‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 22 sur 222 · C. XV, /•3o^3iO · texte numérisé non relu

C. XV, /•3o^3iO

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les sentîmens de cette Foi, les ministres du Seigneur se félicitent d'ailleurs de souffrir la persécution pour la justice ; et , se glorifiant d'être traités comme leur divin maître, ils parcourent ave^ Ui^e émulation réciproque la carrière des confesseurs, des Martyrs Qt des apôtres. Mais vous, à qui la persécution ^'efforce de ravir votre culte , les instructions, les sacremens, tout secours spirituel; que deviendriez-vous si vous perdiez les ministres de la religion, sî vous ne leur facilitiez pas les moyens de remplir leur périlleux ministère?»

, Dans cette occurrence^ les bons chrétiens, n'ont point oublié que Jésus-Christ, envoyant les apôtres prêcher le royaume de Dieu , avoit fait «entrevoir que les particuliers dans la maison desquels ils .logeroient , auroient un avantage biea précieux, et que ces prêtres ne dévoient pas en faire jouir indisr tinctement tous ceux qui l'ambitionneroient. «En quelque bourgs en quelque village que vous entriez, informez - vous quelle est dans ce lieu la personne la plus digne de vous loger (5), parce que celui qui vous reçoit me reçoit moirmême, et que celui qui me re(K)it reçoit ceUd qui m'a

(3) In quamcumque autem dwàatem dut castellum intraueritis ^ interrogate, quis in ea dignus sa : et ibi manete donec èxeatis. (Matb^ C. Xj f* ii.^

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^Toyé ( 1 ) » • Les chréf îeos bospitaliers de notre temps savoient que 9 recerantun prêtre > non par qaelque motif humain, mais au nom de Jésus-Christ qui Ta en* fojéy et comme ministre de Je* sus-Christ, ils mériteroient eux* mêmes la récompense d'un mi* nistre de rErangile, parce qu'ils coopéroient réellement à son ministère. « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète , dit Jésus-Christ, recevra la ré* compense d'un prophète (2) ».

Leur empressement pour exercer ce genre d'hospitalité étoit encore excité par l'estime que saint Paul avoit pour Aquila et sa femme Priscilia qui lui avoient donné asile dans la persécution , . et c avoient en quelque sorte par là travaillé pour le service de Jésus- Christ, avec lui, en exposant leur tête pour lui sauver la vie (3) » • Ils Touloient obtenir cette misérî*

ALI

(i) Qui redpà vos , me recipà : et qid me reo^it , recuit eum- qui. me mi' «f. (Math. C. x>3^. 40.)

(a) Qui recipit prophetam in nomine prophetœ, mercedem prophetœ accipiei.

(Math. C. z, 3^. 41.}

(3) Bgresstu ah Aikenis, uenit Co* linthum : et ùufeniens quemdam Ju* dœUMy nomitie Aquilam , et PmdUam uxorem ejua^ accessit ad eos ; et manehat apud eos, et operahatur, (Act.

Apost. C. xvïii, f, I, 2, 3.) — i Salutantvosin Domino muttùm jéijuila et PrUcUla , ceii?i domestica sua eccle* sia : apud quos et hospUor, (Ad G9« rinth, C. xyi, f. 19.)

corde divine que le même apôtre demandoit pour la maison d*Onésîphore «qui l'avoit reçu comme un ange de Dieu , et l'avoit souvent sustenté, sans craindre de parta* gcr ses chaînes (4)». Vivement éclairées par ces lumières évangc- Ilques, toutes les personnes que nous voyons et que nous verrons condamnées comme receleuses ou recéteurs de prêtres réfrcLC^ taires, s'étoient donc hâtées d'adresser à ces ministres si zélés ce que la pieuse Lydie , de la ville de Thiatyre, disoit à saint Paul et à ses compagnons : « Si vous me croyez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison , et demeurez-y » • Nous n'exagérons pas en appli* quant à chacune de ces personnes, si dévotement hospitalières, ce que saint Luc rapporte de la conduite de cette noble Thiatyrîenne»

qui, non contente d'inviter, « força même les apôtres à entrer dans sa maison , et à y rester (5) » .

(4) DetDominusmisericordiam Onesiphori domui: quia sœpè me réfrigéra-^ uit, etcatenam meam non erubuit..., Eé quanta Ephesi ministravit mihi, tu meKus nùsti.(t. Ad Timot. C, i, 3^.

16 et 18.)

(5) Et quœdtuf/i muUèr, nomine Z/* dia, purpuraiia ciwitatis Thjratireno^ rum , colens Deiun , audiuii .\ciqus Dominus aperuit corintendere his qtue di-cebantur à Piutlo.... i)eprecata est di~ cens : sijudicastis mejidelem Domino es>e, introite in domum meam et ma* nete. Et coegit nos. (Act. Apost.

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