AT4X
BEDOUIN ( JSAV^AMISTtt ) 9
prêtre» religieux» ^rand^^Garme du diocèse d'Avignon, retiré à Sorgiies » dans le touatot Venaissin » n*écha|>pa point ayx re^ber* ches des persécuteurs de 1^94^ î^ Alt arrêté et amené dans les prisons d'Orange» pour y être jugé par l'affreuse commission fùfu^ iavte que ie proconsul Maigaet y avoit établie ( V. Oeakois ). Cette commission fit comparoître ée^ vaut elle ce religieux déjà purifié dans la prison; et» le* it messidor an II (29 juin 1794) 9 eOe le condamna à la peine de mort, sous ie ^banal et vague prétexte qu'il étoit convaincu de fédéra^ êisme» J. B. Bédouin fut immolé le lendemain , à l'âge de 3o ans.
( r. M* A* Becbw. )
BEGUIN (Maau)) si»«rcoii- TerseehMledrelii^îeiifiesde Toidre é^ Saint^Sacremenf à Bcndène»
près le PonI* Saint-Esprit, soa»
le nom de sœnrSmni-^^aeMmm cfontinuoit à titre ayec ees i«iig^ieusesy dans la maàson où eUe»
s'étoievi réttfties après la suppres^ siott des eotnmunatttés cloîtrées.
EUe fut amenée prisonnière ayeo eUes à Orange. 9. le % mai 17949 pour j être jugée comme elles par la féiloce commission fopu-^ iaire étaUie dans cette Tille { V. O1AIT6B). ParUgeant dans la prison les exercices pieux par lesqUeUee «es saintes filles se prépa** voient à mourir pour Jésus-Christ ^ elle n'éloit pas âkoins qu'elles animée du désir du martyre (.F* i^'AjuiARCDS )^ Quand elle' comparut deyànlt l*éteange tribunal, ellftjs.'iriloefitfa pénétrée des sentiiiiritks.de la: Foi, entendit avec résîgpiation, et courage le jugement qui U Gonfbfmnoit» en baine de la religion^ à la peine de mort, eomme>«coUti9eHréYolutioUnaire» »
parce qu'elle aroîtiiefuié.de prè-« ter le serment de iib^^U^aHiU^ en an mot parce qu'elle aimott mieut mdiirir que otanquer à la loi de Dieu. W^ subit cette senlenoe kt a8 messidor an D (16 jutUet 1794)9 À l'Age de 60 ans» Son nom a été malà propos transformé en celui de i^efoë daii6 quelques relations impri-« mées* EHe.eut ce fournie piour compagnes de son martyre M. Ai
BKT
Doux, M* Laye, M. T. Cbarans<^9 J. IX M* de Justamont, M. F. de Justamonl^ et M. R.
Gom^n. ( V. F. S. BmmeQisi. )
BEHAL ( JEAii-'Faiiiçois ) , curé de Bellinglîse en Picardie 9 près de 8aint<«QueMîn 9 n'ayant point fait le lenirent de la eonxtituiian civiiê dû vierge , et se trouTant chassé de France par In loi du a6 août 1 792 , y atoit obéi. Trompé ensuite par les discours de modération que tenoient'les persécuteurs après le 9 thermidol^ (27}ttillet 1794)9 ** orutpouToir «sans danger se rapproeber de ses paroissiens; et 4é^ il étoit arrivé pour cela )uêqu'aux confins de la Belgique, lorsqu'il y fiât arrêté.
On le livra à la eeinmissioti miii-' taire qui étoit établie k Bruitelles.
Cettecommission , <de¥ant laquel A il comparut le 7 plufiode an III («6 janvier 1795)9 le condamna à être fusillé comme « émigré » , et il le fst le lendemain.
BEILLE (Bia^t), prêtre do diocèse d'Alet en l.anguedoc , et vicaire dans une :paroiSde de k vîtte éplsoopale , en fut exclu 9 parce qu'il y reAisoit 4e pister le serment aebismàtiqoe de 1791. Il se retira d'abbrd dafi9 le village de Belcaire y près LfMoux, ùù il fut entore eommé de Mre Ce ser^ ment. Il y aureft ooAsen^^ si le maire eût voulu loi permettre des restrictions expresses pour tout ce qui pouvoit être contraire à la doctrine catholique. Le vicàîré
lya BEI
Beille se fira de cette Seconde épreuTe aussi pur que de la première; et il alla chercher un asile chez son frère f J. B. Beille , dans le Tilla^ de Roquefeuil, près Quillau 5 où il crut pouvoir échapper ensuite aux rigueurs de la loi de déportation^ et continuer d'adqaintstrer les recours de TËglise aux fidèles du canton; mais, le 17 février 1794» deux lieutenans' de la brigade de gendarmerie 9 en résidence à Quillau, vinrent avec dnquante^-sept soldats.^ par ordre de radministratiott du district de ce. nom>. pour arrêter à Roque- 1' feuil des prêtres non-assermentés et soupçonnés d'émigratioi^. Ce fut avec ce formidable appareil militaire que Ton arrêta le vicaire Beille : aon fi^ fut emmeiié ^ec luiy^comme prévenu de lui avoir doiiné asile ; mais ensuite cehii-ci recouvra sa4iberté , en affirmant qu'il n'avoit pas voulu recevoir son frère dans sa maison.
Amené devant le juge de paix de Quillau, le 18 février, Henii Beille déclara qu-il auroit prêté kr ç^rment de 179 1., si Ton eût voulu admettre ses- restrictions; ma^, dans un interrogatoire qu'il subit ' le a ventôse an II (90 février iyg^)fàeYaLni le tribunal criini^ âel du département de VAutiej siégeant à Garcassonne, effrayé par la présence des juges et la proximité du supplice, il eut la foiblesse de dire qu'il avoit fait le serment pur et simple à Belcaire ;
BEL
qu'il étoit possible que le maire n'en eût pas tenu registre , et qiie les communes de Mi^anès et de Ronze, voisines de Belcaire^ kttesteroient cette prestation de serment. Alors il lui fut vaecdrdé « un délai de huit jours pour en produire les procès -^verbaux, sauf la preuve contraire réservée à l'accusateur public ». €étte réserve ' fut un ' expédient de fa grâce pour ramener :1e vicaire Beille de sa défection : là-miséricorde de Dieu ne pennit pas qu'après:, a voir confessé si g'énéreusement la Foi, et rendu tant de services à l'Eglise, il en perdit ainsi le mérite. Par une- combinaison singulière dont la? Providence seul» avoitie secret, BéiUe fut ramené le même jour, à deux heures >prèsl tnidt , .'devant les^ juges, qui'oamràiasokiliitrbp bien la réputation de <>sl ^ittiinre dâ Seigneur p»pur- n'être «pÏKS con^ vaincus quHl ( nWtfdtt f âmois^ fait le coupable sernfient»' JteUinter'^ rogent de nouveaxt!;> d'après cette eouf ioti<Ma;;etûl4*éponâ avec assu** fàûée qu^'effectîvement « il ne Ta point prêté; et que s'il avoit tenu un langage différent, il le rétractôitys'ën rappoi-tant à' la déclaration'faite devant le juge de paix du canton de ^Quillau, et qu-il réitéroit dans ce moment.» D'après cette généreuse confession de la Foi , 'le tribunal prononça la sentence de Beille en- ces' termes :
« Attemki que le délai dans lequel
BEL
îldeToit se rendre auprès de Fadministration du département pour être déporté, étoit plus que passé ; attendu encore qu'il avoit été su-^ jet à la déportation, et qu'il étoit prêtre rifractairôj le tribunal le cofféamBe à la peine de mort ».
Le lendemain, il périt sur l'échafaud de la guillotine. Une bourse de taffetas bleu, contenant un petit corporal, et qui lui servoit pour porter secrètement le S. Viatique aux malades qui étoient éloignés de Aoquefeuil, lui ayant été enlevé par les gendarmes, resta au pouvoir des sacrilèges magistrats d'alors. Les différens procès -verbaux des gendarmes, du juge de paix et du tribunal , qui nous ont fourni tous ces détails, sont entre nos mains. ,
B£LABR£ (Jean), prêtre du diocèse de Périgueux, né à Gourgués, près de Riberac en Périgord, n'ayant point fait le serment scbismatique de 1791, et n'étant pas sorti de France après le décret d'expulsion rendu le 26 août 1792, étoit recherché par les agens de la persécution dans sa province^ Il leur échappa vers le milieu de 1793, en venant habiter Bordeaux où, étant peu connu, ilespéroit trouver plus de tranquillité. Mais il y fut découvert et reconnu pour prêtre ; on l'arrêta, et on le livra pour être jugé à la commission militaire que les proconsuls en cette ville y avoieût établie (F. Bo&seadx).
BEL 1
Ce fut le 14 frimaire an II (4 décembre 1793) que le prêtre Belabre fut amené devant cette espèce de tribunal qui parut un moment vouloir le sauver, s'il consentoît à prêter le serment de UéertMgaiité; mais Belabre le refusa comme impie, et il firt aussitôt condamné à la peine de mort. La sentence , consignée dans les registres de la commission sur lesquels nous l'avons fait copier, porte qu'il étoit « convaincu d'aristocratie; qu'il s'étoît refusé à prêter le serment ci- 4;iqtie; qu'il ne s'étoit pas soumis à la loi de la déportation, et qu'il avoit été arrêté avec plusieurs conspirateurs » , o'est-à-dire dans une réunion de piété. Le lendemain, il fut exécuté à l'âge de 47 ans.
BELAIR (Fbançois), curé.
{y. LÉONARD.)
BELIER (René-Piehee), prêtre du diocèse d'Angers, vicaire en la paroisse de Pin-en-Mauge, près Saint -Florent -le -Vieil, y étoit resté pour les besoins des catholiques , malgré la loi de déportation rendue contre les prêtres nonassermentés , du nombre desquels il étoit. Lorsque la persécution atteignit sa plus haute violence dans l'Anjou, après la défaite de l'armée cathotiqtie et royale au Mans et à Savenay,le vicaire Bélier ne pou voit guère échapper à ses fureurs ( F. VEHnsE et Anceks). Il fut pris^ et on le conduisit à An-