‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 31 sur 222 · AI · texte numérisé non relu

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s*j conformer, «de les observer , sont coupables de conspiration ieerèie contre la souveraineté da peuple français, conspiration d*att<tantplus dangereuse que, présentée sons les couleurs séduisantes de l'hypocrisie et du fatuUisme, elle pourroit induire en erreur un peuple crédule , toujours facile è séduire dans ses opinions religieuues; enfin, que tes principes que ces hommes professoîent constamment, étoient les mêmes qui afoient allumé dans l'intérieur de la république , la g;uerre de la Vendée :

» La commission révoijftianrfunre,entendu le citoyen Volcicfj accusateur pubUe, en ses conclusions, eùndafiMit à mort lesdits prêtres, etc.

» Et ordonne que le présent ju-^ {ement sera exécuté sur-le-champ; et qa'en conformité de la loi , leurs biens , meubles et immeubles i seront et demeureront acqub au profit de la république.

9 Lamême commission révotutiannaire, tu l'interrogatoire de Hené S&rin, de Saint-Paul- Monpeoin, district de GhaiUant, département de la Vendée ; de Fraur çoisDra|Mau« laboureur, delà commune de Beaurepaire , district de' Cbolet; de Joseph Verdeauj menuisier, de la commune de Sainte - Cécile , district de la Roche-sur-Ton ; de Charles A%^ vinet, laboureur, de la com-

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munede Saint-Pierre-de-Cholet; de René Cady^ domestique, de la commune de Roefaefort- sur- Loire , district d'Angers ; enfin , de François CAi^Aère, de la commune de Ménil, district de Château-Gontier, par lequel il est prouvé que les cin^ premiers ont fait partie des brigands de la YoifSée ( V. Vendée) , et ont participé aux meurtres et pillages commis par eux, et dans les lieux qu'ils ont désolés , et que les soupçons qu'on avoit formés sur le compte du dernier, étoient mal fondés ;

» Entendu l'accusateur^ public dans ses conclusions, et en exécution de la lei du 19 mars 1793, condamne à mort lesdits Sorin, Drapeau s Auvinet, Verdtau et Cady ; déclare en outre , en conformité de la même loi, leurs biens , meubles et immeubles , acquis et confisqués au profit de la république : acquitte et remet en liberté ledit Chéhère, sous la surveillance exacte de la municipalité et du comité révotutiatirnaire de sa commune ;

» £t seront les présens jugemens, imprimés, publiés et affichés partout où besoin sera.

» Fait et prononcé en l'audience publique de la commission révolutionnaire provisoire , où étoient présens les citoyens Cié^ ment, Faur, Marie et Panard , juges, Volder, accusateur public, qui ont signé avec le secrétaire-

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greffier. A LaTai, le % ployiose r an II de la république française , nue et indivisible , et le i*' de la mort du tyran (ai janvier

» Soussignés aux registres 9 CU^ ment, préaident ; Faur, Moriôf Panardj )oges; FoMer (1)^ accusateur public; GvUbert {%)$ secrétaire-greffier. »

Les quatorze prêtres enten* dirent prononcer leur sentence avec un front calme et serein. Ils se donnèrent le baiser de paix 9 comme les anciens Martyrs , avant d'aller au supplice, se confessèrent les uns les autres 9 confessèrent aussi les cinq Vendéens qui de* voient être exécutés avec euxt et s'encouragèrent mutuellement au martyre. Ils se disposoient k chai»*-' ter le Satve, Regina, en allant

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à la mort ; mais ils en furent empêchés par le bourreau*

Les prêtres arrivés au pied de la guillotine 9 y étoient comme autant d'agneaux qui attendent le moment du sacrifice. Quand ils firent mourir le premier d'entre eux, ils levèrent les yeux au Ciel en action de grâces , et se dirent quelques paroles 9 sans doute pour applaudir au bonheur dont ce Martyr entroit en possession. Mais le commandant de la gendarmerie, homme brutal et féroce, leur cria : «Taisez-vous, cabaleurs, taisezvous ». Ambroise avoit 70 ans lorsqu'il périt. Après que ces quatorze prêtres eurent été décapités, les cinq laïcs qui avoîent fait partie de l'armée vendéenne furent également immolés. (JP^. LàVAii et iv AasxÉ.)

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