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tans 4e ce pays montueux, donnoient même à leur piété un inté»
rêt touchant qui inspiroit le plus grand respect. Les proconsuls que k Convention y envoya , vers la fin de 1795 (Reynand, Lacoste et Faute ) , n'y furent presque occupés qu'à faire la guerre à ce qu'ils appeloient le fanatisme; et ils étoient horriblement secondés par cette horde qu*on nommoit l'armée tévettuionnaire.
Reynand dévastoit les églises ; non seulement il forçoît les pieux habitans à démolir les clochers, il poursuivoit jusqu'au moindre signe de religion, dans les^ objets mêmes auxquels Thabitude de les voir et de les^iorler n'en attachoit presque plus l'idée, tels que ces croix d'or qui servoient d'ornement an collier des femmes.
Dans un de ses arrêtés à ce sujet, H s*exprimoit en ces termes :
« Gomme les signes du fanoHsmfi sont absolument ^proscrits, et que néanmoins des personnes affectent de les conserver , et notamment des femmeë, sôus prétexte d^em-' bellir leur parure ; les municipaux seront tenus de faire incarcérer celles qui, dans leurs ajustemens, se serviront des signes représentatif des vieuœ préjugés , lesquels seront confisqués au profit des dénonciateurs». Aussitôt, de tontes parte ^ deiB bandits, courant par les campagnes, arrachèrent au cou dès villageoises les croix d'or ou d'argent qu'elles étoient dans