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cberaux 5 Ters Narbonne , pour 8*7 embarquer; et, le 9 de ce mois»
toumaât la ville de Saint-Chinian, suirant le conseil qu'on leur avoît donné de Téviter , ils ne la 1ais« sèrent trarerser que par leur Toiture vide, et son conducteur.
Mais celui-ci, en y passant devant im corps-de-garde, fut arrêté par des gardes nationaux, et se Tit.
dans la nécessité de déclarer qu'il conduisoit des voyageurs qui ayoîent pris les devants. «Ce sont des prêtres réfractaires)», s'écrièrent plusieurs de ces gardes ; et quelques uns, ayant le caporal à leur tête, coururent âprè« lei cinq prêtres, qu'ils atteignirent bientôt à deux cents toises , snr la route de Bézîers. Le caporal leur dît qu'il falloit venir à la maison commune , pour y exhiber leurs passeports. Ils répondirent aveo docilité : « Nous allons nous y rendre » ; et ils y Vinrent. Peâdant que les officiers municipaux vérifioient ces passeports , ce qui ne pouvoit exiger beaucoup de temps, ils envoyèrent, on n'ose dèTÎner pourquoi, ces prêtres au corpsde -garde, en les y consignant, l'examen des passeports fut assez prolongé , pG/ér que la salle de la municipalité eût le temps de se remplir dliabitans de Ja yille et de gardes nationaux que, dans leur procès - verbal , les municipaux ont eu soin de dire étrangers , et arrivés dans la journée , sirmés de fusils et de sabres^ La
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place publique située devant Vh(^ tel de la commune, se remplit également de gens de la même espèce; et, de toutes parts, la foule crioit qu'il falloit visiter les effets qui se trouvoient dans la voiture de ces prêtres. Le procureur de la commune , accompagné de deux officiers fnunicipaux^ prenant avec lui un de ces respec* tables voyageurs , alla faire détacber leurs valises, afin qu'elles pussent être transportées dans la salle de la municipalité. «Alors une pierre , lancée par un garde national étranger, dit le procès** verbal, blessa dangereusement ce prêtre à la tête ; le sang en couloit avec abondance. Coinme les quatre autres étoient menacés d'assassinat, dans lé corps -de« garde , là municipalité ne put se refuser au conseil qui lui fui donné publiquement, de les faire venir près d'elle. La foule y pénétra à leur suite , malgré les remon^ trances des municipaux, auxquels on ne répondoit qu'en demandant à grands cris la tête de ces prêtres.
li étoit impossible à la mnnicipalîté , poursuivolt-elle, d'employer la force contre les mutins, parce que toutes les armes qu'elle possédoit lui avolent été enlevées par le proconsul Rbuyer, pour lea volontaires qui partoîent pour l'armée. Malgré les efforts qu'elle fit contre la foule, pendant quatre heures, continue le procès -ver« liai, un grand nombre de volou^
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taires éêranfigers se sont jetés sur les cinq jurisonniers , et les ont percés de plusieurs coups de sa* bres et de baïonnettes (c'est-àdire que leur martyre a duré pour le moins quatre heures). Après leur mort 9 ils furent spoliés entièrement 9 leurs effets pillés» et leurs corps jetés nus par les fenêtres , dans la rue , au derant de la place publique y où ils restèrent jusqu'au lendemain matin, à huit heures, que les municipaux les firent enterrer.» Ce n'est pas dans le procès-yerbal d'une municipalité de 1795, qu'il faut espérer trouver des détails de piété sur la résignation et la patience de ces ▼ictimes, entre les mains dé leurs bourreaux ; cependant l'on en peut juger par la docilité arec laquelle elles ay oient répondu au caporal, lorsqu'il leur avoit enjoint de rétrograder pour Tenir à Saint- Chinian. Seroit-ce sans motif que les municipaux se seroient abstenus de dire, en leur procès-yerbal, d'où yenoit ce bataillon de volontaires ? Ils ne pouyoient l'ignorer, puisqu'ib lui ayoient fourni l'étape. On sait trop où étoiènt, dans cette contrée, les plus irréconciliables ennemis du catholicisme ( V* Beâv âan). Ce que l'on doit remarquer, pouraohever de prouver c[ue ces prêtres lurent immolés en haine de la Foi catholique, c'est que la contrée étoit alors agitée immédiatementparleproconsulRouyer, et que les municipaux de Saint-
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Chinian adressèrent de suite leur procès -verbal du 10 mai ^ à ce soi-disant représentant du peuple »
même avant de l'envoyer à l'administration départementale siégeant à Albi. Ce proconsul , ancien maire de Béziers, député à la législature de 1 791 r n'y dvoit presque parlé que pour solliciter des mesures de rigueur contre les prêtres. Le i3 mai 179a, il j ftvoît proposé un projet de loi barbare contre les inassermentés : et, le 29 juillet suivant, il obtint que les ecclésiastiquea seroient tefius de faire en personne le service de la garde nationale., prétendant que, «s'ils formoientune classe à part, c'étoit certainement la dernière de toutes ». Député ensuite à la Convention, il n'avoit pas manqué d'y voter pour la mort de Louis XVL On. le vit, dans le courant de cette année, proscrit avec les Girondins, par qui seuls la démocratie de Calvin avoit été voulue franchement* Il reparut après cela dans la Convention, et s'y fit regarder comme le plus grand ennemi des Roàcrs^ frierristeê ( f^. Lois etTanijHAiJx
BivOI.irTI01fHAIJlES^5* ^9 ^^ ^t III).
Il ne vouloit d'autrç terreur et d'autre domination que celle de son parti, dont on a vu que la haine du sacerdoce catholique, avoit été l'un des plus violens mobiles. ( F. A. Botei, J. J. Fab- SAC , S. A. Nadàu et G. Vbzian.) ALRICY (Ani>rb-A»cl) , très-