‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 216 sur 222 · DOA · texte numérisé non relu

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volution , qui firent périr tant de prêtres^ de sa province en 179^^ et 1794. Il y reparut avec quelque confiance pour exercer son ministère en 1796; mais la fermeté de ses principes, et la persévérance de son zèle, faisoient désirer ^aux ennemis de la religion une occasion pour se débarrasser de lui. Elle se présenta dans l'exécution de la loi du 19 fructidor (5 septembre 1797). Us l'arrêtèrent, et le firent conduire à Rochefort pour en être déporté sur des plages lointaines ( F. Gviane). Embarqué sur la frégate ia Charente y le isi mars 179B, puis sur la frégate (a Décade^ le 2 5 avril, il arriva dans le port de Cayenne vers le milieu de juin. De là, U fut presque aussitôt relégué dans le désert brûlant de Synnamarî. Un colon lui fit trou-

mes sentimens sur les . pérùés aux^ quelles on prétend que la constitution civile du clergé donjie atteinU , et liecueil d'autorités et de reflexions qui la faporisent; a®. Lettre pastorale; S**. Contraste de la Béformation d^Anf^leterre par Henri FUI, et de la Rèformation gallicane par V Assemblée Nationale : ouvrages solidement réfutés par M. Laurent, curé de Frétigny, au diocèse de Chartres , et par M.

François, de la congrégation de Saint- Lazare , massacré au séminaire de Saint "Firmin, le a septembre 179a.

On peut voir aux pages 58, 75 , 78 de la préface des Mémoires cités ci-devant, tom. !•', pag. i5, ce qui en a été déposée Rome en 1794» parle supérieur-général de la congrégation de Saint-Lazare 9 M. Cayla-de-La-Garde.

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Ter un asile^ où il pouvoît échap- BOËT ( MABGtEAiTB), demoiper du moins à quelques uns des selle, (y. M** Boirov.) maux innombrables de cette terre DOGUEREAU ( Pibeeet dévorante; mais il n'y pouroit Raoul), curé de la Ville dé éviter également tous les autres. Saint -Aignan, dans le diocèse Une fièyrë putride , effet du cli- de Bourges , étoit encore près mat, TÎntrassaillir; etil en mou- de ses paroissiens après la loi rut le i4 février 17999 à Tâge de de déportation, rendue contre 55ans. (F. F. Despbes, et J. Do- les prêtres insermentés. Quand ïuvAL. ) Varmèe.cathoii(fue et voyait de DOBY (Pierre- Fbançois), la Vendée s'avança sur le Mans, prêtre du diocèse de Cambrai, vers la fin de 1795, et qu'elle chanoine de la collégiale de Wa- y éprouva une cruelle déroute lincourt, près Cambrai, a voit (f^. YsHniE), ce triomphe mérité par l'opposition de sa Foi à des soldats de la révolution enla constitution civiie du clergé, hardit au dernier point leur rage d'être compris dans le nombre des et celle de leurs chefs. Dans les insermentés, que la loi du a6 août recherches actives qu'ils firent de 1792 chassa de France. lien sor- toutes parts, ils atteignirent le tit ; mais, après que Roberspierre curé Doguereau, et le traînèrent eut été renversé, le chanoine Doby à Angers pour être jugé par la trompé par l'opinion que répan- commission ndiitaire qu'ils vedoient les Thermidoriens 9 en noient d'y établir. Ce curé^ cominîputant à lui seul les crimes dont paroissant devant elle, le 1 1 nieux-mêmes étoient aussi cou- vose an II (5 1 décembre 1793}) pables, crut la persécution finie, fut accablé de l'accusation vague et se mit en route pour revenir que, dans sa fureur, elle portôit dans sa patrie. Il fut arrêté en contre toutes ses victimes : elle Belgique, près de nos frontières, le condamna à la peine de mort, et livré de suite à une commission en le qualifiant de « brigand de miittairef établie à Bruxelles, la Vendée ».(^. F. L. CnvAUEiy Cette commission le condamna et P. Hebmenot.) sans délai à la peine de mort, DOMINIQUE {Le Frère), comme « émigré - rentré » ; et , Chartreux. (F. L. P. J, B. Yile lendemain, on le fusilla. La vien.)

sentence fut rendue le 27 plu- DOMINIQUE (Sœur de S.) f

viose an ÏII (i5 février 1796), religieuse. (^. J* L*BABMa.)

c'est-à-dire plus de six mois et DONADIEU (iV...), Tun des

demi après le fameux neti/^^/^9*- trois prêtres séculiers qui dîri-

midor. geoient le petit séniinaire de Mar«

seille (1)9 aToit -depuis environ trente ms 9 consaeré les efforts de son zèle à cette ville qu'il édiûoit par ses vertus 9 en même temps qu'il y ramenoit les âmes à Dieu 9 soit en chaire 9 soit dans le tribunal de la pénitence. Les persécutions 4]ui s'e3Ddtèrent contre lui 9 diès 1790-9 parce. qu!il pcémunissoit les lévites du Seigneur cotntre les pié(|;es du serment de la conMi^ tuiiçn civiiêi du clergé, >d^à -décréftéct et parce que lui^mèiiie donnoit l'esemple de Ierefu8er9 le décidèrcDtà passer en Italie. 11^ •Miidità B4»ne; et le cardinal 9 vi* -oaîre da Pape 9 le chargea de la dir ceCtion spirituelle des religienses •françaiaes qui déjà s*éteient réfugiées dbms cette capitakfdu monde chrétien. Il y exerça se» ministère avec beaucoup; d'édification et d^ fruit jusqu'au printemps de 1797^ oÙ!il crut que laProvi^nGelenippelolt dans sa patrie! Depuis que Roberispierre a voit ^té <renversè9 le ^7 înillet 1794» l'opinion s'étoiti introduite à Borne comme ailleurs 9 que la persécution avèl^ cessé en France : Donadieu qui 9 Aôit Acause dé son grand âge 9 soit à raison d'une congrégation du Scuyré^œuTHU-JéâmSi formée à Mar8eille'9 6t dont il fut l'un des

(i) Il s «toit appelé UJBon Pasteur, jihjqu'à 1 époque où , consacrant la nouvelle église , l'imtDortel éyéque de BelzuBoe la dédia tk^Séuré-CeHâr-de^ésus pour obtienipérer mul vœux de quelques tiersoBoes pendant lu peste de f ^ao. ^

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