‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 23 sur 222 · C.iLVi, if"' 14 «t ï · texte numérisé non relu

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Ilestjusted&remarquericîypoor compléter les notions que Ton doit avoir sur la marche de la commission militaire de Bordeaux que ^ dans ses commenceinens5 elle ne s'étoît pas montrée si cruelle envers les personnes^ qui faisoient profession de piété. Elle n'aroit condamné , le i5 frimaire (5 décembre 1793)9 qu'à la détention jusqu'à la paix, un garçon de magasin , Pierre Pacary, pour avoir en des maisons particulières servi la messe de plusieurs prêtres non assermentés ; la peine fut plus sévère ensuite pour Jeanne Fontaine à qui Ton reprochoit d'être fanatiq%iô , d'avoir fait de sa maison « une caverne où se rassembloîent des prêtres; et de conserver chez elle des livres de prières absurdes, qui prouvoient qu'élite étoit l'esclave des prêtres ». On la condamna, le a nivôse (2a décembre 1793), à l'exposition publique sur la place de la ville dé Langon où elle avoit son domicile; de plus à une amende de 1 5,000 liv. , et à la détention jusqu'à la paîXi Les peines devinrent plus graves en pareil cas, le 7 pluviôse (37 janvier 1794)9 contre Victoire Yerduzan , religieuse , figée de 28 ans , et sa sœur, âgée de 40 ^ns, veuve de Pierre Lavaissière , guillotiné le 11 frimaire (1" décembre 1793). Ces deux pieuses per-« sonnes , accusées non sans motif d'avoir fréquenté ce qu'on appeloit

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des fanatiques, tarent coâdam<* nées à la détention jusqu'à ia paix , à une amende de 3o,ooo liv. , et à l'exposition ]^ubfique, pendant trois jours consécutifs, sur la place de la ville de La Réole où elles avoient leur domicile»

( fT. yi£i.BFUiiADBet M. L. Aagi*

COVET. )

ALLARD ( Jeân-Maeib), prêtre du diocèse d'Angers, né à Craon, près Château - Gontîer, en 1736, étoit, à l'époque de la révolution, curé de Bagneux en Anjou, près Saumur, et ne fit point le serment schismatique de 1791. Se trouvant dans une contrée voisine de la Yendée , où les habitans ne soul^ froient pas sans indignation qu'on leur enlevât leurs pasteurs légitimes, Allard, que ses paroissiens vouloient aussi retenir, fut re-^ gardé par les impies réformateurs comme étant d'accord avec les insurgés vendéens; et on le conduisit à Paris pour y être traité en conspirateur. Le tribunal révo^ tutionnaire de cette ville le condamna en effet à la peine de mort.

c(»nme « contre-révolutionnaire, ayant eu des intelligences aveo^ les érigands de la Vendée » :

c'étoit ainsi qu'on appeloit les insurgés de cette partie de la France' [ V. y EN nia). La sentence, prononcée le 25 décembre 1793, jîit exécutée de suite ; et le curé Allard se félicita de perdre la vie pour Jésus-Christ, le jour même où Jésus-Christ étoit né pour le

salotdtt genre humaliK C» cUgaftpasteur étoit âgé 3é 5^ aoé.

ALLARD ( iV. . . ) , prêtre. ( F.

BiossB, de Lassay..)

ALLARD ( Makie } , femme.

( K. M« TlBMAU. )

ALLEMAND (Jean-^âftiste), prêtre du diocèse de Carpentras^ dans le Gomtat YeDaissin, conserra sa Foi pur« du serment schismatique de 1791. II coQtinaoit d'habiter la petite Tille de Bédouin , malgré les alarmes qu'a- Toient dû lui faire conceyoir les massacres commis dans cette pro- Tince en 1791 ( V. Ayickon], et malgré l'accroissement de fureur que la révolution prenoit en 1 795.

L'utilité dont étoit son ministère à Bédouin et dans les environs , l'y aroit fait rester. Lotsqu'en 1794 le proconsul Maignet mettoit le pays à feu et à sang, le prêtre Allemand fut arrêté comme ce grand nombre de religieuses qui résidoient à Boulène 9 et tant d'antees pieux personnages ( V, M.

ALBARàns). On le traîna aussi dans les prisons d'Orange, où alloit s'établir une atroce commission papuiaire pour les eoToyer à la mort ( V, Oeàiigb) ; et il fut condamné par elle au dernier supplice , conmae « prêtre non assermenté» , dès ses premières séances, le 19 prairial an II ( 7 )uin 1^94)9 avec une religieuse du même nom qui nous paroît être sa sœur ( r. F. Allemand). L'inique sentence fut exécutée le même jour.

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