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h rie exemplaire de ce Ticaire produisirent à Tarabuset le plus grand bien; et, quand la révolu* tion eut ensuite obligé les curés et les dessenrans d'abandonner leurs églises, Barthe, ayant trouvé un asile sûr dans son canton, fut du plus grand secours aux par roisses voisines. Il se transportoit partout où son ministère pouvoit être nécessaire, et sans être retenu par la crainte d'aucun danger. La seule qu'il eut, surtout depuis la fin de 17921 , étoit de com* promettre les fidèles chez lesquels il alloit, ou qui lui donnoient asile, attendu la peine de mort décernée contre quiconque ac* cueilleroit Mn prêtre. Dans ses courses apostoliques, il étoit venu à AIbi, pour quelque fonction de son ministère; et la persécution y étoit alors fort animée contre les prêtres fidèles et leurs hôtes charitables. Baithe logeoit secrètement chcE un pauvre cordonni^ nommé Sudre, qMi, depuis trente -deux ans, offroit, avec sa femme, le spectacle d'une vertu éclatante 9 dans une. condition obscure. Les agens de la persécution y découvrent Barthe, et le. font enlever, ainsi que ses hôtes et un de leurs voisins qui, exerçant la même profession, avoit avec Sudre des liaisons de piété. Quinse fusiliers les traînent dans les prisons de Castres., en leur faisant éprouver, sur la route , toutes sortes d'outrages et de mauvais traitemens.
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Le calme et la résigna^on de Barthe , en soutfsnant le courage de ses trais compagnons d'in* fortune 9 irritoient davantage les gardes. Enfin, le 5 frimaire an III (a5 novembre 1794)» plus de quatre mois après la chute de Roberspierre , ces quatre victimes sont traduites devant le tribunal criminel du département du Tarn, siégeant à Castres. Il condamna Barthe à la peine de mort , comme « prêtre t^frac-»
taire »• Son hôte pérît avec lui.
{F. J. SvDxi.)
L'évêque de Castres en ce tempslà, Jean-Marc de Roy ère, mort depuis lors en exil, déclaroit Martyrs ces deux victimes, dans une lettre que, d'Alcobaçaen Portugal où il étoit réfugié, il écrivit à Rome, à M. l'abbé d'Auribeau, chargé par le pape Pie YI, de recueillir des Mémoires sur ht persécutionfrançaise. Cette lettre »
dont on ver^ un assez long frag* ment à l'article du P. J. B. Iii- »xaT, Dominicain, ayant été communiqucée à Sa Saintté, elle la fit traduire, à l'instant, en italien, pour être insérée en entier dans le GiamaU ecclesiastico di Ro* ma, où elle le fut en effet, dans le n*. 5q, le 17 décembre 1796.
Le prélat disoit d'abord : « J'ai la douce consolation d'apprendre que la jduê grande partie des habitans de Castres et du diocèse, est demeurée fidèie à la religion catholique* Us ont le courage de
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se rendre dans une ég:lise > ou plutôt dans les restes de l'ancienne église ,' de s*y réunir deux fois le jonr^ les dimanches et fêtes 5 aux heures où l'on célébroit auparavant }t% olBees divins ; et cela se pratiqué dates toutes les paroisses.
On y fait les prières en commun i on y chanté des ps'aumes ; après une lecture spirituelle 9 les plus instruits s'appliquent à faire lé catéchisme aux enfans^ et à les disposer à leur première communion , quand ils pourront avoir un prêtre catholique. C'est vrair ment la ferveur et la conduite des fidèles des premiers siècles de l'Eglise, pendant la persécution.
Une lettre nouvellement arrivée de Castres 9 nous a causé la plus agréable surprise , en hous assujrant que rien n'est plus édifiant que l'assiduité , l'empressement et l'ardeur de cette jeunesse , et des personnes qui se consacrent à la former ». L'évêqué ajoutôît :
i« Outre tes prêtres catholiques qui ont suecomifé aux suites des traiumens hathdres qu'ils ont éprouvés, iiyena cinq qui ont reçu à Castres, sur Ifêchàr faud, ta palmé du martyre.
En attendant que je puisse vous envoyer tous ces pieux détails, voici ceux que nous venons de recevoir de France tout récemment, et que je vous prié de mettre sous les yeux de notre Souverain-Pontife » . Ici le prélat raconte le martyre du P. Imbert,