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consul Paterne de déclarer queis étoient les prêtres cachés dans la yille de Carthage. Alors, dumoins, les lois de l'empereur défèndoient la délation qu'au temps d'Alix nous avons vu encouragée et même récompenfée. Le saint évê* que répondit : ù Votre législation a très-sagement fait de la défen-^ dre ; et no fûtr-c6> qqe pour cette raison , vous ne me ^verrez pas dé^ noncer et découvrir Ceux: 'qui se cachônt : c'est à vous aies trornverl Il ne leur est pas permis -de venir se livrer eux-mêmes;' cherchezles, si c'est voftre • devoir (i)*».
Les fastes de l'Eglise, en ses plus beaux Jours, donnent les plus grands éloges à cette réponise ; en mérite-t-elle moins dans la houche des saintes femmes et du porteur d'eau? Cette remarque est appli-^cable à un très -grand nombre de ceux dont on verra les noms dans notre Mwrtyroioge,
Quant au second point , l'asile donné A un prêtre catholique, il
. (i) Volo ergo scire ex te, ifid si/U preshjrten {fui in- liée cwitate consisr tunt. Cjrprianus epiicopua rcspondù :
Legibus vestris bene alque utiliter censuistis, (ielatores non esse ^ itaque dc" tegi et defeni à me non possunt. In ciwùiOibus aulem suis inuenieniur, Patemusproconsuldixit : Ego hodie in hoc loco exquirç. Cjrpriimus dixit : Cùm disciplina prohibent ut quis se ultra offerat , et tuas quoique censurée hoc dispUceat / nec €ïfferre se ^psi possunt.
($. Cypr. Opéra : Actaproconsularia.)
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est d'autant plus important d'en faire connoitre tout le tnérite aux yeux de Dieu , qu'on trouvera une infinité de personnes conduites ftu supplice pour cet acte de Fot et de charité.
' Déjà nous avons vu honoré comme un des plus illustres Mar« tyrs, ce saint Albaii qui ne fuicon-»
duit à la mort , que - parce qu'il avoit retiré secrètement dans sa maison un clerc persécuté pour sa Foi (F. Discours prél; pag. 55)* Sozomène nous est témoin de l'admiration et de |a louange que s'attira j^armi les fidèles cette vierge chez laquelle saint Athà<^ oase , poursuivi par les Atieins 9 testa caché pendant sept ans. Sa beauté, que vante cet historien»
fit la sécurité d'Athanase, parce qu'on ne soupçonna point qti'isi^ prêtre d'une vertu si austère eût pu se réfugier près d'elle. Sozomène , vantant la gmnâe'. force qu'elle avoit montrée en {'accueil** lànt , se plaît à péindve en détail les traits de prudence paf. lesquels elle parvint à le sauver. « Gardienne fidèle d'un tel hôte, diUl »
eUe se fit un honneur de le servir avec soin, jusqu'à lui laver iea pieds. Ne pouvant s'en fier ^ pei^ sonne pour lui procurer du dehors ce qui lui étoit nécessaire , tant pour la satisfaction de sa piété que pour sa nourriture et son vêtementy ellealloit chercher oe qui lui convenoit, jusqu'à des livres qu'elle emjpmintoit chezses voisines
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comme pour elle-même (i)» ; et Toîlà ce qu'ont fait plus ou moins tespersonnes que, dans notre Jtfartyroiogcj Ton trouye condamnées comme « receleuses de prêtres réfractaires •». Le même historien semble» en outre^ayolrprisà tâche de montrer combien est odieuse à Dieu, et s^attire de malheurs, même ici-bas, la conduite d'un confident perfide qui trahît le secret de Tasile d'un saint prêtre en butte à la persécution. La première fois que saint Athanase avoitété obligé de fuir, il s'étoit caché dans un souterrain obscur, de la dépendance d'une famille dont il étoit l'ami; et la servante de cette famille, qui en ayoit obtenu toute la confiance , eut la commission dé porter au saint tout ce qui lui étoit nécessaire pour yine. Elle fut enfin tentée par la récompense que les Ariens pro-^ mettoient à quiconque le liyreroit ;
lUais Athanase, ayerti de son des-
(i) Quœ oh Jormœ quidem uerius^ tàlem non sùtébat ïU quis sacerdotem iUk degere sugpicareiur : prœ^ t^nitni autemfoftitudine eum excepù , et prudent tiâ suâseiv€unt>. Usque adeàjida custos et sedula ejus mimstray ut et peaes ei lai^aret , et' res ad uîctum nècessarias ac nliqiut omnia qucèeumque natwxM neeessùas^xigit, ubi opus esset , solaper se ministraret : Ubros prœtareà quibus ille mdigebatf ab aliis commodatos o^ ferret; et longUsimitemporis spatio quo JuFc^erebantùr, nemo tamen ex Alexantlripis àvibus rem cognosceret. (Histé llccl. L. V, c. vu.)
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sein par une inspiration divine »
changea de refuge; et, les satellites qui yinrent pour se saisir de sa personne, d'après Tayis de cette seryante, ne le trouyant points s'en prirent à elle, et la massacrèrent (2). J* Alix, qui ayoit tenu si généreusement une conduite toute contraire , eut à la yérité le même sort ; mais elle reçut en récompense la gloire du martyre.
Toutes les personnes animées de la Foi , qui , dans tous les siècles, et notamment dans les derniers temps en France, ont donné asile aux prêtres proscrits pour cause de religion, yoyoient en eux bien plus que des hommes malheureux. Elles sayoîent que ce n'étoit pas simplement comme hommes qu'ils étoîent persécu-
(a) Càm Constantius mole mukart eum (Athanasàan) decrewùset, ipse fuga elapsus , apud quemdam exjami- Uanbus deUtuit : longoque tempon's spatio mansit in suhterraneo et ohscuro quodam domiciiio, quod olim aquœ Juerdt receptacuium. Nec quisquam ejftM rei conscius , proftereos apud quos ïatitabat , et andUtyn , quœ tantœjidei uisa est , ut illi ministraret, Pàrrà ciun Ariani eum t*ù^um comprehendere omni studio mterentUTf ancilla donis ac polr iidtationibus , ut credibile est y illecta^ eumjamjam erat proditura. Veriunin' êidiis au à Déo palefactis , insidiatores pnjeueniens , alià migrauit, Ancilla verà paenas dédit, utpote quœfalsum detw* Usset contra Dominos , qui et ipsi au* fugerant, (Sozom. ffist,Èccles. L. IV^ c^ X.)