‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 208 sur 222 · DES · texte numérisé non relu

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tribue peut-être pas moins à la gloire du Martyr Deschamps : Et revatuto ejuscorpare, aacrilegi dUcussarea nihU sacrametUo-' mm Càristi invenerunt, (Beda :

Ma/rtyrotog. ; et Martyrolog.

Rom. addiem iS atigtiêti). {V, P. Denàis.)

DESCHAMPS-DE-PRAVIER (AtAvaics); prêtre et ancien trésorier de la Sainte-Chapelle de Bourbon-rArchambaulty conserva sa Foi intacte , lors du schisme constitutionnel de 1791. Il s'étoit retiré à Meillet, son pays natal, compris alors dans le département de l 'AUier. Le serment de Hhertéégalités prescrit à la fin de 179^9 parmi les massacres du 10 août et du a septeodbre de cette aiinée , lui parut un moyen plausible d'échapper à la persécution ; et il le prêta. Cet acte de condescendance ne pouYoit le sauver, parce qu'ensuite on auroit voulu qu'il apostasiât d'une manière formelle. Il fut jeté dans les prisons de Moulins , et traîné vers Rochçfort, pour en «tre déporté au-delà des mers (F'.

Rochefo&t). Les traitemens qu'on faîsoit éprouver aux prêtres, dans le trajet, leur étoient bien pénibles. Celui-ci tomba malade si grièvement en route, qu'on fut obligé de le laisser dans les prisons d'Angpulême. Déjà il avoit ré* tracté sou serment de iihertéégaiité {V, ci-après Fontaine, Lazariste). Il mourut en digne confesseur de Jésus - Christ , le

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Il décembre 1793, à l'âge de 5o ans {V, ci-devant, pag. 376); et il fut enterré à Angoulême.

{V, E. G. M. Deschamps, et J.

Desbssaid.)

DESCHAMPS aîné ( Pireke- Maatim-Nicolas), prêtre , et religieux Capucin du couvent de Dieppe , dans le diocèse de Rouen ^ et connu sous le nom de Père Afi^ tanin, étoit né à Rouen. Il montra , de la manière la plus formelle , ^on éloignement du schisme de 1791, et consacra son ministère aux fidèles restés fermes dans la Foi. Son zèle pour la religion ne se ralentit point au milieu des dangers toujours croissans en 1792 et 1793; et il fut arrêté* Jeté dans les prisons de Rouen, il y resta jusqu'au commencement de 1794 9 où les persécuteurs envoyèrent quantité de prêtres à Rochefort, afin qu'ils en fussent déportés au-delà des mers. Le P.

Antonîn fut aussi traîné en cette ville, et on l'y fit embarquer sur le nayire ies Deux Associés ( K.

Roghepoat). C'étoit là qu'il alloit subir, pour sa Foi, le supplice par lequel devoit se consommer son martyre. Il mourut dans la nuit du 7 au 8 août 17949 à l'uge de 4^ &Q9 9 et fut enterré dans l'île d'Jix. ( V. L. Depons , et E. G.

M. Desghamps.)

DESCHAMPS jeune (Emma- NVEL-GviLLAVME- MiGH&L ) , frère du précédent, né dans la même ville, et, comme lui , prêtre et reli-

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gieux du même ordre 9 sous le nom de Père Marceitin, appartenoit au monastère du Hayrende-Grâce.

Il montra la même fermeté dans sa Foi, lors du schisme constitutionnel de 1791 » et le même zèle pour TEglise catholique, dans les années suivantes. Arrêté en 1795, il fut enTOjé, dès les premiers mois de 1794 9 ^ Rochefort, pour être déporté au-delà des mers ( F.

RocBiFoai). On Tembarquasurle nsLYÏreie^DeuxJsêQciés. Il mourut au milieu de cette déportation , deux mois après son frère , c!est-àdire le 9 octobre 1794* Son âge étoit alors de 4^ ^"s; et il fut enterré dans Tîle Mada/me. ( F.

P. M. N. DssGHAMFs , et M. Dbs-

CHAMPS-BS-PaATIEB. )

DESCHAMPS (iY.i.)' <^uré de Thianges 9 diocèse de devers , avoit été expulsé de sa cure par les autorités profanes y attendu qu'il n'aToit pas youlu comprome^ttre sa Foi en prêtant le serment de la conêtitutian civile du clergé.

Son âge de 68 ans le dispensa de la déportation prescrite aux nonassermentés par la loi du a6 août 1 79a ; mais les sexagénaires et les infirmes, à qui cette loi accordoit une telle dispense 9 étoient condamnés par elle à la réclusion, sous la suTTeillance des mêmes autorités civiles. Le curé Deschamps subissoit à Neyers cette peine, que chaque jour de nouvelles vexations yenoient aggraver {V. Nsvxas). Elle le fut bien

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davantage par la plus révoltante violation de la même loi, lorsque , en février 1794, pour se déiiarrasser des prêtres infirmes ou sexagénaires qu'on tenoit en réclusion, on les fit partir brusquement pour Nantes , où dé|À tant d'autres yenoient d*être submergés ( V.

Nantes). Les maux de tout genre que le vieillard Deschamps, ainsi que ses soixante compagnons de voyage, eut à souffrir dans la route , et ensuite dans la galiote du port de Nantes , où ils furent comme ensevelis , étoient pour eux un cruel martyre. Quarantequatre y avoient déjà succombé en peu de temps, lorsque la politique des tyrans exigea qu'ils fissent passer à Brest ceux des prêtres qui n'avoient pas encore expiré. Une insalubre gabarre à sel, où le curé Deschamps se trouva placé , dans cette nouvelle navigation, mit fin à son existence, à la fin d'avril 1794. On ne pourra pas pendre à' sa cendre les honneurs que les premiers chrétiens décernoient avec tant d'empressement à celles de leurs Martyrs : son corps fut jeté à la mer. [V. Cvstodé, chanoine, et DucaoT, de fiazoches.) DESESSARD (Jean^Baptiste), prêtre, curé de Gheval-Rigou , dont il étoit natif, dans le diocèse de Clermont-Ferrand, fut un des exemples de la manière dont la grâce relève ceux qui sont tombes dans les temps, de persécution.

Etant déjà d'un âge fort avancé

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lorsqu'on exigea de lui le serment de la cofistitutioti civite du clergé, sous peine d'être expulsé de sa cure , à laquelle il étoit attaché par sa naissance comme par sa charge 9 il le prêta ; et le même attachement Tentraîna dans la suite à faire encore le serment de tibetté- égalité, prescrit à la fin de 1792. Cependant Desessard, conservant au fond de son cœur la Foi de. Jésus-Christ 5 et le zèle du sacerdoce > ne pouToit que s'attirer toute la haine de ceux qui Touloient, en 1795 9 achever de détruire la religion. Il fut arrêté par leurs agens, et jeté dans les prisons de Moulins. Les autorités qui tyrannisoient le département de V Allier , où il a voit été surpris 9 le dévouèrent à la déportation maritime qdl se préparoit à Rochefort 9 pour les prêtres nonassermentés. Associé à leur supplice 9 il fut envoyé avec eux en cette v91e 9 pour y être embarqué (F. Roghefort). On le fit monter le navire les Deux Associés, A la vue de tant de ministres fidèles qui étoient tourmentés comme lui 9 pour n'avoir prêté aucun serment9 il sentit vivement ses fautes, et rétracta authentiquement les deux qu'il a voit faits. Redevenir digne confesseur de Jésus-Christ 9 et sacrifié en haine de la religion , il mourut le 27 juillet 1794 9 et fut enterré dans l'île d'Aix» ( F.

M. Deschamps -db«-Pbaviee 9 et Jb Desgaadins.)

DESGARDINS (Joseph) 9 frère convcrs et chirurgien de l'abbaye de Sept-Fonds 9 réforme de l'ordre de Citeaux, dans le diocèse d'Autun, où il portoit le nom de Frère Elie, avoit toutes les vertus d'un bon religieux. Après la suppression de son couvent 9 cédant au désir qu'on avoit de le conserver dans cette contrée qui faisoit alors partie du département de V Allier , il ne retourna pas en son pays natal 9 qui étoit Hénin- Liétard, dans le diocèse d'Arras.

Son éloigne ment du schisme de 1791 9 et son attachement invincible à la religion catholique , étoient connus. Les persécuteurs le firent arrêter en 1 793 ; et »

après l'avoir tenu quelque temps dans leur prison de Moulins ^ ils renvoyèrent à Rochefort, pour être déporté sur d«s plages lointaines etsauvages ( V, Roghepobt). Il fut embarqué sur le navire les Deux Associés , où il se rendit fort utile aux malades. Lui-même succomba sous les mêmes maux 9 le 6 juillet 1794; et il fut enterré dans l'île d^Aix* Un compagnon de sa déportation parle de lui en ces termes : « Le frère £Iie étoit un religieux fervent et plein de vertus : la douceur et la bonté de son caractère soutenoient sa charité pour les malades. Il fut aussi un admirable modèle de patience 9 et sut s'attirer l'amitié de tous les déportés de son bord ». Dans ui»

autre récit de la même déportar-

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tion* où lit : « Le Frère Elie^ après avoir obtenu de sonsupérieur ( F. P. J. Chables) la permission de se consacrer au serrice des malades 9 disoit : Je me déroue à cet honorable. ministère. Je sais que ma santé ne résistera pas aux peines et aux fatig;ue8 qu'il va me causer; osais je sacrifie Tolontiers mes jours pour sauver ceux de mes frères; et je mourrai content, si je puis racheter leur vie par ma mort ». (F. J. B. Dbsbssjlid, et Desgeangss,

DES GRANGES (Josxra), prê« tre. (F. J^ DusouBA.)

DESGRANGES (Ci.âvpk- Faançois), ex-Jésuite. [F. G. F.

GAGNliSABS.)

DESGRANGES (iV...)» prêtre^ religieux de l'ordre des Minimes 9 dans leur maison de Mâcon, étant né dans cette rille, y demeura après la suppression des ordres monastiques. Son caractère sacerdotal et l'attachement qu'il conservoit notoirement aux principes de la religion, le rendirent importun aux impies. Ils le firent emprisonner en 1 795 ; et , peu de temps après, ils renvoyèrent à Rochefort , pour en être déporté au-delà.des mers {F. Rogbbfobt).

Il fut embarqué sur le navire ie Washington, et mourut dans le supplice de cette déportation , commandée par k haine de la Foi- Sa mort arriva en octobre 1794. Il avoit alors 44 ^^9; et il fut enterré dans l'île Mijid^me,

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(r. DBSGÂBinirs, et N. L. Dbs-«

PXBS.)

DESGRÈS (Jean), habitant de la paroisse de Limerzel , près Rédon, dans le diocèse de Vannes, y avoit été choisi pour secrétairegreffier d'une administration ou d'un tribunal ; emploi qu'il ne put remplir qu'en compromettant sa Foi par la prestation d'un serment illicite,, sans lequel on ne pouvoit l'exercer. Il le prêta, sans en con^ n<»ître tous les pièges; mais il trouva l'expiation de cette, faute dans la courageuse hospitalité qu'il donna à un prêtre catholique voué à la mort , ce qui étoit une bien effective rétractation , et plus, encore dans le baptême de sang que lui valut cette, action généreuse» Ella avoit été découverte p^r les agens de la persécution; et Desgrès fut traîné dans les prisons de -Vannes..

Le tribunal criminel dà département du Morbihan, qui siégeoit en cette ville, l'ayant fait oom^ paroîliriB dQV»n|,Jui, ,ie, j»i nirose afïïl (10 janvier 1794}^ l&ixxnat* damna k la peine de niurt, comme « receleur de prêtres réfractaires».

(r. J'Alix.)

DES-HËRIS ( JiLAH ), prêtre.

{F, J. GlLBBET.) .

DES JARDINS(Loijis^Uaeie}, chanoine. {F, L. M. Covhan.)

DESLANDEâ ( Jacques - Jo^ 9EPH LE Jaediniee), curé dans le diocèse de Goutances , étoit venu chercher un asile à Paris, après avoir été expulsé de sa paroisse par

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ks autorités réyohitioDnaiies »

pour n'avoir pas voulu comprometljre sa Foi en prêtant le ser* ment de la canstUuiion civiie du elêrgé. La persécution, qui ne perdeit point de rue ce ministre fidèle , ne rouloit pas lui faire grâce quand elle auroit acquis , par ie terrible événement du lo août 179a y tout pouvoir sur les prêtres non->assermentés. Le curé Deslandes fut saisi ; le comité de la section devant lequel on le conduisit 9 et auquel il refusa de nouveau le même serment, Temprîsonna dans Téglise des Carmes; et , comme tous les autres confesseurs de Jésus - Christ qui y étoîent captifs au a septembre (f^. ' DuLAt), il fut massacré pour la même cause. (V. Septembre.) DëSLONGRAIS, prêtre. (V.

DOTEITBE. )

DëSMARAIS (ÀNéiuQVfi) ^ religieuse- du couvent des Filles de Saint'^ThomaBy à Paris , étoit déjà avancée en âge, quand elfe fut mise Koraile son cloître par les réformes anti-catholiqnea^cte'i^^i. &estée dans cette ville, où elle étoit née en 1735, et s'étant retirée dans un modeste dondcile avec une de ses compagnes ( F. A. C. Aijbb&t)^ elle continuoit à servir Dieu avec la ferveur du cloître. Sa Foi pa-* roissoit plus vive, plus héroïque, à mesure que la perôécution croissoit en fureur. EUe^fîit arrêtée ainsi que sa compagne ; et toutes deux, aprèa ^quelques mois passés dans

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les prisons , furent appelées au tribunal révolutionnaires le aa floréal an II (11 mai 1794)* Avec elles se trouvoient un prêtre qni avoit été vicaire de la paroisse de Saint-Paul , à Paris ( F. A. L.

Desmonceavx) , et trois autres femmes. La même sentence les envoya ensemble à Téchafoud , les disant « convaincus d*être auteurs ou complices des conspirations qui avoient existé depuis le comn(iencement de la révolution , de la part des ennemis du peuple et de la liberté , lesquelles tendoient à allumer le feu de la guerre civile »

k fanatiser les citoyens , et anéantir le nouveau gouvernement ».

La sœur Desmarais avoit 69 ans f lorsqu'elle périt, le même jour, sous ce prétexte ridicule, avec les cinq autres victimes.

DëSMAUÊT (Jhue), veuve.

(F. J* RUVILLV.)

DESAIARÊT (PBRamE-Evcinib), demoiselle. (F. P. E. Ls-

COANT.)

DESMAZES (Antoine) , prêtre du diocèse de Yabres, et vicaire à Sorgues, près Milhau, y étoit resté pour les besoins^ des fidèles , après la toi de déportation, à laquelle il étoit sujet , comme ayant refusé de faire le serment schismatique de 1791. Il continua d'y exercer son zèle avec fruit pendant le cours de 1795; mais les agens de la persécution le décôu*vrlrent vers l'automne. Il fut saisi et amené dans les prisons de Eo-

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dez, chef-lieu du département de VJvei^rcn^ daus lequel la géographie révidutionnaire de 1 790 avoit compris Sorgues et Mtlhau.

Le tribunal criminel de ce département, siégeant à Rodez 9 fit comparoitre devant lui ce zélé tIcaire pour le condamner 9 le a8 frimaire an II (18 décembre i^O^); et il le fut , à la peine de mort 9 comme « prêtre réfiractaire » 9 ayec le vénérable curé de Saint-Hilaire (r. P. Dviànd). Il le précéda sur réehafaud; et ce curé auroit pu lui dire ce qu'en Perse, Fan 543» le Martyr Narsès aroit dit au jeune Joseph 9 son disciple, immolé avant lui : « Que tous êtes heureux d'entrer avant moi plein d'aUé^resse dans le royaume céleste ! » O te éeatum, qtKoniaan nunc iœtâ fronte cc&Ustiaregfd anffustam portant intrasti t (Asseman : Acta Mart. Orient, y parais pag. 09.)

0£SMAZI£R£S (Pélagie Li- 6ER9 veuve), dont le mari, François-Xavier, avoit été avocat très<distingué au conseil d'Artois, l'étoit beaucoup elle-même par sa piété. Chargée d'une nonibreuse famille 9 elle l'avoît élevée dans la crainte et l'amour de Dieu, suivant les préceptes et les conseils de l'Evangile. Modèle des mères, comme des femmes chrétiennes, et parvenue à l'âge de 52 ans, elle fût constamment dans toute sa conduite un exemple d'édification.

Sans porter aucun préjudice aux

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intérêts de ses enfans , elle concourut, par quelques secours, à la bonne œuvre de la veuve Bataille, en faveur des prêtres catholiques , persécutés , proscrits , et dépouillés de tout, depuis 179a {V, M. J. D. Bataille). Son nom se trouva sur le registre des contribuables , lorsqu'il fut découvert, sous le proconsulat de J^ Lebon , à Arras ( F. Aaras ) ; et ce proconsul la fit envoyer à la mort par son tribunal révottUiannairCf le ^5 germinal an II (14 avril i794)> avec la v* Bataille et les dix -huit autres prétendus complices d'une bonne œuvre , inspirée par la Foi et commandée par la charité. {F.

L. F. J. Delabate , et J. Doudah.) DESM AZURES (Gaspabd), né à Caen, curé de Gouantré, dans le diocèse de Chartres, mérita d'être persécuté, puisqu'il avoit rejeté les principes schidmatiques de la constitution civile du cltrgé. Cependant il put se soustraire à la rage homicide des persécuteurs de 1793 et 1794» Ayant trop compté sur la tolérance éphémère du gouvernement, en 1797, il se remît à exercer son ministère avec une sainte liberté. Par là il tomba sous les coups de la fatale loi du 19 fructidor (5 septembre Ji 797) 5 qu'avoit produite la catastrophe politique de la veille {V.

Gviaiïe). On se saisit de sa personne ; et il fut conduit à Rocherfort pour être déporté. Embarqué sur la frégate la Charente^ le

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12 mats 1798) et ensuite sur la la liberté 9 tendantes à allumer le

frégate ta Décade, le 25 avril feu de la guerre civile, à fana-

"suiyaQt, il arriva dans la rade de tiser les citoyens, et anéantir le

Cajenne vers le milieu de juin, nouveau gouvernement ». On

A peine y étoît-îl débarqué, qu'on Pexécuta peu d'heures après la

l'envoya habiter la contrée pesti- sentence , à l'âge de 37 ans.

lentielle de Konanama , où il fut D£SOLM£S ( Jean-Mabc-Jo-

à la vérité reçu dans l'habitation sepb), prêtre du diocèse de Yi-

d'un colon nommé Pintre ; mais viers 3 vicaire en la paroisse de

la peste ne l'en épargna pas da- Saint - Montant , près du bourg

vantage.Uy succomba, et mourut Saint- Andéol, est mal à propos

le 25 septembre 1798, à l'âge de dans les listes de Prudhomme,

5i ans. (F. A. DEHoraviLLE, et F. comme condamné à la peine de

Despebs.) mort par le tribunal criminel du

DESMOMGEAUX (Antoine- département de VÂrdèohej en

Louis), prêtre du diocèse de Char- qualité de «prêtre réfractaire » ,

tres,néàNogent-le-Kotrou,mais le 27 germinal an II (16 avril

attaché à celui de Paris , comme 1794)* U le fut à la dépor-

vicaire , dans la paroisse de Saint- tation ; car nous le retrouvons

Paul de cette ville , en fut écarté sur les registres de l'hôpital de

à cause de son refus du serment Saint-André d&Bordeaux, comme:

schismatique^^U vint prendre un y ayant été apporté malade du

domicile dans l'obscure rue du fort du Ha, et y étant mort.

Paon , où il crut qu'il ne lui seroit toujours captif de Jésus-Christ, le

pas nécessaire de sortir de France 19 janvier 1 795 , à l'âge de 48 ans.

pour échapper à la persécution. Le nombre des victimes de Fim-

Mais elle l'atteignit, et il fut em- piété , pendant notre persécution,

prisotiné. Le tribunal révolution^ est déjà bien assez nombreux pour

naire le fit comparoître devant que nous consentions à croire qu'il

lui avec les deux religieuses, A. y eut deux prêtres, de nomsabso-

C. AirBEÉT^ et A. Desma&ais {F. lument semblables , sacrifiés en

ces noms), le 22 floréal an II haine delà religion, l'un périssant

(11 mai 1794)* Il y fut condamné sur l'échafaud de Privas, et l'autre

comme elles à la peine de mort, mourant prisonnier pour sa Foi,

sous le ridicule prétexte qu'il étoit à Bordeaux. Nous observons seu-

aussi « convaincu d*être auteur lementque, sur le registre mor-

ou complice des conspirations qui tuaîre de cette dernière ville , J.

avoient existé depuis le commen- M. J^ Desolmes est dit natif de la

cément de la révolution, de la paroisse de Sillac, qui est à une

part des ennemis du peuple et de lieue de Tournon , et qu'il avoit

DÏS

€té enyoyé au fort du Ha (F. Bob- DEAirx), pour en être déporté à la Guiane5 comme « prêtre réfractairev. {V . P. Depàtt, et L.

P. Dubois.)

DESPAILLIÈRES ( NicotA«- Fbànçois-Pàul), vicaire-général.

(F. N. ÏF. O. PAILLikBES.)

DESPARTZ (Victob), simple menuisier qui , né à Ciyray^ en Touraîne, et ayant pour cela le nom de TaurangeaUf dans la yille de Bordeaux où il exercoit son métier 9 montroit un grand zèle pour la religion qu'il yoyoit si fort persécutée. Ne se bornant pas à la pratiquer ayec une Foi yiye^ Il se chargeoit encore de distribuer clés imprimés, par lesquels des écrivains zélés pour elle excitoîent les Français à ne pas abandonner la croyance et le culte de leurs pères. Il fut arrêté pour ces motifs ; et la commission miiitaire de Bordeaux , devant laquelle il comparut te 34 germinal an II (i5 avril 1794)^ le condamna à la peine de mort, comme a fana" tique et colporteur d'écrits contrerévolutionnaires » . La sentence s'exécuta le même jour.

DESPLANTES ( iV. . . . ) , curé de Lechaux , dans le diocèse d*Annecy , s'enfuit en Piémont lorsqu'après la conquête de la Savoie , des proconsuls voulurent y faire prêter aux prêtres un serment illicite ( V/ Savoib). II revint dans sa paroisse en 1 796 , quand , sur la foi de l'hypocrite gouver-»

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hement des Thermidoriens, on croyoit la persécution finie depuis le 9 tiiermîdor (27 juillet 1794)* Mais la crise politique du 18 fructidor an V (4 septembre 1797)»

l'ayant ranimée, le curé Desplantes fut arrêté pour être déporté à la Guiane. Il attendoit , dans les prisons de Ghambéry, le moment d'être envoyé à Rochefort , afin d'y être embarqué, lorsqu'il tomba dangereusement malade ; et il mourut captif de Jésus - Ghrîst , dans le courant de 1798. De l'avis des vicaires-généraux du diocèse d'Annecy, administrateurs pendant la vacance du siège épiscopal, «le curé Desplantes n'a pas moins de titres à la gloire du martyre que cetfx qui sont morts pour la Foi , sous le fer de la guillotine» ^ Ce jugement est consigné dans leurs Etrennès Religieuses aux fidèles du diocèse de Genève, pour Vannée 1800, pag. 65.

( V. ci-devant, pag. 276. )

DESPOMERAY (iV...), prêtre attaché au service d'une paroisse de Paris , avoit refusé le serment de la constitution civile du clergé. Forcé par cela même de s'éloigner de son* église, il n'en continuoit pas moins à pratiquer ses devoirs sacerdotaux, et à rendre aux catholiques tous les services de son ministère. Signalé comme réfractaire , et fanatique , il fut arrêté à la suite de la funeste journée du 10 aoftt 1793. Après l'avoir fait passer quelques jours

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dans la prison prcnrisoîre de l'hôtel de la Mairie, on le conduisît à ceUedeV JMaye {V. Septembre).

Il fut écroué le i*" septembre ; et il trouya une grande consolation dans la société des autres prêtres qui étoient destinés au même sort. Animé d'une sainte émulation^ il se disposa comme eux au martyre {V, M. L, Rotei).

L'abbé Despomeraj fut. massacré dans la soirée du lendemain »

n septembre.

DESPKÉS (Fbaitçois-Clavde), Ticaire^général. ( V. F. G. Fiias).

DESPRÈS (NiGoiis - Louis) , curédeSoupin-et-Verriëres, dans le diocèse de Châlons-sur-Marne , étoit resté dans le département de la Marnô, malgré la haine que les persécuteurs portoient à son ministère. Il en attira les traits sur sa personne, puisqu'il fut ar^ rêté' en 1795 ; et ce ne put être que p<arce qu'il ne youloit pas abandonner sa croyance et renoncer a s^n sacerdoce. Le tribunal criminel du département de la Marne, devant lequel il comparut le 21 floréal an II ( lamai 1794)9 le condamna de suite à être (Hpprté à la Guiane , comme «prêtre réfractaire ». On le fit partir pour Rochefort, où il de- Toit être compris dans la déporta* tion des prêtres insermentés. Il fut embarqué sur le narire ic Washington, et ne tarda pas à succomber sous les maux qu'on y enduroit. Sa mort arriva le 17

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août 1794; ^t l'île à'AÙD est le lieu de sa sépulture. ( V. Djbs- GEÀNGBS, Minime 9 et A. Dbtibe.)

DESPRÉS (Gâbkiel), que quelques listes imprimées^ disent vicaire-général de Paris , et dont cependant on ne voit point le nom sur la liste des vicaires-généraux de ce diocèse ^ dans la France EcciésiasHque de 17899 est du nombre des confesseurs.de la Foi qui périrent aux Carmen, le a septembre 1793. Nous avons des raisons pour croire qu'il est ce Després-là qoiême qui, dans le diocèse de Nevers, étoit vicairegénéral 9 secçind s^'chidiacre 9 et promoteur. Il avoit été saisi à Paris cpmme prêtre insermenté 9 en même tentas que le vénérable HisE&T {F. ce nom), l'un des premiers jours qui suivirent la &tale journée du 10 août. Le comité civil, devant lequel on l'avoit amené, ne parvint point à lui arracher le coupable serinent^ de la cawfiuttion civii^, du cierge y et ce fut parce qu'on ne put le faire varier dans sa Foi, qu'ensuite on l'enferma dans régli^e des Carmes, où, réuni avec trois prélats et une multitud|ê d'autres prêtres non moins intrépides dans leur croyance ( F. Duj(.au) , il tut massacré comme eu;x , pour la même cause. ( y, Seftbmbes.)

DESPRÈS (FukHçois), né en 1753, à Marsilly, dans, lé diocèse de Bourges, étoit chanoine de la collégiale de Dun-^le-Roi. Catho-

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lîquement opposé aux erreurs de la constitution eivitedu ctergéf il s'attira la haine des noyateurs ; et les persécuteurs athéistes de 1793 et 1794 ne Tauroient pai épargné davantage 9 s'il ne se fût dérobé à leurs fureurs. La feinte modération du gouTemement» en 1796 et 17979 le séduisit. 11 se montra de nouteau prêtre zélé pouiC 1a Foi» dans Bourges. S'étant»

pour ainsi dire 9 livré par là aux persécuteurs qu'alloît mettre en œuvre laloi^de déportation produite par la crise politique du 18 fructidor (4 septembre 1797)9 il fut saisi peu de.temps après • pour être déporté à la Guiane ( V* GviAm )• On le fit bientôt partir pour Rochefort, où il fut embar* que 9 le i3 mars 17989 sur la frégate ia Charenici puis 9 le 95 a vril» sur la firégatela Décade »

qui le jeta dans le port de Cayenne Ters le milieu de juin. Il se TÎt aussitôt relégué dans le désert de S7nnamari9 où il trouva un asile chex le colon Duchêne. Les fléaux homicides dont le climat abonde 9 vinrent l'y accabler; et il mourut le a octobre 17989 à. l'âge de 4S ans. (r. G. DssMAzvMS» et F*

DOASAH. )

DESEIT • DU - T£IL (Jimh.

BArasTx) 9 curé de Maaeyrat, paroisse du diocèse deLimoges 9 sur lequel il étoit né9 ^a 1750 9 dans celle ^Ausers 9 fut « un bomme ▼ertueux et un très-bon pasteur » • Il craignit moio» d^ôtre enlevé A

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