‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 196 sur 222 · I>CI · texte numérisé non relu

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9uîte à prêter le sertnent de tiéertéégalité, prescrit p&t lies impies et perfides législateur» d'août i^^ga.

Comme il consertott au foâd de son cœur la Foi 9 et ne pouTOtt s'empêcher de montrer du tèlè pour la religion, Dieu y voulant qu'il en fût un Téritable confes*seurst^se servit des persécùtieurs eux-niêmes pour arriver à ses fins.

Ces perèécuteurs l'arrêtèrent; et, après l'avoir retenu quelque temps dans leurs prisons, ils louvoyèrent, au commencement de 1794»

 Rochefort, d'où il devoit être déporté au-delà des mers, avec quantité de prêtres ainsi punis pour ne s'être pas rendus coupables de semblables défections (F. Rochepo&t). Quand il se vit au milieu de cette sainte société, dans l'entrepont du navire ie WnshingUm, où il avoit été embarqué , il voulut devenir digne d'eux , et rétracta ses deux sermens. Acceptant en esprit de pénitence les maux qu'il endurcit, il se félicita de souffrir et de mourir pour la cause de la religion.

Le curé Delphieux expira en septembre 17949 à l'âge de 67 ans , et fut enterré dans l'île à^Aix.

( V» N. Delattrb, et D. DELTova.) OELPLAGE {Dom Chktso- GOME-HoHOBi) , prêtre et religieux de l'ordre de saint Bruno, dans la chartreuse de Yalenciennes , étoit né à Vermeille, en Artois, près Béthune, le i3 mars i755; il avoit pris l'habit de Ghairtreuz le 12 juin

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17549 et prononcé ses vœux le i5 juin 1755. Ses vertus et ses talens l'avoient fait élever à la charge de vicaire dans son ordre.

Expulsé de son cloître, comme tous les autres religieux , par les réformateur impies de 1791, il eut en outre la douleur de voir qu'ils attaquoient dans ses bases la religion catholique ; et il se montra zélé pour la soutenir. Méritant, comme les prêtres non-assermentés, la haine des novateurs, il se crut voué au même sort qu'eux par la loi du 26 août 179a, qui les forçoit à se déporter euxmêmes. La prise de Yalenciennes par les Autrichiens, le 1*' août 1793 ( V. Valengievnes) , et surtout l'avantage que cette ville avoit d'être soustraite à la tyrannie de l'impiété, le décidèrent à y revenir , pour y rendre utile aux habîtans son ministère sacerdotal. Il se donnoit avec ardeur à cette sainte occupation , quand tout à coup les troi^es et les proconsuls de la Convention rentrèrent dans Yalenciennes. Bientôt arrêté par leurs ordres, il fut livré à une commission militaire chargée d'envoyer à la mort les ministres du Seigneur et les religieuses , sous le prétexte frauduleux de leur prétendue émigration ( V, AvcHiN ). Dom Chrysogone-Honoré fut immolé à l'âge de 69 ans et sept mois , avec six autres prêtres (r. M. LiBEET, D. B.. Sb- CLOSSE, BELTaiMIE17X , L. GUTOT,

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j. F. Lecovtre, et A. J^ Ledovx) , le a^yendèmisLire an III (i5 octobre 1794)9 àeun mois et vingt jours après que les ThermidO" riens eurent abattu Roberspierre.

(F. M. M. Ji>« Beia&biv, et J. B.

Dubois.)

DELPY (Autoine) , curé de la paroisse rurale de Ja Gbapelled'Aubaneii^ dans le diocèse de Périgueuxr n'ayant pas voulu prêter le serment schismatique de 1791 5 fut chassé de sa paroisse.

Il vînt habiter la viUe épiscopale p où il se vendit utile aux catholiques.

Les impies ne le lui pardonnoient pas; et, comme la menaçante loi du a6 août 179a ne put le déterminer à s'éloigner de son pajs , et qu'il resta sous la main des persécuteurs 9 ils le firent arrêter. Après plusieurs mois de prison 1 Delpy fut traduit devant le tribunal cri-*' minel du dépai^ement de la Dor* dogne 9 siégeant à Périgueux ; et le 17 thermidor an II(4doût 1794) 9 on l'y condamna à la peine de mort, comme «pvêtre rèfractaire». {F. F. JP. Dbmot, et J.

DEflEIS.)

DELSOL ( PiEUE ), curé de Mérichau-le-Francat,près Saint- €éré , dans le diocèse de Rlontauban , y étoit né à Gresse , ou Cres?

sens. Il ne prêta point le serment de 1791 ; et son amour pour ses duaîlles l'empêcha de s'éloigner d'elles 9 conformément à la loi du a6 août 179a. Les agens de la persécution le découvrirent en

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