‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 207 sur 222 · BE · texte numérisé non relu

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Le soîry pendant qu'ils s'enKrttenoient ensemble ^ un peu tard y dans la chambre de celui-ci ^ la lumière par laquelle ils étoient éclairés éveilla les soupçons de quelques soldats du bataillon d'^ti* nî^qui) passant près de là, cour oient à la recherche des prêtres 9 sachant qu'à cette époque de l'année, leur ministère les exposoit davantage. Présumant que cette lumière indiquoit la présence de quelqu'un de ces prêtres 9 ces soldats s'arrêtent et viennent frapper à la porte. On tardoit à leur ouvrir, afin que le curé et son vicaire eussent le temps de ^e cacher : les furieux enfoncent les portes; et, dans leurs perquisitions, que l'impiété rend industrieuses autant qu'activés, ils découvrent Deschamps dans le grenier, sous un amas de fagots de genêts , et lui tirent à l'instant un coup de fusil qui le blesse grièvement. Les soldats veulent achever de le tuer ; mais , par une combinaison barbare , imaginant de le dépouiller auparavant , pendant qu'il respire encore , ils lui arrachent ses habits, et le mettent presque nu. Deschamps vit,. comme autrefois notre divin Sauveur, les bourreaux se partager ses vêtemens avant de le faire mourir. Les assassins de notre vicaire eurent pourtant un sentiment de respect, lorsqu'ils découvrirent un cilice de pénitence sur 40a corps ; mais , leur fureur

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impie reprenant son cours , ils le percèrent de leurs baïonnettes ; et Deschamps mourut en s'écriant :

« Mon Dieu ! je remets mon âme entre vos mains » .

Le curé Desnos ne fut .point découvert par ces féroces explorateurs , qui cependant visitoient fort rigoureusement toute la maison.

C'étoit peut-être assez pour eux d'avoir tué un prêtre dans cette nuit-là ; et ils ne présumoient pas qu'il en fût un second caché dans le même asile. Ce qu'il j eut de plus remarquable dans l'inefficacité de leurs recherchés ultérieures, c'est que, passant et repassant plu-* sieurs fois devant une armoire close , dans laquelle étoit un petit ciboire qui contenoit des hosties consacrées , Us ne s'aperçurent seulement pas de. l'armoire, et ne demandèrent point qu'on la leur ouvrit. Dieu les aveugla sans doute, pour soustraire la sainte Eucharistie à leurs profanations. Se seroit-il donc renouvelé , dans cette occasion, le miracle qui se fit quand saint Tharsici us , ayant sur lui cet auguste sacrement, et rencontrant des païens qui lui demandèrent ce qu'il portoit ^ n'ayant pas voulu s'expliquer, périt sous leurs coups? Lorsqu'ils le dépouillèrenf , la sainte Eucharistie disparut à leurs yeux, et ne put être profanée : n^iracle dont l'Eglise fait honneur à l'intercession de saint Tharsicius, et dont la répétition, en 1797, ^^ con-

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