‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 34 sur 222 · LIER · texte numérisé non relu

LIER

ÀNDRIEVX (Réhé-Marib)^ prêtre sécfUlier 4t la Gongrégttioii de Saint«^Nîeolas-du- Ghardonmet à Paria, fondée- len 1611 par le téaérable Botivdoise ^ e& étok k fupéritur-général à Tépoqua de la réTolution^ il c» sootenoit )a aaîDic rèputatioa a^ee un td sueeès f qu'elle fut une de celles qui feurnireat'le plus de Martyrs aux nttssaerèe des premiers leurs de septeknbra it^d^* Les ennemis de la religkm avélentprèTu^ dès 179 1 9 l'obstaele ,que cette congiégâtion epposereift à leurs^ desseins ; ett dberebant>dè9<plor9 un p^tei^e pour la perséeulèr^ Os avoîent eeoaoïeacé par demander à son général^ qu'A cet tffetils considéré^ reni astucieusement cemme un fùnùliion$%aAf€ puMic9 le serment de la otmmitution tivil»

éà eUrféé Le refus qu'en 'fit AndrieuXy i^onrle seul motif que son daroir et sa Foi lui défendoient ce serment, parut ensuite Punique souree di i'oppositloii que tous ses prêtres montrèrent pour c^tte ^onaliiuUon'du etergé. On ne pouvoit se persuader que to«is eussent nssea de constance âmi leur Foi, pour qu'il n'y eût pas eu quelque défbction parmi eus sans l'exemple éê leur général» La tén-* foaaoe que les impies atoient dans l'âme conte eux, «e dirigeoit prinei^lement sur Andrieut ; sans toutefois, les escept^r; et ^ 'dès

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que le ftftal .10 août 179a eut aclie?é de dégager les persécu-^ teurs dé tout ce qui les contenoit encore 9 le premier jour de leur terrSiIe irruption contré les prêtres tdèles» ils se précipitèrent sur la maison de la communauté de Saint - Nicolas - du - Ghardohnet.

Ce fut donc le 13 qu'ils saisirent le général Andriéux, arec tous ses confrères et les élèteS qu'ils treurèrent dans leur séminaire.

Marcliattt à leur tête, AndrîeuX fut conduit au comité de sa section 9 siégeai^t dans l^égKse du séminaire de Saint -Firmin. Quand ils arriyèrent, la cour qu'il falloit traverser pour entrer dans le lieu Où se trouvoit ce comité, étoit déjà remplie d'hommes; de femmes etd'enfansdu bas peuple, qui, ameutés par les persécuteurs , fbisoient éclater une joie féroce, en s'applaudissani de ce que ces captifs de Jésus -Christ étoient destinés à un prochain massacre. Ces firénétiques étoient si bien dans la confidence du complot de léS'assassiner, que l'on d'eux, armé d'une hathe/ qu'il leroit comme pour frapper, s'éôrlolt arec une impatiente fureur ; « Bonnez-moi tous. ces prêtres; et que, dès aujourd'hui, je les expé/« die tous arec ma hadie ». Mais l'heure de leur massacre n^ toit pas encore airiyée. Andrieux^ atec ses prêtres et leurs élèves, fut introduit dans la salle du comité. Ses réponses y furent celles

d^uD inti^pide conftifwir de h Foi; et ses compagnons les Tftti*fièrent. On les enferma sur-le^ ehamp dans le séœinfaire d^ Sai»t* Flrmin^ en attendant le jour eA« après y atok* réuni lé plus ée prêtres fidèles qu'on ^lirroif at^ rèter-, on anroît Pimpie satisfaction de les feire périr tons elisemUe. Andrieux rit aree résigna* tion et cdnrage la mort s'appro-^ thety à pas lents, pour l'affaober Tiôlemiiient à' la fie, afin que son saca-ifice devînt plus méritoire^ Il le fit ayéc la fn $te eoUfianee qu'en mourant pour la Foi, il renaiesoit pourk Tié étemelle; Prèeipité par îesfeaétfes , le 3 septembfe, il fut aeiiéTé dans la rue à ^otipsde piqnes ( F/ SartnaiiB). Sen âge étoitde Soans. ( V* Balzac, Bise, Faviéxi, GitïÉT, Lashish, Lie^ <XVKG , OTiB^ryi , Rovs8B£ et

VilET. )

ABfOftd^ST ( GmrfAis^FaAir^ çofs), )#être de la paroisse de Plemaugât, près Brôons, dans le diocèse de Saint - IMLalo ^ n'aroit point Tonhi prêter, en 1791', lé serment de Itt éonsHiupiot^eimile éactergé. Comme il coàtiilaeît i exèntser son ministère , en prê^ chant contre* ëette «ratrs de schisme et d^iàPésie, les réiool»* tionnaireè de Plemaugat le dé-* ooncérent à radministration lin district dé Sëltit-Malo, qur le il aussitôt arrêter et conduire dans la prison de LamhaRe. Il en sor-* tît en septembre suiTaal^ 4 roc*

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caiion de l'acceptation de la eoné^ titution généraiô , par le Aoî* Il n'en fut pas moins sèlé «contre les erreurs qu'aecrédiftoît le clergé sckismatique, ni moinii. prompt à porlee les secours du saeeiK doce aux fidiies qiâ les léola»

moient. Les précautions de.pnfr* d^ce qu'il prenoit, hiî firent é vilar les persécutions des «geat du die* trict, acharnés oontre sa personne* Lofs du décret de d^^ortlMîon rendu le x6 août 2;^a, Toyant partir. pour s'y conformer beaucoup de prêtres de aa. contrée, S cva^îfe .de l'exposer à manquer de seeours. spirituels suflisans, et resta pour lui oonsacr^ntout soù ministère*. U prenoit d'autantphse de soin pour se sousfraire à If fiuroùche Yigila&ce des perséeu-* teiirs, qile la;rareté des prêtre» iU* ao&t redoutcnr qu^il rie se fit un tid# pesqu'inr^rable dans . le pelît nombre des ouvriecs évaoféU(ipe$ de ces cantons^ s'il-derenoit Juih> même la proie detl knpâes. Ln gendarmerie f mm plusieurs féit Ml eampagne peur le t#ott?er, m piit l'attelndlv. Quelque temp^ apeès Pâques^ de 1 J194, la dérout* d'un petite «orps de Yendéents aroit attiré, aux enrirons di Sat^t-iMéen, des nroufMe dm te Convention, etle prêtre An^net # ncfn .infermé de ctft élfénement^ étett Devenu d« .nuit-à Ptemivagivt^ pour y voir se famille» 0es sok dats, qui pénéCrère^4ens la mâk!

son •ù il enwMfftpnfarfi^ sfetfefeaer

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4fi8 fet^ues du yoyage, le Bm-^ sirént et le conduisirent a Saint- Méen^ ea* l'accablant d!injures^ «iJui faisant subir les plus cruels traitemeBS. Quand il y fut ar<»

rÎTé j ces soldats le forcèrent 4'àbord à rendre, les serricés les pkis abjects à leur eom mandant; ensuite, ih lé revêtirent de tous les omemeas saeérdotaux^ le pro** menèrent ainsi par la yllle , en yo« missant contre lui de sacrilèges imprécations^ et tournant en dérision les cérémonies de la messe.

Tout A coup ils le dépouillèrent de sesomemens, et en couyrîrent un pourceau, qu'ils firent marcher devant lui, en vomissant contre Dieu les plus horribles blâsl^èmes. Lorsque cet abominable eortége fut venu sur la principale place dé Saint-Méen, où le peuple éloit rassemblé en plus grsind nombre, un ofQcier de la troupe impie feignit de tirer de la poche du saint prêtre, un papier qu'il af oit préparé lui-même ; et , supposant cpie c'étôit la confession géniale dé ce vertueux ecclésias-* tique, il j lut, à voix haute', ime longue série de prétendus aveux de crimes épouvantables > dont Àndrouet étoit censé s'accuser.

Cette atroce perfidie fîit sans succès, parce qu'il étoit connu de tous les habitans, pour un plâtre édifiant , et de la conscience U plus timorée. Apercevant un cnfont qui s*àttendrissott sur le»

ignominies et les mtax tfu'oii lui

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