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AbASQVE (Jean), prêtre du diocèse de Saint-Pol-de-Léon, et Ticaire ea la paroisse de Klouen 9 où il étoît né en 17 5a, refusa le serment de la cûnstiitUioncivUô du clergé en 1791. Le besoin que les cathoMques avoient de ministres 9 le fit rester en France , malgrà la loi d'expulsion rendue le a6 août 1992, comme ce saint Mar« tjr Théodorit, dont il a été parlé ci-deyant, page i4- H fut arrêté par les agens de la persécution , dans sa province , et traduit devant un tribunal révotutionnaire siégeant à Brest. Les juges le condamnèrent , « comme prêtre réfractaire », à la peine de mort, le a 5 germinal an II ( i4 avril 1794) ; et il fut exécuté le même Jour. Ce prêtre étant, suivant notre ordre alphabétique j le premier des Martyrs de Brest que nous ayions à citer {F. J. D. V^« Ruv^lit et B. Jago), c'est ici qu'il convient
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de montrer que leur immolation fut faite en haine de ta Foi. Le trihun^révohaiofmairede cette ville avoit été créé par le proconsul Jean-Bon Saint- André, ministre protestant, qui avoit débuté dans ce pays par la profanation de deux églises, en les^itravestissant en de prétendus temples de la Raison* Le discours qu'il pronoiioa dans l'horrible inauguration de cette idole, en ces lieux sacrés, respiroît la haine la plus violente contre le culte catholique, et la plus sanguinaire fureur contre ses prêtres. Il y attaqua même la sainteté des premiers apôtres de la religion chrétienne, en tâchant d'obscurcir leur vertu par d'infâmes calomnies. Le tribunal fut établi sur la demande de ce proconsul , avec l'autorisation de la Convention, d'après un rapportée Barrère. Le président, l'accusateur public et les }uges avoient été choisis par
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Jean -Son Saint -André. Le premier et le second, tirés du tribunal révolutionnaire Dant&niête de Paris (F. Lois et Tau. révôi.), étoient les nommés Ragmey et Verte u il. Les autres juges s'appeloient Lebars, Palis et Bonnet , secrétaire du trop fameux Fouquier-Thihvîlle. Deux guillotines fureiit en permanence sur la place publique de Brest : Tune d'elles étoit ornée de banderoles aux trois couleurs. Les prisons se remplissoient; les suspects étoient amenés devant les juges. On les j pla^soit dans une espèce de fauteuil , construit de manière qu'ils ne pouvoient s'asseoir ni d'aplomb, ni de côté : une barre de fer, placée à la hauteur de l'estomac^ comprîmoit leurs poumons j.* et suffoqtioit leur courage.
Il leur étoit défendu de fixer l'au«« ditoire , de peur qu'ils ne Fiùtéressasseol à leur sort. Deux gendarmes i le sabre nu et levé , étoient à leurs côtés; et un soldat de l'armée révoiuiianinmrô , dé-« figuré par d'horribles moustaches , la tête enfoncée dans un énorme bonnet de poil, brandissolt devant eux un cimeterre qui sembloit de^ mander leur sang. Le bourreau Hanss les attendoit pour les con-^ duire à i'échafkud. Souvent il réservoit les tètes qa*il avok feât tomber, les arrangeoit symétri-^ quement sur l^èchafaud , pour que les victimes qu'il amèneroit le lendemain , virent en arrivant le
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sort qui attendoit les leurs. Quand elles tomboient sous le fer de la guillotine, un forçat qui lui servoit ' de valet les prenoit par les cheveux, et les faisoit sauter en l'air.
Hanss se réserroit toujours la dertiière pour la montrer au peuple, en lui adressant qu^ques paroles par lesquelles il l'excitoit à insulter la victime. Le proconsul Prieur (de la Marne], qui vint succéder à Jean-Bon Saint-André, fit continuer ces exécutions jusqu'à la fin du mois de fructidor an II (le milieu de septembre 1794)9 et Roberspierre cependant n'ctistoît plus depuis le 9 thermidor — 37 juillet {F. Abxas, Nibvmi, Ltoh).
Dans le même temps et le même département du Finistère, & Qufm^ per , un commissaire , nommé Dagonné, se permettrait ks plus scandaleux excès , pour qu'on ne doutât point que le gouvemenaent d*aiors avoit en horreur la religion. Dès le matin du 19 déeem-^ bre 9 fête dé saint Corentin , patron du diocèse et de la cathédrale dé Qu imper, sachant que les habîtans des montagnes voisines en des* cendoient pour venir satisfaire leur piété dans cette église , il fit assembler une forcc'-armée imposante j s'entoura d'une artillerie chargée à mitraille, et se fit apporter, au milieu dé la place publique , les vases du sanctuaire, les reliques du Saint, et tout ce qui j étoit l'objet du culte de ces pieux montagnards. Là , il eutragea leur piété
en buvant dans quelques uns des ▼ases sacrés, qu'ensuite il fitserTÎr à dea usages immondes y commettant devant eux les indécences les plusréyoltuites, tellement que les boas montagnards en reculèrent dliorreur, et reprirent fort tristement le chemin de leurs chaumières.
ABEILLON ( Ieav- Baptiste ) , curé d'Arlempède 9 dans le diocèse de Viyiers, avoit été expulsé de sa eure par les autorités réTolutippanairesy pour n'avoir pas voulu trahir sa foi en prêtant le serment de la consUtution dviia d» cierge* 11 s'étoit réfugié dans le diocèse du Puy ^ en la pairoisse dé ConCjOuroux, d*où il faisoit des courses tapostolîques dans les autres cantons du Velay^ nommé alors lé département de la Haut^Lmre. Il y fut surpris dans la demeure d'une pieuse ou^.
vrière en dentelle du bourg de Beaone (f^* J. M. Avbret); Devenu par là justiciable du tribunal criminel de ce département, siégeant au Puy 9 il y Aït conduit vwee elle. Le tribunal le condamna, l6 39 prairial an II ( 17 juin i794)> à la peine de mort, consme « prêtre réfractaire à la loi » ; et sa généreuse hôtesse fut déca-?
pitée avec lui. La province du Velaj a été une des^ plus tourmen-^ téespar les persécuteurs, parce qu'eue étoit une de celles où il y avoit le plus de Foi. Lesmœurs^ presque patriarcales des faabi*