‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 6 sur 222 · ABE · texte numérisé non relu

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semaineê, et qu'il n'étoît phi»

permis de cesser les travaux notoires que de dix en dix jours, les hommes et les femmes que l'on trouvoit occupés à leurs travaux le jour de la décade, ou se repo-* sant le dimanche, étoient insul* tés, maltraités, et jetés dans letr fers. Les prisons étoient encore pleines , lorsqu'une loi , rendue le 16 avril 1794 ( 27 germinal an II), fit cesser les exécutions dans le»

départeinen», et voulut que tous ceux qui y étoient détenus, sou»

prétexte de conspiration, fussent envoyes.au tribunal révoluti4m^ noire de Paris. Le proconsul Faure , qui étoît rappelé à la Convention , écrivoit à un agent notional du département de la HatUe-Loire y le a messidor an II (ao juin 1794) : «Tu recevra»

un arrêté du comité de sûre^ générate^ ppis ce matin, pour envoyer ici rendre visite à Samson (c'étoit le nom du bourreau de Paris ) le ci- devant curé de Saintlust, Laoombe, avec Berger son don^QStique, et Cauvel qui les a recèles, ainsi que Colmar. Je t'invite à ne pas souffrir d'apitoyé ur», de pleureurs , ni de modérés » .

Lea agens nationaux ne le furent pas; car, indépendamment de»

victimes qui viennent d'être nom^ mées, il en fut envoyé par evà, une infinité d'autres. Parmi elles, on compta jusqu'à soixante paysannes, ainsi traîtéesparce qu'elle»

avoient assisté à la messe. BUes

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furent transportées à Paris dur des charrettes , et enfermées aussitôt dans la prison' du Ptessis^ qu'on appelait à bon droit l'ontiekamére de {atnort^ parce que c'étoît de cette prison que le tribunal révakuionnmrt tiroit ordinairement les détenus qu'il Touloit condamner à périr sur réphafieiud. Il n'eut pas le temps d'immoler les personnes dont nous Tenons de parler , ayant réyénement du 9 thermidor an II (a^ juillet 1794) ûû la politique des tyrans les contraignit à montrer quelque modération ; et elles purent retourner quelques mois après dans leurs loyers.

ABÈLAKD (Jacques), kic, exerçant à Yeiin, près Cholet en Anjou , la profession de marchand^ importunoit par sesTertus, par sa piété, par son xèle pour la religion catholique , les impies qu'elle ayoit pour ennemis dans cette contrée. Il fut arrêté par eux comme fa^ natiquc, et condamné comme let , par la commission ndlitmrô de Cholet, à. être déporté. On l'envoya sous ce prétexte à Nantes {V. Naktes), où le proconsul Carrier le fit noyer avec beaucoup d'aiitres le lendemain des fêtes de Noël 1795. {V. Baudey, l'aîné.)

ABKAHAM {i%ks)\ prêtre bénéficier de l'église cathédrale d'Arras , fbt une de ces tîctimes sacerdotales que l'apostat , enyoyé par la Convention ayeo raïUorîté d'un proponsul - 4a9S

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l'Artois et le Cambresis , en 1 793 et 1794? y fit périr en si grand nombre {V. Areas). On sait déjà que ce proconsul youlut que chaque décade , c'est-à-dire pendant les dix jours dont se composoit la semaine du calendrier impie d'alors, le trïbunalrévoéutionnaire, établi par loi à Arras , immolât dix prêtres au moins. Les exécutions commencèrent le ù2 août 1 793. Quoique le prêtre fidèle à sa Foi, dont nous venons de donner le nom , fût en prison depuis quelques mois, les victimes étoient si nombreuses , que son tour n'arriva pas avant le 1 a messidor an II (5o juin 1794) ; mais, ce jour-là, il fut décapité en haine de la religion. Son âge étoit de 7a ans.

{F. J, F. YiLLEBETz et J. J. Anvi-

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