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faisoit eodHrer, il crui devcfir l'eiî consoler , ^n lui di:>ant d'un too a£feotueux : ^ « Mon eufant , c'est un bonheur de souffrir pour li| religion ». A ces paroles^ les soldats se mjrent à le frapper ^ en s'écriant : «Le voyes-vous?
il cherche enqore à fa^napiser l'innocence I » Le lendemain , pa le conduisît à Rennes , monté sur un mauvais cheval, qui ne pouvoit marcher aussi vite que .c«ux de la troupe; et, tout en ay^mt l'air de vouloir frapper cette rétive monture, on frappoit le saint ec^ çlésiastique qu'elle portoiL II étoit là, comme ce S. Julien, martyr d'AIexandije, et son comp^gnoi^^ dont parle £u8è)[»e:; lesquels ayant été mis sur un chaipeàu pour aller au lieu du supplice , attendu qu'ils ne pouvoient plus marcher^ étoient cruellement' frappas dans la route par leurs conducteurs :
Cametiê insidentes , flagris «u^ Mime0 vtt^àerati ( Hi&t.- Ecclee- 1. Vf , €. 4^). Le cavalier qui présidoit à la conduite dé notre Androuet, crioit ironiquement 4 chaque personne qu'on rencontrott sur la route : « Viens voir 4jn bon prêtre ». Quand ontu^ au bourg de BoisgervUli , on imagiufi de lui couper les cheveux; et, en les coupant, on, lui enleyoit avecles ciseaux la peau de la tête.
Il se contenta de dire avec douceur : « Vous me faites bien souffrir » . Quand il fut à Mlonttbrt , ses sacrilèges et cruels conduc^
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leurs le reT^irent^ vilt^rê hii^ de tous les ornemens qui se pren** nent pour dire la messe ; et ron ponrsoÎTit la route de Remiiesi. Le tribunal de cette Tille, m le re* gardant pas comme son justi* ciable ^ parce qu'il avoit été arrêté dans le département des CâUê* du-Nard, dont la ville de Saint- Brieucétoit le chef-lieu, ordonna qu'il y soroit conduit. Quelques jours après, il y fut donc traîné; et dans le trajet il étoit si étroitement garrotté, qu'il ne pouToit se servir de ses mains pour prendre sa nourriture. Des.personnes compatissantes étoient obligées de la lui porter à la bouche* Arriré à Saint-Brieuc , il y fut presque aussitôt traduit devant le tribunal criminel <iui i^ condamna à mort , comme ayant refusé le serment de la con&HtuÊiofi civile du cierge, et n'ayant pas obéi'à la loi de la déportation » . La guitlotine termina son long et douloureux martyre, le 1 1 prairial an II (5o mai 1^4)- ^ étoit né en 1743 , dans la paroisse même de Plemaugat.
ANFERNET (Micbbl-Gboroe- FaAffçois), prêtre ( F. M. J. F.
BviEL. )
ANGARD ( VAi.EtT ) , curé de Montaigu-rle^Blanc , dans le diocèse de Limoges, et né au grand bourg: de Salagnac , même diocèse , avoit courageusement refusé , en 1 79 1 ,• le serment dé la camtitMian civils du clergé ^