‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 195 sur 222 · L. DËMàsiilaÉs · texte numérisé non relu

L. DËMàsiilaÉs

DËLAtîAYE (Jiiat)^ {Miné prêtre de Roueti, lié li Beçiunay^ paroisse du diocès«$ dé ftOueii , et^

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17679 montra la fermeté d'un athlète de Jésus - Christ longue*»

ment exercé 9 lorsque fut demandé le serment schismktiiiue de i79i« Il le refusa constamment^ et restai immobile dans sa Foh* On ne put d'ubord s'en TtBnrger, parce qu'il n'aToit point été 'fonctionni^îre pabtîe'; mais, '4(imnd Pimpi^té se TÎt'idégagée de tout ' frein 9 en 1 795 i on . arrêta le jeune • DelahayBy et an Ve^nY^ja. à'Hoehéf^ fort ) .'ponr être . déporté au * delà Ûea mer» {F, Rocrbrokt). Il fut çk9bftrqué sOff le navire 4es DiUê»

jé^taciésfetlBh soùffi:ancei qn'on «ndurbît dans Tentr^ont de ce bâtiment forent ag^arées pour lui 9 par un aeeidenl ipanticulier dont le récit peut contribuer à faire l^onRoîti^e de plus en plus l'état de supplice où se tr^v^oiént lés déiportés. Delfi^aye , dépmirv»! de rêtemensj atoit sui^out. un.ex4trème be0oSD4'un^haut-4e-chaus* jsea^ etlédenaandoiaunommandarit xlu navire. L'officier chargé de l'en pourvoir lui en offrit lunqui^ plein de vermine 9 étott dégoûitant $ou4 bien d'autres r rapports»

C'étoitt celui d'un prêlrç décédé dans Ips souffrances. .Deiahajiè 9 yorffmt h 'danger dets.^ servir , et s'^bandonnant tro^ aux mouvemens de "sa répugnance, jeta ce vêtep)eQ( ik la mer.. Une telle aor tion, si naturelle, et même juste peut-être, lui y^lot d'être mis aux fers tsur le po^it du bâtiment Enfid, il succomba ^ous le poids

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de ses maux, et mourut à l'âge de d7 ansyidans la nuit du ait au a3 septembre 1794- ^^ fut inbumé dansi'ile Madame, {y. B. Defbk »

et E. DÉL4&VB.)

0£LAIR£(MuiiB-JeAinfB6vBs^ «on, veuve), simple marchande de fil, À Falaise, en Normandie, fit connoitre toute la vivacité de sa Foi dans 4es malheurs qu'éprou-* voit l'Eglise depuis 1791* Sa Foi doublant son courage pour les phis hautes i vertus 9 à mesure que la persécution augmentoit en fureur, elle offrit chez elle un- asile à un de ces prêtres catholiques 9 dont les persécuteurs avotent mis la tête à ppiîc (r. J' Alix). Cette action: généreuse 9 inspirée par la religion, est' découverte; et la ^hai^itable hôtesse des ministres de J.~C.^e8t aivêtée. On la conduit 4ans les prisons de la ville de Caenj'oà siégeoitle tribund criminel du (département da Cai^ ^adàSi pour qu'elle soit jugée par lui ,' 'Suivant la rigueur des lois^;. 'et' le a4 thermidotr an il (11 .aoàt- 1794) 9 il la oèndamoe à la peine de mort, comme tre^r lieuse de prêtres réfractairés »; fElle fut .donc immolée pour cette bonne œuvre 9 quinze jours aprèa là chujtë de Roberspien^-;

DELAITRE ( Feabçois ), prêtre , né à Neufchfitel en Norman- 4ie 9 vers 1761 / éUitvÀ Tépoque 4e Isiivévokitieni/piSrfèipal du collège decettie jRiKraie refus qu'il ilt »dtt a«im«ÉtrÀhliism2^qûei de

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1791, le mit dans le cas d'être meins pour le salut de ses ouaiUe^tf dépouillé de sa»charge ^ et la per- Les administrateurs du^ départesécution le menaça de maux bien ment de la Lirire- Inférieure le plus gfraTes. Il les évita en obéis-» firent arrêter au eommencement sant à la loi cPexpulsion^ portée de 179a. On le conduisit dans les le aôaoût 179^; et il sortît dé prisons de Nantes 9 d'où 9 «fuel- France. Lorsqu*en 1796 et 1797 que tempsapvés^ il fut amené dans TËg^ise parut jouir de quelque celles de Sayenaj. £a y venant, et paix, Delaitre y revint pçurêtre lorsqu'il passoit le Vendredi-Saint utile aux catholiques. Mais, la ca- par le bourg du Temple > un pieux tastrc^he du 18 fructidor (4 sep-» catholique voyant que , dans l'au-i tembre 1 797) éclata ; et le lénde- ber^ où il étoU pour prendi*e une main, une loi vint condamner les réfection indispensable , il n'y prêtres dits réfrcbdaires à être avbit ni. poisson, ni légumes, lui déportésàlaGuiane(f^. GuiAirs). offrit une botte d'asperges qu'il Cet eeclésiastique fut pris et en- portoit; Delamarre l'en remercia 9 voyé à Rochefort. On l'embar- et les refusa ,' en lui disant : qua sur la frégate la Cha/rente, « Ce jour est tiropi saint pour que le la mars 1798, et sur la frégate je prenne une nourriture ^ussi la Décade^ le a 5 avril suivant, délicate. Jé&Ms-Christ meurt au- Celle-ci l'ayant déposé à Cayenne jourd'hui pour nous; il est bien vers le milieu de juin, il en fut juste que, je me« prive pour lui de relégué dans le canton de Makou- quelque chose » . La loi de déporria, où il obtint d'être placé ches tation fut rendue; et Ton ramena le colon Lane. Il n'y évita pas Delamarre à Nantes pour Ty temieuxlamortqueprodiguoitcette nir en réclusion, comme sexaterre homicide. Une fièvre putride génaire, avec d'autres vétérans ayant presque aussitôt dévoré ses du sacerdoce (K.Nantbs). Il parentrailles , il mourut le 6 août de tagea aussi leur sort , quand le prof la même année , à l'âge de 37 consul Carrier les fit noyer dans ans. {V, Dblageoix, et F. De- un de ses bateaux à soupapes, la MALS.) nuit du 9 au 10 décembre 1793»

DELAMARBE (iV...),curéde N'oublions pas ce qui a été dit la paroisse de* Bouvron , près Sa- ci-devant , pages .ao5 et 317,. sur venay,-dans le diocèse de Nantes , le droit que ce .genre de mort-donètoit né dans celui de Rennes, neit au titre de .Martyr. (F* Divers 1 73 1 . Il refusa le serment de la ace, d'Angers, et G. (J. Dov an 1^. ) \9iC(mUitUdondvi4cduùleirgé; DELARUE (Etibnitb), nrètre et 9 quoique exclus de sa cure par de l'église de Sgint-EIoi^ dans là 6e généreux refus, il n'y resta pas ville de.Rouen^ et né ù la Haye-

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cn-Brayy éaiis le- diocèse- d»

Roaeiiy 8t garda bien d'adhérof aa iehîsme constitulionael de:

1791 y et en refusa le sevmentï On ne put d'abord 9*en Tenger, parée qu'il n'ètdit pas fonetionnaire publie ; mais^ dans la suHe»

^and la persécutioB eut plein poQToir smr les prêtres» les per-* sécuteurs 9 royant la constance du i^ sacerdotal de cet ecclésiastique, le fin^ amener dans les prisons de Rouen » d'où ils l'enfoyèrent à Rochefort pour en €tre déporté au-delà des mers. Il fut embarqué sur le navire Im Dêu» ÀuoeiéM {V. Rocbefoit).

Ses souffrances surpassèrent en lui les forces de la nature : il mourut le i9 août 1794» Â l'%« de 6a ans, et fut enterré dans l'île à^Aix, (F. JtDtLàB ATI, et N.Di'-

DELAI RE (Nicolas), curé d'Ornes 9 dans le diocèse^^ Verdun » attaché à sa paroisse depuis long-lempS) se laissa séduire par la canttiUtiion dviie du clergé, et en fit le serment» Son attackement pour ses paroissiens le porta dans la suite ar^e plus de facilité à prêter le serment de Uéertd^éga^ 4M^ qui fut demandé en août et septembre 179a. Sa conscience se faisant iliusion sur ce que ces ^eux actes deroient, sniTant l'cs^ prit de la législation d'alors 9 en* traloAr la cessation de l'ezeroice de son ministère 9 il voulut continuer è Texercer^ par un effet

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de cet amour de la religion qu'il portoit au fond de son ccsur, et que des intérêt» hunaains aroient si fort égaré. Les persécuteurs le jetèrent dans les prisons de Yerdun , et bientôt l'enToyèrent à Rochefort pour partager la peine de la déportation maritime qui s'y préparoit pour les prêtres insermentés .( f^. RocHEroAT).

Il y fut embarqué sur le natire tô$ Deux dnoeiéê. Quand il se vit au milieu de tant d'intrépides confesseurs de la foi 9 toutes ses illusions s'évanouirent; les plus vifs remords assiégèrent son âme ( V* FoHTAHis 9 Lasariste )• Il cétraeta sofennellement ses deux sermons 9 et devint comme ses respectables confrères un tf artyr de la religion 9 en haine de laquelle il avûit été réellement dévoué à la mort. Ses soufl&nnees augmw ièrent par la situation horrible où se trouvoient les déportés dantf Tentrepont du bfitiment. Il succond»a le 4 septembre 1794» é l'âge de 56 ans 9 et fut enterré dans l'île iUflitone. (^. DuABvn , et DeLAnaB9 de IVoimbey. )

DELATTRE (i^...), curé de Woimbey, dans le diocèse de Verdun 9 fttt une d«!s victimes de la déportation fiiéculëe à Rochefort eo 1794* Nos notices portent « qu'on ignoroit s^il étoit assermenté ou non ». Nous n'affirmerons rlea 4 cet égard; mais il est bien évident que 9 si ce curé n'avoii pas conservé du respect pour sou

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caractère sacerdotal; s'il n'avoil tionnaires comme un ecelé^ias^^

pajs montré auj^ impies persécu- tique dont on ne pouvoit ébranler

teurs de 1795 qu'il consertoit la Foi, puisqu'on rarrêta avec les

l'amour de la religion, et que la prêtres insermentés, à )a suite da

Foi régnoit au fond de soqciQeur, |0 août 1792; e( le fait de son

Us ne l'auroient point arrêté e| emprisonnement dans l'église des

envoyé à Kochefort pour ôtrfB dé- Carmeê atteste que, devant le

porté au-delà des mers aveio tant comité qui l'y fit enfermer, il avoil

de prêtres inébranlables dans leur refusé de prêter le serment 49 la

fidélité. Le curé de Woimbey fut constitution civUe du cUrgi

bien réellement sacrifié en baine ( F. Dvlau ). Ce refus , qui lui

de la religion et de l'ËTangile de attira Jla mort le jour du ms^sacre

Jésus -Christ; et ce que noua 4e tous les captifs de Jésus-Christ

avons dit dai^s notre Discovas contenus dans cette sainte prison,

préliniinaire , pag. 4^ 9 achève étoit une généreuse confession de

de justifier l'inscription de cet la Foi devant l^s tyrans; et l'oa

epclésiastique dans notre hfart^" n'a point lieu de penser qu'il l'ait

roioge, Delattre fut embarqué sur démentie sous le fer des bour<-

le Bàyire i^fVoihington {V. &p» reauz. {V, Septbiibjsb.)

chefoet). Il mourut dans le sup- D£LAUM£ (Chaalbs - Lovu-

plice de cette déportation, en sep- Feànjîois), prêtre, né à Paris, en

tembre^ i7d49 ^ T^g^ ^^ 70 ans, i74<>9 y étoitchanoine régulier de

et fut enterré dans l'île Madame l'abbaye de Saint-Victor, dans la-

(F. N. Delatee, et Dblfbibvx, quelle il eut la charge de cham-

de Brie.) brierouprocureur.il fut nommé,

DËliAUNAY (iy...), prêtre, en 1785^ prieur de la maison de

ancien professeur au collège de Braye , prés Crespî , prieuré

Rennes, fut arrêté à Paris comme simple, .dépendant de cette ab-

non -assermenté, quelques jours baye. Au commencement delà ré-

après le 10 août 179a, et massa-* T(âution,ilrésidoitencoreàBraye;

cré dans la maison des Carmeê, mais les réformes de l'Assiemblée

le a septembre suivant. Il avoit Constituante l'en ayant expulsé,

jusque là regardé le séjour de la il vint habiter un modeste loge*

capitale comiiie plus sûr pour lui ment qu'il loua dans la. ville de

que celui de sa provînoe, où son Chantilly, se réservant toutefois

opposition aux impies innovations ùl Paris une obscure retraite danf

d'alors l'exposoit davantage, en une hunible maison de la rue Saint<»

raison de ce qu'il y étoit plus gé- Denis , pour les occasions 01^ la

néralement connu. Mais, A Paria nécessité l'amèneroit dans la ca-

même, il fut noté par les révolu- pitale. Un événement de peu d'im*

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portftnce ayant autorisé d^ombra- ^ux réyolutionnaines à s'enquérir des noms de tous les habitans de cette ttiaisoiij où il n*étoit point alors, et oùmême il n^étoitpas Tenu depuis long-temps en 1794 : ce ne' tut point indifféremment qu'ils ap-»

prirent son nom et sa qualité sa-cerdotaie. S'informant aussitôt du lieu de sa résidence à Chantilly, ils l'en firent enlever; et Delaune , amené à Paris, fut d'abord jeté dans la prison de Bû^^^re, d'où il passa quelque temps £^rès dans celle des^ Carmes. 11 ne tarda pas à être traduit devant le tribunal révaintiotir noire. On ne pouvoit reprocher à Delaune de n'avoir pas obéi à la loi de déportation, puisque tout insermenté qu'il étoit., elle n'avoit pu le concerner, même dans ses plus vagues dispositions. Les prétextes néanmoins ne manquèrent pas pour le faire périr. Le tribunal le condamna à la peine de mort , le 5 thermidor an II (25 juillet 1794), avec huit autres prêtres, et un grand nombre de laïcs, comme « convaincu d'avoir participé aux conspirations de Capet (le roi Louis XVI), de sa sœur, de ses ministres, et à la conspiration de l'étranger, en tentant d'ouvrir la maison d'arrêt, dite des C armes ^ pour anéantir la Convention nationale » . L'absurdité d'un tel prétexte masquoit bien maladroitement le motif véritable de la mort de cet ecclésiastique. Suivant une notice particulière qui nous est

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transmise, Delaune àuroit été condamné comme « prêtre incendiaire et turbulent ». Un de ses plus vénérables compagnons de captivité, M. Dolondei, prêtre de l'Oratoire, atteste que, dans la prison il les édifia beaucoup par sa piété, et surtout par sa disposition à mourir pour la cause de la religion. Il fut conduit à l'échafaud le jour même de sa condamnation , et il périt en digne confesseur de la Foi, à Tâge de 54 ans. {V. J. CM. Bernàbd.)

DELBËE (Piebre), prêtre du diocèse de Kodez, -demeurant à Saint -Remy, près Milhaud, où il avoit charge d'âmes, puisqu'on y exigea de lui le serment de la constitution civile du cierge y refusa de le prêter, et ne sortît point de France, lors de la loi de déportation. Cependant la persécution le força de fuir du Rouergué , et il vint se réfugier à Bordeaux, où il ne fut connu que des catholiques de cette ville. Mais les actes de religion qu'il exerça comme prêtre, l'y firent reconnoître par les agens de la -persécution. Il fut arrêté au commencement de 1794; «t la commission fni^îto^re de Bordeaux, à laquelle on le livra , le condamna, le i4germinal an II (5avril 1794]»

à la peine de mort, comme a prêtre réfractaire » , convaincu de fana^ tism^i et par conséquent («de conspiration contre la république », suivant l'impie logique des juges.

DELBES (MÀKiE-JosEFn), curé

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de Saint-Urcize , près Saint-Flour^ munir contre les dangers auxquels resta parmi ses paroissiens, quoi- leur Foi alloit être exposée. On qu'il y fût exposé à de cruelles connoissoît trop son zèle et sa Foi persécutions 9 après la loi de dé- pour l'épar^er, quand on eut portation , parce qu'il aToit refusé trouvé dans les événemens du le serment de 1791* Attaché à 10 août 1793 9 une si grande faci* son devoir pastoral , il continuoit lîté pour détruire les prêtres ind'en remplir les fonctions , )ors(|ue flexiblement attachés àl'Eglise cala persécution l'atteignit dans ses tholique. Il fut saisi avec tant montagnes , yers l'automne de d'autres 9 et traduit comme eux 1 793 ; et on l'amena dans les pri- devant le comité de la section du sons d'AurUlac. Le tribunal cri^ Luœembottrg. Leur exemple ne minel du département du Cantal^ lui étoit pas nécessaire pour requi siégeoit en cette ville, le fit pousser avec fermeté le serment comparoître devant lui, le 11 ni- de la constitution dviie du vose an II (5i décembre 1793)9 clergé, que derechef on lui proet l'envoya à l'échaftiud comme posa de prêter. D'après ce noutt prêtre réfractaire » . veau refus 9 on l^mprisonna dans DELFAUT (iV. . . ) 9 ex-Jésuite , l'église des Carmes ( F. Dulau ). et archîprêtre, curé de Daglan9 II ne s'y dissimula pas plus que dans le diocèse de Sarlat, fut l'un les compagnons de sa captivité j» des deux députés ecclésiastiques le sort qui les menaçoit; et le de la sénéchaussée de Périgord a septembre, lorsque beaucoup aux Etats -Généraux. Il étoit en d'indices leur annoncèrent que outre membre du bureau diocé- l'heure de leur mort approchoit, il sain de Sarlat. Si, dans ces Etats- la vît venir avec sérénité , et même Généraux, bientôt transformés de avec une joie vraiment sumatuleur propre autorité en Assemblée relie. Une demi^heure avant l'ar- Constituânte , il eut beaucoup à rivée des bourreaux , ayant reçu gémir des maux qu'elle fit à la re- de ses amis du dehors quelques ligion , il put du moins se rendre alimens apportés par une personne le témoignage qu'il la défendoit qui avoît leur confiance, il la charde tous ses moyens. L'archiprêtre gea de leur dire que « jamais il Delfaut resta toujours uni de cœur n'avoit été si heureux » • Déjà , sans et d'action à ce grand nombre doute, il jouîssoit en espérance d'évêques fidèles qui y montroient d'une portion de la félicité céleste la fermeté des Athanase et des dont le martyre alloit le mettre GhrysostAme. DeParis,îlécrivoit en pleine possession. Il sembloit à ses paroissiens et aux curés de avoir la vision de Flavien , qui son archiprêtré, pour le» pré- crut entendre saint Gyprien lui

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dire : «Lftehairne souffre points quand Teaprit est dans le ciel; et le corps ne sent aucune douleur, quand rame est déyouée toute entière à Dieu » : AUa caro patitUT eàm anifnta in eceià est; ne4/uaquam car^ fm$ hoe sentù , . eàtn se Deù tota mens devavit ( Riiiaart .- Passio SS* Montahi, Fior* vianip etc. n* XXI). L'archiprêtre Del&ut se présenta aui:

coups des assassins ayec une sorte d'impassibiUté, en se félici** tant néanmoins de mourir pour la cause de J.-G. (F« Sbptbmbhe.)

DëLHÉRUS (Jkah)^ curé dans le diocèse du Puy, et probable-* ment à Laussonne, où il demeu^ roit quand il fut arrêté en 17949 n^ayoit point youlu faire. le ser* ment schismatique ; et. la piété des habitans Taycit empêché de sortir de France» suiyant la bar^ bare yolonté de la loi dû 26 août 1793. La persécution deyint d'autant plus yiolente dans cette con-tréé^ que la Foi y étoit fort yiye et très-florissante {F. J. B. Abeillov ). Elle n'ayoit pas cessé d*être éclairée et soutenue par les instructions et les exemples du digne éyêquede ce^liocèse, même pendant son exil {F. CHAmiBa).

Le curé Delhérus fut arrêté et condamné à la peiné de mort, comme « prêtre réfractaire », le 13 ther-* midor an II (5o juillet 1794)5 par le tribunal criminel du département de la Hmit^Lmre, sié-

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géant au Puy. La sentence s'exécuta dans les yingt-quatre heures.

DE L^ISLE (Jàgqvss) , prêtre.

{V. Jq» Ponjot. ) ^DELISLE ( Jeàv - Baptistk-

JosEPfl), curé dans le diocèse •de Bayonne, dépouillé de sa cure, i cause de son refus du serment de 1 79 1 , et retiré à Bellmye- Bur- Sarre, qui se trouyoit alors compris dans le, département de la HatUe* Garonne, restoît ex- .posé au dernier supplice pour ce refusrlÀ même, puisqu'il ne s'étoit pas soumis à l'inique loi de la déportation. Jl fut arrêté.

Jeté dans les prisons de Toulouse; et le tribunal criminel du département, siégeant en cette yille, l'enyoya périr sur Téchafaud, comme «prêtre réfractaire », le ^7 pluyîose an II (i5 féyrier

DELORME ( Glâvdb) , prêtre,

qui, sur les registres où la commission révoiutiannaire de Lyon inscriyoit ses jugemens et les noms de ses yictimes , est dit « natif de Girassimon, dans le département du Rhâne, et domicilié à Courneaux, dans celui de la Loire », étoit curé d'une paroisse rurale de la proyince du Forez. Il ne Touluf point prêter le serment coupable de la constitution dr vile du clergé; et son âge ayancé le détourna de s'exiler , lors de la déportation prononcée par la loi du a6 août 1792. Il continuoit de rendre son ministère utile aux ca-

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tholiques du lieu où ii résidoit^ lorsque les révolutionnaires le saisirent 9 à la fin de 1793. Ils le traînèrent , à l'âge de 6a ans , à Lyon 9 pour y être envoyé à Téchalaud par la terrible commission établie en cette ville vers la .fin de cette aQnt:e (F. Lyon). Quand le prêtre Delorme se trouva devant Timpii»

tribunal, il s'y montra inébran-* lable dans les devoirs de la religion et du sacerdoce. Il fut d'après cela condamné, le 23 nivôse an II (la janvier 1794)9 ^ la peine de mort , comme « prêtre réfractatre à la loi, et contre-révolutionnaire» .

{V. Debroict, et Pbkoche*)

DELOUGH£ (Jsan-Geokcb ÀGBiiVE), prêtre du diocèse de Gap , et vicaire en la ville épiscopale, étant obligé de fuir ce pays, parce qu'il y étoit en danger pour n'avoir pas fait le serment de 1791 9 et ne pouvant sortir de France par la frentière des Alpes , où de plus grands périls l'attendoient , après la loi de déportation, vint dans la pro* vince du Yelay. Le diocèse du Puy, où la religion étoit si florissante , sembloit tout à la fois lui promettre, en ces lieux, un asile sùr^ et offrir à son zèle de saintes et douces jouissances. Mais la persécution y déploya bientôt de terribles fureurs {F. J. B. Abeillof) ; et il fut arrêté à Issengeaux , où il s'étoit fixé. Traîné dans les prisons de la ville du Puy , où siégeoit le tribunal criminel du dé-

partement de la HauU^ioire, il y fut condamné à mort 3^ comme «prêtre réfiractaire », le 1 a frimaire an II ( 2^ décembre 1^93)»

DELPÉCHE DE SAINT-TOU, père (Haimond), habitant aisp de La vUle de Gaus^ade, en Quercy, diocèse de MontaubaUs arrêté avec son fils, et amené.à Paris , fut immolé pour cause de reJltgion 9 Avec lui, son curé, et quinze autres habitans dé Gaùssade , par le tribunal révoinUonnaire de la capitale, le 3 messidor an II (ai juin 1794)1 à l'âge de 63 ans. ( F.

J. P. Glavibab. )

DELPEGHE DE SAINT-TOU (Jean)^ fils du précédent,. amené prisonnier à Paris en 17949 avec son père, son curé, et quînœ autres Gaussadais , pour cause de religion, s'y vit condanoiner pa^ reniement conmie fanatique »

par le tribunal révoitUionnuirey le 3 messidor an II (21 juin 1794), et fut exécuté le même jour, à l'âge de 38 ans. {F. J. P.

Glaviebb.)

DELPHIEUX (iV...)9 curé de Brie, paroisse du diocèse de Saintes , comprise dans le département de la Charente, fut un des ecclésiastiques sur lesquels se manifesta davantage la miséricorde divine. Attaché à sa cure peutêtre plus par des motifs humains que par esprit sacerdotal, il fit^ pour y rester, le serment de la constitution civile du dergé; et le même motif le porta dans la

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