DE F
« Arrivé au pied de l'échafaud y il demanda et obtint de n^être exécuté que le dernier, afin de pouvoir exhorter toutes les victimes qiii dévoient être sacrifiées avec lui». On ne voit rien de plus généreuXji de plus apostolique dana les aètes dés anciens. Martyrs , où même les exemples eti sont rares.
Le saint vieillard Siméon Bar- S:iboë avoit bien été réservé pour le dernier des fidèles qui périrent avec lui ; Q^ais ce n'étoit pas de son choix : ainsi l'avoit voulu celui qui l'avoit condamné (i). Au surplus , c'étoit comme lui que dom Deforis, présent au supplice des personnes qui ne faisoient que le précéder dé quelques instans dans le sein de l'éternité , leur dlsoit :
'<K Ayez confiance en Dieu , mes Frères , et bannissez toute crainte 9 parce que la résurrection vous attend dans le lieu de TOtre sépulture (a) ». Cette immolation
• (i) Bdixtrat rex Ut in hûnc sanc" tontm chorum, Simone fortissimo due^ adstanU ae t^ifUnte, animadv^rUretur, ij^sum ptdBseritis fowtè supphçii horrore aeterritiifli , ni^tuffuefracÊum in suam sènientiam CQnces,surum exùstiînans, (Assëiâan, pars 1*, pag. 33 : Marfftiwn SSi Simonis Bar-SAoê'et aUo-ntm,) ' >
- i^J' Cùm iorgd ccetùs iste vwtljctorum. Jjfar^um . ccideretur, adsttéat .«$¥r^eon , eQsque. Iiac oratioae exhofttdfa" tùr : Con/oriamini, Fratiiù, in Deo^ etc. (Asseman, para ï*, .pa^. 33:
MécrîxHtûn SS. Simonù Bàr-Saboë et
ffe ût à la tarriire dû Trénè (l^<>y. ci-devant j pag« 2*7)5 ï« jour même de la sentence qui dîsoit ce religieux «conyaincu de s'être déclaré l'ennemi du peuple 9 I* en refusant le serment prescrit par la loi d'alors (celui de 4î* iferté^aUU^ après celui de la eonstUution civile du cierge); a* eri^ abusant de son âge ( de 6a ans ) pour rester en France , où •on fanatisfne ne pouYoit que le rendre trè»-dangereux ; 3** en servant de diverses manières les compiots des prêtres, et tous les excès dont se sont sauiU4s les fanatiq%ies TU . Dans les archives des tribunaux de la persécution j îl n'est' pas de jugement plus honorable suivant le» principes de l'Ëvangile ; il n'en est pas qui autorise mieux à décerner au con^ damné le titre de Martjr. Que si, pour le disputer à dom Deforis, on objecte qu'il passoit dans l'esprit de beaucoup -de personnes pour être partisan d'erreurs condamnées., nous répondrons, comme saint Jérôme, à ceux qui refusoient œ beau titre à saint Pamphile.de Çésarétf, parce qu'ils lui Attribuoient une Apologie d'O-* Hgène, et de sa doctrine : « £h!
quand même cela seroit, repli-" qubit le saint docteur, il seroit encore plus vrai qu'il Paurbit écrite avant de souffrir le martyre ; et , si TOUS me demandes eomment il a pu en être dign^» je vous répon-^ drai : Le martyre sufiisolt pouf
5Si
effacer son erreur ; et cette faute unique n'a pu qu'être expiée pajp l'effusion de son sang » . Sed con^ cedintus ut fJpoiagia Orige^ nis) PampMU sit, sed ne^wm Martyris; antè erdm scripsit quàm martyrium perpetrare^ tur. Et quoniodo > ift^uies , martyrio dignus fuiP? Seiiieet ût martyrio deieret errorem; ut unatn eutpam sanguùiis'^ui effusione purgaret. (Ëpist. 41 f ad Pammachium et ~ Ocèa^ fwum. )
DÉGANS (Akne), ouvrière empesé use, dans la ville de Bordeaux j où elle étoit née, y exer-»
çoit son humble profession avee honneur, et pratiquoit en même temps avec fidélité les devoir^ de sa religion. Sa Foi , loin d'être ébranlée par l'établissement' de l'Eglise constitutionnelle, en 1 179 1 , n'en panit que plus affermie ; etls charité la plus généreuse vint animer ses vertueuses dispositions^ D'accord avec sa sosur et leur tora* pagne ^Claire Garry {V, leurs noms), elle ne craignit pas d'ex-^ poser Si\ vie en donnant secrète*' ment chez elle un*asile à nn prêtre fidèle de l'Ëglise catholique , dont la tête étoit mise à prix (^:. J^ >. DunoGvoN). Il y fut découvert dans l'été de 1 794 ; et quand on l'ari^tia ^ ses trois charitables hôtesses furent aussi emmenées pour subir le même sort. La commission mi^ft^ire de Bordeatix^ à laquelle Anne Dégatis fat livrée
WsQ
afec lui et ses deux compagnes # le 16 messidor an II .( a4 juin 1794)9 la. condamna comme les * trois autres à la peine de mort , Uni- ^ement « parce qa^lles avoienl caché chez elles ce ministre du Seigneur ; qu'elles avoient par** lagfè ses seotUnens religieux ; et pratiqué «tec lui tous les exer* cices de la religion » • Elle fut exécutée le même jour 9 à Tâge 1^ 36 anti.
D^GA.NS (Marie), ouvrière empeseuse à Bordeaux 9 née dans eetle rilte, éa i^Sa, exerçant •on état avec sa sœur Anne , et «Tec Claire Garrj^.daus un donicHe commun, eut iè même mé-* rite, et partagea leur sorL Elle fut immelée te même jour, à l'âge éù 4d ans. (F, A* Décan s , et G.
Camt.)
DEGAS ( Faol) 9 prêtre et religieux de Tordre des Feuillans , dans le diocèse de Limoges, habitolt le bourg de FeUetin , depuis FaMition de son oloitre. Il n'aToit pas prêté le serment de 1791, et ne crut pas deroir se soumettre  la loi de déportation : mais i| ¥iroit en bén religieux ; et son sacerdoce, qu'il exerpoiti^ le rendoit digne de piort aux jeux des impies.
Ils le firent arrêter et condufre dans les prisons de Guéret , cheflieu du département de la Creuse^ sur lequel se trouvoit Felletin.
Le tribunal criminel de ce dépar»
tement, qui siégeoil à Guéret, fit fomparoitre<feTantluidom Degas^