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il en tressaillit d'allégresse 9 et alla prières des agonisans; après quoi bien yite porter cette nouTdle aux Didelot écrivit aux fidèles de Aetrois autres» non moins bien dis- miremont tine lettre datée exprèsposés à mourir pour J.-C. Vers sèment du jour de sa mort, et trois heures de Taprès- midi, un danslaqoelleilleurdisoit : «Nous des juges se présenta pour lire, attendions le moment de notro la sentence par laquelle ils étoient sentence avec une grande trancondampés tous les quatre au der- quillité ; et j'ose dire même ayec nier supplice, comme « conyain- des sentimens intérieurs de joie, eus d'avoir caché des omemens Qu'ilestgrandlemom^toûnous d'église , des vases sacrés 9 des avons le bonheur d^ verser notre cierges,deshostieset autres signes sang pour avoir rendu témoin de superstition; d'avoir été por- gnage à la vérité de la religion i teurs de plusieurs imprimés pro-- Avant de terminer cette vie de presàréipandrele poison du /îtna- misères, nous vous gisons nos tisme ; d'avoir (Dii^biiOt et Rivât) derniers adieux. Goûtes notre bonexercé clandestinement les fonc* heur , et soyes persuadés que , si tions de prêtre pendant les années j'ai quelque accès auprès de mon 1 793 et 1 794; de n'avoir cessé de Dieu , comme j'en ai la juste coniromper un grand nombre d'es- fiance, vous n'y serez pas ou* prits foibles , en leur inspirant des biiés.... Nous pardonnons du plas principes de contre-révolution, au profond de nos cœurs aux per-> nom d'ijioe religion dont ils fai- sonnes qui nous ont livrés. Notre soient IfinsUrunient de leurs pro- sacrifice ne sera pas bien généjetS criminels; de n'avoir cessé reux; car nous n'avons pas resnoiiplu^d'être revêtus du costume senti la moindre Répugnance de de prêti^ ji|. lies .deux servantes la nature ». Il écrivit aussi à %ik furent ooB4&x&nées particulière- famille une lettre d'adieux qui res« ment, c0mme.« receleuses deprê- piroit le même désir de se réunir très réfsaotaires»» Cette sentence à J.~G. Vers six heures du soir, est du ad prairial an II (10 juin l'exécuteur vint couper le&cheveux ■794}* Quand la lecture en fut aux quatre victimes; elles furent achevée , les quatre victimes di- conduites à l'échafeud , les mains rent : « Nous mourons tous inno« liées par derriève, et le cou dé* cens, et avec la plus grande joie: couvert. Leur physionomie étoit c'est. pour Dieu que nous sacri- calme; et les regards baissés, ils fions nôtres vie ; c'est pour sa reli- alloient au supplice en récitant des gion sainteté nous combattrons prières avec une dévotion angéjusqu'au dernier soupir ». £lles lique. Dictolol avoit demandé se mirent ensuite à réciter les comme une faveur, de mourir le
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dernier, Toulant soutenir le courage des trois autres {V. J. P. De- FOEis). Des cannibales assistèrent à cette quadruple exécution, en buTant et criant, à la chute de chaque tête : «Vive la République !
yrve la Gonrention » . Ainsi périt Didelot,àrâgede3i ans. L'habit ecclésiastique, avec lequel il a voit Toulu mourir, fut demandé par des catholiques qui se le partagèrent comme i/ne précieuse relique.
Ils accoururent même invoquer ces quatre lAartyrs à l'endroit du cimetière de Mirecourt, où les avoît fait inhumer un oncle de Dtdelot, religieux Capucin de cetteville. ( V, J. I. Lesstjs.)
DIDELOT (CtÀtTDE), autremeat dit le Père Da/mcbs, prêtre religieux de Tordre des Capucins , dans leur maison de Commercy, en Lorraine, diocèse de Toul,ne quitta point cette proTince après la suppression des ordres monastiques. Né yers 17^4» î' avoit dû acquérir en 1 79 1 une Ion- I gue habitude des vertus de sa profession. II résista , avec toute la fermeté d'une Foi invincible, aux principes du schisme cotistitu* tionnel. Mais les terrible^ éténe-* mens d^août et deiseptembre 179a troublèrent la droiture de son âme ; et dans sa frayeur il prêta le serment de iiierté-égcUité , prescrit en ces temps affreux. Il n'en fut pas moins arrêté en 1795, et jeté dans une maison de réclusion , à Verdun. Bientôt ensuite, malgré