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le 1 1 têntOse«DlI(i*'mairs I794)# et le condamna de suite à la peind de mort, comme « prêbre réfrae^ taire».
DËJ ARDIN (IttABiE-M AnuBim*»
Josbpbb), religieuse Ursuline de Yalenciennes, née à Cambrai ea' 1759, prit l'habit ikionastiqise 1« 32 ao6t 17799 et prononça âes Tceux après le temps prescrit pdr la règle de son ordre, frop attachée à cette règle et aux beaux exemples de rertus et de feryeur que lui donnoient ses compagnes> elle ne se sépara d'elles que peu de temps , lors de la suppression des cloîtres , en 179 1 ; et ce fut pour aller voir sa famHIe à Cambrai. S'étant bientôt réunie aTce ses sœurs, elle passa comme elles chez l'étranger, pour mettre sa piété à l'abri de la persécution , toujours croissante en France.
Comptant ensuite sur la durée de la paix que les Aulricfaiens , en prenant Yalenciennes, le 1*' août 1793, y avoient fétablie (f^. Va- LBNCisKiriBs), la soeur Dejardin rerint avec, ses compagnes ; mais les troupes de la Convention et Ses proconsuk étant rentrés dans cette ville, le i**' septembre 1794?
notre religieuse ne fut pas plus épargnée que les ministres des autels. Qn l'arrêta; et, le 36 vendémiaire an III (17 octobre
1794)9 elle fut traduite <kvant une conunission ms/sloire chargée de l'envoyer à la mortylsous le pré*^ texte frauduleux de son émigra^
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tîon. Quoiqu'elle pût croire qu'en, répondant négativement à la ques« tion des juges sur ce point, elle sauveroit sa vie, elle ne voulut pas en devoir la conservation à un mensonge ; et elle déclara, qu'elle étoit sortie de France, i^uatre autres religieuses du même couvent, et trois prêtres jugés avec elles , se signalèrent par une aussi généreuse franchise (^V. X.
Vanot, J. R. Pmn, h. Bov&la, G*« DuG&Ez, L. P. Cagnot, €. M. J.
Yienue, L. a. J^ Darrieb). La sœur Dejardin fut immolée avec ces sept victimes , .deux mois, vingt-deux jours après la chute de Rôberspîerre ( F, H. Bovala , et M.C. J*»* Pa.illot). En marchant au supplice, la sœur Dejardin, pénétrée d'une joie indicible , récitoit , avec ses compagnes , les^ Litanies des Saints. Déjà trois d'entre elles avoient subi leur martyre, lorsque cette religieuse , impatiente de verser son sang pour Jésus-Christ ^ et voyant qu'elle ne seroit exécutée que lajcinquième, s'élança sur i'échafaud avec précipitation, et disputa le pas à la quatrième (Geneviève Ducrez). Cette ému*lation généreuse fut. aussitôt ré-t primée, dans la, sœur Dejardin, par le bourreau qui la força dç descendre pour attendre que la tête de sa dernière compagne de martyre fût tombée. Sa résignation ef sop attente donnèrent un nouveau prix à son sacrifice , quand elle en reçut enfin la récompense, à l'â^e
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de 55 ans. ( F. Dahjor , et C. H.
DjBLrLAGE.)
DEIRIT (Jeak-B aptisje), curé.
{F. J. B. DfiSBis.) . DEL A AGE (iV...), curé de Champleussé , dans le diocèse d'Angers , avoit été déclaré , par le^ autorités révoiutiannairesde:
1791, inhabile i continuer ses fonctions pastorales, à raison de son refus du serment schismatique de cette époque. Le décret de déportation rendu le iiQ août
1792, exceptant les sexagénaires et les infirmes dont il commuoit la peine en celle de la réclusion , le curé Delaage , que sa vieilles^ ou ses infirmités empêchoient de sortir de France , fut enfermé dans unç maison claustr£(le de la ville d'Angers , avec les autres prê** très Angevins infirmes ou vieil-»
lards. C'étoit déjà pour lui un assea^ pénible supplice ; mais on voulut bientôt faire disparoî^re entièrement la trace du sacerdooe en France, Le conventionnel Carriert qui étoit proconsul à Nantes, venoit 4'iniaginer un -moyen, pour faire périr un grand nombre de prêtres à )a fois, en paraissant les embarquer pour desjles lointaines ( F, Nantes). Le curé De-r laage lui fut envoyé , avec ciu^ quante - sept de ses compagnons d^ réclusion ;. et Carrier, les fit submerger avec seize autres , dans la nuit du 9 au 10 décembre 1793.
Delaage périt, donc de la mémo mort qu'a voient subi&> aux pre-
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miers temps du christianisme , beaucoup de Martyrs dont II a déjà été parlé ci-derant , pag. 20 5 et 3179 etc. etc. ( F. DiaoniiEÀV , de Saint-André, et Dblahakbb, de BoaTfon.)
DELACROIX (JttiBN), prêtre, né .en Bretagne, rer» 1765, et principal dii collège de Dol à l'époque de la révolution, fut dépouillé de sa charge , parce qu'il n'avoit pas voulu fat^e le seraient schismatique de 1791* II échappa aux terribles fureurs de la persécution^ en 1795 et 1794; et 9 séduit par le masque de tolérance que le gouvernement prit danis les trois années suivantes, il reparut librement < en bon prêtre, dans la ville de Dol. L'événement sinistré du 18 fructidor (4 septembre 1797) arriva ; et une loi qui condamnoit à être déporté à la Guiane tout ce qu'on pourroit découvrir encore de prêtres dits réftaekdres ayant été reiidue le lendemain , Delacroix fut saisi et envojré à Bocbefort , pour être embarqué {F. GtUHE). Il le fut le 1 2 mars i 798 , sur la frégate ta Charente, et ensuite, le 25 avril, ^r la frégate to Décade, qui le déposa dans le port de Gayenne , vers le mllfeu de juin. Les compagnons de sa déportation le peignent pomme « un homme instruit , dont les mœdrs étoîent douces, fst qui étoit plein d'indulgence pour les autres ». Après avoir été relé-»
gué di|ns les déserts de Konanama
et de Synnamari, il obtint de Venir habiter l'île de Gayenne 9 où il vécut du travail ôb ses mains.
Quand les déportés qui restoient eurent la permission de retourner en France, en 1801, Delacroix ^ ayant le pressentiment que la persécution n'étoit pas finie, aima mieux rester dans son exil que de courir le risque d'y être renvoyé.
Le travail pénible auquel il étoît forcé de se livrer, et plus encore la mortelle incléinence du pays , mirent fin à ses jours. Il mourut dans le courant de 1802, à l'âge de 39 ans. (F. J. B. Debrutnes, et F. Delaitre.)
DELAGE ( Scsàhiye-Agàthe ) 5 appelée dans quelques listes De-* laye , et dans une autre, Delqye 9 religieuse de l'ordre des Bernardines, en lent couvent de la ville de Gaderonsse , au diocèse d'Orange, née en 17469 ^^ bourg de Sérignan, près d'Orange, fut du nombre des trente-deux religieuses que la commission p&pU" taire de cette ville fit périr en haine de la Foi de Jésus-Ghrist , dans le courant de juillet 1794* Si elle n'étoit pas de la famille de ce curé Delage qui, député de la sénéchaussée de Bordeaux, aux Etats ^ Généraux de 1789 trans-»
formés bientôt en Assemblée Nationale, non seulement y refusa le seitnent de la constitution civile du clergé, mais encore àdhéfa solennellement, par sa signature, le 19 novembre 1790»
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airee vk^l^k aobrai pMft^égii^ hBBomk âifKâêÈf à YE^opOÊkiiÊn ÉtÊ pmgudpm an évê^D sur eelte œutre 4e «chiâitte et d^héréT sie ; si » disons-nous 9 la sCRur Jgaihe ne fut pas sa parente 9 elle hoanra bien autant que lui le noua qui leur étoit eommun. Après la suppreflsion de son eloitre ainsi que de tous les autres » elle s'étoit retirée dans aa famîUe, à Sérî<^ giiBD; mais «Ue en. fat entevée ▼érsia fin d'avril 1794 9 «n ménut traips que les religieuses 9 réunies à Boulèna, «toient «oenées cap-** tires k Orttif;e. Jetée aree elles dans la mâote prison, elle n'y fui pas inoins admirable qu'elles par sa piétés et par sa gén^usa dis«position à saoriSer sa yie pour Jésus-Cbrist {V. OiAÉaa). Destinée par le Giel à leur ouvrir la Toie du martjrre 9 elle les y pré* eéda'ëelatitani&relapliisMrosqufif.
Lesjugesl'appeièreoliap^eitiière^ mt seule à leur trlbuiiâlt te r6 messidor an II (4 juillet i|t94) 9 esptaiBt ^e 9 n'étant aeuteaoè ifauM ècHeeffriyaittfe épraire, fvir aucun lexemple de obuvage^ elle en doimerdit un de foiblesse ; niais il n'en fui point ainsi. Quand fe fcéaîdeot lui enjoignît de ppêèet* le serment de Ùbetté» égalité, eUe lé refusa ayee uiie lèltÉeté iATiocUile 9 disatit qu'^e lé regarddoit eemlne:iigoie Tériti^le apost»- 4fasie ( r. ; MmviHI 9 .JLaKérisIe ) ; et ce rtiusM^riSat M prlneipail lôotîf :dêi isffiévMiaoaialioa à là
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pelàe ^e mort 9 comme «contrerévolutionnaire »« Elfe la subit le lendemaio 9 à 1'^ de 58 ans» arec un prêtre ' élément eoaëamné.
pour la mêmeeatise ( ^. A. J*^ LusiaRà!i). Leur énMilation. pour jnouriren dignesrMartyrs fut telle # qu'on n& sauroit dire si c'est le religieuse qui eooAribua le .-plus an courage du ministi4B du Seigneais «u le ministre au Seignaar 4 eehii delà religieuse. {F. M« Ai Do«ix<)
DELAHAYE (Lcmis^FaAniiçfn»- JôsIipr)^ baissier à Aire 9 où U éteît né , en 1 765 ^ fut envoyé à la »6rt le a psairiafatl II (ai mai '^794)9 pv ^ tribttitâi révMÊi* tionnairt de J^ LeboÉ ^aiégeant alors à Amas, parce qu'il areit fait un acte éminent de catlioli-> eisme ( F. Amlas )» En 1791 »
lorsque i'Assen^ée ConsUtiiaate»
tout en établîssant^le schisme en France , accorda la Xberté de ^Hiité, quelques caiheRqueBd'AIPi tiemaiidèrent, au n<im d* tous 9 ^'èn leiir cédât ré^ise(*de Notfe-'- Ôame de cette ville , piour raquer aut devoirs de leur Fol , et pour y faire célébrer les Bai«its mptéres par des prdtres non--as* sermenités, Delabaye étôlt utt de ceqx qul4m)ient sigtté la treqiléle i -et ce fut à cadiie de cette signolui^ que Leb(»n le fil inunôlér trois ans après* {F. M. A.-DAveaaS) et P.