‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 211 sur 222 · SS · texte numérisé non relu

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ment » maïs qu'il adhéroit solennellement à VEoyposition des principes, publiée par les éTêques de r Assemblée Nationale. Dès lors en butte à la persécution, Didelot xie pouYoit plus, sans courir évidemment le risque de perdre la vie, se soustraire à la loi de déportation, renduele 36 août 1793. Voulant néanmoins rester dans la paroisse pour les besoins des catholiques , il obtint un asile secret dans la maison d'une chanoinesse du chapitre de Remiremont, qui étçit absente ; et il s'y retira avec un €uré sexagénaire (F. Riyat). Ils y •étoient gardés > plutôt que servis, par deux pieuses filles de la domesticité de cette chanoinesse ( F. A.

F. PEnT-JBAN, et J^ M. Dvjrvpt).

Là, pendant la nuitj des fidèles de l'un et l'autre sexe venoient participer aux sacremens de l'Eglise ; et la prudence futsibien observée , qu'ils purent encore j faire leur communion pascale en 1794* Mais une mère de famille, qui s'y rendoit depuis dix-huit à vingt mois , se laissa surprendre son secret par l'hypocrisie d'un indigne fils, trèsardent pour les impiétés révolutionnaires. La retraite de Dide- Jot étant dénoncée par ce jeune homme , on vint y arrêter notre vicaire avec son confrère et les deux servantes, le 3 juin 1794^ (et tous quatie furent jetés en d'hor • ribles cachots. La maison fut visitée rigoureusement : on y prit Don seulement des calices , mais

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encore un petit ciboire qui contenoit des hosties consacrées. Les municipaux de Remiren^ont, à qui les gens de leur police les apportèrent, alloient s'en servir pour cacheter des lettres, lorsqu'un catholique pieusement industrieux se fit céder le ciboire avec les hosties , moyennant un présent du goût des profanateurs. Elles furent ainsi soustraites 4 des profanations ultérieures. Le 4 juin , des gendarmes venant mettre les fers aux mains de Didelot, ainsi que de son confrère , et enchaîner en même temps les deux femmes, conduisirent sur une méchante charrette ces quatre victimes à Mirecourt , où siégeoit le tribunal criminel du département des Vosges. Dès le 6 , les juges, couverts de bonnets rouges5 firent comparoitre devant eux ces quatre personnes. Didelot, qui fut amené le premier, leur dit avec unci fermeté vraiment sacerdotale, que, dans les actes qu'on lui reprochoit, il n'avoit fait que son devoir; qu'il n'en devoit compte qu'à Dieu seul ; et qu'il étoit prêtre çatholique-romain. La procédure dura trois jours : Didelot et ses compagnons les employèrent à se préparer à la mort. U s'occupa même encore des fidèles qui lui avoient donné la direction de leur conscience. Le 10 au matin, on vint l'avertir que ce jour-là il seroit jugé avec les trois autces personnes. Ne doutant pas qu'il ne fût condamné à la peine de mort »

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