il y expira, âgé de 5i ans, le chelle , où le tribunal criminel du
a8 octobre 1800. Nicolas Dayiot, département de la Charente-In-
plus jeune qu'eux, n'y mourut férieure le condamna, comme
point , et reyint en .France par la a réfractaire et contre-rérolution-
Martinique, en 1801. (^. D. Da- naîre», à périr sur Técbafaud dé
TiOT, et J. B. Debrutne.) la guillotine.
DAZUZ, Bénédictin, {f^oy* DE BETS (PiBft&B)^, que nous
Daru.) trouTons dans nos notices des dé«
DEAU ( Marie - MAiMEtBiNE- portés de 17949 d^6C le titre de JeaiDve) , religieuse du couvent de chanoine de la cathédrale de Lom- Notre-Dame, à Fontenay, dio- bez, ne se voit point parmi les cèse de La Rochelle, et née à membres du chapitre de cette Bourgneuf , même diocèse , étant église, dans taFrdnce Ecctésias^ mise hors de son cloître par les tique de 1789, ànioins que ce ne réformes philosophiques de 1 79 1 , soit lui qu'on y ait incorrectement tfichoit de s'en consoler en prati- désigné sous lé nom de Dubech , quant dans le monde toutes ces du qiii'il ne fût l'un des quatre vertus de la retraite qui conduisent hebdomadiers de cette cathédrale, à la perfection chrétienne. Elle les Quoi qu'il en soit^ l'ecclésiastique rendoit même utiles à It société, dont il s'agît ici, étoit né à Exien instruisant des enf^ns. àa piété deuil, dans le diocèse de Péri* et ses bonnes œuvres offusquèrent gueux, en 1765, et revint baies impies révolutionnaires, armés bitër les lieux de sa naissance, contre les Vendéens (^.VenoéeJ. âpres la destruction de son cha- EUe fut accusée d'avoir brodé, pitre, en 1^91. Il repoussa avec pour eux , des images du sacré une fermeté sacerdotale la eonsccBur de Jésus; et le tribunal titutton dpiie du clergé; maïs ^ criminel du département de la jugeant ensuite plus légèrement ^eru/^/ siégeant à Fontenay, la le serment de Uierté-'égaiité, fil périr sur i'échafaud, comme demandé en septembre 1792, il fanatique, vers la fin de 1793. le prêta avec facilité. Cet acte de
DEAU (iV... ) , jeune ecclésias- condescendance aux vues des îm-
ttque du diocèse de La Rochelle, pies législateurs ne le sauva point
et probablement neVeu dé la rell" des dangers de la persécution. H