SARD
AB&AHAM (Vincent), curé dans le diocèse de Reims, fut l'un des prêtres qui périrent en si gr^d nombre po,ur leur Foi, doit dans l'église, soit dans le jardin de» Carmes, à Paris, le a septembre 179a {F. Septembee). Sa conscience éclairée l'avoit détourné d'adhérer à la constiti^ tion dvUe du clergé , en 1791 ; et, par suite des refus qu'il avoit faits de lui prêter le serment exigé par l'Assemblée Constituante , l'autorité civile de son canton l'avoit repoussé de sa cure. Il importoit trop au prêtre constiftitionnel, par lequel ce oui^ légitime étoit remplacé, de ne pa^ voii: les
ABR
paroissiens continuer à suivre les aris du yraî pasteur , et recourir encore à son ministère y pour qu'Abrahann ne fût pas forcé par des persécutions locales à s'éloigner» U Tint se réfugier à Paris ^ espérant que,confpndudansla multitude deé habitans de cette ville ^ il pourroit, sans^y être reniarqué > et à l'abri des persécuteurs de sa prorince , remplir librement les devoirs de son état 9 coomie encore suivre avec moins de contrainte et de danger les in^iulsioqs de son zèle. En cela 9 il eut pour t'ègle les exemples ^ et même les préeeptea de Jésus-Christ qui avoit dit : « Lorsque vous serez persécutés dans une ville , fuyez dans une autre.
{Math, lo, a5)i». Mais, sous cette apparence de sûreté que la capitale offrait au curé Abraham »
elle lui cadkpit les phis grands périls. Là se trouvoient' les chefs même de la persécution par laquelle toute la France commençoit à être désolée ; et ils s'applaudissoient entre eux de ce que nombre de prêtres, qui avoient été forcés de fuir leurs diverses province», venoient se réunir à Paris , à Tombre de leur perfide tolérance, parce qu'ils s'y mettoient à leur disposition immédiate, et leur focilitoientles moyens de les frapper tous ensemble d'un même coup , avec ceux de la capi* taie. La terrible journée du lo août 179a leur prépara cette féroce jouissance. Quand ^ le iurlen-